Parti communiste français


Parti communiste français
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Parti communiste français
Logo du PCF
Présentation
Secrétaire national Pierre Laurent
Fondation 1920 (SFIC)
1921 (PC)
1943 (PCF)
Siège 2, place du Colonel-Fabien
75019 Paris
Porte-parole Olivier Dartigolles, Patrice Bessac
Idéologie Communisme,
marxisme,
écologie politique,
féminisme
Affiliation internationale Conférence internationale des partis communistes et ouvriers
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Couleurs Rouge
Site web www.pcf.fr
Présidents du groupe
au Sénat Nicole Borvo Cohen-Seat
à l'Assemblée Yves Cochet (Europe Écologie - Les Verts)
au Parlement européen Lothar Bisky
Représentation du parti
Députés
Sénateurs
Députés européens

Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français de gauche, qui se fixe comme objectif l’émancipation de tous par la maîtrise sociale, le partage des richesses, des connaissances et des pouvoirs[1]. Il a été fondé en décembre 1920 au congrès de Tours, lors de la scission de la SFIO. L'organe officiel du Parti a longtemps été le journal L'Humanité, qui en est désormais structurellement indépendant. Son siège est situé place du Colonel-Fabien à Paris, dans un bâtiment de béton réalisé par le célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer. Le PCF revendique aujourd'hui 138 000 adhérents[2].

Sommaire

Histoire du PCF

Le Congrès de Tours

Le 30 décembre 1920, une majorité des militants socialistes de la SFIO réunis en congrès à Tours décident de s'affilier à l’Internationale communiste (également connue sous l’appellation « Komintern »), fondée en 1919 par Lénine à la suite de la Révolution russe. Le Parti communiste français, qu'on appelle alors Section française de l'Internationale communiste (SFIC), qui est ainsi créé accepte par conséquent de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l'IC. Il s'engage à construire un parti révolutionnaire, qui peut utiliser des moyens légaux, mais qui aussi doit se doter d'un appareil clandestin et ne doit pas exclure l'action illégale. Le parti constitué doit être discipliné, suivant les règles du centralisme démocratique : les minoritaires doivent suivre la ligne décidée majoritairement. Reprochant aux partis de la Deuxième Internationale, dont la SFIO, de laisser aux élus une trop grande marge d'autonomie vis-à-vis de la direction partisane, seule une minorité des élus socialistes rejoint le nouveau parti. Internationaliste, enfin, un parti national, comme le Parti communiste français (PCF) est d'abord une section de la troisième internationale. Le PC français ne s'appelle pas PCF mais SFIC (Section française de l'Internationale communiste). Ces principes de base vont sous-tendre toute la vie du PCF jusqu'à la dissolution officielle de l'IC en 1943, et même bien au-delà.

Les premières années (1921-1933)

Les premières années du jeune parti sont marquées à la fois par de nombreuses exclusions de membres fondateurs du parti (comme Boris Souvarine, Alfred Rosmer, Pierre Monatte, Albert Treint, Ludovic-Oscar Frossard…), par la stalinisation du parti, ainsi que par un activisme militant illustré, par exemple, par des manifestations contre la guerre du Rif, en 1925, et plus généralement par l'antimilitarisme. L'arrestation et l'incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que pour les dirigeants. Dans ces années-là, une grande partie des rares élus à avoir fait le choix du PC en 1920 revient dans le giron de la SFIO. Dans le même temps, on constate l'ascension rapide d'un nouveau personnel dirigeant, plutôt jeune, formé pour l'essentiel dans les écoles de l'Internationale communiste. En 1924, aux élections législatives, le Parti obtient 4,48 % des suffrages et 26 députés.

Henri Barbé et Pierre Celor, qui accèdent au secrétariat du parti en 1927, sont emblématiques de ce nouveau personnel dirigeant. Suivant les directives du Komintern, ils mènent la politique sectaire dite « Classe contre Classe », laquelle exclut toute entente avec les partis dits « bourgeois », SFIO comprise. Le Parti qui avait obtenu 26 sièges aux élections de 1924 en perd la moitié aux élections de 1928. Jeune secrétaire à l'organisation, Maurice Thorez dénonce la formation d'une fraction à la tête du parti et prend les rênes de l'institution partisane à la faveur d'une nouvelle crise de direction en 1930-1931.

Des organisations communistes dissidentes, d'extrême gauche, se créent pour défendre un communisme opposé au stalinisme : le Cercle communiste démocratique, la Ligue communiste, L'Union communiste, entre autres.

L'antifascisme, le Front populaire et la guerre d'Espagne (1934-1939)

Après la prise du pouvoir par Hitler et les événements de 1934 en France, l’Internationale communiste recommande une nouvelle ligne, moins sectaire. La lutte pour la direction du parti entre Jacques Doriot et Maurice Thorez aboutit en 1934 à l'éviction du premier qui crée son propre parti (le Parti populaire français). Maurice Thorez a alors les mains libres pour mettre en œuvre cette nouvelle ligne. Thorez est entouré d'une équipe constituée de Jacques Duclos, Benoît Frachon et du délégué du Komintern, Eugen Fried. L'équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera pratiquement le parti français pendant une trentaine d'années.

La Chambre des députés élue en mai 1936.

Le 10 janvier 1936, socialistes, communistes et radicaux se mettent d'accord sur un « programme commun ». Au printemps, le Front populaire gagne les élections et le PC remporte 72 sièges avec 15 % des voix. Le PC soutient le gouvernement Blum sans y participer. Début juin 1936, la direction du PC appelle à l’arrêt de la grève générale spontanée qui s’est déclenchée peu avant, et qui permettra l’obtention des congés payés. Sur le plan syndical, la CGTU, communiste, et la CGT dont elle avait fait scission après le congrès de Tours, fusionnent à nouveau.

Les instances dirigeantes sont totalement subordonnées à l'IC, elle-même complètement dominée par Staline et les autres dirigeants de l’État soviétique, mais cette subordination pose peu de problèmes à l'intérieur du parti français, tant est grand le prestige de l'URSS, et du fait que le libre débat y est empêché. Toute opposition à cette orientation entraîne l’exclusion (c’est le cas d’André Ferrat, ancien rédacteur en chef de L'Humanité qui rejoindra la SFIO).

De 1936 à 1939, le soutien aux républicains espagnols représente une composante majeure du Parti communiste français, tant par l'envoi de volontaires dans les Brigades internationales que par la mise sur pied de puissants moyens matériels.

La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

En septembre 1939, le Parti communiste français approuve la signature du pacte germano-soviétique : l'accord entre l'Allemagne nazie et l'URSS qui établit un pacte de non-agression entre les deux pays et organise le partage de la Pologne. Daladier impose la mise hors la loi du PC. Il s'ensuivra une scission au sein des élus du parti et une période de clandestinité : l'essentiel de la direction du parti est alors regroupée en Belgique, et, sur un ordre de Dimitrov, Maurice Thorez déserte et rejoint Moscou. Suivant les consignes du Parti, « Une heure de moins pour la production, c'est une heure de plus pour la révolution », certains militants commettent des sabotages dans les usines d'armements françaises pendant la Drôle de guerre[3]. À noter également que certains appelés refusent de combattre les Allemands lors de la campagne de France.

Réunion clandestine de la direction du PCF à Longjumeau en 1943, réunissant, de gauche à droite, Benoît Frachon, Auguste Lecœur, Jacques Duclos et Charles Tillon.

La clandestinité sera brièvement interrompue durant l'été 1940, pour demander en vain, via l'avocat communiste Robert Foissin, membre de la défunte Association juridique internationale (AJI), l'autorisation de faire reparaître légalement L'Humanité aux autorités allemandes qu'il obtiendra en échange de la censure des Allemands mais Vichy y mit son veto. Ainsi l'interdiction se prolongera jusqu'à la Libération, en été 1944. Une partie des élus du PC fonde le Parti ouvrier et paysan français (POPF) qui regroupait les anciens du PC partisans de la Collaboration (plus d'élus que de militants).

Bien préparé à la résistance par la pratique de la clandestinité, le PC français n'aurait engagé, la lutte contre l'occupant qu'à partir de juin 1941 lorsque les troupes d'Hitler envahissent l'URSS. Cependant, certains militants ou des groupes locaux communistes, qui n'avaient pas tous cessé en 1939 ou 1940 d'être antifascistes, s'étaient spontanément engagés dans la résistance, sans demander la permission du parti. On citera par exemple Auguste Havez et Marcel Paul dans l'ouest de la France, la grève des mines du Nord, en mai 1941, cf. Auguste Lecœur), et plusieurs exemples locaux. Le 17 juin 1940, c'est avec un jour d'avance sur celui du général de Gaulle que Charles Tillon, chargé de réorganiser le PC dans le sud-ouest, lance un appel[4] à la résistance contre « le fascisme hitlérien ».

À partir de juin 1941, les différentes organisations rattachées de près ou de loin au PC sont alors à même d'attirer un nombre important d'hommes et de femmes désireux de participer à la lutte contre l'occupant (en particulier le Front national et sa branche armée des Francs-tireurs et partisans (FTP)). La mouvance du PC devient importante au sein du Conseil national de la Résistance (CNR).

À noter qu'en 1943, Staline dissout le Komintern, et le parti français est désormais appelé PCF.

L'après-guerre (1944-1970)

Timbre soviétique représentant Maurice Thorez.

À la Libération, le parti se décrit comme le « parti des 75 000 fusillés », chiffre considérablement exagéré.

Aux législatives de 1945, le PCF fait une percée en obtenant 26,2 % des suffrages et 159 députés, devenant le premier parti de France et de la gauche, au détriment de la SFIO (25 %) et du Parti radical (13,6 %). En juin 1946, le PCF obtient 26 % des suffrages mais perd 6 sièges à l'Assemblée nationale. En octobre, il obtient son score le plus important dans les élections législatives : 28,2 % des suffrages et 182 sièges, redevenant ainsi le premier parti de France, en ayant débordé ses bastions ouvriers pour être présent dans pratiquement tous les départements. Dans cet esprit est créée en 1945 l'Union de la jeunesse républicaine de France (250 000 adhérents). De 1944 à 1947, des ministres PCF participent aux différents gouvernements.

C'est en 1947 que sur un fond de guerre froide entre les deux blocs et de guerres coloniales dans l'empire français, les communistes français sont exclus du gouvernement et sont contraints de retourner dans une opposition que certains qualifieront de ghetto, puisqu'au cours des dix années qui suivent, le PCF est le seul parti à rester à l'écart du pouvoir. Maurice Thorez, atteint d'hémiplégie, passe, entre 1950 et 1953 de longs séjours en URSS pour se faire soigner. Pendant ce temps, l'enthousiasme d'après-guerre qui avait rassemblé des Français d'horizons différents au sein du PCF se dissipe, créant des désaccords idéologiques au sein des militants ; les exclusions sont alors nombreuses, menées principalement par Jacques Duclos, (Tillon, Lecœur, Marty, etc.). Après la mort de Staline, en 1953, les dirigeants français renâclent à s'engager à la suite du parti soviétique dans la dénonciation des crimes de Staline. Le PCF reste "stalinien", et demeure directement lié à l'URSS dont il soutient en 1956 l'intervention militaire contre l' insurrection de Budapest. Aux municipales de 1947, le PCF obtient 29,9 % des voix derrière le RPF qui obtient 38 % des voix. Aux législatives de 1951, le PCF obtient 25,5 % des suffrages mais perd 79 sièges.

En 1956, le PCF suit une orientation d'« unité nationale » et vote, avec d'autres partis, les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet — ce dernier ayant (sans succès) tenté d'établir une majorité parlementaire pour obtenir, d'après ses dires, une ligne plus libérale en Algérie. Cependant, Guy Mollet applique par la suite une politique très dure de répression durant la guerre d'Algérie, ce qui pousse le PCF à mener des actions clandestines de sabotage au sein de l'armée française et à soutenir publiquement le FLN. Cette année aux législatives le PCF obtient 26 % des suffrages et 150 députés.

Aux législatives de 1958, le PCF s'effondre au retour au pouvoir du général de Gaulle, n'obtenant que 19,2 % des voix et 10 députés. Dans les années 1960, le maoïsme commence à séduire différents Français ; le PCF est alors marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ses militants. En 1963, les maoïstes français se regroupent dans l'Association des amitiés franco-chinoises (AAFC) puis l'année suivante dans la Fédération des cercles marxistes-léninistes de France (FCMLF). Aux législatives de 1962, le PCF obtient 22 % des suffrages et 40 députés. À l'élection présidentielle de 1965, le PCF soutient le candidat unique de la gauche François Mitterrand (44,80 % des voix au second tour). En 1966, des trotskystes comme Alain Krivine qui pratiquaient l'entrisme sont exclus de l'UEC, et créent la Jeunesse communiste révolutionnaire.

Maurice Thorez décède en 1964, trois ans auparavant, Georges Marchais est élu au bureau politique, il devait devenir un responsable important du Parti à partir de 1970. La période entre 1964 et 1970 peut être qualifiée de transition, avec un nouveau secrétaire Waldeck Rochet, affaibli par la maladie à partir de 1969.

Durant les événements de Mai 68, le PCF est d'abord hostile au mouvement étudiant : Marchais écrit dans L'Humanité du 3 mai un article violent intitulé « De faux révolutionnaires à démasquer », où il s'en prend par exemple à « l'anarchiste allemand Cohn-Bendit ». En juin 1968, le PCF imprime une affiche en revendiquant d'avoir « été le seul, dès le début, à dénoncer publiquement les agissements, les provocations et les violences des groupes ultra-gauchistes, anarchistes, maoïstes, ou trotskystes, qui font le jeu de la réaction »[5].

Aux législatives de 1968, le PCF obtient 20 % des voix et 34 députés, mais son rival le Parti socialiste progresse avec 16,5 % des voix.

La répression par l'URSS du Printemps de Prague voit le PCF se démarquer de la politique soviétique. Le Parti désapprouve, en effet, l'intervention de l'armée sans pour autant la condamner fermement[6]. Cette ambiguïté l'éloigne d'un certain nombre de militants, en particulier des cercles intellectuels qui lui étaient restés favorables.

Lors de l'élection présidentielle de 1969, Jacques Duclos, récolte 21,23 % des voix, à deux points du candidat centriste Alain Poher, qualifié pour le second tour. Ce score, considéré comme excellent, confirme la suprématie du PCF au sein de la gauche, qui devance largement les autres candidats, de la SFIO (Gaston Defferre), du PSU (Michel Rocard), des Radicaux-socialistes indépendants (Louis Ducatel), et de la LC (Alain Krivine).

Programme commun et abandon du modèle soviétique (1970-1981)

Les dirigeants du PCF pensaient que la signature d'un programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste (1972) allait accroître leur audience dans l'opinion, mais il n'en a rien été : l'alliance profite aux socialistes, tandis que l'érosion du vote communiste devient inquiétante. Le PCF abandonnera le programme commun en 1978. Ainsi, le PCF voit son influence diminuer : sous la Quatrième République, il représentait 25 % à 30 % des voix dans le corps électoral, sous la Cinquième République 20 % à 22 %, tandis que les socialistes poursuivent leur progression. Aux législatives de 1973, le PCF obtient 21,5 % des voix contre 18,8 % des voix au Parti socialiste.

En 1974, la parution en France de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne, participe au débat sur les pays socialistes et en particulier sur la période dite stalinienne. Pour l'élection présidentielle, le Parti soutient François Mitterrand, candidat unique de la gauche pour la deuxième fois soutenu par le PCF : celui-ci échoue de peu (49,19 % des voix), face à Valéry Giscard d'Estaing.

En 1976, le PCF abandonne la référence au modèle soviétique pour s'orienter vers une ligne de type eurocommuniste. Il abandonne la référence à la doctrine de la « dictature du prolétariat » (XXIIe congrès), affirme son indépendance vis-à-vis de Moscou et son attachement aux libertés publiques : « C’est la voie démocratique et révolutionnaire que nous proposons à notre peuple pour aller au socialisme tenant compte des conditions de notre époque en faveur des forces de progrès, de liberté, de paix ». Le but du PCF, « parti de la nation et internationaliste », est « la transformation de la société capitaliste en une société socialiste, société fraternelle sans exploiteurs ni exploités » (L'Humanité, 20 janvier 1976). Aux municipales de 1977, le PCF conquiert un grand nombre de communes, et le Parti socialiste poursuit sa progression. Aux élections de 1978, pour la première fois depuis 1945, le PCF perd sa domination à gauche, obtenant 20,8 % des voix et 86 députés, au profit du PS qui obtient 22,8 % des voix et 104 députés. Aux européennes de 1979, la liste de Georges Marchais marque un léger recul du PCF, avec 20,6 % des voix et 19 députés, le PS avec François Mitterrand obtient 23,5 % des voix et 22 députés.

Mais en 1979, malgré la phrase de Georges Marchais sur le bilan globalement positif des pays socialistes au XXIIIe congrès, le PCF abandonne la référence au « marxisme-léninisme », ce qui se conclut notamment par la disparition du Centre d'études et de recherches marxistes (CERM) et son remplacement par l'Institut de recherches marxistes, qui sera lui-même remplacé en 1995 par l'association Espaces Marx, ainsi que par une condamnation sans appel du stalinisme.

L'incompatibilité avec la participation gouvernementale (1981-1989), le déclin

En 1981, au premier tour de l'élection présidentielle, Georges Marchais, secrétaire général du parti, obtient 15,35 % des voix, alors que Jacques Duclos en obtenait 21,3 % en 1969. Ce résultat est considéré par certains comme le début du déclin du PCF. En effet, dans un monde changeant, avec la disparition progressive des grandes concentrations ouvrières où il avait la mainmise, le Parti communiste ne change pas ses positions. François Mitterrand, élu président de la République, semble en avoir tiré profit. Aux élections législatives françaises de 1981, le PCF perd 42 députés, n'obtenant que 16,2 % des voix et 44 députés.

Après la victoire de François Mitterrand, le PCF participe au gouvernement de Pierre Mauroy avec les ministres Charles Fiterman (Transports), Anicet Le Pors (Fonction publique), Jack Ralite (Santé) et Marcel Rigout (Formation professionnelle). De juin 1982 à mars 1983, Jacques Delors, alors ministre de l'Économie, pilote une transition vers une politique de « rigueur économique ». Aux cantonales de 1982, le PCF n'obtient que 15,9 % des voix.

En effet, après trois dévaluations successives, des milliards de francs de fuite de capitaux et une augmentation du chômage, les socialistes choisissent de renoncer à leur projet économique et social, de peur d'isoler l'économie française dans une Europe où l'austérité est de rigueur. En 1984, les communistes décident de quitter le gouvernement pour protester contre la nouvelle orientation libérale du Parti socialiste.

En 1984, aux élections européennes, la liste Marchais n'obtient que 11,2 % (passant sous la barre des 15 %) et ne dépasse la liste du Front national de Jean-Marie Le Pen que d'un cheveu, cette dernière ayant totalisé 11,0 %.

Aux régionales de 1986, le PCF se maintient à 10,3 % des suffrages. Aux élections législatives de la même année, le PCF passe sous la barre des 10 %, n'obtenant 9,8 % des voix et 35 députés (contre 9,7 % des voix et 35 députés au Front national, qui arrive quasiment à égalité avec lui).

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 1988, André Lajoinie obtient 6,76 %, et Pierre Juquin, candidat dissident, 2,10 %. Aux élections législatives qui s'ensuivent, il se maintient à 11,3 % des suffrages, et obtient 27 députés.

En 1989, aux élections européennes, la liste de Philippe Herzog, professeur agrégé d'économie à l'université de Paris-X à Nanterre, obtient 7,7 %.

Financement et aide logistique par l'URSS

L'URSS a, depuis les années 1920, aidé financièrement et matériellement les divers partis communistes à travers le monde.

Durant la guerre froide, par année fiscale, environ 2 millions de dollars US étaient transférés à la demande du Politburo de la Gosbank (banque d'État soviétique) au PCF, ce sont des agents du KGB qui livraient les sommes demandées aux dirigeants des partis concernés. Les PC martiniquais, guadeloupéen et réunionnais encaisseront environ 2 millions de dollars entre 1961 et 1990 reversés par le PCF.

Le 13 novembre 1979, alors que la guerre d'Afghanistan va s'engager, le Politburo, à la demande de Boris Ponomarev, dégage, « étant donné la situation extrêmement difficile du Parti », six millions de dollars pour le PCF pour lui permettre de payer ses dettes.

Ainsi cette note des archives du PCUS du 13 octobre 1983, sous l'en-tête « Très secret. Du KGB au Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique » :

« Au camarade Ponomarev, directeur du Département international,
Compte-rendu de la rencontre avec le camarade Gaston Plissonnier (PCF) : conformément à vos instructions du 23 septembre dernier, la rencontre a eu lieu à Berlin avec le camarade Plissonnier et son homme de confiance, lors de laquelle nous avons remis aux amis français la somme d'un million de dollars qui leur a été assignée. Pour des raisons de sécurité, le camarade Plissonnier a refusé de signer sur place le reçu avec l'argent livré, se référant à un accord avec Moscou. Néanmoins, il a ordonné à son homme de confiance de signer le reçu de livraison sans indiquer le montant de la somme. »

L'aide apportée par le PCUS était aussi matérielle et concernent également les journaux affiliés au PCF. De 1982, année de la première livraison, jusqu'en 1989, la dernière, ceux-ci ont reçu gratuitement 4 058 tonnes de papier[7]. Le 10 juillet 1987, le Politburo approuve, « suivant la demande du PCF », la livraison de 1 300 tonnes de papier par an pour les années 1987 et 1988.

Pour la seule période de 1971 à 1990, le PCF encaissera cinquante millions de dollars (Parti communiste italien : 47 millions, Parti communiste des États-Unis d'Amérique : 42 millions)[8].

Le secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, membre du bureau politique du PCF, a demandé en mars 1985 au conseil central des syndicats de l'URSS d'accorder à son syndicat une aide urgente de 10 millions de francs (1 million de roubles convertibles). Cette demande a un caractère strictement confidentiel et seuls les dirigeants de la CGT membres du comité central du PCF ont été informés de cette demande. Cette aide sera accordée en 2 versements en 1985 et 1986 de 500 000 roubles provenant du comité du tourisme et d'excursion[9].

La chute du Mur de Berlin et ses répercussions sur le PCF (1989-2002)

Le local du PCF à La Courneuve. La faucille et le marteau demeurent en 2009.

De 27 députés élus en 1988, le Parti n'en obtint plus que 20 en 1993, puis 35 en 1997. Si Georges Marchais est réélu dans le Val-de-Marne, André Lajoinie, le président sortant du groupe à l'Assemblée est battu dans l'Allier. Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand-les-Eaux, lui succède.

En 1994, Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du parti.

Peu avant la chute du mur de Berlin, le PCF obtient 6,8 % à la présidentielle de 1988. Aux élections régionales de 1992, le PCF n'obtient que 8,0 %, largement dépassé par le Front national (13,9 %) et les écologistes (13,9 % également). En juin 1994, aux élections européennes, la liste de Francis Wurtz obtient 6,9 %, et 8,0 % des suffrages obtenus aux cantonales.

En avril 1995, au premier tour de l'élection présidentielle, Robert Hue, secrétaire national, obtient 8,64 % des suffrages.

Aux municipales de juin 1995, le Havre (Seine-Maritime) et Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), jusqu'ici communistes, basculent à droite.

La Gauche plurielle

En 1997, après les législatives, le Parti remonte à 36 sièges à l'Assemblée nationale, obtenant 9,9 % des suffrages. André Lajoinie retrouve son siège de député de l'Allier et se fait élire Président de la Commission de la Production. Georges Marchais, qui ne s'était pas représenté, décède au début de l'hiver.

Malgré l'échec du socialisme réel, l'influence du Parti reste pourtant loin d'être négligeable. Il tente alors, par une stratégie d'alliance dans la gauche plurielle, une mutation plus profonde. Malgré de fortes dissensions internes, dues aux remises en cause du passé, cette stratégie voulue par Robert Hue a d'abord semblé positive, puisqu'il maintient son électorat et que plusieurs ministres entrent au gouvernement en 1997 : Jean-Claude Gayssot au ministère de l'Équipement, des Transports et du Logement, Marie-George Buffet au ministère des Sports, Michelle Demessine (puis Jacques Brunhes à partir de septembre 2001) au secrétariat d'État au Tourisme et en 2000, Michel Duffour au secrétariat d'État au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle.

La politique de ce gouvernement arrivé aux affaires à la faveur de la dissolution de l'assemblée nationale par le président Jacques Chirac sera d'abord très populaire (croissance économique, diminution du nombre de chômeurs de 3,2 à 2,2 millions, emplois-jeunes, réduction du temps de travail, etc.) avant de décevoir de nombreux électeurs de gauche et certains militants. Jean-Claude Gayssot fait voter la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU) fixant notamment l'objectif de 20 % de logements sociaux dans les villes qui en manquaient et généralisant la régionalisation des services TER de la SNCF. Tout en permettant l'ouverture du capital d'Air France aux capitaux privés et à ses salariés pour relancer l'entreprise mal en point, il préserve la SNCF de la privatisation sans toutefois revenir sur l'existence de Réseau ferré de France créé en février 1997 par Bernard Pons ministre des Transports du gouvernement d'Alain Juppé. Il relançe le projet de TGV-Est et de nombreux investissements ferroviaires et routiers comme le viaduc de Millau. Au plan européen, il fait avancer la réglementation du transport maritime et la législation sociale dans le transport routier de marchandises. Il donne un élan décisif à la réalisation du projet d'avion Airbus A 380 et autorise l'accroissement des capacités de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle tout en limitant les nuisances sonores aéroportuaires par une nouvelle définition des couloirs aériens en Île de France. Son ministère est également le principal créateur d'emplois-jeunes.

Marie-George Buffet fait progresser la lutte contre le dopage dans le sport. Michelle Demessine généralise le chèque vacances aux PME et est très active pour que la France reste la première destination touristique mondiale.

Malgré le bilan de ses ministres, le PCF ne peut échapper au sort de la gauche plurielle mise en échec sur la question de la sécurité et en raison de l'incapacité du gouvernement à s'opposer aux licenciements boursiers et à la toute puissance des marchés financiers.

Aux élections européennes de juin 1999, Robert Hue, secrétaire national et député-maire de Montigny-lès-Cormeilles, présente une liste à double parité, entre femmes et hommes, et entre communistes et membres de la société civile. Il n'obtient que 6,8 % des voix et six élus sur 87.

Le tournant des années 2000

À la suite du XXXe congrès de Martigues (mars 2000), qui entérine l'abandon de la conception marxiste-léniniste, un certain nombre d'adhérents quittent le PCF à l'appel de Rolande Perlican, ancienne sénatrice de Paris et communiste ultra-orthodoxe. Le 2 mars 2002, cette dernière crée « Communistes », un petit parti révolutionnaire de lutte de classe qui présente deux candidats aux législatives de 2002[10].

Aux municipales de mars 2001, beaucoup de communes communistes basculent à droite, comme Argenteuil, Colombes, Montluçon, Sète, Nîmes et La Seyne-sur-Mer.

Militants communistes lors d'une manifestation parisienne.

Après le 31e congrès, en octobre 2001, Robert Hue est remplacé au secrétariat national par Marie-George Buffet. Les résultats désastreux de l'élection présidentielle et législatives de 2002 (moins de 4 %, le deuxième plus bas score de son histoire[réf. nécessaire]) mettent les finances du parti gravement en péril. Mais une souscription nationale couvre rapidement le déficit. De plus, aux élections suivantes, il semble localement retrouver son score d'avant 2002. Robert Hue, battu aux législatives de 2002, se fait élire sénateur du Val-d'Oise en septembre 2004.

En juin 2004, aux élections européennes, le PCF n'obtient plus que deux élus, et ne dépasse les 5 % des suffrages que dans les circonscriptions Île-de-France, Picardie - Nord-Pas-de-Calais. La liste de Marie-George Buffet, députée de la Seine-Saint-Denis et Maire-adjoint du Blanc-Mesnil, obtient 7 %.

À l'extrême gauche du spectre politique, le Parti communiste est concurrencé par des partis trotskistes comme Lutte ouvrière ou la Ligue communiste révolutionnaire, sans qu'il semble en mesure de prendre dans la gauche gouvernementale la place du Parti socialiste.

Sur le plan interne, le parti s'enrichit d'une diversité d'opinions et comprend plusieurs courants, même si les tendances ne sont pas reconnues par les statuts. Un courant conservateur (les orthodoxes), surtout implanté dans le Nord de la France (Pas-de-Calais), revendiquant le marxisme-léninisme comme doctrine, un courant refondateur (avec notamment Patrick Braouezec ou Lucien Sève) qui prône une réorganisation totale du parti et le courant majoritaire, derrière Marie-George Buffet qui prône l'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres organisations de gauche, tout en n'excluant pas une participation gouvernementale.

Le PCF doit enfin faire face à un nouvel adversaire inattendu, à l'autre bout de l'échiquier politique : le Front national qui trouve une partie de ses électeurs dans la classe ouvrière.

Le PCF aujourd'hui (depuis 2002)

L'après 2002

À l'élection présidentielle de 2002, Robert Hue, président du PCF, obtient 3,37 %, en recul de plus de 5 points par rapport à 1995. Il passe de 35 députés à 21 aux législatives, totalisant 4,82 % des voix (son pire score jusque là était de 9,1 % en 1993). Ces résultats s'accompagnent d'une chute conséquence du nombre de militants (de 182 000 en 1999 à 125 600 en 2002, d'après Roger Martelli[11]).

Cet échec entraîne la démission de Robert Hue de sa fonction de président du PCF[12]. Lors de son 32e congrès, le PCF s'engage dans un retour critique sur la gauche plurielle. La stratégie d'alliances, et l'avenir du parti même, fait débat : les orthodoxes prônent l'autonomie, les refondateurs la constitution d'un « pôle de radicalité » à la gauche du PS, les « huistes » un « parti communiste nouveau » qui contribue à rééquilibrer la gauche[13].

Les élections régionales, cantonales et européennes de 2004
Fête populaire organisée par le PCF (2007, Paris).

Aux élections régionales de 2004, le PCF adopte une stratégie « à la carte » : listes ouvertes au mouvement social et à d'autres forces en Île-de-France (Marie-George Buffet et Claire Villiers) ou en Auvergne (André Chassaigne) ; autonomie dans le Nord-Pas-de-Calais (Alain Bocquet) et en Picardie (Maxime Gremetz) ; union avec le PS dès le premier tour dans 14 régions. Les résultats marquent le redressement du PCF[14], redressement confirmé aux cantonales, mais qui n'enraye pas totalement sa chute.

La stratégie d'ouverture au mouvement social est adoptée aux élections européennes de 2004, mais elle se heurte aux résistances des fédérations locales : 2 listes sur 6 sont conduites par des syndicalistes. Le PCF obtient un score en progrès depuis 2002, mais en recul par rapport à 1999 (-1,5 point). Du fait du nouveau monde de scrutin, le PCF perd trois élus sur six.

En 2004, le PCF participe à la fondation du Parti de la gauche européenne (PGE), parti politique européen regroupant les partis progressistes (communistes ou non)[15].

Du référendum de 2005 à la présidentielle de 2007

Marie-George Buffet est réélue lors du 33e congrès le 26 mars 2006.
Le référendum de 2005

Lors de la campagne du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005, le PCF joue un rôle de coordination du « non de gauche ». Il aide à la création de collectifs unitaires locaux et organise des réunions nationales allant de la LCR aux « socialistes du non ».

La victoire du non renforce la stratégie du PCF (qui gagne alors, selon lui, 7 000 adhérents) : il décide de travailler à un rassemblement de la gauche antilibérale, avec des socialistes, la LCR et des personnalités et forces issues du mouvement social (altermondialistes, syndicalistes, associatifs…). Cette stratégie est confirmée au 33e congrès en mars 2006.

Un « Collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes » est créé, à la suite des « collectifs du non ». La LCR ne s'y engage que prudemment, désignant Olivier Besancenot comme candidat en juin 2006. Les collectifs adoptent un programme commun, mais butent sur la candidature commune : le PCF propose la candidature de Marie-George Buffet, entourée d'un collectif unitaire de porte-paroles, candidature majoritaire dans les votes des collectifs ; mais la majorité des autres composants s'y oppose.

L'élection présidentielle de 2007

En décembre 2006, les communistes désignent à 81 % Marie-George Buffet comme « candidate commune pour porter le rassemblement antilibéral »[16]. Elle se met en congé de la direction du PCF le 4 janvier 2007, afin de « se mettre au service du rassemblement ».

Meeting organisé à Paris Bercy le 1er avril 2007.

La candidature de Marie-George Buffet, bien que plébiscitée, suscite des divisions dans le parti. Les refondateurs y sont défavorables, privilégiant une autre candidature de rassemblement. Certains (Patrick Braouezec, Jacques Perreux…) soutiendront la candidature de José Bové.

Elle obtient 1,93 % des suffrages (707 327 voix), en 7e position[17], le pire score de l'histoire du PCF.

Les élections législatives de 2007 sont meilleures pour le PCF, qui rassemble 4,7 % des suffrages[18], un score quasi-identique à 2002. Il perd néanmoins 3 députés et forme un groupe commun avec les quatre députés Verts (la Gauche démocrate et républicaine)[19].

L'après-2007 : le Front de gauche

Article détaillé : Front de gauche (France).

Le faible résultat de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle provoque un séisme au sein du PCF. Dès le 24 avril 2007, une assemblée extraordinaire est convoquée pour décembre 2007[20].

Les élections municipales et cantonales de 2008

Les résultats des municipales et cantonales de 2008 marquent un ralentissement de l'érosion de l'influence du PCF, avec des scores très supérieurs à ceux des présidentielles et des législatives. Il maintient un niveau similaire à celui de 2001.

Au premier tour des municipales, le PCF gagne plusieurs villes (Dieppe, Vierzon, Saint-Claude…), remporte la plupart des primaires imposées par le PS à des maires communistes sortants (sauf à Pierrefitte et Denain) et peut se maintenir au second tour au Havre, à Sète ou à Nîmes. Le second tour est plus contrasté, avec la perte de Calais face à l'UMP (suite à un retrait du FN), de Montreuil face aux Verts et d'Aubervilliers face au PS. Il gagne en revanche Villeneuve-Saint-Georges, Villepinte[Laquelle ?], Firminy (sept villes de plus de 9 000 habitants).

Aux élections cantonales, le score du PCF progresse, là où il est présent, d'environ un point. Il perd néanmoins la Seine-Saint-Denis au profit du PS, mais gagne l'Allier face à la droite et conserve le Val-de-Marne.

La stratégie du « Front de Gauche »

Lors d'un Conseil national en octobre 2008[21], puis lors de son 34e congrès en décembre, le PCF décide de lancer un appel à un « front progressiste et citoyen »[22]. Avec le Parti de gauche (issu du PS) et la Gauche unitaire (issue du NPA), nouvellement créés, et d'autres (République et Socialisme, Alternative démocratie socialisme…), ils constituent aux élections européennes de 2009 le « Front de gauche pour changer d'Europe ».

Il rassemble 6,47 % des suffrages (1 114 872 voix), en légère progression par rapport à 2004, et quatre élus, dont deux PCF (Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric). Jugeant ce score « satisfaisant », Marie-George Buffet appelle à poursuivre et à approfondir la stratégie du Front de gauche en s'attelant à son élargissement, déclarant qu'il « n’y a pas de frontières au Front de gauche, qui doit être encore plus populaire et citoyen »[23].

Le PCF se présente donc aux élections régionales de 2010 dans un Front de gauche « élargi »[24] dans 17 régions sur 22, les militants de cinq autres régions ayant opté pour l'union avec le PS dès le 1er tour[25]. Son score est de 6,95 % (sur 17 régions), en progression par rapport à 2004 et à 2009. Néanmoins, le PCF perd près de la moitié de ses élus régionaux (95 contre 185), du fait du mode de scrutin.

Le premier semestre 2010 est marqué, d'une part, par le départ de dirigeants et élus refondateurs (Patrick Braouezec, Jacqueline Fraysse, François Asensi, Roger Martelli, Lucien Sève…), qui se consacrent à la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase)[26] ; d'autre part, par les tensions au sein du Front de gauche, d'abord sur la participation aux exécutifs régionaux[27], puis sur l'éventualité de soutenir Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2012.

Lors de son 35e congrès, en juin 2010, le PCF décide d'engager une « nouvelle phase pour le Front de gauche » en construisant un « pacte d'union populaire » en vue des échéances de 2012. Marie-George Buffet quitte le poste de secrétaire nationale, remplacée par Pierre Laurent.

Le Parti communiste est très présent dans les manifestations contre la réforme des retraites de 2010 menée par le ministre du travail Éric Woerth, un thème qui a dominé en septembre 2010 la fête de l'Humanité. Afin d'assurer le financement de la retraite en France, pour le droit à une retraite à taux plein, il prône une réforme de l’assiette des cotisations patronales, une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques aux mêmes taux de cotisations que les salaires et la suppression des exonérations de cotisations patronales qui ne créent pas d’emploi[28]..

Aux élections cantonales de 2011, le PCF espère conserver ses deux derniers bastions, l'Allier et le Val-de-Marne ainsi que reconquérir la Seine-Saint-Denis. En Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, le Front de gauche se voit confronté à des candidats communs d'EELV et du PS dès le premier tour. Le Front de gauche progresse en obtenant 10,38 % des voix sur les cantons où il était présent[29]. Il devance l'alliance socialistes-écologistes dans le Val-de-Marne, réalise 20 % en moyenne en Haute-Vienne et dans le Puy-de-Dôme, et s'affirme face au PS et à la droite dans l'Allier.

L'élection présidentielle de 2012

Les militants du PCF se prononcent en faveur de Jean-Luc Mélenchon à 59% pour les représenter au sein du Front de Gauche à l'élection présidentielle, avec des conditions comme 80% des sièges aux législatives ainsi qu'une personnalisation du candidat moins forte, passer du « je » à « nous »[30]. Le Front de gauche entre en campagne le mercredi 29 juin, place Stalingrad à Paris, devant 6 000 personnes. Meeting unitaire avec intervention de la FASE ou du PCF notamment et enfin du candidat Jean-Luc Mélenchon qui évoqua entre autres la sortie de l'OTAN, le retrait des guerres d'Afghanistan et de Libye, l'abolition de la précarité et du démantèlement des services publics, une disposition à prendre les moyens financiers où ils se trouvent, à rétablir davantage de justice en limitant les rémunérations du patronat et non les salaires des travailleurs qui se verraient eux augmentés. Le programme du Front de Gauche, finalisé sera présenté à la Fête de l'Humanité en septembre[31].

Congrès du Parti communiste français

Les courants du PCF

L'organisation en tendances n'existe pas au sein du PCF. À l'origine, ceci était lié à la conception dite « centraliste démocratique » du Parti. Cependant, cette interdiction est demeurée après le 28e congrès qui, en 1994, a officiellement rompu avec le centralisme démocratique. Les nouveaux statuts du PCF[32], issus du 31e congrès, disposent : « Ainsi, nous faisons le choix de faire du pluralisme de droit un principe de notre mode de fonctionnement. Pour autant, les communistes ne veulent pas que cela se traduise par un fonctionnement en tendances. ». Cependant, on peut identifier au sein du PCF des courants ainsi que des groupes politiques, qui s'affirment notamment lors des votes internes (textes d'orientation, élection des directions, consultations internes…).

  • La majorité du PCF, autour de Marie-George Buffet et Pierre Laurent, défend à la fois l'existence du PCF et la nécessité de profondes transformations. Ils font le choix d'une autonomie par rapport au Parti socialiste, tout en en faisant un allié potentiel, notamment aux élections locales, au même titre que les autres forces de gauche (Parti de gauche, Les Verts), d'extrême gauche (NPA…) ainsi que toutes les composantes du mouvement social (syndicalistes, militants associatifs…). Cette ligne politique, exprimée dans la base commune de discussion du 34e congrès, a obtenu 60,91 % des suffrages[33], puis 68,7 % après amendements du congrès[34].
  • Des anciens partisans de Robert Hue, tels que Marie-Pierre Vieu ou Dominique Grador, qui considèrent que le PCF doit se « métamorphoser », sans toutefois préconiser nécessairement la création d'une nouvelle force politique pour le remplacer. Ils ont, au 34e congrès, déposé une liste alternative avec les refondateurs, soutenus par des figures du PCF telles que Jack Ralite, Lucien Sève ou Georges Séguy. Pour sa part, Robert Hue a quitté le conseil national du parti en décembre 2008 pour fonder une association politique, intitulée « Nouvel espace progressiste » (NEP) et soutenue par le sénateur Ivan Renar.
  • Les « novateurs », généralement anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais comme Nicolas Marchand et Yves Dimicoli ont formé le réseau Action Novation Révolution. Ils défendent l'autonomie d'action et de proposition du PCF, notamment en s'appuyant sur la pensée de Paul Boccara et les « novations marxistes ». Ils ne s'opposent cependant pas aux alliances avec le PS.
  • Les « orthodoxes » s'opposent à ce qu'ils appellent la « mutation réformiste » du PCF et proposent de remettre le parti à l'avant-garde en revenant aux fondamentaux marxistes et en rompant avec le PS. Ils prônent également une rupture avec l'Union européenne et une priorité moins importantes donnée aux institutions. Parmi eux, on compte compte notamment André Gerin, Jean-Claude Danglot et plusieurs groupes politiques comme la section du PCF Paris 15e, la Gauche communiste de Jean-Jacques Karman et la Confédération d'action communiste de Georges Hage. Ils ont déposé, lors du 34e congrès, un texte intitulé « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » qui a récolté 24,03 % des suffrages[33]
  • Les animateurs de l'association La Riposte, liée au niveau international à la Tendance marxiste internationale, mouvement trotskiste, ont déposé un texte alternatif pour le 34e congrès intitulé « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » qui a recueilli 15,04% des suffrages[33]. Les membres de ce courant sont partisans d'un retour aux fondamentaux marxistes du PCF et à une stratégie révolutionnaire tout en condamnant sévèrement le stalinisme et la bureaucratisation de l'URSS. La Riposte maintient une activité politique propre, indépendamment du PCF, notamment par la diffusion de son journal, de documents et de brochures mais aussi par la tenue de formations et de réunions pour ses adhérents et sympathisants.

Il faut dans tous les cas rappeler qu'il n'existe pas de statistique « officielle » concernant le nombre de militants communistes se retrouvant dans ces courants plus ou moins structurés, les adhérents du PCF ne sont très majoritairement pas organisés au sein de courants internes.

À l'occasion de la constitution du Front de gauche (2009), puis des listes « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » (2010) construites autour du Front de Gauche, une confrontation de points de vues différents selon les régions et les réalités locales est apparue. Ainsi un débat profond s'est enclenché en interne sur l'opportunité soit de revenir à une alliance « classique » PCF-PS et divers gauche, soit de poursuivre la stratégie du Front de Gauche en l'élargissant à d'autres formations politiques, soit de proposer des listes PCF indépendantes.

Dans les régions où les fédérations du PCF ont majoritairement opté pour des listes d'union PS-PCF (notamment en Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne et Lorraine), des adhérents du PCF sont rentrés en dissidence afin de soutenir la construction de listes unitaires à la gauche du PS.

Ces questions de choix stratégiques apparaissent ainsi aujourd'hui au cœur des débats internes du Parti communiste français.

Personnalités du Parti communiste français

Secrétaires généraux puis nationaux (et présidents)

Le secrétaire national est le plus haut dirigeant du PCF, depuis 1994 (Ludovic-Oscar Frossard Frossard-1929.jpg 4 janvier 1921 1er janvier 1923 Secrétaires généraux par intérim
Louis Sellier et Albert Treint : 21 janvier 1923 - 23 janvier 1924
Secrétaire général Louis Sellier Importez le logo individu-fr.svg 23 janvier 1924 1er juillet 1924 Pierre Semard Importez le logo individu-fr.svg 8 juillet 1924 8 avril 1929 Secrétariat collectif
Henri Barbé, Pierre Celor, Benoît Frachon, Maurice Thorez : 8 avril 1929 - 18 juillet 1930
Secrétaire général Maurice Thorez Thorez.jpg 18 juillet 1930 17 mai 1964 Président du parti du 17/05 au 11 juillet 1964, date de sa mort Intérim dû à l'état de santé de Maurice Thorez et à son départ en URSS
Jacques Duclos : 17 juin 1950 - 10 avril 1953
Secrétaire général Waldeck Rochet Waldeck Rochet.jpg 17 mai 1964 17 décembre 1972 Secrétaire général adjoint du 14 mai 1961 au 17 mai 1964 Intérim dû à l'état de santé de Waldeck Rochet, il prend le titre de secrétaire général adjoint le 8 février 1970
Georges Marchais : juin 1969 - 17 décembre 1972
Secrétaire général Georges Marchais Georges Marchais.JPG 17 décembre 1972 29 janvier 1994 Secrétaire général adjoint du 14 mai 1961 au 17 mai 1964 Robert Hue Robert Hue.jpg 29 janvier 1994 28 octobre 2001 Président du parti du 28 octobre 2001 au 8 avril 2003 Secrétaire national Marie-George Buffet Marie-George Buffet Front de Gauche 2009-03-08.jpg 28 octobre 2001 20 juin 2010 Pierre Laurent Pierre-Laurent.jpg 20 juin 2010 en cours

Candidats aux élections présidentielles

Marie-George Buffet à Paris 2005

Le président de la République est élu au suffrage universel direct depuis 1965. En 1958, il a été élu par un collège de 80 000 grands électeurs et auparavant il l'était par les députés et les sénateurs réunis en congrès.

Résultats électoraux

Date Type de scrutin Voix 1er tour  % Élus
1924 Législatives 885 993 9,82 26
1928 Législatives 1 066 099 11,26 11
1932 Législatives 796 630 8,32 10
1936 Législatives 1 502 404 15,26 72
1945 Législatives 5 024 174 26,23 159
1946 Législatives 5 145 325 25,98 153
1946 Législatives 5 430 593 28,26 182
1951 Législatives 4 939 380 26,27 103
1956 Législatives 5 514 403 25,36 150
1958 Législatives 3 882 204 19,08 10
1961 Cantonales 1 206 712 18,60 52
1962 Législatives 4 003 553 21,84 41
1964 Cantonales 1 464 750 21,67 99
1965 Présidentielle** 7 694 003 31,72 0
1967 Législatives 5 039 032 22,51 73
1967 Cantonales 2 166 966 26,36 97
1968 Législatives 4 434 832 20,02 34
1969 Présidentielle 4 808 285 21,27 0
1970 Cantonales 2 014 975 23,80 144
1973 Législatives 5 085 108 21,39 73
1973 Cantonales 1 877 371 22,67 205
1974 Présidentielle** 11 044 373 43,25 0
1976 Cantonales 2 409 040 22,83 249
1978 Législatives 5 870 402 20,55 86
1979 Européennes 4 153 710 20,52 19
1979 Cantonales 2 405 655 22,46 228
1981 Présidentielle 4 456 922 15,35 0
1981 Législatives 4 065 540 16,17 44
1982 Cantonales 1 968 505 15,88 198
1984 Européennes 2 261 312 11,21 10
1985 Cantonales 1 479 227 12,63 149
1986 Législatives 2 739 225 9,78 35
1988 Présidentielle 2 056 261 6,76 0
1988 Législatives 2 765 761 11,32 27
1989 Européennes 1 401 171 7,72 7
1992 Cantonales  ???? 9,48 101
1993 Législatives 2 231 339 9,30 24
1994 Cantonales  ???? 11,39 139
1994 Européennes 1 342 222 6,89 7
1995 Présidentielle 2 638 936 8,66 0
1997 Législatives 2 523 405 9,92 35
1998 Cantonales  ???? 10,15 143
1999 Européennes 1 196 491 6,78 6
2001 Cantonales 1 196 341 9,80 126
2002 Présidentielle 960 480 3,37 0
2002 Législatives 1 216 178 4,82 21
2004 Cantonales 957 223 7,80 108
2004 Européennes 1 009 976 5,88 3
2007 Présidentielle 707 268 1,93 0
2007 Législatives 1 115 663 4,29 15
2008 Cantonales 1 172 378 8,77 117
2009 Européennes* 1 115 021 6,48 5
2011 Cantonales* 821 945 10,38 121

Note

  • * Liste/Candidat commun(e) avec le Front de Gauche
  • ** Liste/Candidat commun(e) avec le PS

Parlementaires communistes

Députés

Le PCF compte treize députés : Marie-Hélène Amiable, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz (diss.), Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Quatre députés l'ont quitté : François Asensi, Patrick Braouezec et Jacqueline Fraysse pour rejoindre la FASE, Jean-Pierre Brard pour rejoindre la CAP. De plus, le Parti communiste réunionnais compte une députée, Huguette Bello.

Ces dix-huit députés forment, avec les trois députés des Verts et les trois députés du PG le groupe « Gauche démocrate et républicaine », présidé par Yves Cochet.

Sénateurs

Le PCF compte également 20 sénateurs : Éliane Assassi, Marie-France Beaufils, Michel Billout, Nicole Borvo Cohen-Seat, Jean-Claude Danglot, Annie David, Michelle Demessine, Évelyne Didier, Guy Fischer, Thierry Foucaud, Brigitte Gonthier-Maurin, Gérard Le Cam, Josiane Mathon, Isabelle Pasquet, Jack Ralite, Ivan Renar, Mireille Schurch, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet.

Ils forment, conjointement avec Gélita Hoarau (Parti communiste réunionnais), Robert Hue (MUP) et les deux sénateurs du PG le « groupe communiste, républicain, citoyen et des sénateurs du Parti de gauche » (CRC-SPG), présidé par Nicole Borvo Cohen-Seat.

Implantation locale

Le PCF revendique encore près de 10 000 élus locaux et 500 municipalités[35] de toutes tailles, dont 89 maires de villes de plus de 9 000 habitants[36]. Parmi les principales, on trouve : Algrange, Arles, Aubagne, Aumetz, Auray, Dieppe, Martigues, Vierzon, Vaulx-en-Velin, Saint-Martin-d'Hères, Bagnolet, La Courneuve, Le Blanc-Mesnil, Villeneuve-Saint-Georges, Portes-les-Valence, Firminy, Aubière, Villerupt, Damelevières, Queven, Cusset, Port de Bouc, Septemes-les-Vallons, Roquevaire, Noves, La Bouilladisse, Le Rove, Cuges-les-Pins, La Penne-sur-Huveaune, Dives-sur-Mer, Giberville, Ploufragan, Boulazac, Trélissac, Gisors, Brionne, La Grand-Combe, Saint-Orens-de-Gameville, Saint-Pierre-des-Corps, Échirolles,Fontaine, Saint-Claude, Talange, Tarnos, La Ricamarie, Trignac, Chalette sur Loing, Saran, Joeuf, Hennebont, Varennes-Vauzelles, Seclin, Escaudain, Trith-Saint-Léger, Cappelle-la-Grande, Saint-Amand-les-Eaux, Douchy-les-Mines, Raismes, Somain, Petite-Foret, Aniche, Fourmies, Vieux-Condé, Louvroil, Feignies, Marly, Thourotte, Montataire, Lillers, Avion, Rouvroy, Billy-Montigny, Sallaumines, Boucau, Elne, Cabestany, Venissieux, Pierre-Benite, Grigny, Givors, Saint-Vallier, Allonnes, Le Treport, Oissel, Grand-Couronne, Harfleur, Gonfreville-l'Orcher, Le Houlme, Saint-Etienne-du-Rouvray, Mitry-Mory, Champs-sur-Marne, Acheres, Limay, Longueau, Brignoles, La Cadiere-d'Azur, Entraigues-sur-la-Sorgue, Migennes, Saulx-les-Chartreux, Grigny, Morsang-sur-Orge, Bagneux, Gennevilliers, Malakoff, Bobigny, Stains, Tremblay-en-France, Saint-Ouen, Villetaneuse, Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine, Gentilly, Bonneuil-sur-Marne, Vitry-sur-Seine, Valenton, Champigny-sur-Marne, La Queue-en-Brie, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Villejuif, Montigny-les-Cormeilles, Fosses, Pierrelaye, Bezons, Salaise-sur-Sanne, Chateau-Renault, Begard, Compans, Marly-la-Ville, Cruas, Bourbon-l'Archambault, Plouaret,Callac, Buis-les-Baronnies, Scrignac, Fargues, Florac, Guémené-sur-Scorff, Hennebont, Mornas, Rantigny, Carlepont, Monchy-Saint-Eloi, Saint-Maximin, Contes, Drap et Roissy-en-Brie.

Cette implantation locale du PCF, malgré un certain déclin, fait toujours de ce parti la troisième force politique en France et lui assure par exemple plusieurs sièges de députés. Ces élus reversent également une partie de leur traitement au parti, ce qui constitue une source de revenu non négligeable. On constate cependant, ces trois dernières années, une nouvelle dynamique du PCF, avec le Front de Gauche mais aussi dans le renforcement des bastions communistes.

Au niveau départemental, le PCF a perdu la présidence de son bastion historique de Seine-Saint-Denis lors des élections cantonales de 2008 au profit du Parti socialiste, tout en conservant celle du département du Val-de-Marne dans la « Ceinture Rouge » francilienne, et en gagnant en province celle de l'Allier. Le PCF préside également l'Assemblée territoriale de Corse en la personne de Dominique Bucchini. Les élections cantonales de 2011 ont vu le PCF gagner près d'une dizaine de conseillers généraux (113 élus communistes sur les 118 du Front de gauche), tout en renforçant ses majorités dans le Val-de-Marne et l'Allier. Au total ce sont 250 conseillers généraux et régionaux communistes qui sont élus à travers tout le territoire.

Notes et références

  1. Statuts du PCF
  2. « Les primaires à gauche au banc d'essai », L'Express, 17 juin 2011.
  3. « Quand le PCF négociait avec les nazis », Michel Lefebvre, Le Monde, 10 décembre 2006.
  4. Le texte de cet appel est exposé au musée de Bordeaux.
  5. Philippe Buton et Laurent Gervereau, Le Couteau entre les dents : 70 ans d'affiches communistes et anticommunistes, Éditions du Chêne, 1989, p. 41.
  6. « Le Bureau politique du Parti communiste français […] exprime sa surprise et sa réprobation à la suite de l'intervention militaire en Tchécoslovaquie. […] Le Parti communiste français n'a cessé de lutter dans ce sens en faisant connaître son opposition à toute intervention militaire venant de l'extérieur. », communiqué du PCF publié dans L'Humanité du 22 août 1968, dans Roland Leroy (dir.), Un siècle d'Humanité, 1904-2004, Le Cherche-Midi, 2004.
  7. Vincent Jauvert, « Comment le Kremlin finançait le PCF », dans Le Nouvel Observateur, 7 octobre 1993 [texte intégral] 
  8. Genevofa Étienne et Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 2, Éditions du Félin, 2001, p. 268-269.
  9. Vincent Jauvert, « La CGT aussi », dans Le Nouvel Observateur, 7 octobre 1993 [texte intégral] 
  10. Voir le site du parti « Communistes ».
  11. Roger Martelli, « PCF : la vérité des prix », dans Regards, décembre 2008 [lire en ligne]
  12. Lettre de Robert Hue à Marie George Buffet
  13. Maurice Ulrich, « Plusieurs options en débat », dans L'Humanité, 18 juin 2002 [lire en ligne]
  14. Quand le Parti communiste reprend des couleurs : analyse électorale des résultats du PC au premier tour des régionales, étude IFOP
  15. Olivier Mayer, « Le PCF décide d'adhérer au PGE », dans L'Humanité, 25 octobre 2004 [lire en ligne]
  16. Résultats de la consultation des communistes du 20 décembre 2006, sur le site du PCF.
  17. Résultats officiels de l'élection présidentielle de 2007, sur le site du ministère de l'Intérieur
  18. CommunisteS n° 269, 13 juin 2007
  19. Les Verts gagnent un quatrième député, M. Mamère veut former un groupe avec le PCF, LeMonde.fr, 18 juin 2007
  20. Le Monde, 25 avril 2007
  21. Résolution du Conseil national pour les élections européennes, sur le site du PCF.
  22. CommunisteS n° 332, sur le site du PCF.
  23. « Buffet appelle à élargir le Front de gauche », Libération, 10 juin 2009.
  24. « Aux régionales, le PCF opte pour des listes autonomes avec le Parti de gauche », Le Monde, 26 octobre 2009.
  25. « Régionales : le PCF reconduit le Front de gauche dans au moins 17 régions », dépêche de l'AFP, 23 novembre 2009.
  26. « Malheureux qui communistes... », Libération, 27 mars 2010.
  27. « Régionales : les élus PG ne participeront pas aux exécutifs régionaux », Le Parisien, 26 mars 2010.
  28. Garantir le financement des retraites et satisfaire les besoins sociaux, site du PCF
  29. « 10,38% ! », site du Parti de gauche, 21 mars 2011.
  30. « Front de Gauche : ça sera Mélenchon ! », AgoraVox, 20 juin 2011.
  31. « Le Front de gauche entre en campagne », Politis, 30 juin 2011.
  32. Nouveaux statuts du PCF
  33. a, b et c Résultat du vote des communistes sur la base commune du 34e congrès, sur le site du PCF.
  34. Guillaume Gaven, PCF : Marie-George Buffet confortée dans sa stratégie de relance, France Info, 13 décembre 2008.
  35. http://www.politique.net/2007110602-municipales-2008-division-socialistes-communistes.htm
  36. http://electionslocales2008.courrierdesmaires.com/PAR_TPL_IDENTIFIANT/3653/TPL_CODE/TPL_HYPERBREVE_FICHE/PAG_TITLE/Le+communisme+municipal+r%E9siste+mais+perd+des+bastions/1653-fiche-d-une-actualite.htm

Bibliographie succincte

  • Jacques Fauvet, Histoire du parti communiste français, Paris, Fayard, 1964-1965.
  • Collectif L'URSS et nous, Paris, Éditions sociales, 1978. Contributions de Francis Cohen, Claude Frioux, Alexandre Adler, Maurice Decaillot, Léon Robel.
  • Olivier Duhamel, Henri Weber, Changer le PC (parti communiste) ? Débats sur le gallo-communisme, Paris, PUF, 1979.
  • Jean Chesneaux, Le PCF, un art de vivre, Paris, Maurice Nadeaux, 1980.
  • Philippe Robrieux. Histoire intérieure du Parti communiste (4 tomes), Paris, Fayard, 1980-1984.
  • Collectif Le P.C.F, étapes et problèmes, 1920-1972, Paris, Éditions Sociales, collection problèmes -histoire, 1981. Contributions de Roger Bourderon, Jean Burles, Jacques Girault, Roger Martelli, Jean-Louis Robert, Jean-Paul Scot, Danielle Tartakowski, Germaine Willard, Serge Wolikow.
  • Collectif, « Le PCF 1938-1941 », in Cahiers d'histoire, 1983, n° 14.
  • Annie Kriegel, Les Communistes français, 1920-1970, Paris, Seuil, coll. « L'Univers Historique », 1985 
  • Roger Martelli, Communisme français ; histoire sincère du parti communiste français 1920-1984,Paris, Messidor, 1985
  • Léo Figuères, Histoire des communistes français, essai, Paris, Le Temps des Cerises, 1996
  • Collectif, « Révolution et tragédie : le siècle communiste ». L'Histoire, 1998, n° 233 (hors-série).
  • Yves Santamaria, Histoire du Parti communiste français, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 1999 
  • Stéphane Courtois et LAZAR, Marc. Histoire du Parti communiste français. Paris, PUF, Coll. Thémis, 2000. 437 pages.
  • Alain Pelosato, L'appareil, Editions Naturellement, 2000 [lire en ligne] 
  • Jacques Girault, Des communistes en France (années 1920 - années 1960), Paris, Publications de la Sorbonne, 2002 
  • Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, Liquider les traîtres. La face cachée du PCF 1941-1943, Robert Laffont, 2007 
  • Bernard Pudal, Un monde défait, les communistes français de 1956 à nos jours, Éditions du Croquant, 2009 
  • Jean Salem, Rideau de fer sur le boul'mich ; formatage et désinformation dans le monde libre, Paris, Éditions Delga, 1985 et 2009.

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