Link Cartoon


Link Cartoon

Link (The Legend of Zelda)

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Link
Légende {{{légende}}}
Série The Legend of Zelda

Rôle Héros
Sexe Masculin
Espèce Hylien
Origine Hyrule
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Arme favorite {{{arme}}}
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Famille {{{famille}}}

Créateur Shigeru Miyamoto
Date de création 21 février 1986
Première apparition The Legend of Zelda
Doublage {{{doublage}}}

Link (リンク, Rinku?) est un personnage imaginaire et le principal protagoniste de la série de jeux vidéo The Legend of Zelda de Nintendo. Créé par Shigeru Miyamoto, The Legend of Zelda est un des noyaux durs de Nintendo. En 2007, plus de 47 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde[1]. La popularité persistante de la série a conduit à de nombreuses incarnations de l’histoire de Zelda et de Link lui-même, sa première apparition étant dans le jeu The Legend of Zelda. Le personnage a été représenté dans d’autres jeux vidéo de Nintendo, mais également dans d’autres produits commerciaux dérivés comme dans des mangas ou encore dans un programme d’animation à la télévision. Link a été récompensé d’une étoile lors du Walk of Game en 2005, aux côtés de Mario et de Sonic le hérisson[2].

Link est dépeint comme un garçon hylien du pays imaginaire nommé Hyrule. À l’origine jeune épéiste, son identité, apparence et rôle change d’un jeu à l’autre. Son âge varie suivant chaque jeu, se situant généralement entre dix et vingt ans. Toutefois, certaines choses restent immuables : son équipement de base est toujours constitué d'une tunique et d'un bonnet verts, d'une paire de bottes, d'une épée et d'un bouclier.

Par la suite, Link acquiert au cours du jeu un arsenal important et hétéroclite : grappin, boomerang, bombes, arc avec plusieurs types de flèches, ocarina, masques, différentes tuniques, différentes bottes, masse, épées plus puissantes (dont Excalibur, l'épée de légende, aussi connue sous son nom anglais Master Sword), etc.

Le but récurrent de la plupart des jeux de la série est pour Link de combattre les forces de Ganondorf, sauver la Princesse Zelda et le Royaume d'Hyrule. Pour cela, il peut compter sur l'aide de plusieurs personnages (le plus souvent des Sages) qui peuvent lui confier leurs pouvoirs, et aussi sur le pouvoir de la Triforce du Courage qu'il possède.

Sommaire

Création

Shigeru Miyamoto, le créateur de Link.

Shigeru Miyamoto a expliqué que le personnage de Link avait été imaginé en parallèle du jeu Super Mario Bros. Regrettant un peu que le joueur ne puisse aller que devant lui, il songeait créer un jeu complètement aux antipodes, dans lequel le joueur aurait une certaine liberté. Link correspondait au personnage qu’il imaginait pour un tel type de jeu[3]. Le monde de The Legend of Zelda est inspiré du film britannique Legend sorti en 1984. L’atmosphère heroic fantasy, où l’on trouve monstres, elfes, trolls et autres sorcières, n’est pas sans rappeler The Legend of Zelda, et notamment l’apparence de Link qui est proche de celle d’un elfe[4].

Link apparaît pour la première fois en février 1986 dans The Legend of Zelda, le premier opus d’une longue série.

Caractéristiques

De multiples Link

Il y a plusieurs apparitions de Link dans l’histoire d’Hyrule. L’existence de multiples Link est rendue claire à plusieurs occasions dans le jeu. Par exemple, la séquence introductive de The Legend of Zelda: The Wind Waker fait référence à un champion légendaire qui est identique à Link en apparence, et mentionne directement le « Héros du Temps » (un titre donné à Link dans Ocarina of Time) comme une entité historique. Link et la princesse Zelda sont des descendants des deux personnes qui leurs sont identiques. Toutefois, Ganondorf, leur principal ennemi, est toujours la même personne. Miyamoto a déclaré que « pour chaque jeu de Zelda nous racontons une nouvelle histoire, mais nous avons en réalité un énorme document qui explique comment les jeux sont liés les uns aux autres. Mais pour être honnête cela n’est pas très important pour nous. Nous prêtons plus d’attention à développer le système de jeu … à donner au joueur de nouveau challenges »[5],[6]. Cependant, la chronologie exacte de la série des Zelda et le lignage des différents Link, bien qu’écrit par Miyamoto et son équipe, n’ont jamais été dévoilés en détail. Des sites web de fans ont essayé de construire une frise de Zelda cohérente avec les données disponibles, mais sans grand succès[7]. Après la sortie de The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Miyamoto déclara qu’il s’agissait de la première histoire dans la chronologie, puis que Zelda II: The Adventure of Link, et finalement A Link to the Past, avec Link's Awakening, prenaient place quelque part après Ocarina of Time[8].

Caractéristiques physiques

Description

L’âge de Link varie suivant les jeux. Toutefois, on remarque qu’il n'est jamais très âgé, il s'agit soit d'un enfant soit d'un jeune homme. Trois jeux donnent quelques indications sur son âge : Link approche de ses 16 ans dans The Adventure Of Link, il y a une différence de sept ans entre Link enfant et Link adulte dans Ocarina Of Time et Link a douze ans au début de son aventure dans The Wind Waker[9].

La couleur de ses cheveux varie d’un jeu à l’autre, allant du châtain, notamment pour les deux premiers épisodes, au blond plus ou moins clair par la suite. Dans le jeu A link to the Past, Link a les cheveux roses. Toutefois sa coiffure est toujours similaire : cheveux long et en bataille. Ses yeux sont bleus, à l’exception notable de ceux du Link de The Wind Waker, Phantom Hourglass et Spirit Tracks

Link a de longues oreilles pointues, un trait distinctif de la race des Hyliens et de leurs descendants, qui est censé leur permettre d’écouter les messages divins. Dans les cartes de commerce Zelda proposées par Nintendo tôt dans la série, il est dit que les oreilles pointues sont une marque de la famille royale.

Il porte la marque de la triforce sur sa main gauche, indiquant qu’il est celui qui trouvera la triforce du courage[10].

L’état de santé de Link est représenté par une jauge de vie généralement symbolisée par des cœurs. Ses cœurs se vident lorsque Link est blessé, jusqu’à sa mort lorsque tous les cœurs sont vidés. Mais il peut également recouvrir de la vie en récoltant des cœurs, buvant diverses potions, rencontrant une fée. Le nombre de cœurs augmente tout au long de l’aventure, au fur et à mesure que le héros récolte des conteneurs.

Main

Traditionnellement, Link est gaucher[11], bien que ce détail ait changé au cours du temps, sa main qui porte l’épée étant différente d’un jeu à l’autre.

Le manuel d’instruction de The Adventure of Link décrit Link comme équipé « d’une épée magique dans sa main gauche et un bouclier magique dans sa droite »[10]. Dans A Link to the Past il alterne de main, mais cela est dû à un effet de miroir. Au début de Link’s Awakening, Link porte l’épée dans sa main gauche et son bouclier dans la droite, quelle que soit la direction dans laquelle il regarde. Toutefois, dans The Minish Cap, Link recommence à changer son épée de main suivant son orientation. Au début du manga Four Swords Plus (Four Swords Adventures), Link est décrit comme le « héros gaucher » après avoir vaincu les pirates qui lançaient des raids sur une ville hylienne. De plus, la figurine de Link dans The Wind Waker décrit ses préférences manuelles comme celles d’un gaucher. Toutefois, dans la série télévisée animée, Link est droitier. Dans la version Wii de Twilight Princess, Link est droitier, mais cela est lié au fait que les joueurs utilisaent préférentiellement la wiimote de la main droite : le jeu a été adapté dans ce sens pour reproduire les gestes de l’épée. Dans les illustrations officielles du jeu, il est montré portant son épée dans sa main gauche, et dans la version GameCube, Link reste gaucher, le jeu utilisant un système de contrôle traditionnel[12].

Aptitudes et techniques

On ne sait pas exactement quand Link développe son habileté à manier l’épée et les différentes armes dans les jeux. Il semble être naturellement doué d’une grande dextérité pour l’usage des armes, comme sa précision avec un boomerang[13].

Toutefois dans certains jeux, des personnages qu’il rencontre sur son chemin lui apprennent de nouvelles techniques (The Adventure of Link, Majora's Mask, The Minish Cap, The Wind Waker, Twilight Princess).

Dans certains jeux, Link sait monter à cheval. Sa monture, Epona, lui permet de se déplacer plus rapidement qu’il ne le ferait à pied, mais elle peut également franchir des clôtures et des fossés. Link est capable de décocher des flèches avec son arc lorsqu’il est à cheval.

Les facultés de Link pour la nage varient énormément d’un jeu à l’autre. Il est parfois totalement incapable de nager au début du jeu. Pour atteindre ses pleines capacités en nage et plongée, il doit généralement acquérir un objet magique comme les palmes Zora ou une écaille Zora enchantée.

Enfin, Link peut utiliser des objets magiques, qui lui permettent de se protéger, se téléporter, mais également attaquer directement ses adversaires, tels que la baguette du vent (The Wind Waker) ou le Bâton Anima (Twilight Princess).

Une des plus anciennes techniques de combat à l’épée utilisée par Link est d’envoyer des rayons d’énergie avec son épée. La nature exacte de ces rayons est mal connue. Cette technique permet d’atteindre des ennemis situés à de longues distances, mais souvent avec moins d’intensité qu’un coup direct. Dans la plupart des jeux, Link doit être en pleine santé pour utiliser cette technique. Après The Legend of Zelda et The Adventure of Link dans lesquels elle était possible avec l’épée de départ, Link ne pourra recourir à cette technique qu’avec une épée plus puissante que son épée de base.

Une autre technique caractéristique de Link est l’attaque de l’épée tournoyante, durant laquelle il effectue une rotation de 360° ou plus avec son épée, pouvant atteindre plusieurs opposants d’un seul coup et provoquant des dommages supérieurs à ceux d’un coup simple. Cette technique se retrouve dans tous les opus à partir de A Link to the Past.

L’esquive apparaît pour la première fois dans The Wind Waker. Cette technique permet à Link d’éviter une attaque et de la contrer, en roulant derrière son adversaire ou en sautant par dessus, puis en le frappant.

Vêtements

Chaque Link porte une tunique verte, une sous-chemise (généralement marron, blanche ou verte, et dans Twillight Princess, il porte ce qui paraît être une cotte de maille à son extrémité), et un long chapeau vert, au moins pour une partie de l’aventure (la grande majorité généralement), bien que les tons de vert varient. C’est commun de le voir portant des guêtres claires (généralement blanches ou halées), bien qu’il apparaisse jambes nues dans d’autres jeux[14].

Les Link plus âgés portent généralement des petits anneaux bleus comme boucles d’oreilles, comme le veut la mode hylienne. Toutefois, dans l’épisode 4 de la saga adulte dans la série de manga officiel Ocarina of Time, « Link vs. Link », Impa est montrée donnant à Link ses boucles d’oreilles et décrivant cela comme un « rite d’initiation pour les jeunes hommes Sheikah ».

Équipement

Les rubis, monnaie utilisée par Link.

Dans tous les jeux de la série, Link porte un bouclier et une épée qui est sa principale arme. Au cours de son périple, il acquiert des versions plus puissantes de ces deux éléments. L’épée la plus connue que le héros peut utiliser est l’épée de légende, également connue sous le nom d’Excalibur ou sous son nom anglais de Master Sword. Dans les deux premiers jeux Link ne manie pas l’épée de légende et c’est une épée magique qui prend sa place. Bien d’autres épées à une ou deux mains peuvent être portées par Link dans les différents jeux. De même, il peut acquérir des boucliers plus grands et plus résistants que son bouclier en bois de départ, et parfois même des boucliers avec des propriétés magiques comme le bouclier miroir de Ocarina of Time capable de refléter la lumière et de renvoyer les sortilèges.

L’arc et les flèches sont également des armes récurrentes dans la série. Ils permettent d’atteindre les ennemis à de longues distances. Au cours de l’aventure Link a la possibilité d’obtenir divers types de flèches comme les flèches de feu et de glace permettant de brûler et de geler ses adversaires ainsi que des flèches de lumière qui ont des effets supérieurs. Le boomerang permet d’atteindre des ennemis éloignés. Il est surtout utilisé pour étourdir les ennemis. Les bombes peuvent permettre de combattre les ennemis mais aussi de révéler des passages. Le grappin permet d’atteindre des endroits normalement inaccessibles[9].

Link dispose d’un carquois pour ses flèches, d’un ou plusieurs sacs pour ranger ses bombes et d’une bourse pour mettre ses rubis, la monnaie d’Hyrule. Il obtient des modèles de capacité supérieure au cours du jeu.

Voix

Dans les jeux utilisant la 3D, initiée avec Ocarina of Time, quatre acteurs ont prêté leur voix à Link : Nobuyuki Hiyama pour Link adulte, Fujiko Takimoto pour Link enfant, Sachi Matsumoto pour Link dans The Wind Waker et Akira Sasanuma dans Twilight Princess. Aucun jeu ne contient de dialogue de Link, et le doublage consiste essentiellement en de petites phrases, des grognements, des cris de bataille et autres onomatopées[15],[16]. Toutefois, dans The Wind Waker, on peut entendre Link disant « Come on ! ».

Qualités morales

Représentation de la triforce.

La psychologie et le caractère de Link sont très peu montrés. The Wind Waker est le seul jeu dans lequel on voit Link exprimer des émotions à travers les expressions faciales[17], mais celles-ci restent rares et ne caractérisent pas le personnage. Toutefois, Link se caractérise sans conteste par son courage, faisant de lui le détenteur légitime de la triforce du courage.

Il est le légitime porteur de l’épée légendaire, une puissante épée magique qu’il manie afin de défaire les forces diaboliques. Link montre à de rares moments une audace trop zélée, comme lorsqu’il essaie deux fois de combattre Ganon dans The Wind Waker alors qu’il est très mal équipé pour le vaincre, ou quand il manque de chuter d’une falaise en essayant de sauver sa sœur des griffes d’un oiseau géant au début du jeu. Il s’oppose à Ganondorf alors qu’il n’est qu’un enfant pour protéger Zelda avant d’aider malencontreusement Ganondorf à trouver la triforce dans Ocarina of Time, le forçant à réparer les dommages qu’il a causé[18]. Cependant certains jeux symbolisent certains aspects de la personnalité de Link par son affrontement avec le Dark Link, sa propre ombre, en particulier dans Ocarina of Time. De même, dans Twilight Princess, la vision d'un Link au visage tordu par un rictus qui a tout pour être maléfique apparaît au héros. Bien que résolument dualistes, et bien que le héros soit évidemment du côté du bien, les jeux Zeldas ne manquent pas de mettre quelquefois en scène une facette sombre du personnage. Voir les alter-égo de Link.

Autres apparences de Link

Link possède trois alter-égo. Le premier apparaît dans A Link to the Past : lorsque Link se rend dans le Monde des Ténèbres sans la protection de la perle de lune ou bien lorsqu'il est frappé par un esprit malin, il se change en petit lapin rose vulnérable qui se trouve être l'image de son âme profonde. Le second, dans Ocarina of Time est plutôt une image contrôlée par des intentions plus mauvaises — sa propre ombre, Dark-Link. Le troisième apparaîtra dans Twilight Princess et a cette fois l'apparence d'un loup féroce et sera alors aidé par un petit être du nom de Midona. Certaines rumeurs considèrent qu'il s'agit du même phénomène et que le loup est encore une fois l'image de l'âme du héros. Quand il se métamorphose en loup dans le royaume du crépuscule de Twilight Princess il reflète les aspects mystiques de la transformation et son héroïsme[19].

Dans Majora’s Mask, il peut également prendre d’autres apparences en revêtant des masques magiques. Il peut ainsi prendre l’apparence d’une peste mojo, d’un goron, d’un zora ou encore d’un dieu vengeur. Ce jeu, emprunt d'une mélancolie profonde plus que nul autre, n'hésite pas à torturer moralement le héros (qui est, soi dit en passant, le même Link que celui d'Ocarina of Time), en le mettant face à sa condition de héros devenu inutile dans les débuts du jeu, puis en le forçant à se transformer en toute sorte de monstres, dont la peste mojo au tout début.

Entourage

Bien que les jeux de Zelda fassent figurer plus d’interactions avec des personnages amicaux ou neutres que dans certains jeux d’aventure comme la série Metroid, ces personnages prennent rarement une part active dans la quête de Link qu’il accomplit seul. Parallèlement, certains ennemis sont récurrents dans la série.

Sa famille

Le premier membre de la famille de Link à apparaître dans la série est un oncle non nommé qui rencontre un destin tragique au début de A Link to the Past. Prenant son épée et son bouclier, Link part le venger et finit sa mission : sauver la princesse Zelda et Hyrule de Ganon. Si Link est vainqueur, son oncle est montré comme ayant miraculeusement ressuscité, un souhait de Link exaucé par la triforce. Dans Ocarina of Time, Link a une mère qui est juste mentionnée dans le jeu comme fuyant les ravages d’une guerre féroce et confiant son bébé au vénérable arbre Mojo alors qu’elle était mortellement blessée. Dans The Wind Waker la grand-mère de Link se démène pour élever ses petits-enfants en l’absence inexpliquée de leurs parents. Lors de l’anniversaire de Link au début du jeu, elle lui offre une nouvelle tenue similaire à celle du héros légendaire. C’est également dans cet épisode de la série que l’on trouve le membre de la famille de Link le plus abouti, sa sœur Arielle. Link part à l’aventure pour la sauver après qu’elle a été enlevée par un oiseau géant, et après sa libération elle continue à aider Link dans sa quête. Dans The Minish Cap, Link vit avec son grand-père, le forgeron d’Hyrule et un ami du roi. Quand Zelda est transformée en pierre par le sorcier Vaati, il recommande qu’on envoie Link chercher les légendaires Minish et demander leur aide. Son père et sa mère apparaissent sous la forme d’esprits dans un manga[20].

Ses amis

Le principal ami de Link dans la série est la princesse Zelda qui apparaît dans la très grande majorité des épisodes, sous diverses formes comme par exemple le capitaine pirate Tétra dans The Wind Waker et Phantom Hourglass. Impa, la nourrice de Zelda, apparaît également à plusieurs reprises dans la série et aide Link dans ses aventures.

Au cours de ces divers périples il se fait de nombreux amis qui l’aiguillent dans sa quête. Parmi eux figurent par exemple Marine dans Link’s Awakening, Saria et Darunia dans Ocarina of Time, Midona dans Twilight Princess avec laquelle il devient progressivement ami après un premier contact difficile[19].

Les fées sont courantes dans les jeux Legend of Zelda. Dans tous les opus, Link peut trouver de petites fées qui l’aident en lui remplissant plusieurs cœurs avant de disparaître. Dans certains jeux, elles peuvent être enfermées dans des bouteilles pour être utilisées plus tard. Les Grandes Fées sont plus rares. Cachées dans des fontaines des fées, elles peuvent, outre permettre à Link de recouvrer sa pleine santé, lui offrir des objets, de nouvelles techniques ou de nouveaux sortilèges. Dans Ocarina of Time, la petite fée Navi accompagne et guide Link dans son périple et l’aide à chaque fois qu’elle le peut. Dans Majora’s Mask ce rôle est repris par Taya, puis par Ciela dans Phantom Hourglass.

Ses ennemis

L’adversaire héréditaire de Link est Ganondorf ou Ganon. Ganondorf fait partie du peuple Gerudo, un peuple de voleurs ou plutôt de voleuses. Il est par ailleurs leur roi de par sa naissance ; en effet, chez les Gerudos un seul homme naît tous les cent ans et est destiné à devenir leur roi. Que ce soit sous sa forme humaine ou bestiale, il est présent dans de très nombreux épisodes en tant que boss final. C’est un sorcier puissant et il détient la triforce de la force. C’est le même Ganondorf qui revient dans les différents épisodes de la série, se distinguant de Link et de Zelda. Ganondorf est l’un des rares méchants de Nintendo à être entièrement maléfique. Il n'a d'affection pour personne, est sans foi ni loi et considère ses hommes de main comme de vulgaires pions qu’il n’hésite pas à sacrifier pour sa cause.

Le second ennemi récurrent de Link est Vaati, un sorcier au grand pouvoir qui peut prendre diverses formes et posséder les gens. Link le vainc généralement à l’aide de l’épée de Quatre.

Relation avec la princesse Zelda

Dans la plupart des opus de la série, Link a pour but final de sauver la princesse Zelda. Plusieurs moments dans la série font implicitement augurer une relation amoureuse entre Link et la princesse. La première allusion de la sorte apparaît à la fin de The Adventure of Link, quand Zelda, une fois éveillée, embrasse Link sous le rideau tombant. De même, la fin ultime des jeux Oracles montre Zelda embrasser la joue de Link, provoquant son évanouissement au milieu de cœurs flottant au-dessus de sa tête.

Dans Ocarina of Time, certaines scènes représentant Link et Zelda peuvent être interprétées comme les signes d’une romance naissante, éveillant la jalousie de Navi[21]. Dans la scène finale, Link et Zelda flottent dans le ciel et semble partager un moment romantique. Dans le flashback durant lequel Link réapprend le Chant du Temps dans Majora’s Mask, Zelda dit à Link qu’il lui semble qu’elle le connaît depuis toujours, et qu’elle a foi en son retour à Hyrule. Dans The Wind Waker, une forte relation est pressentie entre eux à la fin lorsqu’ils flottent au-dessus de l’eau en se donnant la main. Ganondorf appelle également fréquemment Zelda « ta précieuse Zelda » devant Link.

La relation est nettement plus nette dans les mangas, comme ceux d’Ocarina of Time par exemple. Ainsi, Zelda embrasse Link durant les chapitres de l’enfance, provoquant l’excitation de Link, et la scène qui précède la capture de Zelda par Ganondorf dans les chapitres de l’âge adulte montre un moment de tendresse entre les deux. À la dernière page, Link va rencontrer Zelda dans la cour du château et elle pleure de joie en le voyant. Les dialogues dans le manga et l’incapacité de Link d’arrêter de penser à Zelda tout au long du manga donnent des preuves supplémentaires. Un autre exemple de cette romance apparaît dans le manga officiel de Four Swords, à la fin duquel Link et Zelda sont représentés se tenant la main[20].

Représentation graphique

À propos de la manière de représenter Link dans The Wind Waker, Miyamoto a expliqué que « Link était un jeune garçon et pour créer un jeune garçon très actif et énergique et pour choisir le bon style pour représenter le jeune garçon dans un jeu comme ça nous avons fait différentes essais. L’ultime décision à laquelle nous sommes parvenus était que la version cel-shading dans The Wind Waker était la meilleure option pour exprimer cela »[22] . The Wind Waker s’appuie sur un nouveau Link, des siècles après la victoire de Link dans Ocarina of Time[23].

Apparitions

Jeux vidéo

De 1986 à 1997

Link fait sa première apparition le 21 février 1986, avec la sortie du jeu vidéo The Legend of Zelda au Japon. Dès ce premier épisode et pour tout le reste de la série, Link est le personnage contrôlé par le joueur. Bien que le joueur puisse le renommer comme il le veut, c’est le nom original du héros qui est utilisé dans la séquence introductive. Le personnage de Link n’est pas encore très détaillé. Décrit comme un jeune épéiste qui sauva la nourrice de Zelda, Impa, des hommes de main de Ganon[24], il joue le rôle du héros essayant de sauver la princesse Zelda (et le royaume d’Hyrule) des mains du diabolique sorcier Ganondorf, détenteur de la triforce du pouvoir. Il commence le jeu comme un petit garçon vêtu de vert avec un bouclier mais aucune arme, et va progressivement récupérer des équipements et des fragments de la triforce du courage, jusqu’à devenir suffisamment puissant pour affronter Ganondorf et sauver la princesse.

Dans Zelda II: The Adventure of Link, Link approche de son seizième anniversaire. Impa l’emmène au Château du nord à Hyrule, alarmée par la soudaine apparition d’un cachet de la triforce sur la main gauche du garçon. Elle lui montre la vraie héritière d’Hyrule, une vieille incarnation de la Princesse Zelda, piégée dans un sommeil éternel, gisant sur un autel dans le château. La vieille femme raconte à Link la légende de Zelda, un ancien conte sur la division de la triforce et la malédiction qui a été jetée sur la princesse. Impa donne ensuite à Link six cristaux, et un manuscrit écrit dans un ancien langage hylien, que Link comprend sans ne l’avoir jamais appris. Il y apprend que la marque sur sa main est le signe qu’il a été choisi pour chercher la troisième triforce, la triforce du courage, dans le grand palais de la vallée de la mort. Link commence alors une quête pour placer un cristal dans chacun des six palais d’Hyrule, pour qu’il puisse plus tard pénétrer sans être gêné dans le grand palais, protégé par magie, et y obtenir la triforce du courage et ainsi réunir les trois pièces de la triforce et réveiller Zelda[25].

The Legend of Zelda: A Link to the Past raconte comment, des siècles avant les évènements de The Legend of Zelda, Ganondorf et son armée démoniaque furent bannis dans la terre sacrée, le royaume de la triforce, par les hyliens, au prix d’innombrables vies. Le portail de ce monde fut scellé par magie par sept sages, et les terres derrière ce sceau, que les hyliens espéraient ne plus jamais être brisé, devinrent connues sous le nom de monde des ténèbres, comme elles étaient corrompues par Ganon. La lutte pour sceller Ganon dans la terre sacrée devint connue comme la guerre d’emprisonnement. Un jour, alors que la guerre était oubliée depuis longtemps, le pays est touché par un soudain désastre, jusqu’à ce que le sorcier Agahnim apparaisse à la cour du roi d’Hyrule et étouffe le bouleversement. Nommé chef conseiller du trône, il saisi rapidement les pouvoirs du roi et kidnappe six jeunes filles, descendantes des sages qui avaient scellé l’entrée du monde des ténèbres. Les jeunes filles sont gardées dans la tour du château, et ne sont plus jamais revues. Agahnim commence ensuite un sombre rituel pour briser le sceau sur le monde des ténèbres et relâcher la furie de Ganondorf sur Hyrule. La princesse Zelda, elle-même descendante du septième sage, décide d’envoyer un message télépathique pour demander de l’aide avant d’être enlevée. L’oncle de Link se dirige vers le château le premier mais est rapidement défait. Il laisse son épée à Link et dans son dernier souffle lui apprend la technique de l’épée tournoyante. Le jeune héros commence ensuite un voyage pour collecter trois médaillons magiques de la vertu, et récupérer l’épée de maître avant de s’opposer à Agahnim.

Dans The Legend of Zelda: Link's Awakening, qui a lieu après A Link to the Past[26], Link décide de voyager dans le monde pour être prêt si une menace comme Ganondorf s’abat à nouveau sur Hyrule[26]. Alors qu’il retourne vers Hyrule, le bateau de Link est pris dans une tempête et s’échoue. Il est rejeté sur la rive d’une mystérieuse île nommée Koholint. Link est recueilli dans la maison d’un gentil homme nommé Tarin et de sa fille Marine. Un hibou parlant lui raconte que le seul moyen pour s’échapper de Koholint est de réveiller le « poisson-rêve », une créature géante dormant paisiblement dans un gigantesque œuf au centre de l’île[27].

De 1998 à 2001

Dans The Legend of Zelda: Ocarina of Time, un jeune Link a été élevé comme un Kokiri, une race d’enfants vivant dans la forêt. Le Vénérable Arbre Mojo, auprès duquel il est convoqué, raconte à Link qu’une malédiction lancée par Ganondorf est en train de le tuer. L’arbre Mojo raconte à Link l’histoire de la triforce et l’envoie au château d’Hyrule, où il rencontre la princesse Zelda. Celle-ci lui dit de collecter les trois pierres spirituelles et de sauver Hyrule. Link accompli cette tâche et va dans le temple du temps où il acquiert l’épée de légende. Mais en réalisant cette action, Link se retrouve inconscient dans le royaume sacré durant sept ans, tandis que Ganondorf prend contrôle d’Hyrule et saisit la triforce de la force. Sept ans après avoir tiré l’épée de son piédestal, Link est réveillé comme héros du temps par Rauru, sage de la lumière. Il part purifier le pays de Ganondorf en réveillant les sept sages, qui peuvent sceller Ganondorf dans ce qui a été le royaume sacré. Retournant à la forêt Kokiri, il s’aperçoit qu’aucun de ses amis n’a grandi, et qu’ils ne le reconnaissent plus. Après que le joueur finit le premier donjon de cette phase de jeu, le successeur de l’arbre Mojo, le bourgeon Mojo, révèle à Link son passé. Les Kokiri ne grandissent jamais ; la raison pour laquelle Link a grandi est qu’il est en réalité un hylien, abandonné durant la guerre qui eut lieu alors qu’il n’était qu’un bébé[28]. Sa mère s’enfuit avec lui dans la forêt Kokiri et, mortellement blessée, le laisse sous la protection de l’arbre Mojo. Il est élevé comme un Kokiri, et n’est pas connu pour être différent[29]. À travers le reste du jeu, Link voyage dans le temps entre les deux périodes de temps auxquelles se déroule l’aventure grâce à l’épée. Il apparaît que les deux triforces restantes appartiennent à Link et à la princesse Zelda. À la fin du jeu, il est renvoyé à l’époque de sa jeunesse par la princesse et Navi le quitte[30].

The Legend of Zelda: Majora's Mask a lieu après que Link a défait Ganon et a été renvoyé à l’époque de son enfance. Link quitte Hyrule pour chercher un ami perdu (qui est selon le manga son amie la fée Navi). Alors qu’il circule à cheval dans les Bois Perdus, il est piégé par un Skull Kid qui possède un masque maléfique, le masque de Majora, et son cheval, Epona, est dérobé. Pourchassant le Skull Kid, Link tombe dans une crevasse et arrive dans une contrée appelée Termina. Il doit sauver ce pays du masque de Majora, qui a modifié l’orbite de la lune qui menace de s’écraser sur la principale ville de Termina, Bourg-clocher, dans trois jours. Link utilise l’Ocarina du Temps pour jouer la chanson du temps qui le renvoie à un temps antérieur, de façon à revivre ces trois jours de manière répétée et prévenir le désastre. Au cours de son aventure, Link trouve plusieurs masques magiques, dont une poignée d’entre eux lui permettent de se transformer. Ces masques peuvent le changer en Goron, en peste Mojo, en Zora ou en « dieu vengeur ». Dans ce jeu, Link ne grandit jamais dans le sens traditionnel, mais le pouvoir du masque de Puissance des fées lui autorise de s’approprier une forme adulte. Cette forme est similaire au Link adulte d’Ocarina of Time. Miyamoto et son équipe mentionnèrent leur souhait « que Link arrive dans un monde merveilleux, pour avoir des aventures et réfléchir sur ce qu’il devait faire »[31].

Dans The Legend of Zelda: Oracle of Seasons, la triforce envoie Link en mission dans un autre pays, Holodrun, pour stopper l’interruption des saisons par le Général des Ténèbres, Onox. Son devoir est de protéger l’Oracle des Saisons, une danseuse nommée Din. Après qu’Onox l’a capturée par la force et que les saisons sont jetées dans le chaos, Link arrive à son secours avec l’aide de la baguette des Saisons, un outil magique qui lui permet de contrôler les quatre saisons.

Dans The Legend of Zelda: Oracle of Ages, Link se réveille dans un autre pays, Labrynna, où il a été envoyé par la magie de la triforce. À son arrivée, il est piégé par Veran, la sorcière des Ombres, en ouvrant le sceau qui protégeait l’Oracle des Âges, un chanteur nommé Nayru. Veran, possédant le corps de Nayru et des pouvoirs pour voyager dans le temps, fait des va et vient dans le temps, modifiant le passé et dirigeant le présent. Link se précipite pour la suivre dans le passé et sauver Nayru en utilisant les pouvoirs de la Harpe des Ages, qui, quand on en joue correctement, offre à son utilisateur le pouvoir de faire des allers-retours dans le temps. Après avoir chassé l’esprit de Veran du corps de Nayru, Link gravit sa citadelle pour défaire Véran.

Après avoir joué à ces deux derniers jeux (quel que soit l’ordre), en utilisant un code obtenu à la fin du premier jeu joué, il est révélé que les évènements des deux jeux font partie d’un sinistre complot mené par les Twinrova, deux sorcières, pour allumer les flammes de la Destruction (allumées par les actions d’Onox), de la tristesse (allumées par les actions de Veran), et du Désespoir (allumées quand Zelda est kidnappée), un rituel pour ressusciter Ganon. Pour compléter le rituel, le sacrifice d’un individu au cœur pur est requis. À la fin, Link doit sauver Zelda de ce destin. Link vainc les Twinrova et sauve Zelda, mais les Twinrova se sacrifient elles-mêmes pour ressusciter Ganon et Link doit le combattre une fois de plus.

De 2002 à aujourd’hui

Dans The Legend of Zelda: Four Swords, Zelda va au sanctuaire des quatre épées avec son ami Link, pour vérifier le sceau contenant le diabolique mage des vents, Vaati. Cependant le sceau et Vaati émerge, kidnappe Zelda et assomme Link. Link se réveille pour trouver trois fées qui lui expliquent qu’il doit l’épée de Quatre. Cette épée magique le divise en 2 à 4 Link identiques (cela dépend du nombre de joueurs). Le premier Link porte son habituel tenue verte, le second une version rouge, le troisième bleue et le quatrième violet. Dans The Legend of Zelda: The Minish Cap sorti plus tard il est révélé que ces couleurs reflètent les quatre éléments avec lesquelles l’épée est forgée : la terre, le feu, l’eau et le vent. Les Link doivent coopérer pour passer les obstacles, collecter des clés et pénétrer dans la palais de Vaati pour qu’ils puissent secourir Zelda et sceller le mage[32].

Dans The Legend of Zelda: The Wind Waker, qui a lieu des siècles après Ocarina of Time, les dieux ont inondé Hyrule, créant la grande mer, et ne laissant que les plus hautes montagnes d’Hyrule. Au début du jeu, la petite sœur de Link, Arielle, est capturée par le roi Cuirassé, un oiseau géant contrôlé par Ganondorf, à la recherche de la princesse Zelda. Link voyage sur la Grande Mer pour secourir sa sœur et défaire le roi Cuirassé ; sa quête se jumelant à celle du lion rouge qui révèle finalement, après plusieurs essais, que Link est le « héros du vent ». Utilisant la Baguette du vent, un bâton magique, il emprunte le pouvoir des dieux pour l’aider dans sa quête. L’interface d’utilisation de la baguette est similaire à celle de l’Ocarina du Temps, mais utilise des mesures et des temps pour former les accords musicaux, jouant ainsi des mélodies comme la Mélodie du vent, qui contrôle la direction du vent. Link doit finalement rassembler la triforce du courage pour rendre le pouvoir a Excalibur, afin de vaincre Ganondorf.

Dans The Legend of Zelda: Four Swords Adventures, Zelda, qui s’inquiète une fois encore pour le sceau de Vaati, va avec six autres jeunes filles mystiques pour vérifier le sanctuaire de l’épée de Quatre, Link les accompagnant. Cependant, une sombre copie de Link attaque. Link est forcé de retiré l’épée de Quatre pour combattre ce Link, mais quand il fait cela il est encore une fois partagé en copies de lui-même, et Vaati s’échappe[33].

Dans The Legend of Zelda: The Minish Cap, qui se situe avant Four Swords et Four Swords Adventures, Link est un jeune garçon qui vit avec son grand-père, le maître forgeron d’Hyrule. Link est un ami d’enfance de la princesse Zelda, et le jour de la fête annuelle d’Hyrule pour célébrer le venu du Picori, ils vont se joindre aux festivités. Un mystérieux étranger, Vaati, se montre et remporte le tournoi de combat à l’épée ; chaque année le gagnant du tournoi a l’honneur de toucher la lame sacré de Picori. Cette épée est un cadeau du nain Picori aux hyliens et a été utilisé longtemps auparavant par un héros légendaire pour défaire les forces des ténèbres et les sceller dans le coffre. Vaati détruit la lame et lance une malédiction sur Zelda, et c’est à Link de réparer l’épée, défaire Vaati et sauver Zelda[34]. À la fin du jeu, la lame Picori devient l’épée de quatre dans laquelle Link scelle Vaati, préparant le terrain pour les jeux Four Swords précédemment sortis.

The Legend of Zelda: Twilight Princess, sorti en novembre 2006 sur Wii et un mois plus tard sur GameCube, se déroule des décennies après les évènements d’Ocarina of Time, dans une chronologie alternative à The Wind Waker[35],[36]. Link est un garçon de ferme d’une dizaine d’années vivant une vie normale jusqu’à ce que deux de ses amis, Colin et Ilia, soient kidnappés par des monstres. Link tente de secourir ses amis, ce qui le mène dans le royaume du crépuscule, un endroit sombre où il se métamorphose en loup. Alors qu’il est sous cette forme, il est aidé par Midona, une créature ressemblant à un lutin, et il apprend pourquoi le crépuscule envahit ce monde. Cependant, dans son essai de sauver ses amis, Link découvre un mal encore plus grand qu’il est le seul à pouvoir arrêter. Durant le jeu, Link voyage dans le monde normal sous sa forme humaine et dans le royaume du crépuscule sous forme de loup.En utilisant ces deux formes Link doit parvenir à vaicre Xanto l'ursurpateur, roi auto-proclamé du crépuscule, qui sème la terreur dans Hyrule.

Dans l'épisode The Legend of Zelda: Phantom Hourglass, on retrouve le Link de The Wind Waker puisque cet opus en est la suite logique. Le jeu se déroule quelques mois après The Wind Waker. Link embarque avec Tetra, la pirate rencontrée dans The Wind Waker, et part à la découverte de nouveaux rivages. Alors que Tetra explore le Bateau fantôme, Link passe par dessus bord et arrive sur une île mystérieuse, où il rencontre une petite fée, Ciela, et Linebeck, un marin, qui l'aideront à retrouver ses amis et à poursuivre son voyage pour sauver Tetra et vaincre Bellum, un monstre assoiffé d’énergie pour donner ainsi au Roi des mers sa véritable apparence, une baleine blanche.

Apparitions en dehors de la série

Link est présent dans un certain nombre de jeux en dehors de la série des Zelda. Aucun de ces jeux n’apporte d’élément intégré à la série.

Link: The Faces of Evil, sorti en 1993 pour le système CD-i de Philips, est le seul des trois jeux Zelda pour le système CD-i dans lequel Link est le principal protagoniste. Au début du jeu, un magicien nommé Squadalah rend visite à Link pour lui annoncer que Ganon et ses hommes ont attaqué la paisible île de Koridai et capturé Zelda. Après avoir été informé qu’il était le seul à pouvoir vaincre Ganon, Link s’en va à Koridai pour trouver le Livre de Koridai, un livre magique. En utilisant le livre, il vainc Ganon et libère Zelda. Bien qu’il fait intervenir les personnages de Zelda, ce jeu n’est pas produit, ni supervisé par Nintendo, qui n’a pas officiellement reconnu le jeu comme faisant partie de la série des Zelda.

Il y a deux autres jeux The Legend of Zelda parus pour CD-I : Zelda: The Wand of Gamelon et Zelda's Adventure. Cependant, dans ces deux jeux c’est la princesse Zelda qui est le personnage jouable, puisque la trame de ces deux jeux comporte le kidnapping de Link.

Link est un des huit personnages jouables du jeu de combat Super Smash Bros., publié en 1999 sur Nintendo 64. Link porte par défaut son habituelle tunique Kokiri verte, et le joueur peut choisir entre différentes couleurs de tunique. Il dispose d’une partie de son arsenal des jeux Zelda, incluant des bombes, un boomerang et un grappin. Link est un des quinze personnages jouables de Super Smash Bros. Melee, la suite de Super Smash Bros. sortie en 2001 sur GameCube. Dans cet opus, il a un arc en plus de son équipement de Super Smash Bros. Link enfant est également un personnage jouable après avoir été débloqué. Modélisé à partir de la version d’Ocarina of Time du héros, Link enfant est plus agile mais moins fort que son aîné. Link est l’un des premiers combattants confirmés pour Super Smash Bros. Brawl, publié en 2005 sur Wii. Son apparence est influencée par le personnage modèle de Twilight Princess. « Toon Link » ou « Link Catoon », une version de Link basée sur le Link de The Wind Waker, remplace le personnage de Link enfant dans ce jeu[37].

Link adulte est le personnage exclusif de la version GameCube de SoulCalibur II de Namco. Peu de choses sont révélées à propos de Link dans ce jeu, mais il est connu qu’après avoir sauvé Hyrule d’un sorcier maléfique qui avait été contrôlé par un fragment de Soul Edge, il entra dans une quête pour détruire l’épée maléfique. Retirant rapidement la Master Sword de son piédestal, il entreprit de voyager dans le monde pour détruire Soul Edge, dans une mission secrète organisée par la princesse Zelda. Miyamoto ne voyait aucun problème à ce que Link apparaisse dans ce qui peut être vu comme un violent jeu de combat, comme il avait déjà été établi comme combattant dans les jeux Super Smash Bros[38]. Le modèle plus réaliste de Link de ce jeu fut utilisé pour le développement du Link de Twilight Princess[39]. Link est le seul personnage de SoulCalibur II à utiliser des armes variées et le seul personnage invité à avoir son propre thème musical et plus de deux costumes. Il utilise un certain nombre d’items de la série des Zelda. Un aspect notable de Link dans ce jeu est qu'il est le seul personnage pouvant attaquer en se servant de véritables projectiles (ses armes étant sensiblement les mêmes que dans Super Smash Bros Melee, soit son arc, son boomerang et ses bombes) — seul Spawn, le personnage exclusif à la version Xbox du jeu, peut en faire autant. Link possède un style de combat unique, comparé aux autres personnages « réguliers » du jeu, et possède même quelques attaques provenant de jeux de la série The Legend of Zelda (la charge et l’attaque cyclone entre autres).

Au total, Link possède quatre costumes, ce qui est plus que n'importe quel autre personnage régulier. Ses couleurs disponibles sont le vert, le rouge, le bleu et couleur lavande. Outre son épée et son bouclier Hylien, Link peut porter plusieurs armes du passé, comme sa Canne de Byrna provenant de A Link to the Past, et l'épée et le bouclier magiques de The Legend of Zelda. Son arme ultime est la Great Fairy Sword de Majora's Mask, et son arme comique est un filet à papillons, celui provenant de A Link to the Past. Même si la GameCube a le plus petit marché des trois consoles de la sixième génération, cette version de SoulCalibur II a été plus populaire que celles pour PlayStation 2 et Xbox. La version GameCube s’est vendue à 500 685 exemplaires, contre 447 138 et 320 991 pour la PlayStation 2 et la Xbox, respectivement[40]. De nombreux journalistes et observateurs attribuent ceci à la présence de Link dans le jeu en tant que personnage exclusif à la version pour GameCube.

Link devait également apparaître dans Marvel: Ultimate Alliance mais cela n’eut jamais lieu[41].

Apparitions mineures

Link fait une brève apparition dans Super Mario RPG: Legend of the Seven Stars sur Super Nintendo, où il est vu endormi dans un lit dans une auberge. Une autre référence est faite à Link dans la version japonaise du jeu de NES Final Fantasy : à Elftown il y a une tombe sur laquelle est marquée « Ci-gît Link ». Le nom indiqué sur cette tombe est devenu Erdick, personnage de Dragon Warrior, lors de la traduction en anglais. Cependant cette tombe est revenue à l’original dans la version sur Game Boy Advance. Il apparaît dans Donkey Kong Country 2: Diddy's Kong Quest sur le podium des héros de Cranky Kong, et dans Donkey Kong Country 3 où il est fait référence à la collection de coquillage de Link dans Link’s Awakening[42].

Certaines armes et items de Link sont apparus dans plusieurs jeux, tels que l’épée de légende dans Final Fantasy Tactics Advance[43] et Animal Crossing, et le sifflet pervertissant dans Super Mario Bros. 3.

Par ailleurs, dans le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur World of Warcraft, un personnage non-joueur gnome nommé Linken fait une apparition. Il est habillé de la même façon que Link et propose aux joueurs des quêtes qui, une fois complétées, permettent d’obtenir le « boomerang de Linken » et « l’épée de légende de Linken ». Le joueur reçoit également une photographie de Linken se tenant aux côtés d’une gnome ressemblant remarquablement à la princesse Zelda[44].

Dans d’autres médias

Dans la série animée Zelda, Link, doublé par Jonathan Potts, est représenté dans un ensemble de cartoons entre 1989 et 1990 dans le The Super Mario Bros. Super Show! du DCI. Basés vaguement sur le premier jeu, les cartoons représentent Link comme un adolescent impoli. Poursuivant constamment Zelda et poursuivi par la princesse des fées Spryte, il mendie des baisers de Zelda. Treize épisodes furent produits avant la suppression de The Super Mario Bros. Super Show![45]. La série complète est sortie le 18 octobre 2005[46]. Une version légèrement modifiée de ce Link apparut pendant la seconde saison de Captain N: The Game Master[47].

Une série de bandes dessinées fut créée pour le magzine Nintendo Power par le célèbre auteur Shotaro Ishimori, et plus tard rassemblée sous la forme d’une bande dessinée. L’histoire reprend des éléments de A Link to the Past. Bien que Link commence comme un malheureux garçon, il montre un grand courage et prouve lui-même qu’il est un aventurier déterminé et compétent. Il a une fée qui l’accompagne, Epheremelda, alors que ce concept n’est pas encore introduit dans les jeux vidéo. Ce conte décrit les parents de Link comme des chevaliers d’Hyrule, perdus dans le monde des ténèbres. Il inclut un personnage inédit, Roam, un descendant des Chevaliers d’Hyrule qui combattirent durant une ancienne guerre. À la fin de l’histoire, Zelda est devenue reine, et Link est à la tête de la Garde Royale et des Chevaliers d’Hyrule. Toutefois cette victoire est un peu amère, leurs devoirs respectifs les tiennent séparés l’un de l’autre, alors qu’ils furent très proches auparavant[20].

Il y a eu des mangas basés sur The Legend of Zelda, Ocarina of Time, Majora's Mask, Oracle of Ages, Oracle of Seasons, Four Swords Adventures et The Minish Cap[48].

Les références à Link sont relativement fréquentes, et on peut entrevoir un personnage lui ressemblant dans l’épisode 11 de la saison 11 de South Park, ainsi que dans la bande dessinée Spirou et Fantasio à Tokyo[49].

Link auprès du public

Lien entre le joueur et le héros

À gauche de la photo, un fan déguisé en Link.

Lors de l’élaboration du personnage de Link, le but de Miyamoto était de tout mettre en œuvre pour que les gens s’identifient à Link et aient l’opportunité d’être des héros comme le personnage. Bien qu’à la fin des jeux, Link devient particulièrement talentueux du point de vue physique et magique, il commence généralement le jeu comme un garçon ordinaire[8]. Par exemple, dans Ocarina of Time, il commence comme un orphelin, et à la fin il est le légendaire « Héros du temps »[5]. Autre particularité, bien que l’épée soit l’arme de base dans tous les Zelda, le joueur commence toujours l’aventure sans elle. Là encore on observe une volonté évidente d’accentuer l’immersion du joueur qui devra trouver par lui-même ce qui le conduira à l’aventure. Eiji Aonuma, successeur de Miyamoto dans le développement des jeux de la série The Legend of Zelda, a déclaré que le look « adolescent » de Link dans The Wind Waker poursuivait également le but d’améliorer le contact naturel des joueurs avec le héros et faciliter l’identification[50].

Par ailleurs Link n’a pratiquement pas de dialogue dans la série de jeux. L’expression faciale n’est seulement visible que lorsque la série apparaît sur Nintendo 64. La raison communément admise de cette absence de paroles est une volonté de la part de Nintendo de ne pas « entrer en contradiction avec l’interprétation du personnage par le joueur »[51].

Accueil par le public

Le personnage de Link a été globalement bien accueilli par les critiques et les fans. Aux Nintendo Power Awards de 1988 et 1989, les lecteurs l’élisent meilleur personnage[52],[53]. Il est classé par les lecteurs au premier et troisième rang du « meilleur héros » respectivement aux Nintendo Power Awards de 1993 et 1994[54],[55]. Link est également récompensé d’une étoile au Walk of Game en 2005 aux côtés de Miyamoto, le créateur du personnage[2]. Game Informer classe Link au premier rang des « héros de 2006 »[56].

Link est également apparu dans de multiples concours « batailles de personnages » de GameFAQs et c’est le seul personnage à avoir gagné plus d’une fois[57],[58],[59],[60],[61]. Dans un des « affrontements de héros » (« hero showdown ») de 2007 de IGN.com, Link est élu favori devant le héros de Final Fantasy VII, Clad Strife[62].

Notes et références

  1. (en) David Low, « Nintendo reveal sales figures », 19 décembre 2005, Australia's PAL Gaming Network
  2. a  et b (en) Past Inductees sur WalkOfGame.com
  3. (fr) Sébastien Kohn, « Miyamoto à Paris, morceaux choisis » sur Overgame, 27 février 2003
  4. Shigeru Miyamoto, sa vie, son œuvre sur Nintendo-différence, 15 juillet 2002
  5. a  et b (en) Superplay Editorial Staff, « Shigeru Miyamoto Interview » sur Miyamoto Shrine, 23 avril 2003, Superplay Magazine
  6. (en) Chris Zimmerman, « Gaming Legend Shigeru Miyamoto Speaks », 2006, Digital Trends
  7. (en) Cory Faller, « The Legends of Zelda », 19 juin 2006, N-Sider
  8. a  et b (en) Miyamoto Interview sur Miyamoto Shrine, 19 novembre 1998, Nintendo Power
  9. a  et b (en) Zelda II: The Adventure of Link instruction manual, Nintendo, 1997 
  10. Link, en allemand, signifie « gauche ».
  11. (en) Nintendo, « The Great Hyrule Encyclopedia - Boomerang », 2006, Zelda Universe
  12. (en) Hero’s clothes sur Zeldapedia
  13. (en) Nintendo Power Editorial Staff, « Miyamoto Interview », août 1998, Nintendo Power
  14. (en) Link (character) sur IMDb
  15. (fr) Famitsu, « The Wind Waker - Présentation » sur Zelda Solarus
  16. (en) Nintendo, « The Great Hyrule Encyclopedia - Link », 2006, Zelda Universe
  17. a  et b (en) Billy Berghammer, « Zelda's Twilight Prince: The Eiji Aonuma Interview », 25 mai 2005, Game Informer
  18. a , b  et c (en) Zelda A Link to the Past - Manga / Comics, 2006, Zelda Shrine
  19. (en) The Z-Files, part IV, IGN.com, 3 décembre 1997
  20. (en) IGN Staff, « E3 2004: Miyamoto and Aonuma on Zelda », 12 mai 2004, IGN.com
  21. (en) Nintendo of America, « Windwaker interview of producer Shigeru Miyamoto and director Eiji Aonuma », 2002, Nintendo
  22. (en) Nintendo (1997). The Legend of Zelda instruction manual.
  23. (en) The Legend of Zelda: The Adventure of Link, Nintendo, 1989, 3–12 p. 
  24. a  et b (en) The Legend of Zelda: Link's Awakening instruction manual, Nintendo, 1993 
  25. (en) The Legend of Zelda: Link's Awakening instruction manual, Nintendo, 1993, 41–42 p. 
  26. (fr)Bourgeon de l'arbre Mojo : « Comme tu l'as sûrement deviné, tu n'es pas un Kokiri. Tu es un Hylien ! » Extrait du jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Nintendo
  27. (fr)Bourgeon de l'arbre Mojo : « Un jour, pour échapper à ce conflit, une maman hylienne et son petit bébé entrèrent dans cette forêt interdite. Cette pauvre maman était gravement blessée. Son seul espoir était de confier son bébé à l'arbre Mojo, l'esprit gardien de la forêt. L'arbre Mojo pouvait déjà sentir le pouvoir de cet enfant dont la destinée allait affecter le monde entier. Ainsi fut-il adopté et élevé comme un Kokiri. » Extrait du jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Nintendo
  28. (fr) « Zelda : Rentre chez toi, Link. Retourne à ton époque ! Ta maison... Là est ta place... Là est ton temps... » Extrait du jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Nintendo
  29. (en)Kris, « Miyamoto Interview », 2000, GG8. Consulté le 24 septembre 2006
  30. (en) The Legend, 2002, Zelda.com
  31. (en) Nintendo Power, « The Legend of Zelda: Four Swords Adventure », 2004, Nintendo.com
  32. (en) (en) The Legend of Zelda: The Minish Cap, Nintendo, 2004, 3–4 p. 
  33. (en) Mr. Miyamoto and Mr. Aonuma Reveal the Identity of the Mystery Woman, 18 mai 2005, Nintendo of America
  34. (ja) Interview with Eiji Aonuma sur Nindori, 2006
  35. (en) Kyle Orland, « Super Spoiler Bros. Brawl: Major leaked roster update, videos & more », 29 janvier 2008, Joystiq
  36. (en) Chris Leyton, « The Miyamoto Interview », 2003, Total Video Games.com
  37. (en) The Miyamoto Interview, 16 mai 2003, Computer and Video Games
  38. (en) Graphs: Soulcalibur II Sales, 23 janvier 2004, IGN.com
  39. (en) Lost cameo, Meet Ultimate Alliance Link sur Siliconera, 6 février 2008
  40. (en) Donkey Kong Country 3 - Cameos & References (version archivée), 2006, Nintendo Database
  41. (en) Paden Brown, « Hint: Legend Of Zelda reference », 2006, gamewinners.com
  42. (fr) Page de description de Linken sur Judge Hype, 2007
  43. (en) Legend of Zelda Cartoon Series & Downloads, 2006, zeldalegacy.net
  44. (en) Matt, « Captain N, The Game Master: Joins Link & Zelda For A Little Moblin Action in Hyrule! », 26 mai 2001, X-Entertainment
  45. (en) Michael S. Drucker, « The Legend of Zelda: The Complete Animated Series », 30 septembre 2005, IGN.com
  46. (en) Zelda Comics and Manga (version archivée), 2006, Zelda Shrine
  47. (fr) Références à The Legend of Zelda sur PalaisZelda.com
  48. (fr) Nicolas Verlet, « Shigeru Miyamoto : L’interview », Gamekult
  49. (en) Why cant Link in the Zelda series talk he just squeaks?, 2006
  50. (en) « Nester Awards », dans Nintendo Power, no 6, mai-juin 1989, p. 18-21 (ISSN 1041-9551) 
  51. (en) « Nester Awards », dans Nintendo Power, no 12, mai-juin 1990, p. 26-29 (ISSN 1041-9551) 
  52. (en) « 1992 Nester Awards Results », dans Nintendo Power, no 48, mai 1993, p. 36-39 (ISSN 1041-9551) 
  53. (en) « 1992 Nester Awards Results », dans Nintendo Power, no 60, mai 1993, p. 54-57 (ISSN 1041-9551) 
  54. (en) « Top 10 Heroes of 2006 », dans Game Informer, no 165, janvier 2007, p. 54 (ISSN 1067-6392) 
  55. (en) Summer 2002: The Great GameFAQs Character Battle, GameFAQs. Consulté le 2007-12-20
  56. (en) Summer 2004: The Great GameFAQs Character Battle III, GameFAQs. Consulté le 2007-12-20
  57. (en) Summer 2005: The Great GameFAQs Character Battle IV, GameFAQs. Consulté le 2007-12-20
  58. (en) Poll of the Day #2566, GameFAQs. Consulté le 2007-12-20
  59. (en) Fall 2007: The Great GameFAQs Character Battle VI, GameFAQs. Consulté le 2007-12-20
  60. (en) Phil Pirrello, « Link Triumphs in Hero Showdown », 25 octobre 2007, IGN.com

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