Politique étrangère de Nauru


Politique étrangère de Nauru
Nauru
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Cet article fait partie de la série sur la
politique de Nauru,
sous-série sur la politique.


v · Nauru est un État indépendant depuis 1968. Nauru est membre de plusieurs organisations internationales, et entretient des relations diplomatiques avec divers pays. Ses partenaires diplomatiques et économiques les plus importants sont actuellement l'Australie et la République de Chine (Taïwan).

Malgré une histoire qui la rapproche de l'Occident et du monde anglo-saxon, Nauru poursuit généralement une politique de non-alignement, et établit des relations diplomatiques avec l'URSS en 1988. Plus récemment, Nauru a établi des relations diplomatiques avec Cuba et le Vietnam.

Sommaire

Ambassades

Localisation des représentations diplomatiques de Nauru      Nauru      Ambassade ou Haut-commissariat      Consulat

Nauru maintient des ambassades ou autres représentations officielles en Australie (Consulat Général), à Taïwan (ambassade), aux Fidji (Haut-commissariat) et en Thaïlande (Consulat Général). Nauru a également une ambassade auprès des Nations unies à New York.

L'Australie maintient un Consulat Général à Nauru, et le Haut-commissaire australien aux Fidji est accrédité par l'Australie comme Haut-commissionnaire non-résident à Nauru. La République de Chine (Taïwan) est le seul pays à avoir une ambassade à Nauru.

Nauru a également des relations diplomatiques officielles avec la plupart des pays d'Océanie, ainsi que le Royaume-Uni, le Japon, la République de Corée, la Russie, la France, l'Espagne, le Canada, les États-Unis, l'Afrique du Sud, l'Inde, Cuba (depuis 2002[1]), le Brésil (depuis 2005) et le Vietnam (depuis 2006).

Participation aux organisations internationales

Nauru est membre du Commonwealth (depuis 1968), des Nations unies (depuis 1999), du Forum des îles du Pacifique, de la Communauté du Pacifique Sud, de Sparteca et de plusieurs autres organisations régionales. Nauru est également membre des Pays ACP, de la Banque asiatique de développement, de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique, d'Interpol et de l'Organisation mondiale de la santé.

Relations diplomatiques bilatérales particulières

Avec l'Australie

Nauru, île colonisée par l'Allemagne est occupée par des forces Australiennes en 1914 lors de la Première Guerre mondiale[2] puis devient à la fin du conflit de facto la puissance colonisatrice de l'île après que la Société des Nations a placé l'île sous la tutelle de la Couronne britannique (au nom de l'Australie, du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande)[3]. À partir de cette époque, l'Australie va tenir lieu de métropole pour Nauru, l'île étant dépendante de l'Australie pour son approvisionnement et y exportant la plus grande partie de son phosphate. Après l'interruption de la Seconde Guerre mondiale durant laquelle l'île est occupée par l'Empire du Japon, l'Australie reprend pied sur l'île et obtient un nouveau mandat, cette fois-ci délivré par l'ONU[4]. Lorsqu'elle accède à l'indépendance, Nauru conserve le dollar australien comme monnaie officielle et des relations privilégiées avec ce pays.

En 1989, toutefois, Nauru traîne l'Australie devant la Cour internationale de justice et porte plainte pour la destruction quasi totale de la surface de l'île lors de l'exploitation du phosphate sous la tutelle australienne.

En 2001, un accord entre l'Australie et Nauru renforce les relations bilatérales et aboutit à la mise en place de la « Solution du Pacifique ». Nauru accepte d'héberger des demandeurs d'asile qui ont tenté d'obtenir le statut de réfugiés auprès de l'Australie. Ils sont détenus à Nauru, aux frais de Canberra, pendant que l'Australie traite leur demande. En contrepartie, l'Australie accroît l'aide au développement dont elle fait bénéficier Nauru. En décembre 2007, le premier ministre australien sortant John Howard, auteur de la « Solution du Pacifique », est battu aux élections législatives par son adversaire travailliste Kevin Rudd, qui annonce immédiatement la fermeture du centre de détention australien à Nauru. Le gouvernement nauruan exprime son inquiétude : ceci va-t-il signifier une diminution de l'aide économique apportée par l'Australie[5] ?

Avec Taïwan

Nauru, comme d'autres pays du Pacifique (tels Kiribati), a fait jouer l'alternative diplomatique entre Beijing et Taipei, en réponse aux promesses d'aide financière. Les micro-États du Pacifique sont ainsi devenus un terrain de bataille diplomatique entre la République populaire de Chine et la République de Chine, et un nombre conséquent des alliés de Taïwan se trouvent dans le Pacifique. Nauru en est un.

En 1980, Nauru et Taïwan établissent des relations diplomatiques. Le 21 juillet 2002, pourtant, le premier ministre nauruan René Harris établit des relations diplomatiques entre son pays et la République populaire de Chine[6]. Harris reconnaît par écrit « ...qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime et représente toute la Chine, et que Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois »[7]. En conséquence, Taïwan rompt ses relations avec Nauru[8]. Ce revirement fait suite à une promesse de la part de la R.P.C. de fournir 135 millions de dollars américains d'aide au développement à Nauru.

En 2003, Nauru ferme sa toute nouvelle ambassade à Beijing. En avril 2005, le Président de la République de Chine Chen Shui-bian rencontre le Président de Nauru Ludwig Scotty aux Îles Marshall, et en mai les deux pays rétablissent leurs relations diplomatiques[9]. Nauru ouvre une ambassade à Taïwan, et réciproquement. Deux semaines plus tard, Beijing rompt ses relations diplomatiques avec Nauru.

Depuis, Taïwan est l'un des deux principaux partenaires économiques de Nauru (avec l'Australie), et lui apporte une aide au développement conséquente. En retour, Nauru appuie aux Nations unies la demande de reconnaissance internationale de Taipei.

En septembre 2007, les relations entre Nauru et Taïwan font irruption sur le devant de la scène politique nauruane. Lorsque Ludwig Scotty remporte l'élection présidentielle, ses adversaires l'accusent d'avoir gagné grâce au financement de sa campagne électorale par Taïwan[10]; le gouvernement de Taipei aurait été soucieux de maintenir au pouvoir un gouvernement pro-Taïwan.

Nauru demeure à ce jour un terrain de contestation entre Taipei et Beijing[11]. Cette dispute permet à la minuscule république d'exercer un certain rôle sur la scène internationale et d'avoir accès à des fonds étrangers pour son développement économique.

Avec Cuba

Récemment, Nauru a entrepris de se rapprocher de Cuba. En visite à La Havane en octobre 2007, le Ministre des affaires étrangères nauruan aurait, d'après Prensa Latina, « félicité le peuple cubain pour sa détermination à avancer malgré l'hostilité des États-Unis », et aurait souhaité un rapprochement entre Cuba et Nauru[12]. À noter que Nauru n'a jamais eu des relations diplomatiques particulièrement proches (ni hostiles, d'ailleurs) avec les États-Unis. Une « commission inter-gouvernementale » (Cuba-Nauru Joint Intergovernmental Commission) est ouverte à La Havane[13]. En outre, les écoles de Nauru utilisent une méthode scolaire développée à Cuba, et des médecins cubains sont présents à Nauru.

Annexes

Références

Lien externe


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Politique étrangère de Nauru de Wikipédia en français (auteurs)

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