Mus Musculus


Mus Musculus

Mus musculus

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Mus (Mus) musculus
 souris commune
souris commune
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Cohorte Euarchontoglires
Ordre Rodentia
Sous-ordre Myomorpha
Famille Muridae
Sous-famille Murinae
Genre Mus
Sous-genre Mus (Mus)
Nom binominal
Mus (Mus) musculus
Linnaeus, 1758
Statut de conservation IUCN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

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La souris domestique ou souris commune (Mus musculus, parfois Mus (Mus) musculus en systématique), est un petit rongeur de la famille des muridés. On désigne aussi plus simplement cette espèce très répandue par le nom vernaculaire plus court : souris. C'est un animal généralement assez craintif qui vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d'où son appellation « domestique » (mot dérivé du latin domus, la maison) comme pour la mouche domestique. La souris blanche est une race de souris domestique largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisé c'est un animal qui est apprécié également comme animal de compagnie.

Sommaire

Liste des sous-espèces

Selon Mammal Species of the World :

  • Mus (Mus) musculus musculus Linnaeus, 1758 - Souris des champs (Europe du Nord et de l'Est et tout le Nord de l'Asie).
  • Mus (Mus) musculus bactrianus Blyth, 1846
  • Mus (Mus) musculus castaneus Waterhouse, 1843 (pas Rutty, 1772 nomen nudum)- Souris domestique thaïlandaise (Asie du Sud-Est).
  • Mus (Mus) musculus domesticus Schwarz & Schwarz, 1943 - Souris des greniers (Europe de l'Ouest, du Sud, Proche-Orient et Afrique).
  • Mus (Mus) musculus gentilulus Thomas, 1919

Ces sous-espèces peuvent se croiser on connait l'hybridation naturelle entre Mus musculus domesticus et Mus musculus castaneus en Californie. Presses scientifiques CNRC (Annie Orth, Theophilus Adama, Waheedud Din et François Bonhomme).

Description de l'espèce

  • Poids adulte : de 20 à 50 g pour les plus grosses femelles
  • Taille adulte : 7,5 à 10 cm
  • Espérance de vie : 2 à 3 ans
  • Période d'activité : nocturne

Les petits s'appellent des souriceaux.

Morphologie

Le dimorphisme sexuel est peu apparent.

Le corps de la souris, couvert de poils, est séparé en trois parties :

  • la tête porte la bouche et les organes sensoriels pairs (olfactifs, visuels, auditifs) ;
  • le tronc auquel se rattachent deux paires de membres ;
  • la queue, située au-delà de l'anus.

Tête

Crâne de souris
  • Séparée du tronc par un cou bien marqué.
  • Les narines externes s'ouvrent à la face ventrale du museau.
  • La bouche ventrale limitée par 2 lèvres.
  • Les yeux munis de paupières.
  • Les pinnas des oreilles.
  • Les vibrisses organes tactiles.

Tronc

Représentation d'une souris dans quatre positions par Jacques de Gheyn (1565-1629).

Porte latéralement les deux paires de membres, ventralement les mamelles et les orifices urinaire, génital et anal.

Les membres sont composés de trois segments

La main possède quatre doigts bien développés, terminés par des griffes, le pouce étant atrophié. On peut observer trois callosités interdigitalles et deux callosités basales.

Le pied possède cinq doigts, bien développés et terminés par des griffes. Aux points d'appui se sont développées des callosités dont la disposition est spécifique.

Les mamelles

La souris possède cinq paires de mamelles :

  • trois axillo-pectales ou pectorales ;
  • deux inguinales ou pelviennes.

Les orificices urinaire, génital et anal

Chez la femelle : l'urètre s'ouvre en avant du vagin au sommet d'une papille urinaire. Le vagin s'ouvre au niveau de la vulve. L'anus est séparé de la vulve par un court périnée.

Chez le mâle : les orifices urinaire et génital sont confondus à l'extrémité du pénis, normalement cachés dans un repli cutané, le prépuce. Les testicules normalement intra-abdominaux peuvent descendre chacun dans un diverticule de la cavité abdominale recouvert d'un sac cutané, le scrotum.

L'anus est localisé à la base de la queue.

Queue

Souris.

Mesurant 5 à 10 cm, elle est aussi longue que le tronc et la tête.

Elle est recouverte d'écailles cornées épidermiques disposées en anneaux entre lesquelles s'insèrent quelques poils très courts.

Reproduction

Portée de souriceaux.
  • Période de reproduction : toute l'année.
  • Maturité sexuelle : cinq à six semaines (M 45 jours, F 40 à 45 jours).
  • Âge de mise à la reproduction: 8 semaines.
  • Nombre de portées par an : 5 à 15.
  • Durée de gestation : 18 à 21 jours.
  • Nombre de petits par portée : entre 5 et 12 petits, maximum 18.
  • Âge de sevrage: 4 semaines.
  • Les petits : espèce nidicole, ils naissent glabres et aveugles, ils se nourrissent du lait de leur mère pendant environ 2-3 semaines.

La souris peut entamer une nouvelle gestation toutes les six semaines.

Comportement à l'état sauvage

Souris sauvage grignotant une plante.
Chat poursuivant une souris

La souris commune vit, à l'état naturel, dans les champs ou à proximité des habitations humaines. Son régime alimentaire est omnivore à tendance granivore. Elle consomme moins de 5 grammes de nourriture par jour.

Prédateurs

Les prédateurs de la souris sont les petits mammifères carnivores comme les chats, les belettes, les renards, etc. mais aussi des serpents, des oiseaux comme les rapaces diurnes et surtout nocturnes, les grues ou hérons et bien d'autres carnivores encore. La souris est prolifique, mais a beaucoup de prédateurs ; c'est une proie petite, mais assez facile à attaquer pour ces derniers.

L'homme, qui la considère souvent comme un animal nuisible détruisant les cultures et propageant des maladies via leurs parasites et leurs fèces, est aussi un prédateur redoutable pour la souris. Pour la faire disparaître des habitations, il héberge des animaux comme le chat ou bien utilise des pièges et des poisons chimiques. La domestication du chat aurait eu comme première motivation la lutte contre les souris et les rats.

L'espérance de vie d'une souris est de deux ans en l'absence de prédateurs, mais seulement de cinq mois à l'état sauvage. Sa grande capacité d'adaptation et son aptitude à cohabiter avec les humains en ont cependant fait l'un des mammifères les plus répandus sur Terre, avec le rat.

Parasites

Elle peut être infectée par de nombreux endoparasites et par quelques ectoparasites dont certaines espèces de tiques et des puces. Mus musculus pourrait même peut-être constituer l'hôte originel de la puce (Leptopsylla segnis) [1]. Les parasites jouent un rôle dans la régulation de ses populations, la souris pouvant aussi être une espèce-réservoir pour certains pathogènes.

Impact écologique

La souris commune et l'homme

Souris capturée dans un piège.

Dans l'histoire

Utilisation en laboratoire

La souris commune a été et continue à être beaucoup utilisée comme organisme modèle en biologie, que ce soit en génétique, en embryologie, en oncologie, en pharmacologie ou en toxicologie.

La souris a en effet plusieurs avantages tel qu'un cycle de vie court, un élevage facile à faible coût , une faible taille, le fait que cela soit un mammifère avec un génome proche de celui de l'homme, le nombre important d'études déjà réalisées sur elle ou encore une natalité importante.

La souris « nude » a un système immunitaire déficient, ce qui permet aux tumeurs humaines de pousser sur ces souris quand elles sont greffées. L'avantage de ce modèle est que les tumeurs sont très pures (non contaminées par des cellules normales) et que de nombreux traitements, parfaitement standardisés peuvent être essayés.

En génétique, les généticiens ont créé de très nombreuses lignées de souris transgéniques, qui sont un outil très précieux pour leurs recherches. Une structure américaine, le Jackson Laboratory, possède toutes les lignées de souris transgéniques existantes.

En toxicologie, des indicateurs, comme la DL50 qui est un indicateur de la toxicité aigüe, sont souvent déterminés sur la souris.

Conditions d'élevage en laboratoire

Cage individuelle ventilée pour souris de laboratoire

Souris transgénique

Articles détaillés : Souris knock-out et Animal transgénique.

Il s'agit d'une souris dont le patrimoine génétique de ses cellules a été modifié artificiellement.

La méthode la plus simple est d'injecter le segment d'ADN comportant le gène à étudier directement dans le noyau de l'œuf fécondé. En cas de succès de l'opération, le gène est incorporé en un ou plusieurs exemplaires de façon aléatoire.

Une méthode plus sophistiquée permet de modifier directement un gène, aboutissant à une souris KO (« Knock-out » avec inactivation d'un gène) ou KI (« Knock-in ») avec insertion d'un gène actif :

  • Le gène à insérer est mis en place dans un vecteur (plasmide ou virus, entouré de séquences ADN identiques à celui de la cellule normale à la position où on désire l'introduire. Ce gène est couplé avec un gène de sélection (résistance à un antibiotique ou production d'une protéine fluorescente par exemple) qui permettra de prouver la bonne intégration du premier dans le génome.
  • On fait pénétrer le vecteur porteur du gène dans une cellule embryonnaire.
  • On sélectionne alors les cellules ayant intégré le gène grâce à la propriété du gène de sélection. Ces cellules sont alors multipliées en culture et sont injectées dans un blastocèle de souris (cavité d'un embryon). Le tout est réimplanté dans l'utérus.
  • Des souriceaux mosaïque sont alors obtenus : une partie de ses cellules ont un patrimoine génétique normal et une autre partie un patrimoine modifié avec inclusion du gène étudié.
  • Le croisement répété de ces souris mosaïque aboutit dans un certain nombre de cas à des souris homozygotes dont toutes les cellules contiennent le gène modifié.

Aliment pour carnivores

Boa des sables (Charina trivirgata) avalant une souris blanche.

La souris blanche, qui se reproduit facilement et abondamment en captivité, est une source de protéines appréciée par les éleveurs de petits animaux carnivores. Par exemple pour nourrir les serpents[2].

Les souriceaux sont proposées à différents âges[2]:

  • Pinkie ou rosées : ce sont des souriceaux de quelques jours, tous roses.
  • Fuzzie ou blanchons : souriceaux de 1 ou 2 semaines, avec un pelage visible et les oreilles encore peu développées.
  • Hopper ou Sauteuses : souris de 3 semaines (l'âge du sevrage). Bien développées, elles sont capables de sauter.
  • Souris adulte : souris de taille adulte, soit environ 30 à 40 g.

Animal de compagnie

La souris d'élevage est un petit animal vif et curieux, facile à se procurer et à apprivoiser.

Races et coloris disponibles

Habitat et hygiène

L'habitat: On préconise en général 600 cm²/souris, soit une cage de 30x20 cm pour une souris, ce qui est minuscule (format d'une feuille A4) !!! On conseillera donc de laisser ces véritables cages "de tortures" (la souris s'ennuie, sans congénère et sans accessoires !) de côté, ou, à la rigueur, pour le transport. Une cage de, au minimum, 60x30x40 est confortable pour 2, voire 3 souris. Les mâles préférant en général rester seuls, on choisira alors une cage de 45x30x30, assez spacieuse pour une souris seule. Les accessoires indispensables sont : un biberon pour l'eau (qui sera, rappelons-le changée tous les jours !), une gamelle en céramique, plastique ou métal (pour être facilement lavable), une roue (en plastique, pas de roue en métal avec les rayons qui peuvent coincer la queue de la souris, et d'un diamètre d'environ 14 ou 15 cm)(on peut en placer plusieurs si le nombre d'habitants à moustache est supérieur à 1 et que la cage est assez grande !), des tunnels en plastique (vendus dans les animaleries), en carton (rouleau de papier toilette) ou on peut même créer un réseau de "galeries" avec des tuyaux de plomberie (en vente dans les magasins spécialisés ou magasins vendant des accessoires pour piscine !), une petite maison (en bois, céramique, verre : mieux vaut éviter le plastique qui entraîne de la condensation !) et une poignée de matériaux pour se faire un nid confortable, composée de foin (pas poussérieux !), mouchoirs blancs ou papier toilette, des feuilles séchées de noisetiers...(il faut à tout prix éviter le "coton pour hamster" qui n'est pas bon pour les souris !).

L'hygiène: La souris a une urine qui peut avoir une odeur très forte. Une cage et une litière adaptées (litière végétale non toxique comme du lin, du chanvre/chambiose ou des rafles de maïs) d'une couche d'environ 2 cm. Une ventilation suffisante (pas d'aquarium dont la hauteur des parois est supérieure à la largeur...), une densité de population raisonnable (au minimum 600 cm² par souris) et des nettoyages fréquents (au minimum 1 fois/semaine !) préviennent d'éventuels problèmes d'odeur dus à la formation d'ammoniaque par dégradation des urines. La souris ne dort généralement pas la nuit, il est donc conseillé de ne pas laisser de cages dans les pièces de repos, au risque d'insomnies.

Alimentation

Souris sauvage en train de grignoter du maïs.

Plutôt omnivore, tendance à l’obésité, préférer des aliments simples comme des granulés complets ou des bouchons, légumes, fruits (frais ou secs) et puis le fromage... (avec modération) Dans le commerce, on trouve des mélanges adaptés aux besoins des souris ; ils sont composés de différents mélanges de graines, de foin et de cendre brute. Les aliments que l'on peut leur apporter en supplément aux aliments trouvés dans le commerce sont : pain dur, viandes blanches pour un apport en protéines auxquelles il convient de préférer un apport de graines riches comme celles de tournesol ou encore de petits insectes vivants comme des larves de ténébrions (vers de farines) et des légumes (à donner avec modération car sinon cela pourrait être source de diarrhée) qui sont à retirer le plus vite possible car la souris aura tendance à en mettre une partie en réserve dans un coin de sa cage : si elle venait à manger un légume alors qu'il est en décomposition, cela pourrait entrainer des dérangements intestinaux sévères. Les agrumes et la laitue sont à proscrire ainsi que tous les produits contenant des alcaloïdes, de la théobromine ou une acidité en excès [réf. souhaitée].

Il faut veiller à ce que l'alimentation des souris ne soit pas trop riche en graisses (par exemple il est préférable de ne pas leur donner de cacahuètes, de fromage, ni trop de graines de tournesol)[réf. souhaitée].

Comportement et reproduction

Souris d'élevage de couleurs variées.

Deux souris sans distinction de sexe cohabiteront sans aucun problème tant qu'elles sont issues de la même portée. Par contre, si l'on intègre une nouvelle condisciple à une souris déjà installée, il faut prendre de grandes précautions comme pour la plupart des rongeurs sociaux.

Notes et références

  1. Beaucournu J.C., Kock D. Et Menier K. ; La souris Mus musculus L., 1758 est-elle l'hôte primitif de la puce Leptopsylla segnis (Schönherr, 1811) (Insecta Siphonaptera) ? Biogeographica, 1997, 73, 1-12.
  2. a  et b Nourriture des serpents

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