Les Egarements du cœur et de l'esprit


Les Egarements du cœur et de l'esprit

Les Égarements du cœur et de l'esprit

Les Égarements du cœur et de l'esprit ou Mémoires de M. de Meilcour est un roman-mémoires de Crébillon fils paru en 1736.

Sommaire

Le récit

Ce roman d'analyse narre, à la première personne, les péripéties amoureuses d’un jeune homme, M. de Meilcour. Ce dernier est partagé entre la marquise de Lursay, amante expérimentée qui l’initie aux arcanes du monde nouveau dans lequel le jeune homme vient de faire son entrée, et la jeune Hortense de Théville qui inspire à Meilcour les plus vifs sentiments.


Les personnages principaux

  • Monsieur de Meilcour, le narrateur, est un jeune homme de dix-sept ans, qui vient à peine de faire son entrée dans le monde.
  • Madame de Lursay, amie de la mère du narrateur, se veut être prude. Mais c’est en réalité une libertine, qui connaît bien les usages du monde, contrairement à son malheureux admirateur.
  • Le Comte de Versac est un libertin. Lors d’une discussion avec de Meilcour, il se dévoile tel qu’il est : un homme qui a compris qu’il faut en permanence se dissimuler dans cette société du XVIIIème siècle.
  • Hortense de Théville est la jeune inconnue aperçue par de Meilcour, lors de sa sortie à l’Opéra. Mais elle semble amoureuse du Marquis de Germeuil.
  • Madame de Sénanges est une amie du Comte de Versac. C’est également une libertine, qui ne se cache pas. Elle s’est mise en tête de séduire le narrateur.
  • Madame de Mongennes est l’amie de Madame de Sénanges. Lors de la promenade au jardin des Tuileries, elle veut également séduire Monsieur de Meilcour.
  • Madame de Théville est la mère d’Hortense.


Résumé de l'œuvre

Ce roman est divisé en trois parties :

Première partie

Au début, le narrateur, M. de Meilcour est jeune et vient à peine de « faire son entrée dans le monde », c'est-à-dire à la cour du Roi. Il est attiré par les femmes, et jette son dévolu sur Madame de Lursay, une amie de longue date de sa mère. Il lui fait donc la cour, et Madame de Lursay ne semble pas se rendre compte de ses sentiments. Ainsi, au cours d’une discussion sur la déclaration d’amour, ils échangent leurs points de vue. Madame de Lursay pense qu’il est bien de se déclarer au plus tôt, en tout cas pour un homme. Mais le narrateur pense que déclarer son amour est humiliant, car celui qui le déclare est dans la peur du refus. Ensuite, Madame de Lursay le pousse à lui déclarer qui il aime. Il lui avoue que c’est elle. Elle refuse son amour, car il est jeune, et donc « ou vous ne m’aimeriez pas assez, ou vous m’aimeriez trop ». Mais ce refus fait évidemment partie du jeu de la séduction. Seulement, le narrateur n’a aucune idée des usages du monde, et il prend donc ce refus comme un véritable refus. Ils s’éloignent donc et ne se comprennent plus. Nous sommes face au narrateur, qui n’a aucune idée de la signification de ce refus, et à Madame de Lursay, qui se rend bien compte que ce jeune homme est totalement ignorant. Mais le narrateur se convint lui-même qu’il est amoureux. Il veut aller chez Madame de Lursay, mais elle n’est pas là, alors il va à l’opéra. C’est dans la loge voisine qu’il aperçoit une jeune fille qu’il décrit comme extrêmement belle, mais il ne sait pas qui elle est. Mais son ami, le Marquis de Germeuil, qui apparemment connaît la jeune fille, paraît amoureux de celle-ci. Trois jours passent, pendant lesquels il ne voit pas Madame de Lursay, car il n’y pense plus avec autant de passion. Ils s’expliquent, puis elle lui donne un rendez-vous chez elle.
Pendant ce temps, Meilcour se promène dans le jardin des Tuileries, où il rencontre sa « jeune inconnue » avec son amie. Il espionne leur conversation. Ensuite, il va chez Madame de Lursay, qui lui donne par de petits signes, etc., le sentiment qu’elle l’aime. Ils ont ensuite leur rendez-vous, où Madame de Lursay lui dit qu’elle l’aime. Mais il s’en va ensuite. Il se prépare à allez chez elle le lendemain, mais le Comte de Versac entre chez eux : il doit donc rester. Ce dernier y dit que Madame de Lursay n’est qu’une hypocrite, qui a eu de nombreux amants, et qui prétend être vertueuse.

Deuxième partie

Il se rend enfin chez cette dernière, et y trouve de Versac, qui fait un petit discours où il met en scène deux personnages ressemblant étrangement à Madame de Lursay et M. de Meilcour : on devine que de Versac a deviné l’amour que porte le narrateur à Madame de Lursay. Sitôt qu’il part, de Meilcour discute avec froideur avec Madame de Lursay, car il la prend pour une hypocrite. Puis arrivent Madame et Mademoiselle de Théville. Cette dernière est la jeune et belle inconnue. Ensuite arrivent Madame de Sénanges, une libertine, et Monsieur de Pranzi, accompagné du Comte de Versac. De Versac s’est mis en tête de séduire Hortense (Mademoiselle de Théville), et Madame de Sénanges veut déduire le narrateur. Quant à Hortense, elle regarde avec froideur le pauvre narrateur. Ils se séparent, et chacun rentre chez soi après ce souper. Le lendemain, de Meilcour avoue à sa mère qu’il trouve Hortense belle. Ensuite, il se rend chez Madame de Lursay. Celle-ci croit qu’il est froid avec elle car Madame de Sénanges a eu un effet sur lui. Ils vont chez Madame de Théville ; il discute avec Hortense. Mais le marquis de Germeuil entre, et le narrateur ne peut échapper aux regards manifestement amoureux que lance Hortense à de Germeuil. Au bord du désespoir, il se rappelle qu’il a promit à Madame de Sénanges de lui donner certains papiers, alors il va chez elle.

Troisième partie

Ils vont faire une balade aux Tuileries, avec son amie, Madame de Mongennes. Cette dernière semble vouloir aussi séduire Monsieur de Meilcour. Ils rencontrent de Versac, qui les invite à un souper, puis il s’en va. Ils aperçoivent madame de Lursay, Madame de Théville et Hortense. Ils les saluent, et s’en vont. Puis ils se séparent et de Meilcour cherche Hortense. Il la trouve avec Madame de Lursay, et cette dernière paraît en colère. Pour la mettre encore plus en colère, il fait un portrait extrêmement flatteur de Madame de Sénanges, mais en présence d’Hortense. Puis il rentre chez lui. Madame de Lursay lui envoie un billet ou il décrit sa colère, mais où elle lui propose cependant de venir à la campagne avec elle. Pris au dépourvu, il répond très froidement qu’il a d’autres obligations. Il a l’intention d’aller chez Madame de Théville, chez qui est garée la voiture de Madame de Lursay. Il comprend donc qu’Hortense et sa mère seront de ce voyage, mais il ne peut rien faire, car sa réponse extrêmement sèche lui interdit tout revirement. Il rentre donc chez lui en les voyant partir. 2 jours plus tard, on annonce chez lui de Versac, qui lui propose d’aller se promener à « l’Étoile ». Il lui prodigue de nombreux conseils sur le comportement qu’il doit avoir en société, selon lui. Puis de Versac le quitte, mais lui annonce que ce sera avec joie qu’il continuera son « éducation ». Enfin, Hortense revient le lendemain. Mais on lui annonce qu’elle n’est pas là. Il va donc chez Madame de Lursay, car il pense qu’elle y sera. Il trouve Madame de Lursay pas du tout fâchée contre lui, et elle fait même la cour à un autre homme devant lui. Il essaie de se persuader qu’il n’est pas jaloux. Il soupe chez elle, et, après avoir fait semblant de partir, revient dans le petit salon, et le trouve seule. Elle lui raconte alors ce que fut son amour pour elle, de son coté. Au fur et à mesure de la conversation, il se rend compte qu’il est à nouveau amoureux. Cependant, il repense aussi à Hortense.

La fin du livre n’est pas vraiment une fin, on semble attendre une suite, qui ne viendra pas.


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