Raban Maure


Raban Maure

Raban Maur

Rabanus Maurus (à gauche) présente son travail à Otgar de Mayence

Raban Maur ou Rabanus Maurus Magnentius[1] (on trouve aussi les orthographes “Hrabanus” et “Rhabanus”), né vers 780 et mort le 4 février 856, est un moine bénédictin, archevêque de Mayence (Allemagne) et un théologien réputé.

Il est l'auteur de l'encyclopédie De la Nature des choses. Il a également rédigé des traités d'éducation et de grammaire et des commentaires de la Bible. Il est l'un des plus importants professeurs et auteurs de la Renaissance carolingienne.

Il est considéré comme saint en Allemagne et fêté le 4 février [2].

Sommaire

Sa vie

Après des études à Fulda, il reçoit le diaconat et part à Tours, pour y être éduqué par Alcuin. C'est Alcuin qui, voyant son sérieux et la pureté de ses mœurs lui donna le surnom de Maurus, d'après Saint Maur, disciple préférée de Benoît.

Au bout de deux ans, il retourne à Fulda, où on lui donne la charge de l'école, qui gagne en efficacité et devient l'une des principales écoles d'Occident. Y sont notamment formés Walahfrid Strabo, Loup de Ferrières, Rudolf de Fulda et Otfried de Wissembourg. C'est probablement à cette période que la grammaire de Priscien, livre très populaire au Moyen Âge, est compilée.

En 814, Rabanus est ordonné prêtre par saint Haistulph ( autre variante du nom : Astolphe ). Après un désaccord avec Ratgar, il est banni quelque temps de Fulda. Ce bannissement est l'occasion d'un pèlerinage en Palestine, qui éclaire ses commentaires sur Josué. À l'élection d'un nouvel abbé, Eigil, en 817, Rabanus retourne à Fulda.

Il devient lui-même abbé en 822, et son abbatiat efficace s'achève en 842, quand il se retire à l'abbaye voisine de Saint-Pierre pour se consacrer pleinement à la prière et à l'écriture.

En 847, Rabanus est élu pour succéder à Otgar, archevêque de Mayence‎. Il y réprima beaucoup d'abus ecclésiastiques, chercha, mais en vain, à réconcilier Louis le Débonnaire et ses fils, et présida plusieurs synodes. Il déploya aussi une charité sans bornes lors de la famine de 850.

Il meurt à Winkel, sur le Rhin, en 856.

Ses œuvres

Les travaux de Rabanus, comprennent des commentaires sur les Écritures canoniques ou apocryphes ; divers traités relatifs à la doctrine et à des sujets pratiques, dont plusieurs séries d'homélies.

  • Ses Œuvres ont été publiées à Cologne, en 1627, en 3 volumes in-folio. Elles contiennent :
    • des poésies (parmi lesquelles le Veni Creator, utilisé dans la Huitième Symphonie de Gustav Mahler),
    • des commentaires sur l'Écriture,
    • des traités de l' Univers, de l' Institution des clercs et des cérémonies de l'Église, de la Vue de Dieu, du Calendrier ecclésiastique, de l'Invention des langues,
    • un livre d'Étymologies,
    • un Glossaire latin théotisque, conservé manuscrit à Vienne et à Munich et publié en 1727 dans le Thésaurus de Schilter.

Wikipédia

  • Un serveur de Wikipédia porte son nom.

Références

Notes

  1. La transcription française est préférée dans l'historiographie francophone : voir référence BnF
  2. Nominis : Saint Raban-Maur

Liens externes

On peut accéder aux textes latin de Raban Maur par le biais de la Patrologie Latine de Migne mise en ligne par Documenta Catholica Omnia.

Manuscrits

Notes et références

  1. Correspond à Patrologiae latinae, t. 107, col. 133-294
Précédé par Raban Maur Suivi par
Otgar de Mayence
Archévêque de Mayence (847-856)
Charles d'Aquitaine



  • Portail du catholicisme Portail du catholicisme
  • Portail du Moyen Âge ancien Portail du Moyen Âge ancien
  • Portail de Mayence Portail de Mayence
Ce document provient de « Raban Maur ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Raban Maure de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Imago mundi (littérature) — L’Imago mundi (Ymago Mundi) est le titre de plusieurs ouvrages dont le plus célèbre est un livre de cosmographie publié pour la première fois en 1410 par le théologien français Pierre d Ailly. Sommaire 1 Description 2 Influence 3 Voir aussi …   Wikipédia en Français

  • Veni Creator — Spiritus Veni Creator Spiritus est une hymne entonnée pour le chant grégorien, considérée comme la plus célèbre de toutes les hymnes grégoriennes. Elle fut composée par Raban Maure au IXe siècle et est normalement associée à l Église… …   Wikipédia en Français

  • ARGENT —     Mot dont on se sert pour exprimer de l or. Monsieur, voudriez vous me prêter cent louis d or ? Monsieur, je le voudrais de tout mon coeur; mais je n ai point d argent; je ne suis pas en argent comptant: l Italien vous dirait: Signore, non ho… …   Dictionnaire philosophique de Voltaire

  • tondre — [ tɔ̃dr ] v. tr. <conjug. : 41> • 1130; lat. pop. °tondere (e bref), class. tondere (e long) 1 ♦ Couper à ras (les poils, et spécialt la laine). Tondre la toison d un mouton, le poil d un chien. Tondre les cheveux, les couper très court,… …   Encyclopédie Universelle

  • rappeler — [ rap(ə)le ] v. <conjug. : 4> • rapeler 1080; de re et appeler I ♦ V. tr. A ♦ 1 ♦ Appeler (une personne, un animal) pour faire revenir. Rappeler son chien en le sifflant. « Des milliers de moutons, rappelés par les bergers » (A. Daudet). ♢… …   Encyclopédie Universelle

  • PROPHÉTIES — SECTION PREMIÈRE.     Ce mot, dans son acception ordinaire, signifie prédiction de l avenir. C est en ce sens que Jésus disait à ses disciples: Il est nécessaire que tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans… …   Dictionnaire philosophique de Voltaire

  • peu — [ pø ] adv. • pou, poiXIe; lat. pop. paucum, neutre adv., class. pauci « en petit nombre » I ♦ ( po XIIe) En fonction de nom ou de nominal Faible quantité considérée soit comme simplement « petite », soit comme « …   Encyclopédie Universelle

  • Chronologie de la vie d'Honoré de Balzac — Honoré de Balzac, né Honoré Balzac[1],[2],[3], à Tours le 20 mai 1799 (1er prairial an VII) et mort à Paris le 18  …   Wikipédia en Français

  • étroit — étroit, oite [ etrwa, wat ] adj. • estreit XII e; lat. strictus 1 ♦ Qui a peu (ou trop peu) de largeur. Un ruban étroit. « Les rues de Tolède sont extrêmement étroites; l on pourrait se donner la main d une fenêtre à l autre » (Gautier). Fenêtres …   Encyclopédie Universelle

  • morasse — [ mɔras ] n. f. • 1845; it. moraccio « noiraud », de moro « noir » ♦ Imprim. Dernière épreuve, faite généralement à la brosse, lorsque la mise en pages du journal est terminée. Relire la morasse. ● morasse nom féminin (de more 2) Dernière épreuve …   Encyclopédie Universelle


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.