Rambervillers

Rambervillers

48° 20′ 48″ N 6° 38′ 08″ E / 48.346667, 6.635556

Rambervillers
Église Sainte-Libaire
Église Sainte-Libaire
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Rambervillers
Code commune 88367
Code postal 88700
Maire
Mandat en cours
Gérard Keller
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Rambervillers
Site web www.ville-rambervillers.fr
Démographie
Population 5 685 hab. (2008[1])
Densité 275 hab./km²
Gentilé Rambuvetais(es)
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 48″ Nord
       6° 38′ 08″ Est
/ 48.346667, 6.635556
Altitudes mini. 272 m — maxi. 348 m
Superficie 20,64 km2

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Rambervillers [ʁɑ̃bɛʁvile][2] est une commune française du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département des Vosges et de la région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Rambuvetais.

Sommaire

Géographie

Dix ans après : séquelles de la tempête de 1999 dans la forêt de Rambervillers

La cité est bâtie sur les rives de la Mortagne. Lors des périodes de fortes pluies, ce cours d'eau issu des massifs forestiers de Mortagne et du Haut Jacques est à l'origine d'inondations du fait de la canalisation beaucoup trop étroite de la rivière. Deux mètres d'eau ont pu envahir le centre ville en 2006 suite à des pluies diluviennes.

Histoire

La cité a été voulue au IXe siècle par un certain Rambert, comte de Mortagne ou abbé de Senones, les sources divergent à son sujet. Au XIIe siècle, Étienne de Bar, évêque de Metz, entoure le bourg de palissades et de fossés, puis au XIIe siècle, Jacques de Lorraine, également évêque de Metz, remplace les palissades de bois par une muraille flanquée de 24 grosses tours.

Dépendant de l'évêché de Metz, elle passe à la France avec les Trois-Évêchés en 1552. Peu de temps après, la ville est incendiée par l'armée huguenote sous les ordres du baron de Bollweiler, mais elle se relève rapidement. C'est en 1581 que les bourgeois décident la construction de l'Hôtel de ville.

Après le traité de Ryswick (1697) et au bout de vingt ans de négociations, le duc de Lorraine Léopold se voit attribuer la châtellenie de Rambervillers en 1718[3]. La ville et sa seigneurie redevienent pourtant françaises avec duché de Lorraine en 1766.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Le 9 octobre 1870, en dressant des barricades contre l'envahisseur prussien, 200 gardes nationaux résistent un jour contre plus de 2000 Allemands. Pour cet acte de bravoure, la ville reçut la Légion d'honneur tandis qu'on donnait son nom à la rue de Rambervillers dans le 12e arrondissement de Paris.

Héraldique

Blason Blasonnement
D'argent à la croix de Lorraine de gueules cotoyée des lettres I R et de deux croissants d'azur et, en abîme, la croix de la Légion d'honneur.
Commentaires : Le blason a été composé en 1718 par le duc Léopold de Lorraine à l'occasion du rattachement de Rambervillers à la Lorraine, avec d'autres territoires de l'évêché de Metz, dont la ville dépendait auparavant. La croix de Lorraine symbolise cet événement : les initiales I et R des mots latins (Imperator Rex) signifient que le duc Léopold appartenait à la famille impériale d'Autriche et qu'il avait le titre d'Altesse Royale. Les croissants glorifient les victoires remportées par son père, le duc Charles V, sur les Turcs, notamment devant Vienne en 1683.

La Légion d'honneur a été ajoutée au cœur du blason, en application du décret du 19 avril 1896 pour la défense de Rambervillers par ses Gardes Nationaux le 9 octobre 1870. Rambervillers fut alors la deuxième ville décorée par la République et la sième depuis la création de l'Ordre par Napoléon 1er.

Les Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945, décernées dans la suite à la ville, sont supportées, au-dessus du blason, par deux crosses. Elle rappellent que Rambervillers appartenait, avant 1718, aux évêques de Metz, alors que ceux de Toul l'administraient au spirituel.

Sur les flancs de l'écu figurent des motifs du marteau de la porte de l'Hôtel de Ville, œuvre d'un artisan ferronnier rambuvetais du XVe siècle, qui évoque également les deux évêques.

Curiosités

  • Les grès flammés à lustre métallique.
  • La Manufacture vosgiennes des Grandes Orgues (http://www.manufacture-orgues.fr)
  • Ville fleurie : 3 fleurs au palmarès des villes et villages fleuris
  • Musée de la terre[4].
  • Spécialité gastronomique servie dans les restaurants de la ville : la tête de veau
  • Foire aux têtes de veau 15 jours avant Pâques
  • Comice Agricole premier dimanche de septembre
  • fin 1975, premières apparitions de traces de la Bête des Vosges

Monuments historiques

Il y a 9 monuments historiques à Rambervillers, dont deux classés[5] :

  • la chapelle Saint-Antoine, construite en 1544, inscrite par arrêté du 1er novembre 1933[6],
  • le château épiscopal, construit au XVe siècle, la conciergerie et la tour de l'ancienne porterie sont inscrites par arrêté du 23 juin 1988[7],
  • le domaine dit château des Capucins, construit à la limite du XVIIIe et du XIXe siècle à l'emplacement de l'ancien couvent des Capucins, les façades et toitures du château, de l'orangerie et des dépendances, la salle voûtée souterraine, ainsi que les sols et clôtures de la cour et du parc sont inscrits par arrêté du 29 juin 2004[8],
  • l'école du Centre (ancien couvent des bénédictines), construite au XVIIe siècle, façade sud (y compris la tour) et toiture correspondante inscrites par arrêté du 27 octobre 1995[9],
  • l'église Sainte-Libaire, construite au XVIe siècle, classée par arrêté du 31 décembre 1986[10],
  • l'hôtel de ville, construit au XVIe siècle, classé par liste de 1900[11],
  • l'immeuble (64, rue Carnot), construit au 1er quart du XVIIe siècle, façades, toitures, cheminée, escalier hélicoïdal et jardin : inscrits par arrêté du 26 novembre 1993[12],
  • la tour (rue Maurice-Alexandre), construite en 1238, inscrite par arrêté du 23 juin 1988[13],
  • la tour d'Anglemein, construite au milieu du XIIIe siècle, inscrite par arrêté du 5 novembre 2002[14].

L'Inventaire général du patrimoine culturel a étudié deux édifices à Rambervillers dans le cadre d'une enquête thématique régionale sur l'« ancienne métallurgie vosgienne » et le patrimoine industriel[5] :

  • l'usine métallurgique de Régnier-Void, fondée en 1719[15],
  • l'usine métallurgique de Genavoid ou Forge des Jacquots, mentionnée dès le XIVe siècle[16].

Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[17] et INSEE[18])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 420 4 926 4 934 4 992 4 990 4 987 4 732 4 900  
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 706 4 861 4 986 5 310 5 281 5 153 5 691 5 735 5 705
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 675 5 584 5 848 5 873 5 767 5 679 5 844 6 097 6 257
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
7 042 7 229 7 113 6 595 5 919 5 999 5 714    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Économie

Administration

Les rives de la Mortagne
Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1953 Albert Bodson    
1953 1966 Lucien Nicolas    
1966 1971 Jean Baudet    
1971 1989 Pierre Kempf (1920-1998) UDF Conseiller général
1989 1995 Georges Chevrier    
1995 2001 Claude Thiéry    
mars 2001 en cours Gérard Keller PS Principal adjoint de collège

Le canton de Rambervillers compte 29 communes pour un total de 12 814 habitants.

Article détaillé : Canton de Rambervillers.

Garnison

Art

Jules Benoît-Levy, né à Paris en 1866, a peint la défense de Rambervillers le 8 octobre 1870. Ce tableau aujourd'hui au musée lorrain de Nancy illustre le patriotisme des couches populaires lorraines. Les fragiles barricades érigées par les insurgés n'ont pourtant pas empêché la prise rapide de la ville par les troupes badoises, disposant d'une bien plus grande puissance de feu. Elles ont entraîné de terribles représailles et une masse d'impositions de guerre exceptionnels qui ont accablé la commune jusqu'en février 1871.

Personnalités

  • Rambervillers est la ville méridionale de la Lorraine, qui appartenait aux évêques de Metz. Ses fortifications et l'importance numérique de sa population en font un centre incontournable dès le XIIe siècle. Elle dépasse ou fait jeu égal sur certains secteurs marchands avec Plombières, Epinal, Châtel, La Neuveville, Raon L'Etape, et les autres villes du piémont vosgien, sans compter les minuscules villes religieuses de la montagne vosgiennes, mis à part Bruyères.
  • La médiathèque porte le double nom d'Alphonse et Jean Vartier. Le journaliste d'origine rambuvetaise Jean Vartier, travaillant pour l'Est Républicain d'abord à Besançon, puis à Nancy et enfin à Paris, est resté attaché à ses Vosges natales. Outre son œuvre romanesque et satirique, il connaissait le monde du bois et du flottage[19].
  • La famille de l'industriel Henry Boucher, ministre du commerce à la fin du XIXe siècle, a contribué à sauver la notoriété de la commune. Elle a laisse un historien local[20]
  • Antoine-Paul Vaillant (Rambervillers, 1800-Antony,1884) est issu d'une famille de marchands tanneurs originaire de Châtel-sur-Moselle, installée en 1673 à Rambervillers avec Pierre-Hubert, fils du major de la garnison de Châtel. Il fut médecin militaire, inspecteur général des services de santé, président du Conseil de santé des armées, commandeur de la Légion d'honneur et de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand.
  • Nicolas Triboulot né le 1er août 1803 à Anglemont. s'installa comme notaire à Rambervillers. Veuf de Justine Catany, il épousa Elisa Chanal. Il eût pour gendre Sébastien Remy et pour petit-fils Maurice Perrin, professeurs agrégés à la Faculté de Médecine de Nancy. Une lignée de médecins qui exerceront pour les uns à Rambervillers (son petit-fils le Dr Jean Remy, puis son arrière-petit-fils le Dr Jacques Remy) et pour les autres à Nancy (le Dr André Remy, pédiatre, qui eut lui même deux fils médecins: le Dr Michel Remy, Expert auprès de la Cour d'Appel de Metz, et le Dr François Remy, Président du Comité Français pour l'Unicef).
  • Sunsiaré de Larcône, écrivain français auteur d'un unique roman, est née à Rambervillers en 1935.

Jumelages

La ville de Rambervillers est jumelée avec 2 villes :

Voir aussi

Bibliographie

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3).
    Rambervillers, p. 957
     

Liens internes

Liens externes

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Sources

Notes

  1. Populations légales 2008 de la commune : Rambervillers sur le site de l'Insee
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  3. Les armoiries de Rambervillers et leurs positions dans son histoire.
  4. Musée de la terre
  5. a et b Liste des notices pour la commune de Rambervillers, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  6. Notice no PA00107227, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  7. Notice no PA00107228, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  8. Notice no PA88000041, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  9. Notice no PA00135424, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  10. Notice no PA00107229, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  11. Notice no PA00107231, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  12. Notice no PA00125545, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  13. Notice no PA00107230, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  14. Notice no PA88000033, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  15. Notice no IA88000316, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  16. Notice no IA88000315, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  17. Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  18. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  19. Jean Vartier, La vie quotidienne en Lorraine au dix-neuvième siècle, Hachette-Littérature, 1973, 296 pages.
  20. André Boucher, Sous les cendres du passé de Rambervillers, 1959.

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Rambervillers de Wikipédia en français (auteurs)

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