Nîmes


Nîmes
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43° 50′ 16″ N 4° 21′ 39″ E / 43.8377777778, 4.36083333333

Nîmes
Image illustrative de l'article Nîmes
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard (préfecture)
Arrondissement Nîmes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de six cantons
+ Canton de La Vistrenque
Code commune 30189
Code postal 30000 et 30900
Maire
Mandat en cours
Jean-Paul Fournier
2001-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Site web www.nimes.fr
Démographie
Population 140 267 hab. (2008[1])
Densité 869 hab./km²
Aire urbaine 246 300 hab. (2008)
Gentilé Nîmoise, Nîmois
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 16″ Nord
       4° 21′ 39″ Est
/ 43.8377777778, 4.36083333333
Altitudes mini. 21 m — maxi. 215 m
Superficie 161,5 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Nîmes (Nimes en occitan provençal) est une ville du sud-est de la France, préfecture du département du Gard qui fait partie de la région administrative du Languedoc-Roussillon.

Située entre la mer Méditerranée et les montagnes des Cévennes, sur l'axe très fréquenté Avignon/Arles/MarseilleMontpellier/Perpignan, peuplée de plus de 140 000 habitants, la ville de Nîmes voit en période estivale sa population s'accroître, composée de touristes venus visiter ses monuments et participer à ses férias et festivals.

La fondation de Nîmes remonte à l'Antiquité. De la période romaine, Nîmes conserve de remarquables monuments tels que les Arènes, la maison Carrée ou encore la tour Magne. Ce riche passé antique lui vaut le surnom de « Rome française ». Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, fief protestant historique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité. Ses antiques racines et la pluralité des cultures ont inspiré l'écrivain Christian Liger, né à Nîmes, qui a écrit de la ville qu'elle est « posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines ». Son patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation de son architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.

Ses habitants sont appelés Nîmois, Nîmoises[2]. Son nom dérive du celtique Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze.

Sommaire

Géographie

Situation géographique

Paysage de garrigue

Préfecture du département du Gard, la ville de Nîmes se trouve dans l’étroite plaine du bas Languedoc qui s’étire du Rhône à l’Aude. Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l’est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, la métropole de Marseille n’est qu’à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 65 kilomètres d’Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhodanien. Au nord-ouest Alès n'est qu'a 40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de 50 kilomètres la sépare de Montpellier ; 84 kilomètres de Sète. Barcelone est distante de 380 km.

Ses coordonnées géographiques sont les suivantes : 43°49′59″N 4°21′00″E / 43.83306, 4.35 (Voir les plans et vues par satellite de Nîmes).

Assise au pied de collines formant des plateaux couverts de garrigue, l'altitude maximale sur celles au nord de la ville atteint 215 mètres (116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres en zone urbaine). Depuis sa position dominante sur la large vallée du Vistre et la plateau de la Costière, notamment au niveau de la fameuse tour Magne, Nîmes embrasse le paysage sur un rayon de plus de 100 kilomètres.

En direction du midi, s’étalent tout d’abord la vallée fertile de la Vistrenque où coule le Vistre, ce petit cours d’eau qui descend des collines de Cabrières, puis le bas plateau des Costières : deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un riche espace agricole grâce aux vignobles réputés où l'irrigation a permis de développer aussi vergers et maraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au-delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l’eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de la Petite Camargue qui s’achève par les salines. Le paysage s’ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de la mer Méditerranée où s’est développé l'ensemble touristique comprenant les villes d'Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi et de Port-Camargue.

Vers le Nord, en direction d’Alès (ville distante seulement de 45 kilomètres de la cité nîmoise) s’étagent successivement les paysages arides et calcaires des garrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque, dominée par le mont Bouquet (631 m), où le Gard serpente et parfois perd ses eaux avant de croiser le pont qui porte son nom, prestigieux monument romain (pont du Gard). Au pied de la ville d’Alès, la chaîne montagneuse des Cévennes dresse ses premiers contreforts. La barrière du mont Lozère est parfaitement visible tout comme le mont Aigoual au nord-ouest.

Au levant, le mont Ventoux du haut de ses 1 912 mètres découpe la ligne d'horizon de sa masse imposante précédé au sud des montagnes de Luberon, des Alpilles, et, par temps clair, la montagne Sainte Victoire au loin. Au-delà du Rhône, qui trace les limites entre les départements du Gard et de Vaucluse et des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ville côtoie les cités d’Avignon (40 km au nord-est) et d’Arles (27 km au sud-est).

À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche en terre héraultaise, précédée de la Vaunage, sur la silhouette pittoresque du pic Saint Loup qui culmine du haut de ses 658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord de Montpellier. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avant Lunel, notamment au niveau de Sommières, le Vidourle (petit cours d’eau dont la longueur ne dépasse pas 100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appelées Vidourlade) chevauche la limite entre les départements du Gard et de l’Hérault.

Les communes de Milhaud (continuité urbaine à l'ouest), La Calmette, La Rouvière, Gajan, Parignargues, Caveirac, Générac, Saint-Gilles, Caissargues (continuité urbaine au sud), Bouillargues, Rodilhan, Marguerittes (continuité urbaine à l'est) et Poulx sont limitrophes à la commune de Nîmes. Du sud-ouest au nord-est, la ville s'étend sur plus de 10 km pour 2 à 3 km de largeur.

Nîmes est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard, elle en est la ville centre. Elle est également l'une des 41 communes du Pays Garrigues Costières par la communauté d'agglomération de Nîmes Métropole.

Climat

La cité gardoise bénéficie d'un climat très doux. Cependant, la ville reste soumise à l'influence du Mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres à l'heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent froid tend à relativiser les hivers doux.

L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale. Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures.

Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs (Les sept collines de Nîmes – qui topographiquement n'en constituent que trois – ont pour toponyme : Puech du Teil, Montaury, mont Cavalier au sommet duquel trône la tour Magne, Canteduc, La Croix de Fer-Mont Duplan, mont Margarot). Cette situation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations (les plus dramatiques furent celles du 3 octobre 1988, déversant, en moyenne, 250 à plus de 420 mm en 6 heures sur les hauteurs de la ville et entraînant la mort de 10 personnes)[3].

La neige au sol reste un phénomène relativement marginal, apportant en général moins de 10 cm. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir se succéder plusieurs hivers de suite sans sa présence. La dernière chute d'importance s'est produite au cours du 8 mars 2010 avec pas moins de 23 cm à la station météo de Nîmes-Courbessac et plus de 30-40 cm sur les hauteurs des garrigues[réf. souhaitée][4].

Données et comparaisons climatologiques

Le tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives[5]:

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nîmes 2 669 h/an 762 mm/an 3 j/an 24 j/an 11 j/an
Toulon 2 899 h / an 665 mm / an 1 j / an 23 j / an 3 j / an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Besançon 1 872 h/an 1 108 mm/an 29 j/an 28 j/an 22 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Températures et précipitations

Données climatiques à Nîmes
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 3,4 5,1 7,8 11,2 14,9 17,7 17,2 14,7 10,8 5,9 3,0 9,5
Température moyenne (°C) 6,3 7,7 9,9 12,8 16,6 20,5 23,7 23,0 20,0 15,4 10,0 6,9 14,4
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,9 14,7 17,8 21,9 26,2 29,8 28,9 25,3 20,0 14,0 10,7 19,3
Ensoleillement (h) 143,5 147,4 203,1 227,6 267,8 310,2 353,8 315,3 236,6 186,8 143,9 133 2 669
Précipitations (mm) 67,7 70,7 55,9 59,2 60,9 38,6 25,3 51,6 66,8 131,9 69,2 64,1 762
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Nîmes de 1961 à 1990[6].


Transports et infrastructures de communication

Déjà à l'époque romaine, Nemausus[7] était une étape sur la Via Domitia, cette ancienne voie de communication qui reliait l'Est de la Provincia romana, (la Provence d'aujourd'hui), à la Septimanie, devenue ensuite (pour la plus grande partie) le Languedoc. Aujourd’hui la ville tire profit pour son développement des excellentes infrastructures de communications, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent le sud de la France.

Voies routières et autoroutières

L’autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc, elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ; au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l’ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l’Espagne, ou Toulouse et Bordeaux.

La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l’Italie sont établies par l'autoroute A54.

Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les sites touristiques des Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques de Vaucluse sont accessibles par route N 86, mais on regrettera l'absence d'une liaison autoroutière avec la cité des papes (section de 20 km sur route classique très encombrée entre Remoulins et Les Angles- Villeneuve les Avignon). De Nîmes, vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.

Transport ferroviaire

Gare de Nîmes – Croisement d'un TGV et d'un TER (AGC) aux couleurs de la Région Languedoc-Roussillon.

Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un nœud stratégique depuis 1845 (première gare ouverte aux voyageurs en 1839). La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la Ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la gare de Nîmes à environ 1 heure de Marseille-Saint-Charles, 1 heure 20 de Lyon-Part-Dieu, 2 heures 50 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille.

Le prolongement de la ligne LGV vers l'Espagne, prévu à l'horizon des années 2020, facilitera les relations avec la ville de Barcelone, la capitale de la Catalogne. Cependant, Nîmes n’est pas assurée de disposer d'une gare TGV. Dans les années 1990, sous l'impulsion de Jean Bousquet, l’hypothèse d’une gare proche de l’aéroport de Garons avait été étudiée avec le prolongement sur 7 km des allées Jean Jaurès (« axe Foster ») qui aboutissait à une future gare TGV avec vue panoramique sur Nîmes. Mais ce projet a été abandonné.

Le réseau ferroviaire classique, par la ligne de Tarascon à Narbonne assure les liaisons par trains TER ou Téoz de, ou vers, Avignon, Lyon, Marseille, Montpellier, Perpignan ou Bordeaux. En direction du nord, la ligne des Cévennes[8] à fort intérêt touristique, met en relation Nîmes et Paris via Alès et Clermont-Ferrand[9]. Vers les plages du littoral, la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi assure, avec du matériel TER la desserte des stations touristiques d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, son terminus.

Transport aérien

L'aéroport Nîmes Alès Camargue Cévennes assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Garons et Saint-Gilles, il possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands et Bruxelles-Charleroi. La gestion de l'aéroport a été confiée en janvier 2007 à Véolia Transport pour une durée de cinq ans. Sa fréquentation a enregistré une hausse de 75 000 passagers entre les années 2004 et 2005, passant ainsi de 135 000 à 210 000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport Montpellier Méditerranée (éloigné seulement de 50 kilomètres) semble nuire au développement naturel de ces deux infrastructures aéroportuaires qui auraient dû trouver un compromis de fusion depuis fort longtemps. Par ailleurs, Nîmes dispose encore, à l’est de la ville de son premier et ancien aérodrome de tourisme et loisirs de Nîmes-Courbessac, doté d’une piste non revêtue.

Transports en commun

Les transports urbains sont assurés par les Transports de l'Agglomération Nîmoise. Le terme Go emprunté à langue anglaise a été ajouté pour symboliser le mouvement, le déplacement, voire le dynamisme.

À partir de 2012, une ligne de bus en site propre de l'A54 jusqu'aux Arènes ainsi que des navettes autour du centre historique devraient desservir les principaux sites touristiques : les Arènes et l'Esplanade – la Maison Carrée – la Porte d'Auguste. Les travaux autour de la vieille ville ont été suspendus par le tribunal administratif en mars 2011 pour vice de forme, notamment au niveau de l'impact environnemental et des nuisances en centre-ville, à la suite en particulier de la coupe d'arbres protégés qui ceinturent les boulevards de l'écusson médiéval. Par la suite, une ligne de tramway ouest-est, dont la fréquentation est estimée à plus de 50 000 passagers par jour, est envisagée (cette dernière remplacerait la deuxième ligne de bus en site propre prévue) ainsi qu'une nouvelle ligne de bus en site propre.

Urbanisme

Les tours du quartier Pissevin (ZUP Sud), Grands ensembles de logements construits dans les années 1960
Nîmes – Un quartier rénové

La ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée par de larges boulevards (sur l'emplacement des anciens remparts médiévaux), très agréablement ombragés par des doubles alignements d'arbres séculaires (micocouliers et platanes).

L'espace s’est néanmoins urbanisé d’une façon dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s’est moins développé au nord, en s’adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu’il s’étalait plus facilement vers l’ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est (la ville en elle même s'étend sur prés de 10 km de longueur pour une largeur n'excédant pas 2 à 3 km).

L’Écusson médiéval, secteur protégé par le PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur), dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle de trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIe et le XIXe siècle, hôtel de ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, tous remis récemment en valeur et constituent un ensemble architectural fort intéressant.

Au nord-ouest de l'Écusson, la Maison Carrée, monument romain deux fois millénaire côtoie le Carré d'art, œuvre de verre de Norman Foster qui abrite le musée d'Art contemporain.

La pointe méridionale de l'Écusson s’ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéâtre romain ou arènes au centre d’une grande esplanade rénovée, ornée en son centre de la monumentale fontaine Pradier et prolongée jusqu’à la gare ferroviaire par la monumentale avenue Feuchères. Dans ces quartiers du XIXe siècle, se localisent le Palais de Justice de style néoclassique, l’église Sainte-Perpétue et sa haute flèche, l'hôtel de la Préfecture, l'hôtel Silhol qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé au sud par la façade particulièrement monumentale de la gare Talabot-Feuchères (1844) qui lui fait face. Ce secteur fait l'objet d'aménagements dans le cadre du projet « Arènes-Esplanade-Feuchères ». L'achèvement de ce projet (2012) concernera les aménagements de l'avenue Feuchères de façon à réunir les trois espaces distincts Arènes-Esplanade-Feuchères et comprendra, à terme, l'aménagement de la rue de la République. La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de 2 km, dont la plupart des grandes arcades sont bouchées, traverse en son centre la ville d'est en ouest.

Le Colisée
Ensemble de bureaux et logements dû au Japonais Kisho Kurokawa – (1991).

En se développant vers l'ouest, la ville a ouvert de larges et longues artères. L'avenue ou les « allées » Jean-Jaurès, la plus longue (1,8 km pour environ 60 mètres de large), orientée nord-sud, s'étire au sud, des immeubles du Forum-Camargue jusqu'aux grilles des Jardins de la Fontaine au nord avec en ligne de mire la tour Magne.

Certaines rues et quartiers du centre-ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les séquelles des périodes économiques difficiles. Sous différents mandats, la ville a réhabilité et continue à transformer des secteurs urbains, dont dernièrement la place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint-Césaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le square Antonin. Ce devrait être maintenant le tour des places Saint-Baudile, Saint-Charles et son quartier, Questel et Saint-Paul qui bordent les boulevards qui ceinturent « l'écusson médiéval ».

Dans l'important projet Hoche-Sernam qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston Doumergue, la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants.

À l'est, ce sont les zones du Chemin Bas d'Avignon, et à l'ouest sur les collines de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie. L'agglomération Nîmes-Métropole doit lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'optique d'y faciliter une dynamisation économique.

Pour faire face à la poussée démographique, la ville autorise ou lance de nombreuses opérations immobilières, résidences ou zones d'aménagement concerté (ZAC), et accepte même l'ajout d'un étage aux immeubles dans certains quartiers même en centre ville.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Nîmes.

La Colonia Nemausa

Les Arènes en habit de lumière

L’origine de la ville se perd dans une certaine obscurité. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes. Étymologiquement Nemausus[10] pourrait trouver son origine dans le mot celtique nem[11], qui signifie lieu consacré et que l'on retrouve dans nemeto(n), enclos sacré, temple, suivi du suffixe gaulois -ausu[12]. Strabon et Pline rapportent qu’une peuplade celte se serait établie dans cette région et aurait fondé l’antique capitale des Volques Arécomiques, qui devint maîtresse de vingt-quatre bourgs considérables. Durant l'âge du fer (VIIIe ‑ IIe siècle avant J.-C.), Nîmes constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne[13].

La victoire remportée sur les Arvernes par Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus, en 121 av. J.-C., décida du sort de la ville ; l’inquiétude que lui causaient ses voisins turbulents l'engagea à s'offrir d'elle-même aux Romains et à se mettre sous leur protection sans pour autant lui permettre d’échapper aux dévastations causées par l’irruption des Cimbres et des Teutons. La colonie fondée par Octave Auguste sous la direction de Marcus Vipsanius Agrippa ne fut définitivement organisée qu’en l’an 27 av. J.-C.. La ville est dotée de nombreux monuments et d’une enceinte de 6 km de long, enfermant la troisième superficie urbaine des Gaules (provinces de Germanie inclues), 220 ha[14].

Vers la fin du IIIe siècle le christianisme ouvrit ses premières pages en 287 à Nîmes (saint Baudile). Au début du Ve siècle (407-408) une invasion des Vandales avec Crocus à leur tête, attirés en Italie par Stilicon, apporta son lot dévastations dans la colonie qui vit disparaître, entre autres, la basilique élevée en l’honneur de Plotine.

La période médiévale

En 472, aux Vandales succédèrent les Wisigoths, aux Wisigoths, en 720 succédèrent les Sarrasins, nouveaux vainqueurs dont on dit qu’ils firent peu de ruines dans la ville. En 738, ce fut le tour des Francs de Charles Martel qui brûlèrent et rasèrent largement la cité. Ce fut certainement pendant ces temps obscurs que l’amphithéâtre fut converti en citadelle.

Reprise par les Sarrasins, la ville, en association avec plusieurs villes voisines, réussit en 752 à prendre son indépendance et en profita pour s’ériger en république. Elle mit à sa tête un seigneur goth du nom d’Ansemond qui se plaça sous la protection de Pépin le Bref. Ce dernier donna en 758 le gouvernement de Nîmes au comte Radulfe.

En 892, le comté de Nîmes passa dans la maison des comtes de Toulouse[15], puis aux Trencavels[16], vicomtes d'Albi, qui restèrent néanmoins soumis à la suzeraineté des comtes de Toulouse, avant de revenir en 1181 sous l’autorité directe des comtes de Toulouse. En 925 elle eut à subir de nouvelles désolations : les Normands et les Hongrois la traversèrent et en emportèrent quelques lambeaux.

Au XIIe siècle la ville avait déjà perdu son unité matérielle et formait[17], avec l’amphithéâtre romain devenu forteresse (le castrum arenarum, occupé par la noblesse qui en avait la garde sous le titre de Chevaliers des arènes) et le reste de la cité occupée par la population, deux quartiers indépendants[18]. En 1378, le consulat sortait presque tout entier des rangs de la bourgeoisie. Les arènes, dépeuplées de chevaliers, avaient forcément abandonné aux bourgeois une partie de leurs privilèges municipaux. En 1390, la population entière des arènes avait disparu, et avec elle son consulat.

En 1226, les Nîmois, à l’approche de Louis VIII en croisade contre les Albigeois, se soumirent volontairement. Le roi en profita pour réunir la ville à la couronne. Le traité fut passé le 12 avril 1229.

La fin du XIVe siècle voit une ville qui, si elle est délivrée du danger des Anglais et des routiers, n’en est pas moins épuisée par les tailles et les pestes. Elle eut à disputer le peu de substance qui lui restait à l’avidité fiscale d’abord du duc d’Anjou, puis du duc de Berry, frère du duc d’Anjou nommé gouverneur du Languedoc. La résistance que la ville opposa à la rapacité du duc donna naissance en 1382 à une jacquerie locale que l'on nomma « Tuchinat ».

L'histoire de Nîmes pendant la première moitié du XVe siècle s'inscrit comme une triste continuation de celle du XIVe siècle, sans compter les calamités climatiques qui dévastèrent la ville. La peste qui trouvait une proie facile sur une population déjà malade, faible et mal nourrie y sévit trois fois en dix ans (1448-1455-1459).

Guerres de religions

Le Grand Temple

Au XVIe siècle la situation de la ville s’améliora insensiblement. En 1533 elle fit un accueil magnifique au roi François Ier et mérita l’établissement de son université. Très vite, Nîmes devint un foyer des plus actifs du calvinisme et les désaccords entre catholiques et protestants furent courants, se partageant le pouvoir soit de manière consensuelle, soit de manière forcée et violente. Le 29 septembre 1567, jour de la Saint-Michel, a lieu la Michelade par laquelle des protestants assassinent près de 90 clercs catholiques.

Si l’édit de Nantes apporta une relative tranquillité, sa révocation en octobre 1685 fut suivie de nouvelles persécutions à l'encontre des protestants, ainsi que de nouvelles restrictions. Les réformés ne pouvaient éduquer leurs enfants dans la religion calviniste, leurs inhumations étaient interdites dans les cimetières, leurs cultes encadrés et limités, et ils se voyaient refuser toute fonction publique. C'est logiquement qu'en 1702, suite à l'assassinat de l'abbé du Chayla (un opposant des réformés), commença la guerre des Cévennes (par la suite dénommée la Guerre des Camisards) où de simples paysans et artisans protestants, excédés par l'intolérance subis par eux et leurs coreligionnaires, parvenaient à tenir tête aux Dragons du roi. Le Gard dans son ensemble fut touché par ce conflit et Nîmes vit se reproduire, le 1er avril 1703, des tueries comme celui du massacre du moulin de l’Agau où les troupes catholiques du maréchal de Montrevel engagèrent des répressions contre des protestants.

La première moitié du XVIIIe siècle ne voyait pas encore l'avènement d'une véritable tolérance. Celle-ci fut véritablement acquise en 1789 avec la Révolution française et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, dont l'un des auteurs, Rabaut-Saint-Étienne, est un pasteur nîmois. Cependant, la Révolution provoqua de derniers affrontements. Catholiques, proches des royalistes, et protestants, proches des idées révolutionnaires, se livrèrent, du 13 au 16 juin 1790, à des combats meurtriers désignés sous le nom de « bagarre de Nîmes ».

Essor économique

Dans le domaine économique, c'est à la Renaissance, puis aux XVIIIe et XIXe siècles que Nîmes connaît un essor impressionnant, lorsque de grandes manufactures de tissus se développent.

Dès 1552, le conseil municipal installe un grand marché de la viande, et subventionne l'installation d'une usine de douilles, puis en 1557 il fait venir à Nîmes des soyeux italiens qui vont développer l'industrie de la soie, au moment où Olivier de Serres et le jardinier François Traucat, développent la culture du ver à soie. La ville finance un an plus tard la création d'une manufacture de soie par Pierre Dupont [19].

Plus tard, les premiers jeans furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, qui a donné son nom au Denim, d'abord conçue pour les voiles de caravelles, les marins génois, les bergers cévenols, et ensuite pour les colons de l'ouest américain, chercheurs d'or et « cow-boys ».

Nîmes, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dès les années 1830-1840. Mais la concurrence lyonnaise est rude durant la deuxième moitié du XIXe siècle et la bourgeoisie nîmoise réinvestit les capitaux du textile dans la banque ou la vini-viticulture. La culture de la vigne est facilitée par la construction du Canal du Midi (dès le XVIIe) et surtout sa liaison avec le Rhône, par Sète (XIXe). Le transport du vin est aussi grandement favorisé par l'apparition du chemin de fer à Nîmes dès 1839. On notera cependant le coup rude porté aux activités vinicoles par la terrible crise liée au phylloxéra à partir de 1872

Héraldique

Le logo de Nîmes
Médaille du Docte collège des Consuls de Nîmes en 2006

L'emblème de la ville d'aujourd'hui s'inspire de l'iconographie de l'As, monnaie frappée à Nîmes dans les débuts de notre ère, au revers de laquelle figure un crocodile enchaîné à un palmier qui symbolise la soumission de l'Égypte à Rome et où sont frappés les mots : COL NEM. Ces mots ayant la signification de colonia Nemausus, ou Nemausum, ou Nemausensis, ou encore colonie nîmoise.

Le logo actuel de la ville, conçu en 1985 par Philippe Starck a gardé la symbolique romaine, tout en modernisant le trait de manière plus lisible.

Pendant le Moyen Âge, la ville dut perdre entièrement le souvenir de ce symbole, car le sceau de la ville, scellant un acte de 1226 qui était propre à la communauté de Nîmes représentait les quatre consuls de la ville, debout en habits civils[20]. Le blason de Nîmes, vers la même époque, était, dit-on, de gueules plein, armes qui appartenaient à la maison des vicomtes de Narbonne.

Les armes successives de la ville de Nîmes
Au Moyen Âge En 1516 Au XVIe siècle, les consuls de cette vieille cité voulurent orner ce Champ de Gueules vide d'emblème qui composait le blason du Moyen Âge en y plaçant un « Taureau d'Or passant », pour rappeler sans doute l'attachement de la ville à la culture taurine. Ce souhait fut exaucé par François Ier en avril 1516.
Les armes actuelles de la ville de Nîmes
La découverte en 1517 de la médaille portant au revers un crocodile attaché à une palme motiva une nouvelle requête des consuls auprès de François Ier. En 1535 le roi concéda ces nouvelles armoiries à la ville de Nîmes.
Elles se blasonnent ainsi :
« De gueules au palmier de sinople posé sur une terrasse du même. Au crocodile passant et contourné, aussi de sinople, attaché avec une chaîne d'or au tronc du palmier. À la couronne florale d'or, liée d'un ruban du même, accrochée à une palme, en chef de l'écu à dextre. À l'inscription d'or en lettres latines COL à la dextre du tronc et NEM à senestre. »
Depuis 1535
« Un simple champ de gueules » « De gueules, à un taureau d'or passant à dextre » Blason  de Nîmes

Démographie

En termes de population, Nîmes est la deuxième ville de la région Languedoc-Roussillon.

La ville qui fut, au cours du XXe siècle, un centre de l'immigration espagnole, italienne, portugaise et maghrébine est devenue la vingtième ville de France par sa population intra-muros [21].

En 2007, l'unité urbaine de Nîmes compte 175 990 habitants[22]. D'après les prévisions, la population de celle-ci pourrait atteindre 300 000 habitants dans les années 2030.

En 2008, elle est au centre d'une aire urbaine de 246 300 habitants, ce qui en fait la troisième aire urbaine de la région après celles de Montpellier et Perpignan. C'est la quarantième aire urbaine de France[23].

La communauté d'agglomération Nîmes Métropole qui comprend 27 communes depuis 2009 totalise 230 000 habitants selon son site officiel.

Évolution de la population

Évolution démographique
(Source : Cassini[24] et INSEE[25])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
40 000 39 594 41 195 37 908 41 266   44 697   53 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
  57 129   62 394   63 552   71 623  
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
80 605   80 437 82 774   89 213 93 758 91 667 89 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
99 802 123 292 127 933 124 220 128 471 133 424 144 092 143 468 140 267

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Le tableau ci-dessus met en évidence la variation de l'accélération récente après une longue stagnation du rythme d'accroissement de la population entre les recensements des années 1990 et 1999 et ceux de 1999 à 2008. Entre les années 1990 et 1999 la population s'est accrue de 5 000 habitants alors qu'entre les années 1999 et 2008 la progression a été de l'ordre de 7 000 habitants. En pourcentage, l'accroissement qui était d'environ 3,8 % sur neuf ans entre 1990 et 1999, pour un taux moyen annuel de 0,4 %, a atteint les 5,1 % sur les neuf années comprises entre 1999 et 2008, soit un taux moyen annuel positif d'environ 0,5 %. Cette relative accélération s'explique non seulement par le solde naturel, mais aussi par la forte attractivité de tout l'est de la région Languedoc-Roussillon (Nîmes se situant dans le triangle Montpellier-Avignon-Marseille) qui enregistre les plus forts taux migratoires et par l'attractivité propre de la ville dopée par l'arrivée du TGV en 2001. La création et l'indépendance de l'université des lettres et sciences humaines (université de Nîmes), déplacée, pour partie, prochainement, dans les locaux de l'ancien hôpital Hoche-Gaston Doumergue, constitue également un atout supplémentaire à moyen et long terme (8 000 étudiants inscrits en 2007-2008). La baisse de population (près de 4 000 habitants) entre 2006 et 2008 est due à un affinement de la part de l'INSEE.

Graphe de l'évolution démographique entre 1921 et 2008

Finances de la ville et fiscalité

Nîmes est l'une des villes les plus endettées de France :

  • 1998 : 270 M
  • 2011 : 210 M

La ville affiche un taux d'endettement deux fois supérieur à la moyenne des autres villes françaises.

L'accroissement de la dette correspond à l'ère des « grands travaux » de Bousquet. À la fin de son mandat en 1995, avec une dette de 2,4 milliards de francs, Nîmes se classait parmi les dix villes françaises les plus endettées et a failli être mise sous tutelle préfectorale.

Cette situation pèse sur la fiscalité locale : Nîmes se classe dans le palmarès des villes où les taxes foncières et d'habitation sont les plus élevées.

Il faut toutefois souligner que l'action menée depuis 10 ans a permis de réduire de près de 30 % cette dette, sans augmenter la part communale de l'imposition locale. Ainsi, la dette a atteint, fin 2010, 210 millions d'euros.

Administration

Les maires de Nîmes de 1790 à nos jours

Liste des maires successifs depuis 1790
Période Identité Étiquette Qualité
2001 réélu en 2008 Jean-Paul Fournier UMP SénateurJe triche pour avoir la bonne largeur
1995 2001 Alain Clary PCF Député (1997-2002), Conseiller général depuis 2004
1983 1995 Jean Bousquet UDF Député
1965 1983 Émile Jourdan PCF Député (1973-1986), Conseiller général (1967-1973)
1947 1965 Edgar Tailhades SFIO Sénateur
1945 1947 Léon Vergnoles PCF Sénateur, Conseiller général

Organisation politique

Conseil municipal de Nîmes (2008-2014)

Groupe Président Effectif Statut
UMP et apparentés Richard Tiberino 31 majorité
Nouveau Centre Thierry Procida 12 majorité
PS et PRG Bernard Casaurang 5 opposition
PCF Alain Clary 4 opposition
Les socialistes pour l'union Alain Fabre-Pujol 3 opposition

Divisions administratives

Les cantons

Nîmes est divisée en sept cantons.

Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune.

Les sept cantons de Nîmes
Canton de Nîmes-1

32 947 habitants
Conseiller général
Marie-Chantal Barbusse (UMP)
Canton de Nîmes-2

29 961 habitants
Conseiller général
Thierry Procida (NC)
Canton de Nîmes-3

26 460 habitants
Conseiller général
Christian Bastid (PCF)
Canton de Nîmes-4

17 867 habitants
Conseiller général
Laurent Burgoa (UMP)
Les cantons de Nîmes (découpage)
Canton de Nîmes-5

15 387 habitants
Conseiller général
Catherine Jehanno (UMP)
Canton de Nîmes-6

21 004 habitants
Conseiller général
Bernard Auzon-Cape (DVG)
Canton de La Vistrenque
(7e canton de Nîmes)
22 005 habitants au total (dont Nîmes : 466 habitants)
Conseiller général
Joëlle Murré (UMP)

Les circonscriptions

Nîmes est divisée en deux circonscriptions législatives :

Nîmes Métropole

La communauté d'agglomération Nîmoise, Nîmes Métropole, compte vingt-sept communes depuis 2009 :

Justice

Nîmes est le siège de la Cour d'Appel du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Lozère.

Nîmes est également le siège du tribunal administratif du Gard, du Vaucluse et de la Lozère, récemment installé dans les locaux de l'ancien hôtel Silhol qui fut ensuite l'ancien commissariat central.

Économie

Après avoir traversé des années de sérieuses difficultés, textiles, chaussures, la ville semble avoir retrouvé depuis 2000 le chemin de l’essor et du dynamisme économique grâce, entre autres, au dynamisme de Montpellier et d'Avignon. L’environnement nîmois devenu relativement attractif est un gage de succès pour les entreprises qui s’installent dans les zones d’activité créées et leurs capacités d’accueil sont dépassées. Ces résultats encourageants ne doivent pas faire oublier que la résorption du chômage demandera de persévérer dans les efforts.

Les chiffres communiqués par l’INSEE l’attestent. Ils fournissent pour 2006 l’indice d’un taux de chômage qui reste préoccupant puisque voisin de 14 % et supérieur au taux de chômage qui affecte le département du Gard et le territoire national. Les données particulières(1999) concernant les zones urbaines sensibles de Valdegour et Pissevin[26] sont encore plus préoccupantes et méritent une attention particulière. Dans ces îlots de précarité, sur une population de 16 030 habitants représentant une population active de 5 665, 2 502 chômeurs ont été recensés, soit 44, 2 % de cette population ; et sur les jeunes de 15 – 24 ans de ces quartiers le taux s’élève à 54,7 %.

Malgré un accroissement marqué de sa population de plus de 7 000 personnes entre les années 2000 et 2005, le taux de sa population active n’atteint que les 42,5 % environ, soit en valeur absolue environ 67 000 actifs à comparer au taux de 45,5 % de la moyenne nationale. La comparaison des données concernant le taux d'activité des travailleurs dont l’âge se situe entre 20 et 59 ans se fait encore en défaveur de la cité nîmoise ; il n’atteint que les 78 % alors que la moyenne nationale s'élève à 82,5 % et sa population de retraités est supérieure d'un demi point à celle de la moyenne nationale qui n'est qu'à 18,5 %.

Concernant les revenus[27], celui moyen par ménage est d'environ 16 500 €/an quand il est d'environ 21 000 € au niveau national. Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) s'élève à 20 995 personnes, soit 14 % de la population totale, contre 4 % au niveau régional et 2 % au niveau national)[28].

La population active nîmoise se compose pour 36,4 % d’employés, pour 22,4 % de professions dites intermédiaires, pour 21,6 % d’ouvriers, pour 12,5 % de cadres et autres professions intellectuelles, pour 6,6 % d’artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les actifs des professions du secteur agricole ne comptent que pour 0,5 % de la population active.

Le parc scientifique et technique Georges-Besse

Pour maintenir le rythme du nouvel essor économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération « Nîmes Métropole », et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, dont la ville est le siège, cherche à valoriser ses atouts. Les efforts déployés pour améliorer la situation économique portent en particulier sur l’extension des zones d’activités économiques. La zone d’activité de Grézan avec ses 90 entreprises[29] procure quelque 1720 emplois principalement dans la logistique. La zone du parc scientifique et technique Georges-Besse spécialisée dans les hautes technologies et les nouvelles technologies de l’information (NTIC), compte 70 entreprises[29] et apporte environ 320 emplois. La zone franche urbaine (ZFU) de Pissevin-Valdegour avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises a prospéré de façon assez significative. Son attractivité a favorisé, mais sans doute pas dans de suffisantes proportions, l’emploi dans les quartiers classés en zones urbaines sensibles (ZUS) qui reste encore à un niveau trop élevé. Toutes ces zones ont fait l’objet d’extensions et les nombreuses demandes d'installations venant d'entreprises souhaitant s'y installer créent une situation encourageante.

Enseignement

Nîmes devient enfin une vraie ville universitaire autour des sites de Vauban, des Carmes et du futur site « Hoche-Gaston Doumergue » (université de Nîmes), où 10 000 à 12 000 étudiants sont prévus d'ici 2015.

Derrière la fidélisation des jeunes à Nîmes, l'objectif avoué était d'y obtenir la création d'une véritable université de plein exercice. Ce qui a été obtenu en 2006, pour la rentrée universitaire 2007.

Enseignement supérieur (liste non exhaustive)

L'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, suite à une forte volonté politique (de toutes tendances) et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes n'est cependant que d'environ 6 000 étudiants, dont près de 4 000 à l'université de Nîmes. Nîmes a, par ailleurs, la particularité de posséder un centre hospitalier universitaire (Carémeau) autonome et indépendant alors que l'UFR de médecine n'est qu'une antenne de celle de Montpellier.

L'antenne de l'UFR Médecine à Nîmes
Le site des Carmes, pôle « Sciences »
Le collège Feuchères

Enseignement supérieur public

  • L'Université de Nîmes, située sur 3 pôles :
    • Site Vauban (Arts, Droit, Économie, Lettres, Sciences Sociales, Psychologie)
    • Site des Carmes (Sciences)
    • Parc scientifique et technique Georges-Besse (avec la CCI de Nîmes)
  • UFR de Médecine de Montpellier, site de Nîmes (université Montpellier 1)
  • Institut universitaire de technologie (Génie Civil, GEII, SGM, GMP, GEA) (IUT) (Université Montpellier 2)
  • École d'infirmières (CHU de Nîmes)
  • École de sages-femmes (université Montpellier 1)
  • Institut universitaire formation des maîtres (IUFM)
  • Classes Préparatoires Scientifiques, Littéraires, Économiques (Lycée Alphonse Daudet, Institut Emmanuel d'Alzon) et Technologiques (Lycée Dhuoda)
  • École de Notariat
  • École des Beaux-Arts
  • École des mines d'Alès, Institut EERIE
  • Conservatoire de musique [Conservatoire à Rayonnement Départemental]
  • École nationale de Police
  • École des employés territoriaux
  • BTS (dans la plupart des lycées publics de la ville)
  • Centre national des arts et métiers (CNAM Nîmes)

Enseignement supérieur privé

  • Airways Formation – École de formation de Pilote de ligne
  • Institut Vatel
  • IFC Nîmes (Baccalauréat professionnel, BTS, Bachelors, Bac +3 DCG, Bac +5 DSCG)
  • Rise Nîmes (baccalauréat professionnel, BTS et formations supérieures)
  • IFAG Nîmes (École supérieure de commerce)
  • IFSI Croix rouge
  • BTS (Lycée Saint Vincent de Paul pour le secteur du tourisme)
  • Lycée de la CCI de Nîmes (Plusieurs sections de BTS)
  • Management industrielle QSE
  • IPESUD
  • Pigier (formation initiale/formation en alternance)
  • Soforma (BTS)
  • Maison des Compagnons
  • École de l'ADN
  • Formatic Santé
  • Lycée St-Stanislas, composé d'un enseignement primaire, secondaire et d'une classe préparatoire.

Enseignement primaire et secondaire

L'école René Char

Le département du Gard compte 564 écoles publiques : 200 écoles maternelles, 182 écoles primaires (regroupant à la fois des classes maternelles et élémentaires) et 182 écoles élémentaires (ayant des classes pouvant aller du CP au CM2).

Les quelque 44 écoles maternelles que compte la ville de Nîmes, dont 14 situées en ZEP, accueillent et scolarisent de l'ordre de 4 000 à 5 000 enfants chaque année. Le cycle élémentaire, écoles primaires et élémentaires, accueille chaque année entre 7 000 et 7 500 enfants dans une quarantaine d’écoles, dont une dizaine situées en ZEP.

Sur les 49 collèges publics du département du Gard, la ville de Nîmes comporte les 12 collèges suivants : Antoine Bigot, Capouchiné, Condorcet, Diderot, Feuchères, Jean Rostand, Mont Duplan, Les Oliviers, Révolution, Romain Rolland, Jules Vallès et Jules Verne.

Les lycées publics sont au nombre de 5 : Alphonse-Daudet, Philippe-Lamour et Albert-Camus (ex-Montaury), établissements d'enseignement général et technologique, Ernest-Hemingway (ex-Camargue), établissement d'enseignement polyvalent et le lycée Dhuoda, établissement d'enseignement technologique. Les lycées professionnels publics au nombre de 4 : Jules-Raimu, Gaston-Darboux, Frédéric-Mistral, et le lycée Voltaire à vocation hôtelière (ex-L'Étincelle), auxquels il faut ajouter le lycée agricole Marie-Durand à Rodilhan (formations générales et dans le domaine de l'agriculture, de l'environnement et de l'aménagement paysager), et 5 lycées et collèges privés : Institut Emmanuel-d'Alzon, St-Stanislas, St-Vincent-de-Paul, St-Jean-Baptiste de La Salle et le lycée privé de la CCI de Nîmes.

Patrimoine monumental et culture

Nîmes est classée ville d'art et d'histoire.

Connue sous le nom de Colonia Nemausa à l'époque romaine, Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur romaine et des largesses de l'empereur Auguste : comme les « Maison Carrée » et amphithéâtre pour citer les plus célèbres mais aussi portes, temples, tours et remparts ; sans oublier, à proximité, l'aqueduc et le pont du Gard – inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco – construit au premier siècle de l'ère chrétienne qui conduisait les eaux de la Fontaine d'Eure près d'Uzès au castellum (château d'eau) situé rue de la Lampèze. La ville possède également des édifices religieux, hôtels particuliers, places et musées prestigieux.

Monuments majeurs

Monuments romains

La Maison Carrée
La tour Magne
Le temple de Diane
La porte d'Auguste
Le Castellum divisorium
L'amphithéâtre romain : « Les Arènes »
Construit à la fin du premier siècle après J-C, l’amphithéâtre de Nîmes,assurément l'un des mieux conservés au monde, mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs. Aujourd’hui, les arènes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le cœur des ferias de Nîmes, où des corridas réunissent des milliers de spectateurs venus du monde entier. Un vaste programme de sauvegarde et de restauration de la totalité du monument se met en place tant pour l'ensemble des façades extérieurs (120 arches en tout reparties sur deux niveaux) que le lourd et trés problématique traitement de l'étanchéité interne. Programme qui devrait durer de longues années étant donnée l'importance de l'édifice.
Une légende affirme qu'un tunnel relierait les arènes de Nîmes à celles d'Arles25 km). Ce tunnel traverserait ainsi le Rhône. En réalité, de nombreux tunnels existent sous les arènes, correspondant à un système très perfectionné d'égouts romains.
La Maison Carrée
Construite entre l'an 4 et 5 ap. J.-C., ce temple romain, exceptionnel et inégalé par son état de conservation incroyable, dominait le forum de la ville antique. Dédié à Caius et Lucius César, petits-fils et fils adoptifs de l’empereur Auguste, la Maison Carrée est le seul temple du monde antique entièrement conservé (si l'on excepte le temple d'Auguste et de Livie à Vienne en Isère d'un niveau légèrement inférieur[réf. nécessaire]) et dont les façades viennent d'être entièrement restaurées. La Maison Carrée est entourée d'une colonnade, élevée sur un podium et marquée dans son architecture classique par une influence grecque. Elle appartenait autrefois à un important ensemble immobilier : le Forum romain.
La tour Magne (Années 16-15 av. J.-C.)
Il s'agit du plus imposant vestige de la très longue enceinte romaine de Nîmes. La tour Magne domine les jardins de la Fontaine sur le mont Cavalier. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine augustéenne se composait de trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle s’élève à 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. Par beau temps, elle constitue un point de vue permettant d’apercevoir le mont Ventoux, les Alpilles, les Cévennes, le mont Aigoual, le pic Saint-Loup et la plaine du Vistre, sans oublier la garrigue avoisinante.
Le temple de Diane
Ce monument date du IIe ap. J.C. Il se dresse dans la partie basse des Jardins de la Fontaine à proximité de la source. Il était encore entier au milieu du XVIe siècle, transformé en église. Les frères en furent chassés au moment des guerres de religions et le bâtiment servit alors d'entrepôt à bois et foins. Mais, rapidement, un différend apparaît entre deux personnages quant à l'attribution de la propriété du lieu qui est alors malheureusement incendié. C'est ainsi que sa voûte s'effondre. Le mur sud sera démoli, la façade principale dépouillée de son ordonnancement de colonnes et frontons étagés. Il constitue néanmoins le seul monument conservé (en partie) en élévation de l'ensemble du sanctuaire romain dédié au culte impérial et aux loisirs autour de la source sacrée. Sa fonction originelle exacte reste encore partiellement inconnue même si l'on penche de plus en plus vers un édifice à vocation culturelle, de type bibliothèque. D'une manière générale, ce monument a été assez peu étudié.
La Porte d'Auguste (Années 16 -15 av. J.-C.)
Dite également « porte d'Arles », la porte d'Auguste est une des portes principales de l'époque romaine de la ville. Elle s'ouvrait sur la Voie Domitienne et faisait partie des remparts. D'après certains érudits, une borne milliaire y fixait le point de départ de la Via Domitia de Nîmes à Beaucaire. Elle fut redécouverte au moment de la démolition du château royal durant la période révolutionnaire et échappa de peu aux coups de pioches. Elle était flanquée à l'origine de deux puissantes tours.
La Porte de France (Années 16 -15 av. J.-C.)
Autrefois porte d'Espagne, elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans. Durant l'Antiquité, elle était, elle aussi, flanquée de deux tours semi-circulaires. Visible de loin, elle signalait la présence de la Cité et du sanctuaire impérial située au pied de la colline autour de la Source.
Le Castellum divisorium (Ier siècle)
Situé rue de la Lampèze, dans le quartier du boulevard Gambetta, au pied de l'ancien « fort Vauban » de 1687, devenu université, ce bassin de distribution d’eau arrivant d’Uzès via le pont du Gard est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains. Il est le seul du monde antique à avoir conservé l'intégralité de son socle percé de bouches. De ce bassin circulaire de 5,50 mètres de diamètre et de 1,40 mètre de profondeur, taillé dans le roc, partaient des canalisations en plomb qui acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique[30].

Monuments religieux

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor
Église Sainte-Perpétue-et-Félicité
Temple de l'Oratoire
La basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor
Cet édifice roman du XIIe siècle flanqué d'une tour massive d'environ 40 mètres, a subi les assauts des guerres de religion. Seules la tour nord et les six premières scènes de la frise sculptée sur le large fronton de la façade appartiennent à l'édifice d'origine. L'église a été reconstruite à deux reprises au XVIIe siècle. L'intérieur a été entièrement remanié à la fin du XIXe siècle par l'architecte diocésain Henri Antoine Révoil qui restaura également, entre autres, l'amphithéâtre romain ou encore la cathédrale de Montpellier. On remarquera cependant la chapelle du Rosaire, très bel exemple d'architecture religieuse baroque du XVIIe, un sarcophage paléochrétien intégré dans l'autel d'une chapelle latérale et, bien sûr, la frise du grand fronton de la façade extérieure, chef-d'œuvre de sculpture de l'art roman, en partie restaurée au XVIIe, inspirée elle aussi des représentations antiques. Elle est élevée au rang de basilique depuis 1882. La hauteur des voûtes de la nef atteint 20 mètres. Henri Antoine Révoil ne fut cependant pas autorisé à remanier la façade en style néo-roman.
L'église Saint-Paul
Église de style néo-roman, exceptionnelle par la qualité de sa réalisation par l'architecte Charles-Auguste Questel (1835-1849), classée d'ailleurs MH dès le début du XXe siècle. Possède un puissant clocher s'élevant à 62 mètres à la croisée du transept de la nef formant une coupole sur trompes. La façade Est, à 3 porches, s'inspire des portails de Saint-Trophime d'Arles et de ceux de l'ancienne abbatiale de Saint-Gilles. Abîmée par le temps, elle nécessiterait une campagne de restauration. Le clocher, quant à lui, à deux étages d'arcades, reprend le modèle de Saint Honorat des Alyscamps d'Arles tout en y ayant adjoint une haute flèche. Admirer également le chevet avec son abside semi-circulaire encadrée par deux absidioles dont l'ensemble forme, avec les toitures, jusqu'au clocher, une élévation à multiples décrochements particulièrement réussie. On notera enfin que Saint-Paul de Nîmes est le premier projet d'église néo-romane présenté en France au XIXe siècle et qu'il s'agit d'un édifice majeur de ce siècle tant décrié qui devait être « à la hauteur » architecturale entre les fleurons que constituent la Maison Carrée et l'amphithéâtre romain. La hauteur des voûtes de la nef centrale atteint 18 mètres.
L'église Sainte-Perpétue-et-Félicité
Édifice représentatif du mouvement éclectique, à tendance néogothique, style de rigueur sous le Second Empire. Cette église fut édifiée entre 1854 et 1865 sur les plans de l'architecte Léon Feuchère et sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins. La hauteur des voûtes intérieures sur croisées d'ogives est de 20 mètres et l'intérieur de l'édifice, pouvant contenir 1 200 personnes, mesure 45 mètres de long par 20 mètres de large. Remarquer l'étonnante présence d'arcs outrepassés sur les bas côtés. La disposition générale de sa façade occidentale ainsi que son haut clocher ne sont pas sans rappeler l'architecture de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes construite 15 ans plus tard. L'église renferme une très belle pietà en marbre du XVIIe siècle.
Nota : Sainte Perpétue et Sainte Félicité sont deux martyres suppliciées dans l’arène en 203 à Carthage. Nîmes est la seule ville de France qui possède une église où sont honorées les deux saintes. On ne sait pas vraiment par quel cheminement le culte de ces martyres nord-africaines est arrivé jusqu’à Nîmes. Son clocher, le plus haut de la ville, s'élance à 70 mètres au-dessus de l'Esplanade au niveau de la grande croix en fer. Cette façade et son clocher mériteraient, cependant, une sérieuse restauration (pierres éclatées ou rongées et purges successives afin d'éviter les chutes de pierres). Elle était encadrée à l'origine par le palace du Luxembourg au nord et la façade de la manutention militaire au sud qui permettaient de la mettre en valeur. Aujourd'hui, deux immeubles modernes trop hauts gâchent quelque peu cette harmonie primitive.
L'église Saint-Baudile
Il s'agit là d'une pâle imitation des cathédrales gothiques du nord de la France, aux décors extérieurs assez plats et froids (c'est un peu « l'antithèse » de l'église Saint-Paul). Elle fut réalisée entre 1867 et 1877 en pierre de Beaucaire et possède deux clochers surmontés de hautes flèches. L'église Saint-Baudile fut construite sur les plans de l'architecte bordelais Mondet, au détriment du très intéressant projet romano-byzantin avec coupole d'Henri-Jacques Espérandieu. L'intérieur est bien mieux réussi, avec mosaïques des fonts baptismaux et ensemble très riche de vitraux de belle qualité exécutés par les ateliers Édouard Didron. Elle est la plus spacieuse église de Nîmes. Longueur de la nef : 65 m ; largeur au transept: 30 m ; hauteur sous voûtes, 20 mètres, hauteur des flèches : une soixantaine de mètres. Les visiteurs pensent d'ailleurs souvent qu'ils sont devant la cathédrale car il s'agit de la plus vaste église de Nîmes. Comme pour l'église Sainte-Perpétue, le monument nécessiterait une importante campagne de restauration.
Nota : pour plus d'informations sur Saint Baudile, voir l'article concerné.
L'église Saint-Charles (XVIIIe et XIXe siècles)
Sa façade sévère donne sur le boulevard Gambetta et est surmontée d'un vaste fronton triangulaire de style néoclassique, avec pilastres et sculpture d'une coquille Saint-Jacques au-dessus de la fenêtre. On notera que cet édifice est bien peu mis en valeur. Il vient cependant d'être inscrit sur la liste MH. La hauteur des voûtes de la nef s'élève à 19 mètres. Le clocher carré, terminé aujourd'hui par une simple terrasse, a malheureusement perdu son couronnement d'origine.
La chapelle Sainte-Eugénie
Il s'agit de la plus ancienne église de Nîmes, romane à l'origine. Sa façade (beaucoup plus haute que l'église elle-même) est un trompe-l'œil de style néo-roman réalisé par des maîtres cimentiers marseillais spécialistes en la matière à la fin du XIXe siècle. L'intérieur présente un plan très irrégulier et conserve une partie de ses voûtes gothiques refaites au XVIIe siècle, nombreux tombeaux médiévaux à même le sol, étonnant et monumental retable en bois et maître-autel de style néogothique.
La chapelle Saint-Joseph
Cette petite église est classée aux MH et située rue Jean-Reboul, à proximité de la porte de France. Discret mais intéressant édifice du XVIIe siècle. À l'intérieur se trouve un retable et plusieurs peintures de la même époque. Ancienne chapelle conventuelle, elle faillit être démolie en même temps que son couvent à la fin des années 1970.
L'ancienne chapelle du collège des Jésuites (XVIIe siècle)
Datant du XVIIe siècle et classée au titre des monuments historiques son architecture se distingue par l'emprunt de nombreux éléments de décoration aux monuments romains de la ville. Elle possède une vaste coupole centrale d'où pénètre la lumière, des balcons en fer finement ouvragés et sa toiture est ponctuée d'originaux clochetons cylindriques surmontés de petits dômes. Elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires et des manifestations culturelles au sein de l'ancien collège des Jésuites transformé depuis 1886 en musée archéologique et des sciences naturelles. Le maître autel et son retable du XVIIe sont invisibles au public, stockés depuis fort longtemps dans les réserves du musée des Beaux-Arts.
Le Grand Temple.
Le Grand temple
Ancienne église des Dominicains dès la fin XVIIIe siècle, elle fut affectée au culte protestant sous la Révolution. Très élégante façade baroque en partie remaniée au XIXe siècle par l'ajout d'une grande Bible sculptée.
Le Petit temple
Ancienne église d'un couvent du XVIIIe siècle ; on notera à l'intérieur un remarquable buffet d'orgue très travaillé, du milieu du XVIIIe siècle.
Le temple de l'Oratoire
Édifié dans un style néo-roman de 1866 à 1877, il se situe près de la porte de France, non loin du quartier de la Placette. Il possède la particularité d'avoir une charpente apparente en fonte de fer ouvragée typique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est le temple de Nîmes possédant la plus grande capacité d'accueil (forme intérieur quasi en hémicycle). À l'arrière de ce bâtiment est installé le conseil régional Cévennes-Languedoc-Roussillon de l'Église Réformée de France depuis l'arrivée du Président de région (ERF-CLR) Christian Bouzy.
L'église de Saint-Césaire, hameau à l'ouest de Nîmes, ancienne église romane.
L'église de Courbessac, hameau à l'est de Nîmes, église de la seconde moitié du XIXe siècle.

Monuments civils

Maison romane de Nîmes.
Maison romane
La maison romane de Nîmes, édifiée au XIIe siècle, présente une remarquable décoration sculptée composée de frises, de colonnettes surmontées de têtes de monstre, de têtes de bélier ou de visages humains et de cupules ornées d'un visage, de feuilles d'acanthe ou de fleurs.
Tour de l'horloge
Réédifiée à l'emplacement de l’ancien beffroi de l'hôtel de ville en 1752, cette tour de 30 mètres de haut est surmontée d'un campanile en fer forgé très ouvragé formant une sorte de couronne et abritant une cloche de 1757.
Hôtel de ville
Construit à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, son escalier d'honneur abrite 4 crocodiles naturalisés des XVIe au XVIIIe siècles provenant de l'ancienne et réputée foire de Beaucaire. À noter le Mandarin égrenant les heures sur la place de l'hôtel de ville, au sein de l'ancien hôtel Méjean.
Préfecture
Ce « grand château » monumental typique de l'architecture éclectique (1855) sous le Second Empire donne alors sur la nouvelle et prestigieuse avenue Feuchères ; tour de l'horloge sur la façade centrale à portiques et colonnades, avant corps à frontons inspirés de l'antiquité, toitures mansardées couvertes d'ardoises, tours d'angle donnant sur le parc surmontées de grandes toitures pointues à pans coupés, couvertes, là aussi, d'ardoises (de l'architecte Léon Feuchère). Remarquer le décor du grand escalier d'honneur reprenant la composition d'Hubert Robert sur les monuments antiques de Nîmes, les salons, chambres et la galerie du 1er étage. Les décors du rez-de-chaussée n'ont jamais été achevés.
Palais de justice
Imposant monument néoclassique édifié à de 1836 à 1846 par l'architecte Gaston Bourdon. Il possède une puissante colonnade donnant sur l'esplanade, largement inspirée par la Maison Carrée et tout récemment restaurée.
Ancien hôpital Ruffi
Situé rue de la République, réédifié par Durand dans les années 1820-30 dans le style néoclassique monumental avec frontons triangulaires et arcades qui n'est pas sans rappeler quelque peu le premier palais de justice édifié par le même architecte. Il abrite la CCI de Nîmes depuis 1937 ; belles peintures Art déco régionalistes dans la salle d’honneur et cheminée Renaissance provenant du château de Montcalm.
Ancien hospice d’humanité
Situé route d'Uzès, près des casernes, il fut édifié à partir de 1863 et inauguré le 1er novembre 1874. Il a perdu sa grande coupole à quatre pans et son lanternon abritant une cloche qui surmontait sa chapelle et ses toitures d'origine donnant au centre de la façade principale du bâtiment. Des constructions lui ont été adjointes des années 1920 à 1930 pour servir de nouvel hôpital à Nîmes (ancien hôpital Gaston Doumergue) lors de son déménagement définitif de l'ancien hôpital Ruffi de la rue de la République en 1937. Il va subir de graves dommages lors du bombardement allié du 27 mai 1944 (55 victimes) qui visait les casernes militaires voisines. Il est à son tour désaffecté progressivement après les terribles inondations du 3 octobre 1988 au profit du grand et moderne hôpital Carémeau au milieu des années 1990 sur les hauteurs ouest de la ville. Le site, abandonné depuis 10 ans, devrait faire l’objet d’une vaste campagne de réhabilitation en vue d’accueillir le nouveau campus universitaire de Nîmes (seuls les bâtiments XIXe avec leurs gracieuses cours à portiques seront conservés). Remarquer, côté route d'Uzès, l’ancienne grille d’entrée en fer forgé richement travaillée encadrée de deux petits pavillons.
Façade de l'ancien théâtre de la Renaissance.
Ancien théâtre de la Renaissance puis de la Scala
Situé à l'emplacement de l'ancienne église des Carmes, près de l'actuelle église Saint-Baudile, cet édifice fut construit durant la seconde moitié du XIXe siècle (1877). Il brûle à deux reprises, en 1885 et 1893. Du théâtre original, seule la façade nous est parvenue. Son affectation en temps que théâtre est de courte durée puisque dès le début du XXe siècle le magasin Paris-Nîmes y prend ses quartiers puis ce seront les Dames de France jusque dans les années 1980. Un faubourg des antiquaires s'y installe durant une courte période puis le bâtiment est affecté au Rakan, association d'artistes. De style éclectique, très en vogue durant la seconde moitié du XIXe siècle, le façade n'est pas sans rappeler l'architecture d'autres monuments dédiés au théâtre et à l'opéra, comme l'Opéra Comédie de Montpellier ou même le Palais Garnier, de Paris de manière bien plus modeste. L'édifice abrite aujourd'hui l'Université des sciences et techniques des Carmes.
Lycée Alphonse Daudet
D'abord hôpital, sa façade néoclassique donnant sur le boulevard Victor Hugo, édifiée au tout début du XIXe siècle avec arcades au rez-de-chaussée, possède, dans sa partie supérieure, une frise à l'antique sur le thème de la médecine entre autres. L'intérieur, dont l'aménagement fut un temps envisagé pour accueillir le palais des arts et de la culture de la ville, est richement décoré. Mais le bâtiment est finalement affecté au lycée de garçons en 1883 après que ce dernier avait quitté ses locaux du cloître des Jésuites en 1886. Face aux arènes, se dresse une originale rotonde d'angle (tour de l'horloge vers 1885) surmontée d'une coupole dont les pilastres évoquent les différentes civilisations antiques. Cette tour possède un cadran d'horloge inscrit dans un arc monumental dans lequel s'inscrivent les 12 signes du zodiaque (état très dégradé). Il est soutenu par deux grandes colonnes de marbre rose. L'horloge possède un carillon de plusieurs cloches qui vient d'être remis en marche lors de récents travaux de restauration de la partie haute du campanile. De la même époque datent les différentes adjonctions de bâtiments en pierres et briques avec cours protégées de portiques en fonte de fer, typiques de l'architecture sous la IIIe République. Certaines façades sont soulignées de bandeaux de carreaux émaillés.
Lycée Dhuoda
Édifié dans les années 1930, il possède un intéressant programme iconographique de style Art déco ; colonnade en façade et bas-reliefs ; décors peints de la salle des fêtes, etc.
Galerie Jules-Salles
Construite au sein du complexe urbanistique de l'ancien cloître des Jésuites par Maximilien Raphel en 1894, elle vient de retrouver ses décors d'origine au cours d'une restauration. Architecture et décors typiques de la fin du XIXe siècle, impressionnante verrière zénithale.
Nombreux hôtels particuliers des XVIIe au XIXe siècles.
  • Hôtel Méjean, ancien hôpital, face à l'hôtel de ville. Sa façade a été entièrement refaite à la fin du XIXe siècle. Elle porte d'ailleurs une horloge avec cloche que vient frapper le célèbre petit mandarin. La façade intérieure sur cour présente de nombreux éléments gothiques d'origine.
  • Hôtel de la Baume
  • Hôtel de l'Académie
  • Hôtel Boudon
  • Hôtel Jardins Secrets, datant de 1760, cette maison servait autrefois de relais pour les diligences.
  • Hôtel Colomb-de-Daunant, anciennement hôtel Foulc et son jardin d'hiver, datant du du début du XXe siècle, réaménagé selon un plan inspiré d'Édouard André, puis transformé en véritable serre chauffée de 12 mètres de haut par la construction, vers 1907, d'une double verrière.
  • Hôtel Fontfroide (XVIIe siècle, remarquable escalier)
  • Hôtel Meynier de Salinelles
  • Hôtel Novy-de-Caveirac, dit Chouleur
  • Hôtel Rivet (XVIIIe siècle style Louis XVI – actuelle École des Beaux Arts)
  • Hôtel Régis
  • Hôtel de Bernis
  • Hôtel de Rozel
  • Hôtel d'Aubais
  • Hôtel d'Albenas
  • Hôtel de Villar
  • Hôtel de Lansard
La rue Dorée, à l'arrière de l'hôtel de ville (dont la façade XVIIIe est ornée de mascarons remarquables), concentre à elle seule une quantité non négligeable de ces hôtels des XVIIe et XVIIIe siècles encore peu mis en valeur pour certains.

Monuments militaires

Ancien fort dit « Vauban » (actuelle université de Nîmes)
Datant de la fin du XVIIe siècle, sa porte d'accès est surmontée d'une remarquable coquille Saint-Jacques sculptée. Il fut construit pour prévenir des menaces venant de l'intérieur, au temps de la Réforme.

Places monumentales et parcs publics

Les Jardins de la Fontaine
Le square Antonin
Les Jardins de la Fontaine
Aménagés au milieu du XVIIIe siècle, les Jardins de la Fontaine constituent l’un des premiers jardins publics d’Europe. Respectant en partie le plan du sanctuaire antique autour de la source fondatrice de la ville (Nemausus), J-Ph. Mareschal et Gabriel Dardailhon ont dessiné (sous l'influence de Le Nôtre) un jardin à la française mais aussi dans l'esprit « romantique » où sont actuellement rassemblées de nombreuses espèces végétales méditerranéennes. Au XIXe siècle, influences anglaises et italiennes. On regrettera cependant l'enfouissement répétitif aux XVIIIe et XIXe siècles d'un petit théâtre romain, sous les pelouses.
L'esplanade Charles de Gaulle et la fontaine Pradier
Le premier aménagement de l'esplanade remonte au XVIe siècle. De nombreux embellissements y furent apportés au cours des siècles qui suivirent, et plus particulièrement au XIXe siècle. L'esplanade est dominée, à l'est, par la haute flèche néogothique de l'église Sainte-Perpétue (1852-1864), au nord-est par le grand dôme et l'immeuble Art déco (1924-25) des anciens « grands magasins Bloch », au nord-ouest par le palais de justice (par l'architecte Bourdon) avec sa puissante colonnade puis, en arrière, par les imposantes arènes romaines. Au sud, le départ de la très large avenue Feuchères (60 m x 300 m) bordée de façades monumentales telles la préfecture (construite par l'architecte Léon Feuchère en 1855), l'ancien « hôtel Silhol » (actuel tribunal administratif) ou encore l'actuel hôtel des Postes ancien « hôtel Bézar » (dès 1846 par Bourdon) en direction la grande gare centrale Feuchères (1842-1844) confère au site un aspect particulièrement monumental.
Monumentale fontaine en marbre inaugurée en 1851 au centre de l'esplanade, la fontaine Pradier est l'œuvre du sculpteur James Pradier et de l'architecte Charles Questel (auteur de l'église Saint-Paul). La figure féminine monumentale représente la ville de Nîmes (une des toutes premières représentations allégoriques de ce type en France) couronnée des arènes et des colonnades de la Maison Carrée, celles du palais de justice et de l'ancien théâtre. Elle est entourée de personnages symbolisant les rivières importantes pour la ville ; le Gardon, le Rhône, la fontaine d'Eure (source d'Uzès, point de départ de l'ancien aqueduc romain) et la fontaine de Nîmes.
Le square Antonin
Aménagé durant la seconde moitié du XIXe siècle sur les plans de l'architecte Henri Révoil à l'emplacement du bassin terminal du quai de la Fontaine, le square Antonin témoigne de l'attachement des Nîmois à leur passé antique. La statue monumentale dédiée à Antonin, érigée au centre du square en 1874, est l'œuvre du sculpteur Auguste Bosc. La grille extérieure en fer forgé est quant à elle l'œuvre de Marius Nicolas, serrurier nîmois. Sur le piédestal de la statue, près de la dédicace, se trouvent ces quelques vers du poète nîmois Jean Reboul :
« Le Nîmois est à demi romain,
Sa ville fut aussi la ville aux sept collines,
Un beau soleil y luit sur de grandes ruines,
Et l'un de ses enfants se nommait Antonin. »
La place d'Assas
Place du centre-ville avec une imposante fontaine imaginée par l'artiste Martial Raysse au milieu des années 1980.
La place du Marché
Place au palmier magistral, animée par la fontaine au Crocodile, créée par les artistes Martial Raysse, Silvio et Vito Tongiani. Le crocodile qui se rafraîchit dans l'eau du bassin en marbre et le palmier rappellent les armoiries de la ville. Il s'agit du seul endroit de Nîmes où figure une plaquette de nom écrite en occitan (Plan dau mercat).

Architecture ferroviaire

Ensemble formé par les bâtiments de la gare des marchandises
Le pavillon néoclassique à colonnes doriques, donnant sur la route d'Uzès, date de 1839 et constituait, avec son frère jumeau hélas disparu en 1977 lors d'un élargissement du carrefour, la première gare de Nîmes.
Anciennes rotondes de garage des locomotives
Hélas détruites durant la Seconde Guerre mondiale, leurs emplacements ont été en partie rénovés et quelques anciennes colonnes en fonte subsistent. En revanche, la grande et magnifique halle métallique de ce dépôt existe toujours et abrite une partie du musée du chemin de fer.
Viaduc à arceaux et gare centrale Feuchères-Talabot
Long de 2 km, il dessert l'actuelle gare centrale. Sa façade monumentale, l'une des premières et des plus anciennes en France à posséder de telles proportions, est ponctuée de près de 20 arches à son rez-de-chaussée et autant de grandes fenêtres à arcades au premier étage (1842-44) ; clin d'œil aux arènes romaines…) avec horloge en son centre. Les vastes frontons qui couronnent l'ensemble ne furent ajoutés qu'entre 1947 et 1948 afin de masquer la nouvelle marquise en voile de béton lors de l'électrification de la ligne. Si la gare a la particularité d'être établie au premier étage et la ligne de passer sur un viaduc surplombant la ville, c'est tout simplement parce que les ingénieurs de l'époque ont tenu compte des risques de barrage que constituerait une « voie classique sur remblais » et du barrage que ce ce dernier constituerait en cas d'inondations de la ville… De plus, élément esthétique non négligeable, toutes ces arcades ouvertes permettaient, à l'origine, d'apercevoir l'autre côté de la ville (alors la campagne). Mais au fil des décennies, nombre de ces arches furent bouchées pour créer garages et autre ateliers et il aura fallu attendre la catastrophe du 3 octobre 1988 pour voir rouvrir certaines d'entre elles. L'idéal serait bien entendu la réouverture totale de l'ensemble des arcades afin de diminuer la coupure fort disgracieuse que ce « pont bouché » engendre et dans un but de réunification du centre-ville avec les quartiers souvent oubliés dits de « derrière la gare ».

Architecture vernaculaire

Capitelles et clapas
La commune de Nîmes, très étendue par sa superficie, possèderait, selon une estimation, plus de 1500 capitelles, abris ou cabanes de pierre sèche, témoins de l'architecture vernaculaire locale. Sans oublier les nombreux murs d'enclos et autres clapas, construits sur le même principe du XVIIe au début du XXe siècle : ils forment un ensemble unique et exceptionnel protégé, en théorie, depuis 25 ans par la « Charte de la garrigue ». Notons aussi la présence de très nombreux masets ou mazets.

Projets architecturaux

La ville de Nîmes forme, depuis le début des années 2000, trois grands projets de rénovation urbaine. Ces grands chantiers sont regroupés sous l'appellation Grands Travo2 – Nîmes 2012[31] :

Les allées Jaurès
L'avenue Jean Jaurès connaît depuis 2009 une restructuration complète de sa voirie et une modernisation de son design urbain. Ces nouvelles allées ont été redessinées par Jean-Michel Wilmotte. L'achèvement des travaux est prévu pour 2013.
Le projet AEF
Le projet Arènes-Esplanade-Feuchères débute dès 2007 avec la reminéralisation du parvis des arènes. Puis, en 2009, la ville lance de nouveaux travaux afin de rajeunir l'entrée de son cœur historique. L'esplanade Charles de Gaulle entame alors sa métamorphose, avec l'aménagement de nouveaux accès pour le parking souterrain des arènes et l'apparition de tout nouveaux espaces verts. Les travaux sur l'Esplanade devraient se poursuivre jusqu'en 2011. À cela s'ajoute une troisième restructuration, celle de l'avenue Feuchères, qui, entièrement restaurée, devrait elle aussi accueillir plus d'un hectare de végétation à l'horizon 2012 avec un petit canal à la manière de celui de la place d'Assas.
Tango+
Improprement appelé « tram-bus », il s'agit en fait tout simplement d'un bus « évolué ». Sa mise en place devrait occasionner la transformation de 5 grandes places nîmoises sur le pourtour des boulevards de l'écusson. Il s'agit là du futur TCSP (transport en commun en site propre) de Nîmes Métropole. Sa mise en service était prévue à l'origine pour 2012, mais la partie du projet concernant l'écusson, dont les travaux avaient été engagés, a été stoppé net en mars 2011 pour vice de forme.

À ces trois grands chantiers s'ajoute également celui du Triangle de la gare, espace urbain désaffecté situé entre la gare SNCF " Talabot-Feuchères", le boulevard Natoire et l'avenue du général Leclerc. Soumis à de vifs débats, le projet de réaménagement de cet espace devrait, en théorie, former le prolongement vers le sud de la nouvelle avenue Feuchères. Il devrait ainsi accueillir de nouveaux logements , des bureaux ainsi que des locaux commerciaux .

Lieux de culture

Nîmes propose une offre culturelle relativement correcte. Les théâtres sont également nombreux, malgré l'absence d'un grand théâtre, qui manque cruellement à la ville depuis la destruction de l'ancien théâtre par les flammes en 1952. Cette liste tend à énumérer les lieux culturels fréquemment visités, importants ou ayant une certaine influence sur les habitants.

Musées

Muséum d’histoire naturelle
Installé dans l'enceinte du remarquable collège des Jésuites (17e), ce musée fut aménagé en 1892 et n'a guère changé depuis… Il abrite de très riches collections relevant des domaines des sciences de la nature et des sciences de l’homme (il se classe tout de même au 7e rang national pour la richesse de ses collections relevant de tous les domaines des sciences de la nature et de certains secteurs des sciences de l'Homme). Il possède notamment le fabuleux herbier de l'érudit nîmois Jean-François Séguier. Mais le bâtiment se trouve dans un état de conservation alarmant et mériterait une rénovation complète attendue depuis fort longtemps. De nombreuses salles ont dû être fermées au public pour des raisons de sécurité. La qualité de la présentation muséographique ainsi que son importance s'en trouvent fortement pénalisées (de nombreuses pièces dorment dans les réserves attendant d'être exposées au public à la faveur d'une hypothétique rénovation).
Musée archéologique de Nîmes
Musée archéologique
C'est un des plus importants de France avec une très riche collection d'antiques. Installé bien à l'étroit dans une partie l'ancien collège des Jésuites (17e) qui possède une remarquable chapelle (qui abrite aussi le musée d'ethnologie et des sciences humaines précédemment évoqué), il présente des collections de l’âge du bronze à l’époque gallo-romaine des céramiques sigillées, des vaisselles en bronze, des parures, des objets artisanaux, des verreries romaines, des monnaies et une très importante collection d’inscriptions latines sur stèles souvent en rapport avec la gladiature, spécificité nîmoise de l'époque (épigraphie)[32].
Nota : ces deux musées, totalement obsolètes, constituent un net handicap pour une éventuelle candidature de la ville au patrimoine mondial de l'UNESCO. Longtemps au point mort, le projet de construction d'un musée de la romanité à Nîmes semble cependant revenir à l'ordre du jour, depuis la tenue d'un comité de pilotage en février 2011[33]. Cet édifice pourrait être aménagé face aux arènes romaines, sur la friche que constitue l'îlot Grill depuis maintenant 20 ans après nombres de projets avortés.
Musée du Vieux Nîmes : présente la vie, la culture, l'économie et l'artisanat nîmois depuis la fin du Moyen Âge. Il est installé depuis 1921 dans l'ancien évêché de la fin du XVIIe siècle, près de la cathédrale. On regrettera cependant , une fois de plus , que de nombreuses pièces de la collection soient invisibles ...
Musée des Beaux Arts
Musée des beaux-arts
Construit en 1907 sur les plans de l'architecte nîmois Maximilien Raphel, il a été réaménagé en 1986-1987 par l’architecte Jean-Michel Wilmotte autour d'une mosaïque romaine découverte en 1883 (Le mariage d'Admète). Le musée abrite, outre de nombreuses peintures françaises, flamandes et hollandaises, des œuvres italiennes des XVIe siècle et XVIIe siècles, une collection de peintures françaises des XVIIIe siècle et XIXe siècles. Remarquer l'immense et superbe mosaïque romaine dont la salle centrale du musée sert d'écrin. Cette mosaïque a été découverte à l'occasion de la construction des anciennes halles centrales de type « Baltard » en 1883-84. Le musée, situé rue Cité Foulc, à l'écart du traditionnel « circuit touristique » mérite cependant un détour.
Carré d'art
Carré d'Art
Face à la Maison Carrée, en lieu et place de l'ancien grand et renommé théâtre néoclassique (1798) détruit par les flammes en 1952, se trouve le Carré d'Art, conçu par l'architecte Norman Foster. Le Carré d'Art regroupe la bibliothèque municipale classée, conservant un riche fonds ancien et proposant tous les services d'une médiathèque moderne, ainsi que le musée d'art contemporain, complété par une audiothèque et une petite médiathèque. La collection du musée comprend près de 370 œuvres et offre un panorama de la création contemporaine des années 1960 à nos jours[34].
Musée des cultures taurines
Inauguré en mai 2002 dans l'ancien bâtiment du Crédit municipal (anciennement « Le Mont de Piété »), à proximité des arènes, ce lieu unique en France permet de découvrir une culture vivante qui perdure depuis l’Antiquité autour du culte du taureau et offre un véritable panel des traditions régionales (très présentes) et internationales.
À Nîmes, la culture taurine et plus spécifiquement la tauromachie est extrêmement marquée. On peut constater l'ancienneté de ce rite en observant attentivement l'amphithéâtre romain : deux avant-corps de taureaux, émergeant d’un frontispice, rappellent l’univers des jeux taurins de l'époque. Leur présence s’expliquerait par le goût de l’empereur Auguste pour cet animal, car ses ancêtres venaient de la ville qui l’honorait, Thurium. Aujourd'hui, si la corrida est le spectacle le plus prisé des arènes et le plus présent, il en est d’autres très appréciés : outre certains combats sans « mise à mort », les courses à la cocarde, ou courses camarguaises, connaissent un grand succès. Ce jeu réunit dans l’arène taureau ou vachette d’une part, et raseteurs d’autre part ; il s’agit pour ces derniers de décrocher, à l’aide d’un peigne, la cocarde fixée entre les cornes de l’animal. Ce jeu demande beaucoup de souplesse et de vivacité pour les raseteurs qui doivent éviter les charges et les cornes de l’adversaire en sautant sur les barricades qui entourent la piste.
Musée du chemin de fer : exposition d'ancien matériel (dont une locomotive), histoire, documentation, modélisme. Les amateurs d'architecture métallique du 19e siècle seront comblés par la très grande halle, ayant échappé aux bombardements de 1944, qui donne accès à ce musée très instructif.

Théâtres et salles de spectacles

  • Théâtre ATP
  • Théâtre de Nîmes
  • L'Odéon
  • Théâtre Christian Ligier
  • Théâtre Mobile Homme
  • Théâtre Beau Parleur
  • Théâtre l'Armature
  • Théâtre Télémac
  • Théâtre du Périscope
  • Comédia 7 : salle de spectacle

Cinémas

  • Cinéma complexe Forum (appartient au groupe Kinépolis)
  • Cinéma d'Art et d'Essai Le Sémaphore
  • Cinéma multiplexe Forum Kinépolis

Religion

  • Église catholique romaine :
    • Monastère des Stellamarins (Œuvre de l'Étoile):
    • Cathédrale Notre-Dame et Saint-Castor, érigée en basilique mineure en 1877.
    • Église Saint-Paul
    • Église Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité
    • Église Saint-Baudile
    • Église Saint-Charles
    • Chapelle Sainte-Eugénie
    • Sanctuaire Notre-Dame-de-Santa-Cruz
    • Église Sainte Jeanne d'Arc
    • Église Notre-Dame-du-Suffrage et Saint-Dominique
    • Église Notre-Dame-des-Enfants
    • Église Bethléem.
    • Église Saint-François-de-Sales
    • Église Saint-Césaire
    • Église Saint-André
    • Église Saint-Pierre
    • Église Saint-Joseph-des-Trois-Piliers
    • Église Saint-Vincent-de-Paul
    • Église Saint-Jean de Courbessac
    • Église Notre-Dame-du-Salut
    • Chapelle Saint-Louis de l'école privée Saint-Louis
    • Chapelle Sainte-Madeleine-Sainte-Rita
    • Chapelle catholique de l'Institut Emmanuel d'Alzon
    • Chapelle du collège Saint-Jean-Baptiste de La Salle
  • Églises protestantes de la fédération française [35]
  1. Grand Temple. ERF
  2. Temple Réformé de Nîmes - Saint-Césaire. ERF
  3. Petit Temple. ERF
  4. Temple de l'Oratoire. ERF
  5. Fraternité. ERF
  6. Temple Réformé de Nîmes-Sud. ERF
  7. Temple Réformé de Nîmes-Ouest. ERF
  8. Chapelle de Garons. ERF
  9. Centre Martin Luther King. Église évangélique baptiste, FEEBF
  10. Armée du Salut. ADS
  11. Église Évangélique Libre de Nîmes. UEEL
  12. Temple rue Adrien. EREI
  13. Église adventiste. UFA
  • Églises protestantes autre
  1. Église baptiste de langue française AEEB
  • Église mormone
  1. L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Chemin du Mas de Vignolles
  • Culte musulman
  1. Association culturelle des musulmans de Nîmes, rue des Greffes.
  2. Association Culturelle et Cultuelle du Mas de Mingue, Chemin du Mas de Mingue.
  3. Association Culturelle Musulmane de Nîmes, route de Nîmes.
  4. Association Culturelle Musulmane Mosaïque de Nîmes, rue Galilée.
  5. Association Franco-Musulmane de la ZUP Sud, place Fragonard.
  6. Association Union Culturelle Musulmane Imano-Paix, quai Mégisserie.
  7. Mosquée Lumière et Piété, rue Jacques-Monod.

Vivre à Nîmes

Sociétés savantes, culturelles, religieuses

La Maison du Protestantisme
Académie de Nîmes
Une des plus anciennes sociétés savantes de France. Officiellement reconnue par Louis XIV, l'Académie royale de Nîmes s'est vue conférer, par lettres patentes d'août 1682 « les honneurs, privilèges, facultés, franchises et libertés » dont jouissait depuis 1635 l'Académie française. Fidèle à ses traditions, elle travaille à l'enrichissement du patrimoine culturel, local (Nîmes, Gard), régional (Languedoc-Provence) et national. Sans jamais oublier la devise inscrite au fronton de son hôtel du 16 de la rue Dorée : Ne Quid Nimis (Rien de trop).
Maison du Protestantisme
Centre de rencontres, d’accueil et d’échanges, la Maison du Protestantisme se veut la vitrine nîmoise des Réformés et de leur histoire, très liée à la cité. Située à deux pas de la Maison Carrée et du Carré d’Art, elle a vocation à recevoir les visiteurs en organisant des circuits touristiques protestants. Quelques vitrines donnent un aperçu des collections du patrimoine réformé, qui manquent d’un espace permanent d’exposition au Musée du Vieux-Nîmes. La Maison du Protestantisme (qui n’est pas un temple) est selon ses responsables, une « expérience de médiation entre une confession religieuse et son environnement urbain ». À l’échelle du département, elle met en place des itinéraires : « Sur les traces des huguenots, des Cévennes à la Méditerranée ».

Bibliothèques et médiathèques

Galeries, salles d'expositions

  • Chapelle des Jésuites : expositions temporaires [36]
  • Galerie 4 : galerie d'Art
  • Galerie Anne Paulin : Galerie d'Art
  • Galerie Jules Salles : Galerie d'Art
  • Galerie des Arènes : Galerie d'Art

Loisirs et communication

Manifestations culturelles et festives

La ville, depuis quelques années, entreprend la création de nouvelles animations et festivités. En effet, Nîmes a depuis longtemps le surnom de « belle endormie ». Cependant, il est manifeste que les fonds alloués aux associations, autrefois très importants pour une ville de cette taille, sont depuis 2002 en forte baisse ; il est vrai que les finances communales sont en mauvais état depuis le passage de Jean Bousquet dans le fauteuil du maire[37].

  • La ville est connue pour ses ferias (qui existent officiellement depuis 1952) :
    • la feria de Pentecôte, dite Feria de Nîmes, du mardi au lundi qui suit (fin mai – juin)
    • la feria des Vendanges en septembre (second week-end, trois jours)
    • la feria de Primavera, en février (deux jours). Celle-ci n'existe plus aujourd'hui car une toile, appelée « la bulle » par les Nîmois, qui recouvrait les arènes et protégeait ainsi les spectacles de l'hiver, n'est plus installée, d'où la suppression de la feria de Primavera.

À cette occasion, des corridas, qui se pratiquent officiellement à Nîmes depuis 1853 (il y avait des courses de taureaux depuis bien plus longtemps) sont organisées, avec ou sans mises à mort, dans les arènes romaines. Les rues sont envahies par des peñas (orchestres de rue d'origine espagnole), et des bodegas (bars souvent temporaires) ouvrent au centre-ville en caves ou en extérieurs.

La feria de Pentecôte constitue la première fête populaire d'Europe (en termes de fréquentation : entre 700 000 et 1 200 000 personnes) sur trois jours[38]. Le 21 avril 2006, a eu lieu le 16e Concours des Vins des Vignerons Indépendants qui est un concours itinérant visant à promouvoir le vin et les vignerons[39]. Lors de cette manifestation, 353 médailles d'or, 436 médailles d'argent et 226 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.

Agenda annuel des principales manifestations culturelles et festives :

  • Festival de la biographie : chaque année en janvier.
  • Tournoi européen de tir à l'arc : chaque année fin janvier.
  • Épreuves de la Coupe du monde d'escrime : chaque année.
  • Différentes épreuves sportives nationales ou internationales : chaque année en février.
  • Festival des auteurs psy : chaque année en mars.
  • Salon européen de la BD : chaque année en mai.
  • Les journées méditerranéennes de l'olivier : en mai.
  • Les journées de l'environnement et du développement durable : chaque année en mai.
  • Le Temps des Jardins, festival culturel et musical : chaque année en juin.
  • Salon du livre d'artiste : chaque année en juin.
  • Les jeudis de Nîmes : tout l'été de chaque année, marchés ouverts en plein air durant la soirée.
  • L'Université Occitane d'Été : chaque année au mois de juillet, les associations M.A.R.P.OC. (Maison pour l'Animation et la Recherche Populaire OCcitane) et I.E.O. 30 (Institut d'Estudis Occitans) organisent une semaine de conférences, de colloques et de spectacles dont le thème central est l'Occitanie.
  • Festival de Nîmes : festival de musique où se retrouvent de nombreux groupes et artistes d'envergure internationale, en juillet de chaque année. Le festival a vu défiler Stevie Wonder, Muse, Jamiroquai, Mika, Metallica...
  • Festival Flamenco : organisé par le Théâtre de Nîmes chaque année en janvier.
  • Festival de Jazz : organisé par Jazz 70 en octobre.
  • L'Expérience Japonaise – Biennale : tous les deux ans depuis 2007, états de la création contemporaine au Japon, organisé par le Théâtre de Nîmes.
  • L'exposition annuelle du musée archéologique de Nîmes.
  • ARTéNIM : Foire d'Art contemporain, chaque année en fin septembre.
  • Nimagine : salon de l'artisanat, pendant huit jours à la mi-novembre de chaque année.
  • Salon des Antiquaires : première quinzaine de décembre, chaque année, un des plus importants du sud de la France. Incontournable pour la qualité remarquable de ses meubles régionaux à la charnière de la Provence et du Languedoc.
  • Théâtre : riche programmation tout au long de l'année.
  • Le Carré d'Art : musée d'art contemporain ayant une des plus importantes collections de France.
  • De nombreuses autres manifestations et festivals ponctuels : se renseigner auprès de l'office de tourisme.
  • Festival Tout Simplement Hip-Hop : chaque année au mois d'octobre, concerts rap, battles hip-hop, live graffiti

Principaux médias locaux

  • Le Midi Libre : journal quotidien le plus distribué
  • La Marseillaise : édition gardoise du quotidien provençal
  • Nîmes-actu : Actualité de Nîmes et de sa région, agenda, communiqués, clips vidéo. Présent sur le web depuis 2005.
  • Nimes-Entreprises.com – Web magazine économique et annuaire multimédia et multi-langues (français, anglais, allemand et espagnol) des entreprises de Nîmes et du Gard. Agenda des sorties professionnelles, articles économiques et juridiques, recherche et offres d'emplois ciblées sur le département du Gard.
  • La Gazette de Nîmes : hebdomadaire.
  • Sortir à Nîmes : Agenda des sorties et loisirs à Nîmes et dans le Gard.
  • TV Sud : télévision locale.
  • Nemausus.com : Découverte de Nîmes et les bons plans de sorties.
  • Chérie FM Grand Sud : fréquence 96.6.
  • France Bleu Gard Lozère : du réseau Radio France
  • Radio Classique, fréquence 89.7.
  • Radio Alliance, fréquence 103.1 : radio protestante locale.
  • RAJE, fréquence 102.5.
  • RTS FM, fréquence 106.6.
  • RFN (Radio Fréquence Nîmes).

Divers

  • Centre culturel et sportif Pablo Neruda
  • Planétarium du Mont Duplan : reproduction et simulation de phénomènes astronomiques
  • Palais des Expositions

Sport

Infrastructures sportives

Nîmes a construit d'assez importantes infrastructures. En voici la liste :

La piscine olympique Nemausa
  • 32 complexes, stades ou gymnases.
  • 3 salles omnisports et spécialisées (dont un boulodrome couvert ultra moderne).
  • 5 piscines couvertes (dont le Stade Nautique Nemausa, inaugurée en septembre 2007 ; piscine non-olympique (car quelques centimètres manquants pour obtenir la conformité) comprenant une fosse de plongée d'une profondeur de 13 mètres).
  • 1 hippodrome (hippodrome des Courbiers).
  • 1 circuit automobile de courses (Circuit de Lédenon).
  • 1 aérodrome (aérodrome de Courbessac).
  • 1 skatepark de 1 500 m2.

Principaux clubs sportifs (liste non exhaustive)

Il existe de très nombreux clubs sportifs, ci-dessous sont énumérés ceux ayant le plus d'adhérents (ou de supporters) dans chaque discipline et étant assez présents sur la scène locale :

  • USAM (handball) Plusieurs fois champions de France
  • Nîmes Olympique (football)
  • Handball Cercle Nîmes
  • RCN (Rugby Club de Nîmes)
  • Club Alpin Français section Nîmes Cévennes
  • Arc Club de Nîmes
  • Sun omnisports de Nîmes (Club universitaire de sports)
  • Société d'escrime du Stade des Costières
  • Rythmique Club de Nîmes (Gymnastique rythmique)
  • École taurine de Nîmes
  • Basket Club Perrier Nîmes (National 3 homme et femme)
  • JSCBA (Basket)
  • Fédération française de pétanque et jeu provençal
  • Joutes du Gard
  • Fédération française de courses camarguaises
  • FFJDA (Judo)
  • Centre Karaté Nîmois
  • Club nîmois de water-polo
  • Club nîmois de bowling
  • Club de rollers de Nîmes
  • Nautic Club Nîmois (Natation)
  • Canoë Kayak Club Nîmes (CKCN)
  • CPAL (Parachutisme)
  • ASN (Club de spéléologie)
  • 3 Golf Clubs (Club de Nîmes-Campagne, Golf Club de Nîmes-Vacquerolles, Ligue du Languedoc-Roussillon de Golf)
  • Fédération Gardoise de Pêche
  • Ski Club de Nîmes
  • Boxing Club Nîmois
  • Association de chasse
  • Aéro Club de Nîmes-Courbessac
  • Squash Club des arènes (ASSA)
  • 5 Tennis Clubs (Club des Hauts de Nîmes, Club du Mas de Galoffre, Club de la Cigale, Club du Bas-Rhône, Tennis Club de Nîmes)
  • Tennis de table gardois
  • Amicale Nîmes Volley Club
  • Club Tour Magno Gardiano, équitation
  • Club d'Athlétisme du CACG30
  • SSN (Soleil Sport Nature, canyonisme)
  • Club Nîmois de Hockey sur glace
  • Nîmes Métropole Sports de glace
  • Black Bunny Scuba Dive (plongée)
  • SPB (Snooker, Pool et Billards)
  • Comité Départementale de Randonnée pédestre
  • Sport Moteur Association (sport auto)
  • Moto Club des Costières
  • Centurions Nîmes (football américain)
  • SNT (Société nîmoise de tir)
  • 2 clubs de badminton (OBC et unanim'bad)
  • Groupe Cyclotouriste Nîmois (GCN, membre de la Fédération Française de CycloTourisme – FFCT)
  • Accueille la Fédération de Wing Tsun Kung-Fu et d'Escrima dès 1996
  • Il est à noter que Nîmes n'est pas membre de l'Union des Villes Taurines Françaises.

Événements sportifs

Les superstars présentes étaient : Triple H, John Cena, Randy Orton, The Miz, The Big Show, MVP, Matt Hardy, Kofi Kingston, Maryse Ouellet, Kelly Kelly, Carlito, Primo, Cody Rhodes, Ted DiBiase Jr., Goldust et William Regal.

Spécialités culinaires

Il existe pour certains produits locaux l'appellation d'origine contrôlée « de Nîmes ». La plupart des spécialités du département du Gard sont fabriquées et/ou vendues à Nîmes. La liste suivante en rappelle les principales.

Avolas
Les Dragées Amande 
Accompagnant plusieurs générations de Gardois, la Maison BEZ ouvrit sa première boutique en 1860 au 16 bis, rue Nationale. Elle y demeura jusqu'en 2008, date de son déménagement temporaire au centre commercial des 7 Collines (ancien Géant Casino).
La brandade de Nîmes 
Plat typiquement nîmois (depuis le Moyen Âge, la morue était échangée contre le sel de Camargue, d'où sa présence en abondance), la recette de la brandade de morue est signalée dès 1786. Ce mets a acquis son titre de noblesse en 1830 grâce au célèbre cuisinier Charles Durand. La brandade de Nîmes est faite de morue dessalée que l'on monte avec de l'huile d'olive et un peu de lait. Servie de préférence chaude, la brandade se mange également en feuilleté ou tout simplement mélangée à la purée de pommes de terre.
Olives de Nîmes
L'olive et l’huile d’olive de Nîmes 
L'olive de Nîmes est une picholine. Sa chair abondante, ferme et douce se croque verte. Son huile au goût très fruité provient de fruits murs récoltés en décembre et janvier.
La tapenade 
C'est une pâte d'olives noires ou vertes que l'on pile avec des anchois, des herbes de Provence et de l'huile d'olive. On la déguste froide, tartinée sur du pain grillé.
L'agneau de Nîmes 
L'agneau de Nîmes est élevé sous la mère. Son âge ne doit pas dépasser trois mois. Ainsi sa viande très blanche reste particulièrement goûteuse et appréciée des gourmets.
Le croquant Villaret 
Sa recette tenue secrète par la famille Villaret et ses successeurs n'a pas changé depuis 1775. C'est un biscuit mince et doré fait à base de farine, de sucre, d’eau, de fleur d’oranger, d’extrait de citron et d'éclats d'amandes, et particulièrement dur.
Le petit pâté nîmois 
C'est une croûte blonde, petite boîte ronde qui cache sous son couvercle un pâté réputé. On le trouve aux halles de Nîmes, dans quelques charcuteries et pâtisseries et on le déguste chaud.
Gariguettes
La fraise de Nîmes 
Disponible dès le 15 mars, la « fraise de Nîmes » est la première fraise printanière de France. De forme allongée et élégante, les deux variétés « gariguette » (qui n'est pas strictement une spécialité nîmoise) et « ciflorette » sont précoces, cultivées en pleine terre, et particulièrement parfumées.
Les Costières et les coteaux du Languedoc 
Le vignoble des Costières s'étend au sud de la ville sur 12 000 hectares. Celui des coteaux du Languedoc s’étend plus à l’ouest de la ville. Rouge, rosé ou blanc, la qualité de ces vins AOC n'a cessé de s'améliorer ces vingt dernières années, permettant à certains costières-de-nîmes et coteaux-du-languedoc de figurer parmi les meilleurs vins français. Les vins de Nîmes, plus particulièrement de Langlade (village en bordure ouest de Nîmes, dans la vallée de la Vaunage), sont loués par des chants provençaux. (Le langlade fut un vin fort apprécié par Louis XIV.)
La zarzuela 
Spécialité espagnole adaptée à Nîmes, la zarzuela est une sorte de ragoût espagnol importé par les immigrants ibériques venus s’installer en masse dans la ville, fuyant le franquisme ou la misère. La colonie espagnole est importante à Nîmes et a amené avec elle de nombreuses traditions et coutumes adoptées et adaptées par une ville que les traditions taurines rapprochent de ce qui vient de la péninsule.
La gardianne de taureau 
En Camargue, la viande de taureau, viande corsée, se déguste en « gardianne », c’est-à-dire, marinée dans du vin. Elle peut également se déguster en grillade, notamment lors de ferrades et fêtes champêtres en Camargue.
La minerve 
Cette spécialité n'est pas strictement de Nîmes mais plutôt du (Gard et de l'Hérault essentiellement). C'est une pâtisserie qui serait née à l’occasion de l’Épiphanie. Les gâteaux des rois invendus par les boulangers auraient été découpés en tranches et recouverts d’une « croûte » sucrée (meringue aromatisée à la fleur d'oranger), donnant ainsi la minerve.
L'oreillette 
Fameux beignet gardois, l’oreillette demeure une fabrication très artisanale. Sa forme évoque pour certains le pavillon d’une oreille. Ce beignet est traditionnellement préparé dans les familles et consommé pendant toute la période du carnaval.
La fougasse d'Aigues-Mortes 
Fougasse de la cité médiévale d'Aigues-Mortes que l'on peut également trouver dans cette ville. Une brioche glacée au sucre et levée à la fleur d'oranger. La recette reste secrète car cette fougasse est unique dans la région. De nombreuses boulangeries en préparent dans le Gard.
La rouille d'Aigues-Mortes 
Rouille de la même cité gardoise avec du poulpe, de la pomme de terre et de l'aïoli, et que l'on retrouve également dans les restaurants nîmois.

Le Gard est également un important producteur d'asperges « blanches » ou « vertes ». L'asperge des sables, quant à elle, est produite en Petite Camargue, dans la vallée du Rhône et dans la plaine de Beaucaire.

Marchés

Les marchés de Nîmes participent incontestablement à l'animation de la ville. Lieu de vie, lieu de rencontre, lieu d'échange, le marché est considéré ici comme étant indispensable à la cohésion sociale et au développement économique des quartiers. Ainsi, chaque jour un marché est installé dans un quartier différent de la ville. Marché à thème (fleurs, puces, arts...) ou tout simplement marché pour profiter des produits de saison. Le principal marché, celui du vieux Nîmes, reste celui des Halles. Ouvert 7 jours sur 7 et 364 jours par an, ses étals exposent effectivement les meilleurs produits régionaux.

Voici donc une liste de ces importants marchés :

  • Les Halles de Nîmes : Marché alimentaire couvert (poisson, volaille, fromage, olives, charcuterie, fruits et légumes, pain...) avec de nombreuses spécialités nîmoises et provençales, sans doute un des meilleurs marchés de tout le sud de la France
  • Stade des Costières : Articles de marché, habillement, bonbons, textiles, fleurs ; pépiniéristes, arboriculture ; Marché aux puces et aux véhicules d'occasion
  • Boulevard Jean-Jaurès Sud : Brocante, expo-vente matériel agricole, loisirs, aménagements de la maison ; producteurs agricoles.
  • Chemin Bas d'Avignon : producteurs agricoles, articles de marché, démonstration, postiches
  • Place Pierre de Fermat : tous commerces
  • Debussy : tous commerces
  • Mas de Mingue – Jean Paulhan : tous commerces
  • Place du Griffe – Saint-Césaire : alimentaire (coquillages, poisson, volaille, fromage, huile, olives, fruits secs, vins, charcuterie, fruits et légumes, miel, pain)
  • Esplanade : livres et disques
  • Boulevard Gambetta : marché de la création, artisanat d'art.

Environnement

La ville a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2007 et plus récemment en 2010 du concours des villes et villages fleuris[40].

Nîmes dans la littérature

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légende de l'image

Nîmes au Cinéma

La ville de Nîmes est une ville riche en patrimoine culturel et cinématographique. Pour la beauté de ses décors naturels et son climat chaud et ensoleillé pratiquement toute l'année, Nîmes attire de nombreux réalisateurs et acteurs tels que François Truffaut, Agnès Varda, Claude Chabrol, Claude Lelouch, Patrice Leconte ou encore Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Bernadette Lafont et Philippe Noiret, mais bien d'autres encore...

Prochainement est prévue l'ouverture d'un 'Bureau National du Cinéma' ainsi que de 'Studios de Cinéma' (les 3e en France, après Saint-Denis et la Victorine à Nice), afin d'augmenter et de faciliter les tournages.

L'ouvrage Dictionnaire du cinéma dans le Gard de Bernard Bastide et Jacques-Olivier Durand (Presses du Languedoc, 1999) évoque les rapports de la ville au cinéma : histoire des tournages, des salles, des festivals, personnalités cinématographiques originaires de Nîmes.

Quelques films principalement tournés à Nîmes 

Chaque été, au mois de juillet se tient le festival « Un réalisateur dans la ville », parrainé par Gérard Depardieu, Carole Bouquet et Claude Chabrol. Chaque année un réalisateur est mis à l'honneur (parmi les précédents : Claude Chabrol, Jean-Paul Rappeneau, Bertrand Blier, Claude Miller , Hugh Hudson, Jean Becker et puis Bertrand Tavernier en juillet 2011) avec projection de films en plein air dans les Jardins de La Fontaine de Nîmes. Ce festival est accompagné de conférences tenues par le réalisateur. Il réunit environ 3 000 personnes par soir, soit un total de 14 000 personnes chaque année. En 2012, le Festival devrait mettre à l'honneur le réalisateur Claude Lelouch.

Principales personnalités

Voici une liste non exhaustive des personnalités locales qui sont nés à Nîmes, ou d'origine nîmoise, ou qui ont joué un rôle important au sein de la commune.

Portrait de Charles-Joseph Natoire, attribué à Gustaf Lundberg. Paris, musée du Louvre.

Autres personnalités (par catégorie)

Artistes divers
Écrivains
Entrepreneurs
  • Famille André, grands industriels du textile et de la soie puis banquiers, créateurs du jean Denim (« de Nîmes »).
  • Jean Bousquet, fondateur de la marque de vêtements de prêt-à-porter Cacharel, couturier
  • Famille Colomb de Daunant, grands industriels de la soie
  • Edmond Foulc, entrepreneur textile, collectionneur et mécène
  • Louis Perrier, docteur nîmois, c'est lui qui créa la Société des eaux minérales, boissons et produits hygiéniques de Vergèze, futur eau de Perrier
  • Paulin Talabot, créateur de la société « PLM » (Société des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée)
  • Famille Lachazette-Cammal puis Martin-Lachazette, industriels spécialisés dans les bouchons depuis le XVe siècle puis dans les machines agricoles
Juristes
Militaires
Musiciens, chanteurs
Peintres
Personnalités politiques
Élie Scipion Peyron 1857-1941
Poètes
Scientifiques et philosophes
Théologiens et religieux
Sportifs

Jumelages[42]

Une convention de parrainage lie la municipalité à la frégate anti-sous-marine Montcalm de la Marine nationale française.

Voir aussi

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Bibliographie

Extrait du culte de Diane : diana silvis et aquis praeest.

  • Jean Poldo d'Albenas, Discours historial de l’antique et illustre cité de Nismes.., Lyon, Guillaume Roville, 1559/1560 (http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1356.asp?param= )
  • Nouvelle histoire de Nîmes, Roland Andreani, collectif, Privat (fin 2005)
  • Nîmes Antique, Dominique Darde, Patrimoine (2005)
  • Il était une fois... Nîmes, Dominique Balaÿ, Livre Jeunesse, Éditions des Falaises(2005)[43]
  • La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe ‑ IIe siècles av. J.‑C., Dominique Garcia, éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 978-2-87772-286-5).
  • Nîmes, Pays Gardois, Collectif, Déclic (2002)
  • Nîmes sans visa, portrait d’une ville, Christian Liger, Robert Laffont (1987 – 2001)
  • Nîmes et le rail, de la « bricole » au TGV, Mazier et Pignède, Du cabri (2001)
  • Nîmes, le choc de la modernité, Bernie-Boissard, L’Harmattan (2000)
  • L’Enceinte gallo-romaine de Nîmes : les murs et les tours, Pierre Varène, CNRS Éditions (1999)
  • La Rumeur de Nîmes, dix ans après l’inondation, Domergue, Edisud (1998)
  • Recherches sur Nîmes préromaine : habitats et sépultures, Py, CNRS Éditions (1998)
  • Journées révolutionnaires à Nîmes, Anne-Marie Duport, Chambon (1998)
  • Nîmes, Jean-Luc Fiches, Académie des belles lettres (1997)
  • L’Arène de Nîmes, Fraigneau, (1997)
  • Le Guide de Nîmes, Christian Liger et Claudette Déom, La Manufacture (1989)
  • Nîmes, Arles et la Camargue, Benoît, Alpina (1946)
  • Nîmes, vingt siècles d’histoire, Jean Vieilleville (1941)
  • Nîmes, son histoire, ses monuments, Igolen, Louis Salles (1939)
  • Frédéric Mistral et l'Académie de Nîmes, Charles Terrin, (1930)
  • Quatre Voyageurs allemands à Nîmes, XVIIeXIXe siècles, Josef Smets, Annales du Midi, tome 110, no 221, janvier-mars 1998, p. 71-87
  • Les Rues de Nîmes, origine des rues Aimat Serre (1986)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Populations légales 2008 de la commune : Nîmes sur le site de l'Insee
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  3. Cd Météo France – Pluies extrêmes sur le Sud de la France
  4. Données du Centre Départemental Météorologique de Nîmes -Courbessac[réf. insuffisante]
  5. Données sur le climat de Nîmes, site de l'Internaute
  6. (fr) Climatologie mensuelle à Nîmes sur infoclimat.fr. Consulté le 2 juillet 2010
  7. Nemausus est le nom d'une divinité celtique de la source nîmoise qui a donné le nom actuel de la ville de Nîmes. Nemausus est donc le nom antique de Nîmes.
  8. La ligne fut construite en grande partie par les Nîmois Paulin Talabot et Charles Dombre. Sur cette ligne circule le train appelé Le Cévenol. Cependant, le nom de « Cévenol » a disparu depuis 2007[réf. souhaitée]. Ce train permet au voyageur de s'offrir un voyage touristique pittoresque à travers les paysages sauvages des Cévennes, de la haute Lozère et des gorges de l'Allier. Cette ligne réalise au passage la desserte TER des villes d'Alès, La Grand'Combe, Chamborigaud, Génolhac, Villefort, La Bastide-Puylaurent/Saint-Laurent-les-Bains (point culminant de la ligne à 1 050 mètres et correspondance pour Mende) et enfin Langogne. D'Alès, il y a la possibilité de rejoindre Saint-Ambroix et Bessèges dans la haute vallée de la Cèze
  9. Avec la particularité que ces circulations sont astreintes à un rebroussement au niveau du Poste 3 de Nîmes-Courbessac (en attendant le futur viaduc), pour rejoindre leur ligne
  10. Voir également Nemours (Nemausus vers 843)
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968
  12. Histoire abrégée de la ville de Nîmes, avec la description de ses antiquités, Jean François D. Maucomble – 1767
  13. référence,Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 978-2-87772-286-5)
  14. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire – 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 978-2-87772-331-2, p. 21
  15. Raymond II fils d’Eudes 918-924 fut le premier. Abrégé de l’histoire de Nismes de Ménard t. 1 p. 77, 1831
  16. Surnom donné à Raymond Bernard († 1074), père de Bernard Aton (1074-1129)
  17. Division matérielle qui devait remonter au temps des invasions
  18. Les deux factions qui s’étaient formées jouissaient d’une organisation municipale distincte : quatre consuls bourgeois administraient la cité, quatre consuls nobles, le château. La communauté nîmoise demanda à Raimond V, comte de Toulouse, et obtint de lui, en 1194, la confirmation de toutes ses franchises. Ils veillaient séparément ceux-là aux intérêts de la noblesse, ceux-ci de la bourgeoisie, et ne se réunissaient que dans les affaires d'administration d’un intérêt général
  19. (fr) Google Books
  20. Actuellement ce sceau fait partie des ornements vestimentaires du « Docte Collège des Consuls de Nîmes ».
  21. Voir article de l'Insee : Les communes de France les plus peuplées.
  22. Unités urbaines de plus de 100 000 habitants
  23. Nouvelles aires urbaines
  24. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  25. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  26. Fournies par l’INSEE
  27. Insee - La région par thème Insee – Revenus
  28. CNAF cnaf.fr
  29. a et b Donnée 2006
  30. Alain Veyrac, Nîmes romaine et l'eau, CNRS Éditions, 2006 (ISBN 978-2-271-06444-8) 
  31. Site consacré aux grands travaux de « Nîmes 2012 »
  32. musees.nimes.fr
  33. Premier comité de pilotage du musée de la romanité de Nîmes sur Objectifgard.com
  34. La liste des œuvres est disponible sur un site externe
  35. Emmanuel espanol
  36. Chapelle des Jésuites : expositions temporaires
  37. (fr) Humanité.fr
  38. Feria de Pentecôte
  39. (fr) vigneron-independant.com
  40. Source : Villes et Villages Fleuris
  41. A la Font de Nîmes
  42. Nîmes.fr – service des jumelages.
  43. Dominique Balaÿ, illustrations de Jean Michel Aroyo, « Il était une fois...Nîmes »

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  • Nimes — Nîmes …   Deutsch Wikipedia

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  • Nîmes — • Diocese; suffragan of Avignon in France Catholic Encyclopedia. Kevin Knight. 2006. Nimes     Nîmes     † …   Catholic encyclopedia

  • Nimes — Nîmes Escudo …   Wikipedia Español

  • NÎMES — NÎMES, capital of Gard department, S. France. Although a number of Jews took part in the revolt led by Hilderic, governor of Nîmes, against the Visigothic king Wamba in 673, there is no direct evidence that Jews were then living in the town… …   Encyclopedia of Judaism

  • NÎMES — À l’extrémité orientale du couloir languedocien, Nîmes garde la porte rhodanienne, s’articule avec les villes provençales et participe activement aux grands aménagements régionaux. Blottie au pied des garrigues, la ville s’accroche aux… …   Encyclopédie Universelle

  • Nimes — (Nîmes en francés) es una ciudad del sur de Francia, capital del departamento de Gard, con una población de 133.424 habitantes (1999). Es famosa por la multitud de restos de la época romana que se conservan en bastante buen estado, destacando… …   Enciclopedia Universal

  • Nîmes —   [nim], Stadt in Südfrankreich, am Übergang der Garrigues zur Ebene des Bas Languedoc, 128 500 Einwohner; Verwaltungssitz des Départements Gard; katholischer Bischofssitz; Académie de Nîmes, Konservatorium, Museen; wichtiger Handelsplatz,… …   Universal-Lexikon

  • Nîmes — (spr. nīm ), Hauptstadt des franz. Depart. Gard, 46 m ü. M., am Südabhang einer Hügelkette in einer fruchtbaren Ebene gelegen, Knotenpunkt der Lyoner Bahn, hat hübsche Boulevards, welche die alten Stadtmauern ersetzen, einen schönen Hauptplatz… …   Meyers Großes Konversations-Lexikon


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