Liberation kanak socialiste


Liberation kanak socialiste

Libération kanak socialiste

Libération kanak socialiste
drapeau indépendantiste 
Président Nidoïsh Naisseline
Fondation 1981
Siège Nouméa
Maré
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Présidents du groupe
au Congrès {{{Congrès}}}
Représentation du parti
Congrès
1/54
Province Sud
0/40
Province Nord
0/22
Province Îles
2/14
Idéologie Gauche, Indépendantisme, Marxisme
Affiliation nationale aucune
Affiliation européenne {{{européenne}}}
Affiliation internationale {{{internationale}}}
Couleurs* rouge, jaune, vert, bleu, noir
Site Web {{{site_web}}}
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Libération kanak socialiste (LKS) est un parti politique indépendantiste de Nouvelle-Calédonie.

Le LKS a été créé en mai 1981 à la suite d'une scission du Palika au sein du Front indépendantiste. Le LKS est créé par Nidoïsh Naisseline, indépendantiste marxiste et intégriste qui avait fondé le groupe des « Foulards rouges » qui avaient servis de base à la naissance en 1975 du Parti de libération kanak Palika. Il est en désaccord en 1981 avec ce dernier au sujet des élections nationales, le LKS reprochant au Front indépendantiste de trop se rapprocher du Parti socialiste. De même, il critique la décision du Front, et donc du Palika, de ne soutenir qu'un candidat dans la circonscription est : Rock Pidjot, de l'Union calédonienne, qu'il juge trop modéré. Il se présentera donc contre le député sortant qui ne sera élu qu'au second tour suite à une triangulaire entre lui, Naisseline et le RPCR Henri Wetta. Lorsque le FLNKS remplace le Front indépendantiste le 24 septembre 1984, le LKS refuse d'y participer car il n'accepte pas l'idée de rupture totale avec les pratiques institutionnelles. Le LKS sera donc un groupe à part durant toute la période des « évènements » des années 80, étant le seul mouvement indépendantiste ne boycottant pas les élections : une liste LKS, menée par Gabriel Païta, est donc présente aux législatives à la proportionnelle de 1986, mais elle n'obtient que 8,9 % des voix. Ce parti participera donc aux accords de Matignon en 1988 à part du FLNKS.

Parti entièrement dominé par Nidoïsh Naisseline, essentiellement implanté aux Îles Loyauté et surtout sur l'île de MaréNidoïsh Naisseline est grand-chef d'un des districts coutumiers, le LKS passe de composante radicale et marxiste dans les années 80 à un mouvement beaucoup plus modéré dans les années 90. En effet, le LKS, comme seule véritable force indépendantiste existant alors hors du FLNKS, commence à prôner une marcher vers l'indépendance plus démocratique et entre dans une opposition quasi systématique aux composantes du front indépendantiste. Cette stratégie l'amène à faire alliance à partir de 1995 avec le RPCR de Simon Loueckhote dans les Îles Loyauté. Cette alliance avec le parti anti-indépendantiste et un petit mouvement des îles, le Front pour le développement des îles Loyauté (FDIL, dissidents de l'Union calédonienne), lui permet ainsi d'être élu président de l'Assemblée des Îles Loyauté de 1995 à 1999. En 1996, le LKS défend l'idée d'une indépendance association avec la France, tempérant ainsi encore son discours. Et en 1997, le LKS crée avec le FDIL et des dissidents du FLNKS (Léopold Jorédié, François Burck, Raphaël Mapou) un Comité de coordination de l'indépendance CCI qui entame des négociations avec le RPCR quant à l'avenir de l'île alors que le FLNKS refuse d'entrée dans la discussion tant que le problème minier du Nord n'aura pas été tranché.

Aux élections provinciales de 1999, la LKS est en totale perte de vitesse : présente avec deux listes (dans la Province Nord et bien sûr dans les Îles Loyauté), elle n'obtient que deux élus dans les Îles sur 14 et aucun dans le Nord. La coalition avec le RPCR semble se recréer dans les îles, avec en plus les deux voix de la FCCI, mais elle ne dispose que de 6 élus alors que l'Union calédonienne (6 élus) reçoit le soutien du Palika (2 conseillers). Et l'annulation du scrutin des Îles Loyauté par le Conseil d'Etat en raison de 727 procurations qui n'avaient pas eu le temps d'arriver jusqu'à leurs destinataires n'a pas permis à la liste d'union LKS - RPCR - FCCI baptisée Un nouveau défi pour les Îles de faire la différence puisque celle-ci n'obtient à nouveau que 6 élus : 2 LKS, 2 Rassemblement et 2 FCCI, l'UC retrouvant ses 6 sièges et le Palika ses 2 conseillers. Durant cette mandature, Nidoïsh Naisseline est l'unique élu LKS au Congrès: il y est beaucoup plus distant du RPCR et de la FCCI qu'aux îles.

Pourtant, c'est de nouveau grâce à une coopération avec le Rassemblement et la FCCI que lors des municipales de 2001 le LKS, à travers la liste unique Ceini Node Sese, obtient 22 conseillers municipaux sur 29 à Maré, ce qui permet à Basile Citré, du LKS, d'être élu maire de cette commune précédemment détenue par le FLNKS.

Pour ce qui est de l'Accord de Nouméa, bien que l'ayant soutenu, le LKS est l'un des tous premiers partis à appeler à ce qu'il soit réviser en proposant notamment de remplacer le gouvernement collégial par un exécutif qui serait composé à partir d'une majorité politique fixe au Congrès, la renégociation des accords mais cette fois-ci en y incluant les acteurs de la société civile. Il propose enfin de remplacer le Sénat coutumier par une instance de représentation qui traiterait directement avec l'État. Enfin, le LKS soutient activement le corps électoral bloqué pour les provinciales.

Depuis la création de l'Avenir ensemble, le LKS s'en est rapproché au point de soutenir lors des provinciales de 2004 cette liste en Province Sud (une membre du LKS, Christiane Gambey, est même membre de l'Avenir ensemble). Sinon les élections de 2004 n'ont pas changé la donne pour le LKS : deux listes en présence toujours (1 dans les Îles, 1 dans le Nord), seulement deux élus à l'Assemblée de la Province des Îles Loyauté et aucun dans le Nord, et un seul élu au Congrès qui reste Nidoïsh Naisseline et qui vote traditionnellement avec l'Avenir ensemble.

Le 10 mai 2009, lors des élections provinciales de Nouvelle-Calédonie en 2009, le LKS s'est présenté uniquement dans la province des Îles, sous le nom de « Dynamique autochtone ou La terre en partage » et a obtenu 1 852 voix, 2 élus à l'assemblée provinciale et un élu au Congrès (Naisseline).

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