Louis Aliot


Louis Aliot
Louis Aliot
Louis Aliot Perpignan2008.JPG
Louis Aliot, à Perpignan, en mars 2008

Mandats
Conseiller régional de Languedoc Roussillon
Actuellement en fonction
Depuis le 26 mars 2010
Élection 21 mars 2010
Conseiller municipal de Perpignan
16 mars 20085 juillet 2009
Élection 16 mars 2008
Secrétaire général du Front national
11 octobre 20052 mai 2010
Prédécesseur Carl Lang
Successeur Jean-François Jalkh
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
16 mars 199821 mars 2010
Élection 15 mars 1998
Réélection 28 mars 2004
Biographie
Date de naissance 4 septembre 1969 (1969-09-04) (42 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Toulouse, Haute-Garonne (France)
Nationalité Française
Parti politique Front national
Conjoint Marine Le Pen
Diplômé de Université Toulouse 1 Capitole
Profession Avocat
Religion Catholique

Louis Aliot, né le 4 septembre 1969 à Toulouse (Haute-Garonne)[1], est un homme politique français, conseiller régional de Languedoc-Roussillon et vice-président du Front national chargé du projet depuis le congrès de Tours du 16 janvier 2011. Secrétaire général de ce parti de 2005 à 2010, il est un proche collaborateur et le compagnon de Marine Le Pen[2].

Il a également été chargé d’enseignement en droit constitutionnel et droit public à l’université Toulouse 1 Capitole de 1998 à 2005[3],[4]. Il exerce depuis mai 2010 la profession d'avocat, parallèlement à ses activités politiques.

Sommaire

Origine et formation

Louis Aliot est né d’un père originaire d'Ax-les-Thermes en Ariège et d’une mère rapatriée d’Algérie du quartier de Bab El-Oued à Alger, issue d’une famille ayant basculé de la gauche vers la droite nationaliste dans une période difficile marquée par la tragédie algérienne et le rapatriement. Son père et son grand-père paternel étaient tous deux plâtriers[5]. Le père de sa mère était un Juif d'Algérie qui fut naturalisé français par le décret Crémieux de 1870[6],[7]. Lors de l'élection présidentielle de 1965, ses parents participent à la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, et en 1974 ils votent pour Jean-Marie Le Pen qui recueille alors 0,75 % des voix[6].

Il suit ses études secondaires au collège d’Ax-les-Thermes en section ski-études puis tennis-études. C’est un amateur de rugby à XV, sport qu’il a pratiqué pendant plus de dix ans. Il effectue ses études supérieures à Toulouse et obtient en 1997 un DEA de science politique puis le 18 juin 2002, un doctorat en droit public. Le jury de sa thèse était présidé par Jean Foyer, ancien ministre de la Justice du général de Gaulle, et elle portait sur l’élection du président de la Cinquième République au suffrage universel direct. Elle a fait l’objet en 2003 d’une publication aux éditions François-Xavier de Guibert. De 1998 à 2005, il est chargé d’enseignement à l’université de Toulouse I en droit constitutionnel et droit public. Le 5 mai 2010, il prête serment comme avocat au barreau de Paris.

Parcours politique

En 1986, il milite dans l'organisation étudiante de droite, l'Union nationale inter-universitaire (UNI), et participe à des réunions en faveur de Jacques Chirac[6]. Lors de la première cohabitation, écœuré par ce qu’il considère alors comme les reniements de la droite chiraquienne et le cynisme de la gauche mitterrandienne, il observe avec attention le parcours du groupe parlementaire du Front national et de son chef.[réf. souhaitée] Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1988, sa mère, qui deviendra dans les années 2000 secrétaire départemental du Front national de l'Ariège[8], l'emmène à un meeting de Jean-Marie Le Pen[6]. Louis Aliot expliquera ce qui l’a décidé à s’engager un soir de 1988 : « À Lavelanet, dans mon département, lors d’un meeting de Jean-Marie Le Pen, j’ai croisé la haine : celle de la gauche "humaniste", "tolérante" et "progressiste" qui braillait dans la rue, le poing levé en chantant L'Internationale »[réf. nécessaire].

En 1990, il adhère au Front national, et termine l'année suivante major de l'université d'été du Front national de la jeunesse (FNJ) qui rassemble alors environ deux cents militants, ce qui le conduira par la suite à être formateur au sein du FNJ[6]. Il est élu en 1998 conseiller régional de Midi-Pyrénées sur la liste de Haute-Garonne. La même année, lors de la scission mégrétiste, il adresse une lettre aux adhérents du FN de Haute-Garonne leur enjoignant de rester fidèles à Jean-Marie Le Pen[5]. Peu après, lorsque ce dernier cherche un nouveau directeur de cabinet, le directeur national du FNJ, Samuel Maréchal, lui recommande Louis Aliot[6]. Celui-ci accepte le poste en janvier 1999, mais devra le quitter en septembre 2000 afin de terminer sa thèse de doctorat de droit à Toulouse.

En mai 2001, Jean-Marie Le Pen le nomme coordinateur de la campagne présidentielle aux côtés de Bruno Gollnisch. Il sera notamment à l’origine d’un des axes fondamentaux de la campagne de 2002 : « La République référendaire », ainsi que d’un projet sur le co-développement avec l’Afrique. À partir de juin 2002, il rédige chaque semaine un billet politique dans National-Hebdo qui fait l’objet en 2005, sous forme de recueil, d’une publication intitulée Mes billets pour la France. Dans le même temps, il occupe le poste de secrétaire général de l'association Générations Le Pen, alors présidée par Marine Le Pen, et destinée à mettre en œuvre la « dédiabolisation » du parti. Après l'élection de cette dernière au Parlement européen en 2004, il devient son attaché parlementaire.

Localement, après la présidentielle de 2002, il est envoyé à Perpignan pour relancer le FN dans une fédération difficile. Il est ainsi candidat aux élections législatives dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales mais sera contraint en septembre 2003 de démissionner de son poste de secrétaire départemental pour mener la liste régionale du parti en Midi-Pyrénées à la suite de la défection de Bernard Antony. Il assure alors dans le même temps la direction des campagnes régionales et européennes en Île-de-France, partageant son temps entre la région Midi-Pyrénées et Paris. Sa liste aux régionales obtient le score de 12 % au second tour, améliorant ainsi son score du premier tour, tant en voix qu’en pourcentage. Ce score lui permet donc d'être réélu au conseil régional de Midi-Pyrénées.

En 2005, il est nommé secrétaire général du Front national, succédant à Carl Lang, ce qui est vécu comme la montée en puissance de Marine Le Pen au sein de l'appareil du parti. À ce poste stratégique, il écarte les cadres les plus radicaux[6]. Ses opposants au sein du FN parlent de « purge » et le surnomment « Loulou la purge ». Certains d'entre eux l'accusent d'être au service du « lobby sioniste »[6]. D'après le journaliste Joseph Beauregard et l'universitaire Nicolas Lebourg, Louis Aliot admet qu'entre la scission mégrétiste de 1998 et l'année 2011, les radicaux sont passés de 50 % à 5 % des cadres du FN[6].

Aux élections municipales de mars 2008, il prend la tête de la liste intitulée « Perpignan, ville libre » et obtient 12,28 % au premier tour et 10,42 % au second, faisant ainsi revenir le Front national au conseil municipal de Perpignan. Il est élu en 2010 au conseil régional de Languedoc-Roussillon.

Le 2 mai 2010, il quitte son poste de secrétaire général afin de soutenir la candidature de Marine Le Pen à la tête du parti et est remplacé par Jean-François Jalkh[9]. Lors du congrès de Tours, il arrive en tête du vote des adhérents à l'élection du comité central du Front national[5].

Idéologie

Au sein du Front national, Louis Aliot est sur une ligne républicaine, anti-communautariste et laïque. Le combat contre les communautarismes doit selon lui permettre de maintenir le lien social[6]. Il met ainsi en garde contre les dangers que constitue selon lui la tentation régionaliste. Sur le plan institutionnel, il axe ses idées autour du recours accru au référendum.

Condamnation pour diffamation

Ayant accusé un ancien membre du Front national, Christian Baeckeroot, d'avoir insulté Roger Holeindre, membre du FN, il est attaqué en justice pour diffamation et condamné à 500 euros d'amende avec sursis, à payer 500 euros à Christian Baeckeroot au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale et, solidairement avec Marine Le Pen (qui avait repris les accusations de Louis Aliot), à lui verser 1 000 euros. Louis Aliot et Marine Le Pen ont fait appel ; leur peine a été aggravée : notamment, les dommages et intérêts sont passés à 5 000 euros[10].

Synthèse des mandats et fonctions

Au Front national

  • 1990 : adhésion en Ariège ;
  • 1991 : major de l’université d’été du Front national de la jeunesse (FNJ) ;
  • 1997–1998 : délégué régional du Front national de la jeunesse en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ;
  • janvier 1999 - septembre 2000 : directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen ;
  • 1999 - 2000 : secrétaire départemental de Haute-Garonne ;
  • 2000 : première élection au comité central ;
  • avril 2001 - mai 2002 : coordinateur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen ;
  • 2002 – 2004 : secrétaire départemental des Pyrénées-Orientales ;
  • juin 2002 - mars 2010 : membre du cabinet de Jean-Marie Le Pen ;
  • avril 2003 : réélection au comité central ;
  • avril 2003 - mai 2010 : membre du bureau politique et membre de la commission d’investiture ;
  • juillet 2003 : secrétaire régional de Midi-Pyrénées ;
  • mars 2004 - mars 2010 : président du groupe Front national au conseil régional de Midi-Pyrénées ;
  • 11 octobre 2005 - 2 mai 2010 : secrétaire général ;
  • 2009 : tête de liste aux élections européennes dans la circonscription Sud-Ouest ;
  • depuis le 16 janvier 2011 : vice-président chargé du projet.
Autres 
  • Ancien secrétaire général de Générations Le Pen ;
  • Ancien secrétaire administratif du Cercle national des rapatriés (CNR).

Mandats électifs

Publications

Université

  • 2003 : L’élection du président de la Ve République au suffrage universel direct, thèse de droit public publiée aux éditions François-Xavier De Guibert ;
  • 2003 : article dans la Revue du droit public - N°1 consacré aux présidents français et à l’Europe sous la Cinquième République ;
  • 2003 : article dans la revue juridique Les Annonces de la Seine - n°24 consacré au droit de la décentralisation et plus précisément à « la régionalisation des transports ferroviaires ».

Politique

  • Mes billets pour la France, éditions Refondation nationale, 2005.

Notes et références

  1. Interview dans l'émission Les Grandes Gueules, RMC, 29 mars 2011.
  2. http://www.marianne2.fr/Quand-Paris-Match-remaquille-Marine-Le-Pen_a199294.html
  3. Biographie sur le site du Front national
  4. L'archipel contre-attaque
  5. a, b et c Denis Tugdual, « Politique : “M. Marine Le Pen” », France-Soir, 26 janvier 2011.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Joseph Beauregard, Nicolas Lebourg, « Les numéros deux du FN (4/4) : Louis Aliot, le mariniste », Le Monde Magazine, 31 juillet 2011.
  7. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine le Pen , Grasset & Fasquelle, 2011, p.323
  8. 09 - Ariège, site officiel du Front national. Consulté le 1er août 2011.
  9. Ségolène Gros de Larquier, « Front national : Course à la présidence - Le camp de Marine Le Pen s'organise », Le Point, 29 avril 2010. Consulté le 14 novembre 2010
  10. http://www.national-hebdo.net/DIFFAMATION-PEINES-AGGRAVEES-POUR

Annexe

Bibliographie

Lien externe


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Louis Aliot de Wikipédia en français (auteurs)

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