Parti libéral-démocrate (Japon)


Parti libéral-démocrate (Japon)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti libéral-démocrate.
自由民主党 (Jiyū Minshutō)
Image illustrative de l'article Parti libéral-démocrate (Japon)
Logo officiel
Présentation
Président Sadakazu Tanigaki
Fondation 1955
Siège 1-11-23 Nagata-chō, Chiyoda-ku, Tōkyō
Vice-président Tadamori Ōshima
Secrétaire général Nobuteru Ishihara
Président du Conseil des Affaires de la Diète Fumio Kishida
Présidents du groupe à la Chambre des représentants Takeshi Noda
Présidents du groupe à la Chambre des conseillers Hirofumi Nakasone
Représentants
118 / 480
Conseillers
83 / 242
Idéologie centre-droit, conservatisme libéral
Affiliation internationale aucune
Couleurs bleu et vert (informellement)
Site web www.jimin.jp

Le Parti libéral-démocrate (自由民主党, Jiyūminshutō?), souvent abrégé en Jimintō (自民党?) au Japon et PLD en français, a longtemps été le plus grand parti politique japonais, et reste la principale force de droite et conservatrice du pays. Il a pratiquement toujours gouverné le pays depuis sa création en 1955, sauf pendant un intermède de dix mois entre 1993 et 1994, et depuis sa défaite aux élections législatives du 30 août 2009. Il ne doit pas être confondu avec le Parti libéral fondé en 1998, qui a fusionné avec le Parti démocrate du Japon, principal adversaire politique du PLD, en novembre 2003.

Le parti a subi une défaite majeure aux élections de 2007 à la chambre haute, et n'a plus la majorité dans la Chambre des conseillers. Le président du PLD et Premier ministre du Japon, Yasuo Fukuda, en poste depuis le 25 septembre 2007, a démissionné le 1er septembre 2008. Le 22 septembre 2008, Tarō Asō est désigné chef du PLD[1], et est ainsi élu Premier ministre du Japon par la Chambre des représentants le 24 septembre 2008[2]. Toutefois, suite à la défaite historique du PLD aux élections législatives japonaises de 2009, Tarō Asō a immédiatement annoncé sa démission de la tête du parti. Il est remplacé le 28 septembre 2009 par Sadakazu Tanigaki, chargé désormais de mener l'opposition[3]. Il nomme le lendemain Tadamori Ōshima comme secrétaire général et numéro 2 du parti[4], avant de le remplacer le 9 septembre 2010 par Nobuteru Ishihara.

Sommaire

Histoire

Fondation

Congrès fondateur du PLD, le 15 novembre 1955

Le Parti libéral-démocrate est formé le 15 novembre 1955 afin de contrer la montée à l'époque du Parti socialiste japonais, par la fusion des deux principaux partis de centre-droit, jusqu'alors opposés, qui dominaient la vie politique japonaise depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale :

  • le Parti libéral (自由党, Jiyutō?) fondé en novembre 1945 par d'anciens cadres politiques des deux grands partis constitutionnels d'avant-guerre, dont Ichirō Hatoyama, mais dominé à partir de 1946, après la purge de ces derniers, par Shigeru Yoshida, au pouvoir de 1946 à 1947 et de 1948 à 1954, d'inspiration libérale, comme son nom l'indique, et mettant l'accent sur la reconstruction économique et industrielle du Japon comme meilleur moyen de restaurer la notabilité du Japon sur la scène internationale (reconstruction qui doit donc être encadrée par l'État selon une acceptation keynésienne), et poussant l'interprétation pacifiste au plus loin (délégation de la souveraineté diplomatique et militaire aux États-Unis, du moins dans un premier temps). Il est conservateur sur le plan social et fermement anti-communiste.
  • le Parti démocrate du Japon (日本民主党, Nihon Minshutō?) - à ne pas confondre avec l'actuel Parti démocrate du Japon qui est aujourd'hui le principal adversaire du PLD - fondé en novembre 1954 par Ichirō Hatoyama sur les bases de ses anciens partisans au sein du Parti libéral et de l'ancien Parti progressiste du Japon (日本進歩党, Nihon Shinpotō?), créé le 16 novembre 1945 et qui a changé ensuite plusieurs fois de nom. Plus au centre que le parti libéral, il est moins concentré sur les dossiers économiques et plus sur les questions sociales et diplomatiques. Il est favorable à un certain retour du Japon sur la scène internationale et à la réconciliation nationale notamment par le biais de l'amnistie de certains accusés de crimes de guerre, et, tout en soutenant activement l'alliance américaine, il veut également développer la coopération asiatique et n'est pas hostile à l'ouverture des relations diplomatiques avec l'URSS (ce qui sera fait en 1956 par Ichirō Hatoyama).

Le Parti au pouvoir (1955-1993)

Tous les premiers ministres japonais, entre 1955 et 1993 et depuis 1996, proviennent de ce parti. Il a eu seul la majorité absolue à la Chambre des représentants de 1955 à 1976, de 1980 à 1983, de 1986 à 1993 et de 2005 à 2009, et à la Chambre des conseillers de 1959 à 1977 et de 1980 à 1989. Il bénéficie surtout, pendant les années 1960, 1970 et 1980, du miracle économique japonais dont il est également en partie l'artisan.

Le PLD met en place durant les années 1960, essentiellement à l'instigation des Premiers ministres Hayato Ikeda (1960-1964) puis Eisaku Satō (1964-1972) un état providence particulièrement développé, basé sur un important appareil administratif (tout particulièrement le puissant MITI), de nombreuses aides sociales et une politique de grands travaux (chemin de fer, autoroutes et routes, infrastructures publiques, le tout étant gérés par de grosses entreprises publiques telles que la JNR pour le rail, la JH pour les routes ou encore la Japan Post). Il met également l'accent sur les valeurs traditionnelles japonaises de la famille, du travail et de la fidélité à son entreprise. Cela lui vaut de se constituer une base électorale pendant longtemps solide au sein des classes moyennes, des salariés, des fonctionnaires et des petits agriculteurs. Son organisation s'appuie sur le modèle des factions internes, groupements plus ou moins rivaux réunis derrière certaines figures majeures, nécessitant le maintien d'un perpétuel consensus entre ces différentes tendances qui se répartissent par la concertation les postes clés du gouvernement et de la direction du parti.

Cette recherche du consensus n'empêche pas quelques rivalités et luttes internes, notamment, durant les années 1970, entre Kakuei Tanaka et Takeo Fukuda. Le premier développe, à partir de son groupe de soutien financier Etsuzankai, la pratique par laquelle l'homme politique se sert de sa position nationale pour favoriser le développement de sa circonscription, tandis que le second met en place la première réelle contestation du régime des factions en ouvrant les élections du président du parti aux militants des fédérations locales en 1978.

Les scandales des années 1970 et 1980

Toutefois, des scandales politico-financiers à répétition à partir de la fin des années 1970 vont considérablement entacher son image. Les deux principaux d'entre eux furent :

À cela s'ajoute l'éclatement de la bulle spéculative japonaise au début des années 1990 et les pressions diplomatiques de plus en plus vives des États-Unis dans le cadre du cycle d'Uruguay du GATT (1986-1994) contre les mesures protectionnistes touchant les secteurs phares de l'économie japonaise (l'automobile ou l'électronique), qui remettent en question le modèle japonais d'état-providence mis en place par le PLD. Déjà ce dernier avait dû en 1987 lancer la privatisation et le démantèlement en plusieurs entreprises de l'un des piliers du service public japonais, la compagnie nationale de chemin-de-fer JNR.

Le retrait du pouvoir (1993-1996)

Yōhei Kōno, le premier président du PLD (1993-1995) à n'avoir jamais été Premier ministre

Dans ce contexte, de plus en plus de voix s'élèvent, notamment au sein d'une jeune génération d'élus du PLD gagnés par les idées libérales de Ronald Reagan ou Margaret Thatcher, pour réformer en profondeur la politique japonaise, la rendre plus transparente et réduire ses pesanteurs administratives et l'appareil d'État. L'apogée de ce mouvement de contestation interne atteint son apogée durant les années 1992 et 1993 avec la création de plusieurs partis dissidents du PLD :

  • le Nouveau parti du Japon : fondé en 1992 par Morihiro Hosokawa, ancien député et ancien gouverneur de la préfecture de Kumamoto, d'inspiration libérale et appelant à une moralisation de la vie politique japonaise. Ce nouveau parti ne fragilise le parti dans un premier temps qu'à l'échelon local, aucun parlementaire PLD n'y adhérant. Il obtient sa première représentation parlementaire aux élections à la Chambre des conseillers en 1992, avec 4 élus, puis entre à la Chambre des représentants lors des élections législatives de 1993 avec 35 sièges.
  • le Nouveau Parti pionnier : fondé le 22 juin 1993 par 10 députés issus de la jeune génération réformiste du PLD (dont Masayoshi Takemura, Shusei Tanaka ou encore Yukio Hatoyama, petit-fils du fondateur du PLD), hostiles à la vieille garde du parti qu'elle juge corrompue et appelant également à une moralisation de la politique japonaise, et qui ont donc voté quelques jours auparavant pour la motion de censure déposée par l'opposition et qui fit chuter le gouvernement PLD de Kiichi Miyazawa. Elle obtient, suite aux élections législatives de juillet 1993, 13 députés.
  • le Parti de la Renaissance ou Shinseitō : fondé le 23 juin 1993 par 44 parlementaires (36 représentants et 8 conseillers) ayant voté également quelques jours auparavant la motion de censure contre le gouvernement PLD de Kiichi Miyazawa. Il est dirigé par Tsutomu Hata et Ichirō Ozawa qui ont quitté le parti après une lutte de succession pour prendre la tête de la faction Takeshita, gravement touché par le scandale Lockheed : celle-ci opposait une aile réformatrice libérale, celle de Hata et Ozawa, à une branche favorable au maintien de la ligne traditionnelle de la faction au sein du PLD, derrière Keizō Obuchi et Ryūtarō Hashimoto. Ces derniers l'ayant emporté, les partisans de Hata et Ozawa ont quitté le parti. Il devient, suite aux élections législatives de juillet 1993, le troisième parti du Japon avec 55 députés.

L'adoption de la motion de censure du 18 juin 1993 entraîne immédiatement l'organisation d'élections législatives anticipées le 18 juillet suivant. Si le PLD reste alors le premier parti japonais, avec 36,6 % des suffrages et 223 sièges sur 512, il perd la majorité absolue (ce n'est toutefois pas la première fois) et réalise son plus mauvais score électoral de toute son histoire. De plus, les trois partis dissidents précédemment cités s'allient aux autres partis de l'opposition traditionnelle non communiste (le Parti socialiste japonais, le Kōmeitō, le Parti social-démocrate et la Fédération sociale-démocrate) pour former une coalition anti-PLD qui réussit à réunir une majorité et à former deux gouvernements successifs entre août 1993 et juin 1994 (dirigés successivement par Morihiro Hosokawa puis Tsutomu Hata). Le PLD passe donc alors pour la première et unique fois de son existence dans l'opposition.

Le nouveau chef du PLD, Yōhei Kōno, réussit toutefois à faire revenir son parti au gouvernement dès le mois de juin 1994, en formant une grande coalition avec le Parti socialiste japonais et le Nouveau Parti pionnier. Pour se faire, il doit néanmoins accepter l'élection au poste de Premier ministre du socialiste, Tomiichi Murayama. Cette concession fragilise beaucoup sa position au sein du parti, avec de nouvelles dissidences emmenées par l'ancien Premier ministre Toshiki Kaifu qui rejoint le nouveau grand parti d'opposition formé par les membres de la coalition anti-PLD ayant rejeté l'idée de grande coalition, le Shinshintō ou Parti de la nouvelle frontière. Le résultat mitigé du PLD aux élections à la Chambre des conseillers de 1995 (si le groupe PLD augmente par rapport au précédent scrutin de 1992, il ne gagne que 4 sièges et est encore loin, avec 110 conseillers sur 252, de la majorité absolue qu'il a perdue en 1989) finit de lui enlever ses derniers soutiens et il doit laisser la présidence du parti à Ryūtarō Hashimoto en octobre 1995. Yōhei Kōno est ainsi, à ce jour, le seul leader du PLD à n'avoir jamais occupé la fonction de Premier ministre.

Le retour difficile à une place dominante (1996-2001)

Le retour d'un Premier ministre PLD, à savoir Ryūtarō Hashimoto à partir de janvier 1996, et bien qu'il soit resté pendant tout son mandat à la tête du gouvernement jusqu'en octobre 1998 à la tête de la grande coalition, provoque le retour vers le PLD de parlementaires qui l'avaient quitté en 1994 pour protester contre l'accession d'un socialiste à la tête de l'État. Lors des élections législatives de 1996, malgré le nouveau système électoral mis en place en 1994 par la coalition anti-PLD afin de limiter la domination électorale du parti jugée favorisée par l'ancien mode de scrutin (vote unique non transférable dans le cadre de circonscriptions territoriales, le nouveau système combinant une partie de scrutin uninominal majoritaire à un tour dans 300 circonscriptions et 200 élus à la proportionnelle de listes dans 11 grands blocs législatifs correspondant plus ou moins aux régions du Japon), le PLD remporte un succès tout en ne regagnant pas encore la majorité absolue à lui seul, avec 239 sièges (soit 16 de plus par rapport aux élections de 1993 et 28 de plus par rapport à la chambre sortante) sur 500, 38,63 % des suffrages obtenus dans les votes de circonscription et 32,76 % à la proportionnelle. Il domine alors largement la Grande coalition, puisque le PSJ, qui souffre alors de nombreuses défections et change son nom en Parti social-démocrate, tombe alors de 55 élus en 1993 (mais déjà plus que 30 à la veille des élections de 1996) à 15 députés, et que le Nouveau Parti pionnier, ayant connu lui-aussi son lot de dissidence notamment en direction du tout nouveau Parti démocrate du Japon, tombe lui de 13 représentants en 1996 (et plus que 9 en septembre 1996) à 2 sièges seulement. De plus, le lent délitement du Shinseitō entre 1996 et 1997, laisse le PLD pratiquement sans opposition jusqu'en 1998 et surtout provoque le ralliement continu d'anciens du PLD retournant dans leur famille politique d'origine, si bien que le parti finit par retrouver progressivement à lui-seul la majorité absolue entre 1996 et 2001, son groupe atteignant 271 membres sur 500 à la veille des élections de 2000.

Néanmoins, le retour à une mauvaise situation économique suite à la crise asiatique de 1997 rend le gouvernement Hashimoto plutôt impopulaire et le PLD réalise un très mauvais score à la Chambre des conseillers aux élections de 1998 puisque son groupe au sein de cette assemblée passe de 110 à 106 élus sur 252. Suite à ce semi-échec, la Grande coalition éclate et Hashimoto doit démissionner. Il est remplacé par Keizō Obuchi, qui forme cette fois une coalition de droite unissant, sur un programme de réforme de l'État et de diminution du poids de l'administration, le PLD au Parti libéral, tout juste formé sur les décombres de l'ancien Shinshintō par le libéral Ichirō Ozawa, et vite rejoint par le parti centriste confessionnel, ressuscité après avoir participer lui aussi au Shinshintō, du Nouveau Kōmeitō. Les élections de 1998 démontrent également l'apparition d'un nouveau mouvement, le Parti démocrate du Japon qui, fort désormais de 95 représentants et de 47 conseillers, commence à constituer une opposition certes encore limitée mais qui ne cessera par la suite de se renforcer.

Ainsi, aux élections législatives de 2000 puis de 2003, le PLD chute ou bien stagne, tout en bénéficiant à chaque fois de plusieurs ralliements qui lui permettent de regagner la majorité absolue en cours de législature (le nombre d'élus passe de 239 sur 500 en 1996 à 271 à la fin de la législature, puis chute à 233 sur 480 aux élections de 2000 et remonte à la fin de cette législature en 2003 à 247 avant de tomber à nouveau à 237 suite au scrutin de 2003), tandis que le PDJ ne cesse de croître (de 95 élus à sa création en 1998, il passe à 127 élus sur 480 en 2000, puis à 137 à la fin de la législature et enfin à 177 suite au scrutin de 2003, réussissant même alors à battre le PLD pour la partie de l'élection se déroulant à la proportionnelle). De plus, le Parti libéral se sépare en deux en 2000 entre 18 députés favorables au maintien de l'alliance avec le PLD et qui forment le Parti conservateur (devenu en 2002 le Nouveau Parti conservateur avant de se fondre dans le PLD suite aux élections de 2003), et 18 autres, fidèles d'Ichirō Ozawa, qui restent au sein du Parti libéral et rejoignent l'opposition (ils se fondront dans le PDJ avant les élections de 2003). Ainsi, suite aux élections de 2000, le nouveau Premier ministre Yoshirō Mori dispose d'une majorité beaucoup plus faible que ce dont il pouvait disposer auparavant (271 députés sur 480, le PLD chutant donc de 271 à 233 sièges, mais ses deux alliés perdant également alors des sièges, le Nouveau Kōmeitō passant de 42 à 31 élus et le Parti conservateur de 18 à 7 représentants).

Le renouveau : Jun'ichirō Koizumi (2001-2006)

L'arrivée au pouvoir en 2001 du réformateur libéral Jun'ichirō Koizumi marque un tournant considérable dans l'histoire du PLD, en allant à contre-courant de sa direction habituelle. Particulièrement charismatique et au style personnel tranchant avec celui de ses prédécesseurs (notamment par son utilisation massive des médias comme moyen de communication), il se rend vite populaire et réussit à gouverner en se libérant du poids des factions internes au parti. Il met également en place une politique résolument libérale de démantèlement des vestiges de l'état providence japonais (avec surtout les privatisations en 2005 de la Japan Highway Public Corporation et de la Japan Post, mais aussi la réforme bancaire, la loi de décentralisation de 2003 ou la loi de fusion des municipalités de 2004 visant à réduire le nombre de ces dernières, notamment en zone rurale).

Les élections législatives de 2005 sont l'apogée de sa politique de réforme en profondeur du PLD et du Japon : ayant dissout la Chambre des représentants suite au rejet par la Chambre des conseillers de son projet de privatisation de la poste japonaise (projet qui a entraîné l'entrée dans l'opposition de nombreux représentants de la vieille garde du parti, les « rebelles postaux » comme Shizuka Kamei), Koizumi transforme ces élections anticipées en un véritable plébiscite de sa politique de réforme et l'utilise pour moderniser le PLD. En effet, profitant des nombreuses défections des « rebelles postaux », il leur oppose de jeunes hommes et femmes récemment entrés en politique et qui lui sont entièrement dévoués (surnommés les « assassins »). C'est alors un franc succès : le parti de Koizumi réussit, pour la première fois depuis 1993, à obtenir la majorité absolue à lui seul lors d'une élection législative, avec 296 représentants sur 480, réunissant 47,77 % des suffrages dans les circonscriptions uninominales et 38,18 % à la proportionnelle. Il s'agit du plus important résultat électoral obtenu par le PLD depuis 1960.

Un parti à la recherche d'un leadership (2006- )

Popularité des partis politiques d'avril 2005 à août 2009 (NHK Broadcasting Culture Research Institute) :
     PLD
     PDJ
     Kōmeitō
     PCJ
     PSD
     Divers
     Indépendants
Popularité des partis politiques depuis août 2009 (NHK Broadcasting Culture Research Institute) :
     PLD
     PDJ
     Kōmeitō
     PCJ
     PSD
     Divers
     Indépendants

Mais, suite au retrait (annoncé en 2005) de Jun'ichirō Koizumi en septembre 2006, se pose alors la question de sa succession. En effet, trois Premiers ministres se succèdent alors en trois ans (Shinzō Abe de 2006 à 2007, Yasuo Fukuda de 2007 à 2008 et Tarō Asō de 2008 à 2009). Touché à nouveau par des scandales à répétition (non plus politico-financiers, mais plutôt de gestion, comme celui de la perte de plusieurs milliers de dossiers de retraites en 2007 ou encore la collision d'un navire de guerre avec un bateau de pêche en 2008) tandis que le Japon rentre à nouveau dans une période de crise économique à quoi s'ajoute un creusement du fossé social, le PLD et ses dirigeants atteignent des sommets d'impopularité.

C'est dans ce contexte que, pour la première fois de son histoire, le PLD perd sa place de premier parti du Japon lors d'un scrutin parlementaire : il n'obtient ainsi que 28,1 % des suffrages et 37 sièges sur les 121 qui étaient renouvelés lors des élections de la Chambre des conseillers en 2007, soit nettement moins que les 39,5 % et 60 élus du PDJ. Ainsi, le PLD ne dispose plus que de 83 sièges sur 242 à la chambre haute du parlement, et les 20 conseillers de son traditionnel allié du Nouveau Kōmeitō ne lui permettent pas d'atteindre la majorité absolue. En revanche, celle-ci est détenue par les 109 élus du PDJ et ses alliés de l'opposition non-communistes. Cette défaite est confirmée deux ans plus tard avec la perte de l'autre partie de la Diète, la Chambre des représentants, lors des élections législatives du 30 août 2009. Le PLD y réalise le plus mauvais score de toute son histoire : avec 38,68 % des suffrages exprimés au scrutin majoritaire et 26,73 % à la proportionnelle, contre respectivement 47,43 % et 42,41 % au PDJ, le parti perd 155 circonscriptions et en tout 177 sièges pour n'obtenir que 109 députés sur 480. Les démocrates obtiennent à eux seuls la majorité absolue, avec 308 élus.

Élu président du parti le 28 septembre 2009, Sadakazu Tanigaki est seulement le deuxième chef de l'opposition de l'histoire du PLD (après Yōhei Kōno). Sa manière de mener le parti est vite contestée au sein de son propre parti. Plusieurs voix s'éleve pour lui reprocher de ne pas assez mettre à profit les difficultés du gouvernement (notamment les affaires de financement politique touchant le Premier ministre Yukio Hatoyama et le secrétaire général Ichirō Ozawa) et la baisse de ce dernier dans les sondages pour renforcer la position du PLD qui reste à un niveau de popularité relativement bas, de ne pas être assez offensif dans les débats parlementaires (critiques formulées notamment par trois anciens ministres de Tarō Asō : Kunio Hatoyama, Kaoru Yosano et le populaire Yōichi Masuzoe) et de ne pas aller assez vite dans la modernisation du parti (appelée tout particulièrement par ses deux adversaires de l'élection à la présidence, Tarō Kōno et Yasutoshi Nishimura).

Cela se traduit par de nombreuses dissidences. En décembre 2009, trois membres de la Chambre des conseillers quittent le parti pour siéger comme indépendants : Kōtarō Tamura de la préfecture de Tottori le 18 décembre (il rejoint finalement le PDJ le 8 février 2010, un changement de camp d'autant plus préoccupant pour le PLD qu'il fait partie des conseillers dont le mandat doit être renouveler lors de l'élection de juillet 2010), Tamon Hasegawa de celle d'Ibaraki le 22 et Toshio Yamauchi de Kagawa le 25 (cette défection-ci est toutefois perçue comme un « échange » avec le petit parti du Club Kaikaku, un allié jusque là du PLD, auquel Yamauchi, qui a dors-et-déjà annoncé qu'il ne se représentait pas au scrutin de juillet 2010[5], adhère le 8 janvier 2010, tandis que six jours plus tard l'un des membres du Club, Shinpei Matsushita, rejoint le principal parti d'opposition afin d'obtenir son investiture dans la préfecture de Miyazaki aux prochaines élections)[6].

Mais les dissidences les plus inquiétantes pour le PLD interviennent au printemps 2010. Ainsi, Kunio Hatoyama démissionne à son tour officiellement le 24 mars 2010[7]. Il est suivi par Kaoru Yosano et le secrétaire général délégué du parti Hiroyuki Sonoda le 7 avril (après l'avoir annoncé le 2)[8], puis le lendemain par le conseiller et ancien ministre des Transports (de 1997 à 1998) Takao Fujii[9] et un autre membre de la Chambre haute, Yoshio Nakagawa. Ces quatre derniers fondent le 10 avril 2010 avec un « rebelle postal » de 2005, le député Takeo Hiranuma, et le gouverneur de Tōkyō Shintarō Ishihara, connus pour leurs positions conservatrices et nationalistes, un nouveau parti inscrit dans l'opposition au PDJ, baptisé Tachiagare Nippon (たちあがれ日本?, littéralement « Debout, Japon ») ou officiellement traduit en anglais par Sunrise Party of Japan (SPJ)[10]. Trois anciens membres de la Diète et ministres de Koizumi, toujours membres jusque là du PLD (Toranosuke Katayama, Nariaki Nakayama et Taizō Sugimura), ainsi que la conseillère Taizō Sugimura rejoignent ce nouveau parti en mai et juin 2010. Enfin, Yōichi Masuzoe, qui mène dans les sondages comme l'homme politique préféré pour devenir le prochain Premier ministre (un sondage du Yomiuri Shimbun lui donne un taux de 27 %[11]), et le conseiller Tetsurō Yano quittent à leur tour le PLD le 22 avril[12]. Ils rejoignent le Club Kaikaku, Masuzoe en prend la présidence, le transforme en Nouveau parti de la réforme et le fait sortir de sa relation exclusive avec le PLD (il quitte notamment le groupe parlementaire commun qu'il partageait avec ce dernier).

Direction du parti

Présidence

Élection

Siège du PLD le jour de l'élection de son président, le 22 septembre 2008

Jusqu'en 2001, les présidents étaient élus de manière pratiquement exclusives par les parlementaires issus du parti, quand ils n'étaient pas désignés à l'avance de manière consensuelle entre les dirigeants des factions internes. Toutefois, plusieurs expériences ont été tentées afin d'accroître le rôle des adhérents directs et réduire le poids de l'appareil central : Yasuo Fukuda introduit pour les élections de 1978 un système de primaire restreinte : tous les militants participent au vote et un millier d'entre eux représente alors 1 000 voix, les deux candidats ayant obtenu le meilleur score étant ensuite présentés devant les parlementaires qui les départagent (ce mode de scrutin desservira d'ailleurs Yasuo Fukuda puisqu'il est vaincu par Masayoshi Ōhira, il se désiste ensuite au second tour en faveur de ce dernier qui est donc déclaré gagnant par défaut). Quatre ans plus tard, pour l'élection du président en 1982, Zenkō Suzuki élargit encore plus ce système en établissant une primaire intégrale pour le premier tour, chaque adhérent représentant désormais une voix pour départager les candidats, les trois personnes arrivées en tête se qualifiant pour un second tour. Ainsi, Yasuhiro Nakasone est le seul président du parti à ce jour à avoir été élu par la majorité des militants du parti, par 559 673 voix (57,6 % des suffrages, il n'y a pas de second tour, ces deux challengers arrivés en seconde et troisième positions se désistant en sa faveur). Par la suite, le vote réservé aux parlementaires et à quelques notables du parti est rétabli pour un temps[13].

Le système actuel a été établi sous la présidence de Yoshirō Mori en 2000 et appliqué pour la première fois pour l'élection de 2001 qui a vu la victoire de Jun'ichirō Koizumi. Il établit un collège électoral double composé :

  • des parlementaires du parti qui disposent chacun d'une voix,
  • des « membres du parti », à savoir la totalité des militants qui tous ensemble représentent entre 141 et 159 voix et votent au niveau des sections des préfectures (chacune d'entre elle dispose de 3 bulletins à l'élection du président plus éventuellement 18 autres voix réparties entre ces départements selon leurs poids démographiques, ces voix sont ensuite réparties entre les candidats à la proportionnelle de l'ensemble des suffrages de militants qu'ils ont recueillis selon la méthode de la plus forte moyenne d'Hondt[14]). Si l'un des candidats recueille plus de 50 % des voix, il est élu au premier tour. Dans le cas contraire, les deux candidats ayant recueilli le plus de suffrages s'affrontent lors d'un second tour[15].

Historique des présidents

Ichirō Hatoyama et la première équipe dirigeante du PLD en 1955

Par tradition, le Premier ministre du Japon est le dirigeant du parti politique qui possède la majorité au parlement, ou tout du moins à la Chambre des représentants. Tous les premiers ministres depuis 1955 provenant du PLD, à l'exception de la période allant de 1993 à 1996, la désignation de son président a souvent signifié l'accession au poste de chef de gouvernement. Tous ses présidents, à l'exception de Yōhei Kōno (en fonction de 1993 à 1995) et pour l'instant de Sadakazu Tanigaki (élu le 28 septembre 2009), ont été également Premiers ministres.

Liste des présidents du PLD depuis 1955[16] :

  1. 15 novembre 1955 - 5 avril 1956 : présidence collégiale composée de :
  2. 5 avril - 14 décembre 1956 : Ichirō Hatoyama
  3. 14 décembre 1956 - 21 mars 1957 : Tanzan Ishibashi
  4. 21 mars 1957 - 14 juillet 1960 : Nobusuke Kishi
  5. 14 juillet 1960 - 1er décembre 1964 : Hayato Ikeda
  6. 1er décembre 1964 - 5 juillet 1972 : Eisaku Satō
  7. 5 juillet 1972 - 4 décembre 1974 : Kakuei Tanaka
  8. 4 décembre 1974 - 23 décembre 1976 : Takeo Miki
  9. 23 décembre 1976 - 1er décembre 1978 : Takeo Fukuda
  10. 1er décembre 1978 - 12 juin 1980 : Masayoshi Ōhira
  11. 15 juillet 1980 - 25 novembre 1982 : Zenkō Suzuki
  12. 25 novembre 1982 - 31 octobre 1987 : Yasuhiro Nakasone
  13. 31 octobre 1987 - 2 juin 1989 : Noboru Takeshita
  14. 2 juin - 8 juin 1989 : Sōsuke Uno
  15. 8 août 1989 - 30 octobre 1991 : Toshiki Kaifu
  16. 31 octobre 1991 - 29 juillet 1993 : Kiichi Miyazawa
  17. 30 juillet 1993 - 30 septembre 1995 : Yōhei Kōno
  18. 1er octobre 1995 - 24 juillet 1998 : Ryūtarō Hashimoto
  19. 24 juillet 1998 - 5 avril 2000 : Keizō Obuchi
  20. 5 avril 2000 - 24 avril 2001 : Yoshirō Mori
  21. 24 avril 2001 - 30 septembre 2006 : Jun'ichirō Koizumi
  22. 1er octobre 2006 - 23 septembre 2007 : Shinzō Abe
  23. 23 septembre 2007 - 22 septembre 2008 : Yasuo Fukuda
  24. 22 septembre 2008 - 28 septembre 2009 : Tarō Asō
  25. 28 septembre 2009 - en fonction : Sadakazu Tanigaki

Équipe dirigeante

Les membres de l'équipe dirigeante du parti sont nommés par le président du parti. La direction actuelle comprend :

Présidence
  • Président : Sadakazu Tanigaki (président de la conférence d'initiative politique et des quartiers généraux de contre-offensive électorale, de la stratégie nationale et de la reconstruction après le séisme et tsunami de 2011)
  • Vice-président : Tadamori Ōshima
  • Secrétaire général : Nobuteru Ishihara
    • secrétaire général délégué : Ryōtarō Tanose
    • secrétaires généraux adjoints : Toshiaki Endō - Yūko Obuchi - Chūichi Date
    • 1er vice-secrétaire général : Tarō Kimura
    • vices-secrétaires généraux : Akira Nishino - Katsuei Hirasawa - Hiroshi Imazu (également directeur de la division de la Défense du Conseil de Recherche politique) - Jun Matsumoto - Akinori Eto (également sous-directeur du bureau international) - Yasushi Kaneko (également sous-directeur du bureau international) - Hirokazu Matsuno - Norio Mitsuya (également sous-directeur du bureau international) - Kōichi Tani - Ken'ya Akiba (également président de la commission des organisations liées à l'information et aux communications) - Tomomi Inada (également présidente de la commission des organisations liées à la justice et à l'autonomie locale, sous-directrice du bureau des femmes et vice-présidente de l'école du gouvernement central) - Hirohiko Nakamura ( - Toshiei Mizuochi - Akio Koizumi - Shinsuke Suematsu
  • directeur du bureau de la contre-offensive électorale : Takeo Kawamura
    • directeurs délégués du conseil de la contre-offensive électorale : Motoo Hayashi -(également conseiller général) - Wataru Takeshita - Ryōta Takeda (également sous-directeur du bureau international et du bureau de la jeunesse)
  • directeur du bureau des médias : Yasuhisa Shiozaki
  • directeur du bureau des ressources humaines : Hiroshi Okada
  • directeur du bureau de la comptabilité : Hiroshi Moriyama
  • directeur du bureau de recherche d'information : Masahiro Imamura
  • directeur du bureau international : Yasufumi Tanahashi
  • président de la commission des finances : Jirō Kawasaki
  • président du quartier général du mouvement organisationnel : Yoshihide Suga
  • directeur du bureau général des organisations : Kazunori Tanaka
    • présidente de la commission des organisations liées à la justice et à l'autonomie locale : Tomomi Inada (également vice-secrétaire générale, sous-directrice du bureau des femmes et vice-présidente de l'école du gouvernement central)
    • président de la commission des organisations liées aux finances, au crédit et aux obligations : Takeshi Tokuda (également directeur adjoint du bureau de la jeunesse et vice-président du Comité des Affaires de la Diète)
    • président de la commission des organisations liées à l'éducation, à la culture et aux sports : Hiroyuki Yoshiie (également sous-directeur du bureau de la jeunesse)
    • président de la commission des organisations liées à l'éducation sociale et à la religion : Shinji Inoue (également vice-président de l'école du gouvernement central et du Comité des Affaires de la Diète)
    • président de la commission des organisations liées à la santé : Katsunobu Katō (également secrétaire général du Conseil de Recherche politique et directeur adjoint de la division de la santé, du travail et des affaires sociales)
    • présidente de la commission des organisations liées à l'environnement : Haruko Arimura (également présidente adjointe du quartier général des relations publics et sous-directrice du bureau des femmes et du bureau de la jeunesse)
    • présidente de la commission des organisations liées au travail : Midori Ishii (également vice-présidente de l'école du gouvernement central)
    • président de la commission des organisations liées à l'agriculture, à la pêche et aux forêts : Tetsushi Sakamoto (également vice-président du Comité des Affaires de la Diète)
    • présidente de la commission des organisations liées au commerce, à l'industrie et aux PME : Mitsue Kondō (également sous-directrice du bureau international et du bureau des femmes et vice-présidente du Comité des Affaires de la Diète)
    • président de la commission des organisations liées aux transports et aux circulations : Seigo Kitamura
    • président de la commission des organisations liées à l'information et aux communications : Ken'ya Akiba (également vice-secrétaire général)
    • président de la commission des organisations liées au territoire et à la construction : Nobuaki Satō (également vice-président du Conseil de Recherche politique)
    • président de la commission des organisations liées à la sécurité : Masahisa Satō
    • présidente de la commission des organisations liées à la sécurité publique : Keiko Nagaoka (également directrice adjointe du bureau des femmes)
    • président de la commission des organisations du type associations à but non lucratif et ONG : Shigeo Kitamura (également sous-directeur du bureau général des fédérations locales et des parlementaires et vice-président du Comité des Affaires de la Diète)
  • directeur du bureau général des fédérations locales et des parlementaires : Katsuyuki Kawai
  • directrice du bureau des femmes : Aiko Shimajiri
  • directeur du bureau de la jeunesse : Shinjirō Koizumi (également membre du Comité des Affaires de la Diète)
  • directeur du bureau de la règlementation du travail : Jinen Nagase (également conseiller général)
  • directeur du bureau des campagnes électorales : Kenta Matsunami (également sous-directeur du bureau de la jeunesse et vice-président de l'école du gouvernement central)
  • présidente de la commission de la régulation du parti : Akiko Santō
  • président de l'école du gouvernement central : Keiji Furuya
  • président adjoint de la conférence d'initiative politique : Bunmei Ibuki
    • président du quartier général de promotion de la réforme administrative : Eisuke Mori
    • président du quartier général de réalisation de la réforme du système politique et du parti : Hiroyuki Hosoda
    • président du quartier général de promotion de la réforme constitutionnelle : Kōsuke Hori
    • président du quartier général de promotion du gouvernement régional : Gen'ichirō Sata (également conseiller général)
  • président du quartier général des relations publiques : Akira Amari
    • présidents adjoints du quartier général des relations publiques : Sanae Takaichi (également vice-présidente du conseil général) - Haruko Arimura (également présidente de la commission des organisations liées à l'environnement et sous-directrice du bureau des femmes et du bureau de la jeunesse)
    • vices-présidents du quartier général des relations publiques : Takuya Hirai (également directeur du bureau des médias du net et directeur de la division des affaires intérieures et des communications du Conseil de Recherche politique) - Hirokazu Matsuno (également directeur du bureau de la stratégie de relations publiques) - Masakazu Sekiguchi (également directeur du bureau de la presse et de la publication)
Conseil général
  • Président du Conseil général : Ryū Shionoya
  • présidents adjoints du Conseil général : Shun'ichi Yamaguchi - Kenji Kosaka
  • vices-présidents du Conseil général : Yoshitaka Itō (également membre du Comité des Affaires de la Diète) - Sanae Takaichi (également présidente adjointe du quartier général des relations publiques) - Yaichi Tanigawa - Kōzō Yamamoto - Genjirō Kaneko - Yoriko Kawaguchi
  • conseillers généraux : Yoshinori Ōno (également vice-président de l'Assemblée générale des Parlementaires) - Kōichi Katō - Ichirō Kamoshita - Masahiko Kōmura - Gen'ichirō Sata (également président du quartier général de promotion du gouvernement régional) - Norihisa Tamura (également vice-président du Comité des Affaires de la Diète) - Hidenao Nakagawa - Jinen Nagase (également directeur du bureau de la règlementation du travail) - Toshihiro Nikai - Takeshi Noda (également président du groupe PLD à la Chambre des représentants) - Motoo Hayashi (également directeur délégué du conseil de la contre-offensive électorale) - Issei Kitagawa - Satoshi Ninoyu - Tsutomu Yamazaki - Masaaki Yamazaki - Hiromi Yoshida
Conseil de Recherche politique 
  • Président du Conseil de Recherche politique : Toshimitsu Motegi
    • présidents adjoints du Conseil de Recherche politique : Gen Nakatani - Yoshimasa Hayashi
    • vices-présidents du Conseil de Recherche politique : Takashi Tanihata - Mitsuhiro Miyakoshi - Hiroshi Kajiyama - Masatoshi Ishida - Masaharu Nakagawa - Nobuaki Satō (également président de la commission des organisations liées au territoire et à la construction)
    • secrétaire général du Conseil de Recherche politique : Katsunobu Katō (également président de la commission des organisations liées à la santé et directeur adjoint de la division de la santé, du travail et des affaires sociales)
    • assistants du président du Conseil de Recherche politique : Ryōsei Akazawa (également sous-directeur des divisions des affaires intérieures et des communications, de la santé, du travail et des affaires sociales, de l'agriculture et des forêts et de la pêche) - Ken Saitō (également membre du Comité des Affaires de la Diète et sous-directeur de la division de l'environnement)
  • directeur de la division du Cabinet : Naokazu Takemoto
  • directeur de la division de la Défense : Hiroshi Imazu (également vice-secrétaire général)
  • directeur de la division des Affaires intérieures et des Communications : Takuya Hirai (également vice-président du quartier général des relations publiques et directeur du bureau des médias du net)
  • directeur de la division de la Justice : Masahiko Shibayama
  • directeur de la division des Affaires étrangères : Itsunori Onodera (également vice-président du Comité des Affaires de la Diète)
  • directeur de la division des Finances et du Crédit : Yasutoshi Nishimura
  • directeur de la division de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie : Hakubun Shimomura
  • directeur de la division de la Santé, du Travail et des Affaires sociales : Yōichi Miyazawa
  • directeur de la division de l'Agriculture et des Forêts : Toshio Yamada
  • directeur de la division de la Pêche : Takao Makino
  • directeur de la division de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie : Isshū Sugawara
  • directeur de la division du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme : Yoshio Mochizuki
  • directeur de la division de l'Environnement : Masayoshi Yoshino
Affaires et groupes à la Diète 
  • Président du Comité des Affaires de la Diète : Fumio Kishida
    • président adjoint du Comité des Affaires de la Diète : Yasukazu Hamada
    • 1er vice-président du Comité des Affaires de la Diète : Tsutomu Satō
    • vices-présidents du Comité des Affaires de la Diète : Hiroshi Ase - Norihisa Tamura (également conseiller général) - Tsuyoshi Takagi - Itsunori Onodera (également directeur de la division des Affaires étrangères du Conseil de Recherche politique) - Shinji Inoue (également président de la commission des organisations liées à l'éducation sociale et à la religion et vice-président de l'école du gouvernement central) - Tetsushi Sakamoto (également président de la commission des organisations liées à l'agriculture, à la pêche et aux forêts) - Yasuhiro Ozato - Shigeo Kitamura (également président de la commission des organisations du type associations à but non lucratif et ONG et sous-directeur du bureau général des fédérations locales et des parlementaires) - Tadayoshi Nagashima - Mitsue Kondō (également présidente de la commission des organisations liées au commerce, à l'industrie et aux PME et sous-directrice du bureau international et du bureau des femmes) - Toshiko Abe - Takeshi Tokuda (également président de la commission des organisations liées aux finances, au crédit et aux obligations et directeur adjoint du bureau de la jeunesse) - Hideki Niwa - Hiroshige Sekō - Jirō Aichi
    • Membres du Comité des Affaires de la Diète : Yoshitaka Itō (également vice-président du Conseil général) - Ken Saitō (également assistant du président du Conseil de Recherche politique et sous-directeur de la division de l'environnement) - Kei'ichirō Tachibana - Shinjirō Koizumi (également directeur du bureau de la jeunesse)
  • Président de l'Assemblée générale des Parlementaires : Ryūji Matsumura
  • Président du groupe PLD à la Chambre des représentants : Takeshi Noda (également conseiller général)
  • Président du groupe PLD à la Chambre des conseillers : Hirofumi Nakasone

Idéologie et factions

Le PLD est un parti conservateur sur les questions de société et libéral sur les questions économiques. De façon générale les dirigeants issus de ce parti insistent sur la nécessité d'entretenir de bonnes relations avec l'allié américain, sur le besoin de réformer la constitution pacifiste pour permettre au pays de se doter officiellement d'une armée et sur la volonté de donner un poids politique au Japon sur la scène internationale qui soit équivalent à son rang de grande puissance économique. En particulier, Jun'ichirō Koizumi décida l'envoi des forces d'auto-défense en Irak, lors de la seconde guerre d'Irak.

Toutefois, il existe au sein du parti une multitude de tendances avec des variations idéologiques, avec des franges aux marges allant du traditionalisme à une forme de progressisme voire au réformisme de type néo-conservateur sur le plan social, de quelques éléments proches du protectionnisme, du social-libéralisme ou du keynésianisme (maintien d'une certaine forme d'État-providence et donc rejet de la rigueur budgétaire) au libéralisme sur le plan économique et financier, et de la défense du multilatéralisme au nationalisme interventionniste sur le plan diplomatique.

Le PLD est donc divisé depuis sa création en une multitude de factions (派閥, habatsu?), autant divisées sur le plan idéologique que correspondant à des luttes de personnes (les principes politiques peuvent également varier au sein même d'une faction). À l'origine, une fracture idéologique a longtemps exister entre les héritiers des deux grands partis qui ont présidé à la création du PLD : le Parti libéral de Shigeru Yoshida et le Parti démocrate d'Ichirō Hatoyama. Il a ainsi pendant longtemps été distingué deux formes distinctes de conservatisme japonais :

  • le « courant conservateur principal » (保守 本流, Hoshu honriū?), longtemps dominant, notamment durant la période du miracle économique japonais des années 1960 aux années 1980 avec des personnalités comme Hayato Ikeda, Eisaku Satō et Kakuei Tanaka (à quoi il faut ajouter deux personnalités influentes lors du lancement du PLD mais qui n'ont jamais accédé aux responsabilités et dont la faction ne leur a pas survécu : celle de Taketora Ogata puis Mitsujirō Ishii, ou encore celle de Banboku Ōno), il s'agit des héritiers de Shigeru Yoshida et de sa doctrine visant à concentrer les efforts gouvernementaux sur l'économie, et notamment l'industrie et le commerce par une forme de dirigisme et d'état-providence (ou « État constructeur ») qui le rapproche du keynésianisme, voire du social-libéralisme, et par un certain degré de protectionnisme. On peut distinguer ainsi en son sein un « Conservatisme de gauche » (保守 左派, Hoshu saha?), prônant une troisième voie fondée sur les valeurs japonaises et permettant de rejeter tant le capitalisme que le socialisme, jugées comme des idéologies occidentales (Yōhei Kōno, Makoto Koga ou encore Tarō Asō peuvent être considérés comme des représentants de cette tendance, ainsi que de nombreux dissidents comme le fondateur du NPP Shizuka Kamei). Aujourd'hui, les factions du Heiseikai (héritière en partie des anciennes factions Satō puis Tanaka, fondée par Noboru Takeshita) et celles du Kōchikai et de l’Ikōkai (descendantes toutes deux de la faction Ikeda) peuvent être considérées comme relevant de cette tendance.
  • le « courant conservateur secondaire » (保守 傍流, Hoshu bōriū?), plutôt majoritaire désormais depuis la fin des années 1990, il est l'héritier de l'ancien Parti démocrate d'Ichirō Hatoyama, Nobusuke Kishi, Ichirō Kōno et Takeo Miki. Ses figures dominantes ont notamment été par la suite Takeo Fukuda, Yasuhiro Nakasone et Jun'ichirō Koizumi. Les factions pouvant être classées dans ce courant aujourd'hui sont le Seiwakai (ex-faction Fukuda, elle-même héritière de Nobusuke Kishi mais aussi de franges issues des partisans de Ichirō Kōno, regroupés un temps dans la faction Mori en opposition à celle de Nakasone, et de Eisaku Satō), le Shisuikai et le Kinmirai Seiji Kenkyūkai (nées toutes deux de l'ex-faction Nakasone et héritières d'Ichirō Kōno) et le Banchō Seisaku Kenkyūjo (ex-faction Miki). Elles ont toutes en commun le rejet des factions dominantes du « courant conservateur principal » et appellent à une réforme profonde tant du parti que de l'État visant à en changer les pratiques qu'elles jugent bureaucratiques et opaques, ainsi que la nécessité de faire renaître la fierté d'être Japonais passant soit par un rétablissement des valeurs traditionnelles (le Shisuikai), soit par une diplomatie plus active (sans pour autant parler de nationalisme ou de politique agressive ou militariste sur le plan des affaires étrangères, ces questions transcendant aujourd'hui totalement le jeu des factions puisque l'on retrouve à la fois des « faucons » et des « colombes » dans les deux tendances du conservatisme japonais, tandis que le Banchō Seisaku Kenkyūjo milite notamment pour le multi-latéralisme et le respect de la constitution pacifique japonaise).

Mais ces différences idéologiques historiques ont eu tendance à s'estomper progressivement, la division en faction s'étant faite au fil du temps au gré des querelles de personnes plus que de réelles divergences de points de vue. De plus, tous ces groupes sont pratiquement aujourd'hui divisés sur la base de nouveaux débats au sujet du nationalisme, de la réforme de la constitution, du maintien ou du changement de la diplomatie traditionnelle japonaise (fondée depuis la fin de la Seconde guerre mondiale sur le pacifisme, l'alliance avec les États-Unis et la coopération asiatique, la priorité pouvant être accordée de manière différente à l'un de ces trois piliers selon le dirigeant du parti), de la ligne budgétaire ou encore de la continuation, de l'arrêt (temporaire ou non) ou de l'infléchissement des réformes engagées entre 2001 et 2005 par Jun'ichirō Koizumi. Pour pallier ces évolutions, des associations et think-tank transcendant les factions se sont constitués de manière ponctuelles depuis la fin des années 1990. Ainsi, le « trio YKK » (Taku Yamasaki, Kōichi Katō et Jun'ichirō Koizumi et leurs partisans) formé au début des années 1990, avait pour but de réunir dans un même objectif (voire l'un des leurs accéder à la tête du parti pour mettre en place leur programme, ce qui sera le cas en 2001 avec l'élection de Koizumi) les différentes tendances « réformatrices » : réforme du parti, économique, administrative, politique, sociétale et constitutionnelle.

La formation des équipes dirigeantes du parti, et donc du Cabinet, a toujours nécessité la mise en place d'un consensus entre ces différents groupes de pression. L'un des principaux objectifs de Jun'ichirō Koizumi était justement de mettre fin à cet équilibre jugé « bureaucratique » et de se libérer de l'influence des factions.

Il y a actuellement 8 factions au sein du PLD, qui, bien qu'elles disposent toutes d'un nom officiel, sont généralement désignées sous le nom de la personnalité la dirigeant. Ainsi, le Conseil pour la nouvelle politique est généralement appelé la faction Machimura (町村派, Machimura-ha?).

Dénomination officielle Création Principaux idéaux Président Représentants Conseillers Ministres fantômes Postes de l'exécutif détenus
Conseil pour la nouvelle politique (清和政策研究会, Seiwa Seisaku Kenkyūkai?) 1979 Libéralisme
Déréglementation administrative
Interventionnisme diplomatique
Nobutaka Machimura 19[17] 27 4 Président du Conseil général (Ryū Shionoya), Vice-président de la Chambre des représentants (Seishirō Etō)
Groupe Kōchi (宏池会, Kōchikai?) 1957 Conservatisme
Coopération commerciale asiatique
Consensus entre factions
Makoto Koga 22[18] 8 5 Président du parti et chef de l'opposition (Sadakazu Tanigaki), Président du Comité des Affaires de la Diète (Fumio Kishida)
Groupe d'études d'Heisei (平成研究会, Heisei Kenkyūkai?) 1985 Conservatisme libéral modéré
Frange keynésienne
Multilatéralisme et coopération
Fukushirō Nukaga 12 16[19] 2 Président du Conseil de Recherche politique (Toshimitsu Motegi), Vice-président de la Chambre des conseillers (Hidehisa Otsuji)
Commission pour un futur politique (近未来政治研究会, Kinmirai Seiji Kenkyūkai?) 1998 Libéralisme
Conservatisme social
Interventionnisme diplomatique et militaire
Taku Yamasaki 14[20] 2 0 Secrétaire général (Nobuteru Ishihara)
Groupe de l'action publique (為公会, Ikōkai?) 2006 Keynésianisme
Nationalisme
Populisme
Tarō Asō 8 4 0
Groupe pour un leadership volontaire (志帥会, Shisuikai?) 1998 Conservatisme
Traditionalisme
Nationalisme
Bunmei Ibuki 8 3 1 Directeur du bureau de la contre-offensive électorale (Takeo Kawamura)
Institut de recherche pour une nouvelle politique (番町政策研究所, Banchō Seisaku Kenkyūjo?) 1980 Pacifisme
Coopération asiatique
Keynésianisme modéré
Masahiko Kōmura 3[21] 3 0 Vice-président (Tadamori Ōshima)

Notes et références

  1. Aso sera le nouveau Premier ministre japonais, L'Express, 22 septembre 2008
  2. AFP, « Japon: Taro Aso élu Premier ministre pour mener la bataille des législatives », 24/09/2008
  3. P. NOVOTNY, « Japon: Tanigaki élu à la tête du principal mouvement de l'opposition conservatrice », AFP, 28/09/2009
  4. (en) Kyodo, « LEAD: Tanigaki taps Oshima as LDP secretary general, Ishiba policy chief », Breitbart, 29/09/2009
  5. (ja) « 山内参院議員は出馬せず/来夏の参院選 », Shikoku News, 24/09/2009
  6. (en) T. HARRIS, « The LDP chooses inertia », Observing Japan, 28/12/2009
  7. (en) Kyodo, « LDP officially approves Kunio Hatoyama's resignation  », Japan Today, 25/03/2010
  8. (en) A. KITANAKA, « Japan Ex-Finance Chief Yosano Quits LDP, May Form New Party », Business Week, 03/04/2010
  9. (en) Kyodo, « Fujii tenders his resignation letter to LDP ahead of joining new party », The Japan Times, 09/04/2010
  10. (en) Kyodo, « Hiranuma, Yosano launch new party to oppose DPJ », The Mainichi Daily News, 10 avril 2010
  11. (en) « Poll: Masuzoe would be best prime minister », Yomiuri Shimbun, 06/2010
  12. (en) « Japan's most popular politician bolts conservative party », AFP, 22/04/2010
  13. (ja) Historique des élections des présidents du PLD sur le site officiel du parti
  14. (en) Art. 20 des règles pour l'élection du président : « CALCULATING PARTY MEMBERS' BALLOTS  », site officiel du PLD
  15. Désignation du Premier ministre japonais: une procédure, un calendrier sur Aujourd'hui le Japon, AFP. Mis en ligne le 22 septembre 2008, consulté le 22 septembre 2008
  16. (en) Liste des présidents du PLD, site officiel du parti.
  17. Officiellement, la faction Machimura ne comporte plus que 18 membres à la Chambre des représentants depuis que Seishirō Etō est devenu le vice-président de cette assemblée.
  18. Officiellement, le Kōchikai ne comporte plus que 21 représentants depuis que l'un de ses membres, Sadakazu Tanigaki, a accédé à la présidence du parti.
  19. Officiellement, la faction ne comporte plus que 15 Conseillers, le Vice-président de la Chambre, membre de cette faction, siégeant par tradition comme non inscrit.
  20. Officiellement, la faction Kōmura ne comporte plus que 13 députés, le quatorzième, Nobuteru Ishihara, ayant officiellement quitté la faction une fois devenu secrétaire général du parti.
  21. Officiellement, la faction Kōmura ne comporte plus que deux députés, le troisième, Tadamori Ōshima, ayant officiellement quitté la faction une fois devenu secrétaire général du parti puis vice-président.

Voir aussi


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Parti libéral-démocrate (Japon) de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Parti liberal democrate (Japon) — Parti libéral démocrate (Japon) Pour les articles homonymes, voir Parti libéral démocrate. 自由民主党 ( …   Wikipédia en Français

  • Parti libéral démocrate (Japon) — Pour les articles homonymes, voir Parti libéral démocrate. 自由民主党 ( …   Wikipédia en Français

  • Parti libéral démocrate (japon) — Pour les articles homonymes, voir Parti libéral démocrate. 自由民主党 ( …   Wikipédia en Français

  • PARTI LIBÉRAL-DÉMOCRATE (Japon) — PARTI LIBÉRAL DÉMOCRATE, Japon Dominant la vie politique japonaise depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’en 1993, le Parti libéral démocrate regroupe l’ancien personnel politique conservateur et le personnel nouveau issu de la… …   Encyclopédie Universelle

  • Shadow Cabinet du Parti libéral-démocrate (Japon) — Le Shadow Cabinet du Parti libéral démocrate (自由民主党シャドウ・キャビネット, Jiyūminshutō Shadō kyabinetto?), ou LDP Shadow Cabinet selon la traduction officielle en anglais et raccourci en SC, est le cabinet fantôme formé le 22 septembre 2010 par… …   Wikipédia en Français

  • Parti social-démocrate (Japon) — Pour les articles homonymes, voir Parti social démocrate. 社会民主党(Shakai Minshu tō) …   Wikipédia en Français

  • Parti libéral du Japon — Le nom de Parti libéral (自由党, Jiyutō?) fut porté par plusieurs mouvements politiques se réclamant du libéralisme dans l histoire du Japon. Deux partis durant la période de mise en place des institutions de la révolution Meiji, à la fin du… …   Wikipédia en Français

  • Parti liberal democrate — Parti libéral démocrate Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom. Parti libéral démocrate (Allemagne) Parti libéral démocrate de Bosnie et Herzégovine Parti libéral démocrate (Flandre) Parti… …   Wikipédia en Français

  • Parti libéral démocrate — Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom. Parti libéral démocrate (Allemagne) Parti libéral démocrate de Bosnie et Herzégovine Parti libéral démocrate (Flandre) Parti libéral démocrate (France)… …   Wikipédia en Français

  • Parti libéral-démocrate —  Cette page d’homonymie répertorie différents partis politiques partageant un même nom. Pour les articles homonymes, voir Parti libéral et Parti démocrate. Parti libéral démocrate (Allemagne) Parti libéral démocrate de Bosnie et Herzégovine… …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.