Pierre teilhard de chardin


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Pierre Teilhard de Chardin

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Pierre Teilhard de Chardin

Pierre Teilhard de Chardin (1er mai 1881, Orcines - 10 avril 1955, New York) est un jésuite, chercheur, théologien, paléontologue et philosophe français. Il est connu pour ne pas voir d'opposition entre la foi catholique et la science.

Scientifique de renommée internationale, Pierre Teilhard de Chardin fut à la fois un géologue spécialiste du Pléistocène et un paléontologiste spécialiste des vertébrés du Cénozoïque. Il est considéré comme l'un des paléoanthropologistes les plus remarquables de son époque[1].

Dans le Phénomène humain, il trace, parmi les premiers, une synthèse de l'Histoire de l'Univers selon l'état des connaissances de son époque et dans une optique à la fois évolutionniste et spiritualiste.

Sommaire

Biographie

Pierre Teilhard de Chardin est issu d'une très ancienne famille auvergnate de magistrats originaire de Murat[2], et d'une branche qui a été anoblie sous Louis XVIII. Il est né le 1er mai 1881 au château de Sarcenat, à Orcines dans le (Puy-de-Dôme), quatrième des onze enfants d'Emmanuel Theilhard de Chardin (1844-1932), chartiste[réf. nécessaire], et de Berthe de Dompiere.

En 1899, il entre au noviciat jésuite d'Aix-en-Provence. En 1911, il est ordonné prêtre après quatre ans de séminaire théologique en Grande-Bretagne. Il rejoint en 1912 le Muséum d'histoire naturelle de Paris et y collabore avec Marcellin Boule, paléontologue qui avait étudié le premier squelette entier d'un homme de Néandertal. Entre 1914 et 1919, mobilisé comme brancardier au front dans le 8e régiment de marche de tirailleurs marocains (Médaille militaire et Légion d'honneur), il élabore une esquisse de sa pensée via son journal et sa correspondance avec Marguerite Teilhard-Chambon, sa cousine.

En 1916, il publie son premier essai, La Vie Cosmique, et en 1919, Puissance spirituelle de la Matière, essais qui annoncent son œuvre plus tardive.

De 1922 à 1926, il obtient en Sorbonne trois certificats de licence ès sciences naturelles : géologie, botanique et zoologie, puis soutient sa thèse de doctorat sur les Mammifères de l'Eocène inférieur français et leurs gisements.

Il effectue un premier voyage en Chine en 1923 pour le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dans le désert des Ordos (en) en Mongolie intérieure, Teilhard rédige sa Messe sur le Monde. Au retour de Chine, enseignant à l'Institut catholique, il se voit démis de ses fonctions à la suite d'un texte portant sur le Péché originel qui cause ses premiers troubles avec le Vatican : l'ordre des Jésuites lui demande d'abandonner l'enseignement et de poursuivre ses recherches géologiques en Chine. Il y retourne en 1926 et joue, avec le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich, un rôle actif dans la découverte du sinanthrope et son étude scientifique. Il participe en 1931 à la croisière jaune. Jusqu'à son installation à New York en 1951, Teilhard de Chardin poursuivra une carrière scientifique ponctuée de nombreux voyages d'études : Éthiopie (1928), États-Unis (1930), Inde (1935), Java (1936), Birmanie (1937), Pékin (1939 à 1946), Afrique du Sud (1951 & 1953).

Il a été accusé par Stephen Jay Gould d'être le responsable de la fraude de l'homme de Piltdown, rôle qui s'avéra par la suite parfaitement mineur.

En 1946, le Père Teilhard est promu Officier de la Légion d'honneur au titre des Affaires étrangères en reconnaissance de son brillant travail en Chine.

Il entre en 1950 à l'Académie des sciences.

Pierre Teilhard de Chardin meurt le 10 avril 1955, jour de Pâques, à New York. Un an plus tôt, au cours d'un dîner au consulat de France, il confiait à des amis : « j'aimerais mourir le jour de la Résurrection ».

Noosphère, Christ Cosmique et Point Oméga

La théorie de l'évolution de Charles Darwin, la géologie de Vernadsky et la théodicée chrétienne sont unifiées par Teilhard de Chardin en une approche holiste du « phénomène humain » qu'il conçoit comme une étape de l'évolution menant au déploiement de la noosphère, laquelle prépare l'avènement de la figure dite du « Christ Cosmique ».

Le « point Oméga » est conçu comme le pôle de convergence de l'évolution. Le « Christ Cosmique » manifeste l'avènement d'une ère d'harmonisation des consciences fondé sur le principe de la « coalescence des centres » : chaque centre, ou conscience individuelle, est amené à entrer en collaboration toujours plus étroite avec les consciences avec lesquelles il communique, celles-ci devenant à terme un tout noosphérique. L'identification non homogénéisante du tout au sujet le percevant entraîne un accroissement de conscience, dont l'Oméga forme en quelque sorte le pôle d'attraction en jeu à l'échelle individuelle autant qu'au plan collectif. La multiplication des centres comme images relatives de l'ensemble des centres harmonisés participe à l'avènement de la résurrection spirituelle ou théophanie du Christ Cosmique.

Annonçant la planétisation que nous connaissons aujourd'hui, Teilhard développe la notion de noosphère qu'il emprunte à Vernadsky pour conceptualiser une pellicule de pensée enveloppant la Terre, formée des communications humaines.

Par ailleurs, en situant la création en un « point Alpha » du temps, l'Homme doit, selon lui, rejoindre Dieu en un « point Oméga » de parfaite spiritualité.

Le terme de « point Oméga » a été repris par le physicien américain Frank Tipler, apparemment sans allusion au nom de Teilhard (sans qu'on puisse dire si c'est délibéré, ou par ignorance de son origine, ou plus simplement parce que « cela va de soi »).

Hominisation et humanisation

Teilhard pense également identifier parallèlement à l'évolution biologique une évolution de type moral : l'affection pour la progéniture se rencontre chez les mammifères et non chez les reptiles apparus de façon plus précoce. L'espèce humaine, malgré ses accès de violence sporadique, s'efforce de développer des réseaux de solidarité de plus en plus élaborés (Croix-Rouge de Dunant, Sécurité sociale de Bismarck... ) : l'évolution physique qui a débouché sur l'hominisation se double d'après lui d'une évolution spirituelle qu'il nomme humanisation. Se demandant d'où vient ce surcroît de conscience, il l'attribue à la croissance également de la complexité des structures nerveuses : le cerveau des mammifères est plus complexe que celui des reptiles, celui des humains plus complexe que celui des souris.

Il s'émerveille également de l'interfécondité de toutes les populations humaines sur la planète, à laquelle il ne voit pas de vraie correspondance dans les espèces animales : au contraire, pour ces dernières, un isolement géographique se traduit à terme par des spéciations :

D'une part, ces rameaux se distinguent de tous les autres antérieurement parus sur l'arbre de la vie par la dominance, reconnaissable en eux, des qualités spirituelles sur les qualités corporelles (c'est-à-dire du psychique sur le somatique). D'autre part, ils manifestent, sans diminution sensible, jusqu'à grande distance, un extraordinaire pouvoir de se rejoindre et de s'interféconder[3].

Cette particularité de l'espèce humaine interpellera plus tard aussi Jacques Ruffié, professeur d'anthropologie physique au Collège de France.

Évolution et organisation

L'évolution se passe ensuite à son avis dans la possibilité des consciences de communiquer les unes avec les autres et de créer de facto une sorte de super-être : en se groupant par la communication, les consciences vont faire le même saut qualitatif que les molécules qui en s'assemblant étaient passées brusquement de l'inerte au vivant.

On remarque que ce super-être est sans rapport aucun avec le surhomme de Nietzsche (« Ainsi parlait Zarathoustra ») dans lequel Teilhard ne voit qu'une extrapolation trop simple du passé, et qui ne tient nul compte du phénomène de communication croissante entre les individus (« La chenille qui interroge son futur s'imagine sur-chenille », résumera Louis Pauwels dans Blumroch l'admirable). Pour Teilhard, ce n'est déjà plus au niveau de ces seuls individus que le processus d'évolution se réalise, et il ose même à ce sujet une phrase lyrique :

« Rien dans l'univers ne saurait résister à un nombre suffisamment grand d'intelligences groupées et organisées ».

Et il y voit non pas Dieu en construction, comme avant lui Ernest Renan et — de façon plus sarcastique — Sigmund Freud dans l'Avenir d'une illusion — mais l'humanité qui se rassemble pour rejoindre Dieu, en cet hypothétique point oméga qui représenterait de facto, et sans tristesse aucune, la fin du Temps.

Position du Saint-Siège sur les travaux de Teilhard

Les idées de Teilhard semblaient conforter l'idée de « plan divin » souvent évoquée par l'Église depuis saint Augustin (La cité de Dieu). Par ailleurs, l'idée de l'évolution y était alors admise comme possible hypothèse (il faudra attendre le pontificat de Jean-Paul II pour qu'elle soit considérée en 1996 comme « davantage qu'une hypothèse[4] »). Cependant, le Vatican identifia rapidement un problème grave :

  • L'idée que l'esprit de l'homme (son intelligence et sa volonté libre) puisse apparaître par une simple évolution de la matière est formellement rejetée par le dogme catholique [réf. nécessaire]. Par contre, les opinions de Teilhard sur l'origine évolutive du corps de l'homme sont laissées à la libre recherche de la biologie.

Le reste est de l'ordre de la discussion théologique:

L'un des deux moteurs de la sélection naturelle est l'élimination systématique à chaque génération des individus en surnombre pour les ressources existantes (élimination signalée par Malthus), et cet écrasement se fait de surcroît dans l'indifférence cruelle qui terrifiait déjà Darwin en son temps et lui avait fait perdre la foi.

Ce point n'était pas contesté. La cruauté de la marâtre nature était connue depuis la nuit des temps. En revanche, on l'avait rattachée au classique problème du mal. La considérer au contraire comme faisant partie du plan divin, s'il existait, constituait un total changement de paradigme, aux antipodes de l'idée même de providence.

Cette préparation du bonheur des successeurs par la souffrance des prédécesseurs semblait certes proche des idées admises de rédemption et de communion des saints. Le monde qui en découlait paraissait cependant bien trop écarté des valeurs évangéliques et de l'idée de bonté divine pour être accepté tel quel. Il avait toujours été bien plus commode d'attribuer le mal du monde aux œuvres de Satan et non à un plan voulu par Dieu lui-même.

Le Saint-Siège demanda donc à Teilhard de suspendre ses publications, et inscrivit à l'Index jusqu'à plus ample informé ce qui était déjà imprimé. A contrario, un hommage discret à ces mêmes travaux se fit dans les milieux de la franc-maçonnerie [5].

En 1962, un monitum du Saint-Office met en garde contre ses idées hétérodoxes : « Certaines œuvres du P. Pierre Teilhard de Chardin, même des œuvres posthumes, sont publiées et rencontrent une faveur qui n'est pas négligeable. Indépendamment du jugement porté sur ce qui relève des sciences positives, en matières de philosophie et de théologie, il apparaît clairement que les œuvres ci-dessus rappelées fourmillent de telles ambigüités et même d'erreurs si graves qu'elles offensent la doctrine catholique. Aussi les EEm. et RRv Pères de la Sacrée Congrégation du Saint-Office exhortent tous les Ordinaires et Supérieurs d'Instituts religieux, les Recteurs de Séminaires et les Présidents d'Université à défendre les esprits, particulièrement ceux des jeunes, contre les dangers des ouvrages du P. Teilhard de Chardin et de ses disciples ».

Ses ouvrages furent pour la plupart publiés de façon posthume. Teilhard était mort en 1955.

Ils eurent un certain succès dans les années 1960, puis on commença à oublier un peu ses écrits, même si son nom était cité de temps à autre. Depuis que l'Internet a touché le grand public, son concept de noosphère semble redevenir d'actualité.

Lycée Teilhard-de-Chardin

Citations

  • « L'Homme, non pas centre statique du Monde, — comme il s'est cru longtemps ; mais axe et flèche de l'Évolution... » Le Phénomène humain, 1965 (p. 24)
  • « La Vie est née et se propage sur Terre comme une pulsation solitaire. C'est de cette onde unique qu'il s'agit maintenant de suivre jusqu'à l'Homme, et si possible jusqu'au-delà de l'Homme, la propagation. » ibid, p. 94
  • « Lorsque, en tous domaines, une chose vraiment neuve commence à poindre autour de nous, nous ne la distinguons pas... Rétrospectivement, les choses nous paraissent surgir toutes faites. » ibid, p. 114
  • « Sur le fait général qu'il y ait une évolution, tous les chercheurs [...] sont désormais d'accord. Sur la question de savoir si cette évolution est dirigée, il en va autrement. » ibid, p. 137

Hommages

On a donné son nom à plusieurs lycées et institutions scolaires, comme le lycée Teilhard-de-Chardin à Saint-Maur-des-Fossés ou le collège Teilhard-de-Chardin à Chamalières.

Il existe à Paris une rue du Père-Teilhard-de-Chardin (depuis 1978) ainsi qu’une place du Père-Teilhard-de-Chardin (depuis 1981).

Une place non négligeable est faite aux idées de Pierre Teilhard de Chardin dans les oeuvres Les Cantos d'Hypérion et Endymion par Dan Simmons.

Œuvres

De 1955 à 1976, son œuvre est publiée à titre posthume par Jeanne Mortier dont il a fait son héritière éditoriale quant à son œuvre dite non scientifique. Cette œuvre occupe treize volumes :

  1. Le Phénomène Humain, (1955)
  2. L'Apparition de l'Homme, (1956)
  3. La Vision du Passé, (1957)
  4. Le Milieu Divin, 1957
  5. L'Avenir de l'Homme, (1959)
  6. L'Énergie Humaine, (1962)
  7. L'Activation de l'Énergie, (1963)
  8. La Place de l'Homme dans la Nature, (1965) ; Albin Michel, Coll. Espaces libres, 1996
  9. Science et Christ, 1965
  10. Comment je crois, (1969)
  11. Les Directions de l'Avenir, (1973)
  12. Écrits du Temps de la Guerre, (1975)
  13. Le Cœur de la Matière, (1976)

Bibliographie

  • Jacques Arnould, Pierre Teilhard de Chardin. Paris : Perrin, 2004. 389 p. dont 8 p. de photographies, 23 cm. (ISBN 2-262-02264-X).
  • Henri de Lubac, Blondel et Teilhard de Chardin. Correspondance Commentée, Bibliothèque des archives de philosophie, Paris, Beauchesne, 1965.
  • Père Gustave Martelet sj, Et si Teilhard disait vrai... Éditions Parole et Silence, Paris 2006, (ISBN 2-845-734247).
  • Hallam L. Movius, Jr., Pierre Teilhard de Chardin, S.J., 1881-1955, American Anthropologist, Nouvelle Série, Vol. 58, No. 1 (Fev., 1956), pp. 147-150
  • Edith de la Héronnière, Pierre Teilhard de Chardin, une mystique de la traversée.
  • Je m’explique, du Dr Jean-Pierre Demoulin (Seuil, réédition 2005)
  • René d'Ouince. Un prophète en procès : Teilhard de Chardin dans l'Église de son temps. Aubier, 1970.
  • Claude Tresmontant. Introduction à la pensée de Teilhard de Chardin, Seuil, 1956.
  • Patrice Boudignon, Pierre Teilhard de Chardin. Sa vie, son oeuvre, sa réflexion, Editions du Cerf, Paris, 2008, 432 p.
  • Nicolas Corté, La vie et l'âme de Pierre Teilhard de Chardin, Fayard, 1957.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. Selon Hallam L. Movius, Jr., dans l'article consacré à Pierre Teilhard de Chardin, S.J., 1881-1955 dans la prestigieuse revue American Anthropologist, Nouvelle série, Vol. 58, No. 1 (Fev., 1956), p. 147
  2. Tous les membres de cette famille qui a été très nombreuse, descendent de Pierre Theilhard (vers 1320-1369), notaire de la vicomté de Murat, nommé arbitre en 1339 par François de Dienne.
  3. Écrits scientifiques, page 203
  4. http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2355744&rubId=4078
  5. Le prophète de l'Antéchrist
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