Saint-Sebastien-sur-Loire


Saint-Sebastien-sur-Loire

Saint-Sébastien-sur-Loire

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Saint-Sébastien-sur-Loire

Le monument aux morts et l'église Saint-Sébastien.
Le monument aux morts et l'église Saint-Sébastien.

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Arrondissement de Nantes
Canton Canton de Nantes-10
Code Insee abr. 44190
Code postal 44230
Maire
Mandat en cours
Joël Guerriau
2008-2014
Intercommunalité Nantes Métropole
Site internet http://www.saintsebastien.fr/
Démographie
Population 24 508 hab. (2006)
Densité 2 102 hab./km²
Gentilé Sébastiennaise, Sébastiennais
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 29″ Nord
       1° 30′ 05″ Ouest
/ 47.2080555556, -1.50138888889
Altitudes mini. 2 m — maxi. 33 m
Superficie 11,66 km²

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Voir la carte administrative

Saint-Sébastien-sur-Loire est une commune française, située au sud de Nantes, dans le département de la Loire-Atlantique et la région administrative des Pays de la Loire.

Sommaire

Toponymie

Les dénominations de la commune

Jusqu'en 1789, la paroisse s'appelait Saint Sébastien d'Aigne. Ensuite, le nom usuel de la commune est Saint-Sébastien, jusqu'en 1920 où le nom de Saint-Sébastien-sur-Loire est adopté par la municipalité, après le refus par le ministère des Postes de Saint-Sébastien-les-Nantes, que l'on trouve pourtant fréquemment sur les cartes postales d'avant la Première Guerre mondiale.

  • Depuis quelques années, la municipalité utilise pour sa communication la dénomination Saint-Sébastien Sud Loire.
  • Abréviations : SSSL, Saint-Sé, Saint-Séb (cette dernière utilisée pour le nom d'un centre commercial : Saint-Séb'Boulevard et pour celui d'une des publications municipales, le mensuel Saint-Séb'actu)
Aigne

La première mention[1] se rencontre sous la forme latine Engniam dans une charte de 1287 émanant de l'évêque de Nantes et énumérant un certain nombre de paroisses de la région.

L'étymologie rattachant Aigne à Eaux ne paraît pas acceptable car elle repose sur une dérivation Aigne-Aignes-Aigues qui a effectivement amené une traduction en latin Aquis ; mais le terme d'origine Engniam ne paraît pas pouvoir être mis en relation avec Aquis.

Une étymologie envisageable est un mot gaulois, eginn, hauteur.

Une autre relie Engniam à la localité italienne d'Aniane, lieu d'origine du mouvement bénédictin.

Toponymie générale

Le caractère anciennement rural de la commune apparaît dans la toponymie : la Métairie (quartier), le Pré, Chantepie (=Champ du puits), avec plusieurs toponymes récurrents : ouche, clos, noue, lande, bois.

Toponymie de détail
  • Portechaise (quartier) : nom que l'on trouve dans des documents anciens sous les formes Portechère, Port des Chaises, en latin Portus cathedrarum ; ce nom correspond à une activité portuaire ancienne (haut Moyen Âge), sans doute sous le contrôle de l'évêque de Nantes (mais on n'a pas de renseignements plus concrets).
  • rue de Venise : cette rue qui mène de l'église à la Grève est la première (1739) à recevoir un nom propre, évoquant sans doute les inondations à l'époque fréquentes de sa partie basse.

Géographie

C'est la 5e ville du département de Loire-Atlantique en termes de population et la 26e plus petite, en superficie.

Situation

Saint-Sébastien est situé sur la rive sud de la Loire, à proximité immédiate de Nantes : le centre-ville de Saint-Sébastien se trouve à 4 km au sud-est de celui de Nantes.

Les communes limitrophes sont Nantes, Basse-Goulaine et Vertou.

Selon le classement établi par l’INSEE, Saint-Sébastien est une commune urbaine, une des 19 communes de banlieue de l’unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l’aire urbaine de Nantes et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).

Avant la Révolution, la paroisse atteignait la rive droite de la Sèvre nantaise et englobait non seulement le faubourg Pirmil/Saint-Jacques/Sèvre, mais également les îles de la Loire qui forment actuellement l'île Beaulieu.

Saint-Sébastien fait partie

  • de l'arrondissement de Nantes ;
  • du canton de Nantes-10 avec les quartiers Nantes-sud ;
  • de la 4° circonscription électorale de Loire-Atlantique avec Nantes-sud, Rezé, Bouguenais.

Relief et hydrographie

La commune s’étend sur un plateau de faible altitude qui se termine le long de la Loire par un abrupt très marqué : la côte Saint-Sébastien. Le pied de la côte a été exhaussé lors de la construction du boulevard des Pas Enchantés, qui est ainsi à peu près à l'abri des inondations. En contrebas, se trouve l'étendue inondable des îles. Le plateau est parcouru par quelques ruisseaux, pour la plus grande part recouverts à l'heure actuelle, mais qui déterminent quelques vallonnements :

  • le ruisseau du Douet, généralement dans une canalisation souterraine, part du Frêne Rond, suit la rue du Lieutenant Marty, coule un moment à l'air libre entre l'extrémité de cette rue et la rue de la Grèneraie, passant alors sous l'hôpital Saint-Jacques avant de rejoindre la Loire ;
  • le ruisseau de l'Ouche Colin coule du Mesnil au village des Rochers ;
  • la Douettée part du Frêne Rond et atteint la Loire à l'est du Bourg après avoir traversé les secteurs du Pré (où il est visible) et de Chantepie ;
  • le ruisseau de la Patouillère marque à l'est la limite entre Saint-Sébastien et Basse-Goulaine.

Espaces non bâtis

La plage de Saint-Sébastien-sur-Loire
  • La plage des bords de Loire a été un lieu de baignade du milieu du XIX° siècle (arrêtés municipaux de 1866 et 1872 proscrivant certaines tenues) aux années 1960 ; en 1962, cela devient une baignade organisée par le Cercle nautique de Saint-Sébastien. L'envasement des rives entraîne la fermeture en 1976.
  • Le bois des Gripots s'étendait autrefois de la Jaunaie à la Patouillère ; en 1994, la municipalité décide de classer 24 hectares en zone protégée, superficie étendue à 31 hectares en 1998.
  • La Grève, près des Iles, mais non séparée du boulevard des Pas-Enchantés, est occupée par des terrains de sports (stade Jean-Massé) : football, rugby, athlétisme. Autrefois, la Grève était le lieu des fêtes villageoises ; d'une ancienne croix de mission ne subsiste que le socle.
  • Les Iles de Loire couvrent 140 ha, soit 12 % du territoire communal :
    • les Iles Pinette et Forget, sont encadrées par deux bras de la Loire : le Boireau au sud (traversé par plusieurs ponts routiers et ferroviaires), le Gourdeau au nord. Elles sont occupées par des aires de jeux, des promenades, une zone VTT, un terrain de golf et un centre d'équitation.
    • l'Ile Héron est séparée des précédentes par le Gourdeau que aucun pont de traverse. Propriété privée, conservée à l'état naturel, elle est protégée par une charte signée par la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire et le Conseil Général de la Loire-Atlantique.
  • Le boulevard des Pas Enchantés, qui longe les Iles et la Grève a été aménagé de façon à canaliser la circulation automobile et à améliorer la qualité du paysage : établissement d'un cheminement piétonnier et cyclable, plantation de roseaux.

Les quartiers de Saint-Sébastien

  • le Bourg
  • Portechaise
  • la Martellière
  • la Métairie
  • l'Ouche Quinet
  • le Douet
  • la Fontaine
  • la Profondine
  • le Portereau
  • les Savarières
  • la Patouillère et le Pas Brédy : ces hameaux un peu isolés entre le périphérique nantais et le ruisseau de la Patouillère se trouvent dans le dernier secteur de Saint-Sébastien qui ait une allure rurale (bois, vastes prés pour chevaux, ainsi que les serres et plantations du service municipal des Espaces verts)

Les activités économiques

Localisation des activités
  • la zone commerciale du Centre-Ville
  • la zone commerciale Saint-Séb'Boulevard[2]
  • la zone commerciale de la Martellière
  • la zone commerciale de la Fontaine
  • la zone commerciale du Douet
  • la zone commerciale du Lion d'Or
  • la zone commerciale du Laurier Fleury
  • la zone de loisirs des Gripots
  • la zone d'activités tertiaires des Grésillères
  • la zone d'activités tertiaires de la Gibraye
Entreprises industrielles historiques
  • Cassegrain (route de Clisson) : l'usine du Frêne Rond a été créée en 1868
  • Georges Renault (route de Clisson)
  • BRC à la Profondine : créée en 1947 sous la dénomination Adrienne Lemaux, cette usine textile a fonctionné jusque dans les années 1990.
Entreprises
  • Novempor au Portereau (rue de la Noé Cottée) : cette usine d'emballage a été créée en 1957 par la Coopérative des Maraîchers Nantais, pour fabriquer des cageots. Actuellement, la production est diversifiée ; l'entreprise Novempor fait partie de la division Molding du groupe allemand Storopack (filiale : Storopack Molded Parts France S.A., qui a aussi des unités de production à Anetz, etc.).
  • COVI PCA (341, route de Clisson) : conserves et plats préparés de viande ; cette entreprise occupe depuis les années 1990 les bâtiments de l'ancienne usine Cassegrain.
  • imprimerie de la Métairie.
Entreprises de services
  • Hypermarché Auchan
  • Hypermarché Super U
  • Supermarché Intermarché
  • Complexe cinématographique Cinéville
  • Salle de spectacle communale L'Embarcadère
  • Ligue de l'Atlantique de Football (Boulevard des Pas Enchantés)
Enseignement technique et professionnel
  • Ecole de masso-kinésithérapie de Nantes (la Métairie, rue de la Baugerie)
  • Lycée technique et professionnel St Joseph et St Pierre de la Joliverie (privé) (route de Clisson)
  • Lycée professionnel des Savarières (avenue de Glinde) : en particulier la section Horlogerie
  • Lycée professionnel de la Baugerie (privé) (rue de la Baugerie) : en particulier la formation le textile et la mode
  • Formation compagnonnique des métiers du bâtiment, centre de Nantes (le Portereau, rue de la Pyramide)

Histoire

De la Préhistoire au Moyen Âge

  • Evolution générale du territoire

Les premiers occupants s'installent le long de la Loire entre 3.000 et 2.200 ans avant Jésus-Christ.

Dans l'Antiquité, le territoire est peuplé par le peuple gaulois mal connu des Ambilâtres, qui occupait la rive sud de la Loire, avec notamment la cité de Ratiatum (Rezé) et qui faisait partie de la fédération des peuples pictons.

Après la conquête romaine, la Loire marque la limite entre la province d'Aquitaine (qui inclut la cité des Pictons) et la province de Lyonnaise (où se trouve celle des Namnètes).

A l'époque des attaques et razzias vikings, le territoire situé sur la rive sud de la Loire, participe à la défense du Bas-Poitou sous l'autorité du Comte d'Herbauges.

C'est seulement à partir du milieu du IXe, après les victoires des Bretons, commandés par Nominoé, sur les Francs, que le nord du pays d'Herbauges est rattaché au comté de Nantes et à la Bretagne.

Mais il reste longtemps un enjeu pour les puissances féodales voisines, en particulier les comtes d'Anjou. En 984, Geoffroy Grisegonelle étend son domaine jusqu’à la Sèvre nantaise ; il fortifie ses possessions au sud de Nantes, notamment en construisant une forteresse au Pallet. Ce puissant fort donnait à Geoffroy le contrôle de la vallée de la Sèvre nantaise et des voies d’accès du Poitou au Comté de Nantes. La puissance angevine profita de la construction du donjon du Pallet pour permettre la fondation d'un très important monastère à Vertou. L'influence angevine sur le Sud-Loire nantais se maintiendra jusqu'à la fin du XIIesiècle[3].

  • Le territoire de Saint-Sébastien

Il était certainement habité, mais pas suffisamment important pour être bien documenté.

La plus ancienne mention concernant l'actuel territoire communal concerne Portechaise. En effet, un acte royal de 1123 confirme les privilèges accordés par des actes du X° siècle (dont un de 936) à l'évêque de Nantes sur le port de Rezé et le port des chaises (portus Racciaci et portus cathedrarum).

En ce qui concerne la paroisse, la date de sa création se situe entre deux dates extrêmes :

  • 1179 : date d'une bulle pontificale concernant l'Abbaye Saint-Jouin de Marnes située près de Thouars en Poitou et lui reconnaissant le contrôle de la paroisse de Saint Jacques de Pirmil ;
  • 1287 : date de l'acte épiscopal qui parmi plusieurs paroisses de la région cite Engniam (Aigne) comme relevant de Saint-Jouin, mais plus Saint Jacques, ce qui indique probablement que celle-ci est devenue une dépendance d'Aigne.

La création de la paroisse, dont le saint patron n'est indiqué par aucune source avant le XIV° siècle, date donc de la fin du XII° ou du début XIII° siècle[4].

L'église est bâtie sur les fondations d'une précédente église près du hameau du "Bois-Poitou" (ultérieurement déformé en "Bas-Poitou", nom utilisé actuellement).


L'époque moderne

Avant la Révolution, la paroisse de Saint Sébastien d'Aigne s'étend jusqu'à la rive de la Sèvre nantaise à l'Ouest et englobe le faubourg de Saint-Jacques et son prieuré ainsi que les îles sur la Loire qui formeront, au XXesiècle, l'île Beaulieu.

Le pèlerinage à Saint Sébastien

La paroisse d'Aigne devait déjà être consacrée à Saint Sébastien, mais cela n'apparaît qu'au XVesiècle, lorsqu'elle devient un haut lieu de pèlerinage et prend le nom de Saint-Sébastien d'Aigne. La notoriété de ce pèlerinage est assez grande pour que Rabelais l'évoque dans Gargantua. La peur de la peste faisait venir de nombreux pèlerins qui imploraient la protection de Saint Sébastien, qui, selon la Légende dorée, avait sauvé Rome et Pavie de la peste au VII° siècle.

Chaque année, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le 20 janvier, la ville de Nantes organisait un pèlerinage officiel jusqu'à l'église de Saint-Sébastien. Ce pèlerinage prit fin au cours de la Révolution : le Conseil municipal de Nantes du 16 janvier 1793 arrête la suppression de la cérémonie qui se faisait annuellement au lieu dit Saint Sébastien.

Les sources documentaires de l’époque moderne

La documentation devient plus conséquente à partir du XVI° siècle avec l’apparition des registres d’état-civil (baptêmes, mariages, sépultures) et des documents issus des fonds notariaux. En revanche il n’existe pas de document d’ensemble avant le recensement de février 1793, effectué dans le cadre de la commune actuelle. Comme les registres d’état-civil de la paroisse de Saint-Sébastien correspondent en gros à la commune actuelle, l’étude de la période des Temps modernes laisse de côté les données de la paroisse Saint-Jacques.

Le plus ancien registre [5] conservé est un registre de baptêmes commençant en 1503 (mélangeant latin et français), mais il y a ensuite des interruptions. Les registres de décès sont disponibles de 1608 à 1668 et en continu à partir de 1673 ; les registres de baptêmes sont disponibles en continu à partir de 1634 et les registres de mariage à partir de 1673.

Démographie de l'époque moderne

Cela ne fournit pas de renseignements précis sur la population, puisqu’on ne connaît pas le nombre de familles (« dénombrement des feux » qui peut exister ailleurs). On doit donc l’évaluer à partir des naissances en admettant un taux de natalité de 30 à 40 ‰[6].

  • 1520-1530 : 17 baptêmes par an : 425 à 565 habitants
  • 1640-1650 : 62 baptêmes par an : 1550 à 2000 habitants.
  • Vers 1750 : 56 baptêmes par an : 1400 à 1900 habitants.

On peut estimer qu’en fait, à la veille de la Révolution, la population de l’actuel territoire communal ne dépassait pas 1800 habitants.

La différence considérable entre le XVI° et le XVII° siècle n’est pas expliquée (3 causes possibles : immigration (mais aucun document n'évoque un tel phénomène), mais aussi : mauvaise tenue de l’état-civil au XVI° ou changement dans la délimitation).

Le recensement de 1793

Réalisé en février 1793, à la veille de l'insurrection vendéenne, il fournit une vue d’ensemble [7] qui permet de mieux situer les données démographiques antérieures.

En février 1793, sont dénombrés 1603 habitants formant 385 familles (dans le sens : personnes vivant sous le même toit ; actuellement, l'INSEE utilise le mot "ménage").

La commune comprend 30 agglomérations, dont les plus importantes sont :

  • le Douet : 208 habitants
  • le Bourg : 152
  • le Portereau : 130
  • Portechaise : 124
  • la Métairie : 98.

Sur les 385 familles, 340 sont des familles paysannes. Les 45 autres familles vivent principalement dans le bourg et à Portechaise : 9 bourgeois (négociants nantais), 5 rentiers, 6 fariniers, 3 charpentiers, 3 tisserands, 3 bateliers, 2 maçons (pour le reste : 14 corps de métier chacun représenté par 1 famille, dont le curé, le sacristain et une maîtresse d’école).

La Révolution et l'Empire

Pendant la Révolution française, la majorité des habitants de Saint-Sébastien manifeste des réticences vis à vis du nouveau régime et est hostile à la République, prenant part à la rébellion vendéenne en 1793.

  • Le début de la Révolution

L'assemblée des habitants en vue de la réunion des Etats généraux a lieu le 5 avril 1789 : elle élit 8 délégués pour l'assemblée électorale de la sénéchaussée de Nantes et adopte un cahier de doléances classique.

En décembre 1789, le nouveau découpage administratif intègre la commune nouvellement créée au district de Nantes et en fait le chef-lieu du troisième canton, qu'elle forme avec Basse-Goulaine.

  • La détermination des limites communales

Un point qu'il faut clairement établir est que la délimitation de la commune de Saint-Sébastien par rapport à celle de Nantes ne date ni de 1797, ni de 1801, mais de 1790.

Lorsque la commune est créée, lui sont attribués les territoires des paroisses de Saint-Sébastien et de Saint-Jacques. Cela sigNifie pour Nantes la perte de tout contrôle administratif[8] sur le secteur des îles et du pont de Pirmil. La municipalité de Nantes va donc tout faire pour obtenir le rattachement du territoire de Saint-Jacques. Elle présente une requête en ce sens dès le mois de décembre 1789.

A Saint-Sébastien, les premières élections municipales ont lieu le 23 mars 1790, de le cadre de la commune étendue : François Lyrot est massivement choisi par les électeurs ruraux de Saint-Sébastien, tandis que Jean-Jacques Fleuranceau, négociant, est tout aussi massivement choisi par les électeurs urbains de Saint-Jacques. A partir de là, Nantes considère que le secteur Saint-Jacques fait partie de Nantes.

Cependant, la commune de Saint-Sébastien présente un recours devant l'assemblée du district (l'équivalent de l'arrondissement actuel) de Nantes, donnant l'occasion à toutes les parties concernées (Saint-Sébastien, Nantes, le département) de présenter leurs arguments. En août 1790, l'assemblée du district donne raison à la municipalité de Nantes et lui accorde les quartiers Saint-Jacques, Dos d'âne et Vertais. Saint-Sébastien ne fait pas appel de cette décision.

Conséquence religieuse : en mai 1791, dans le cadre du système de la constitution civile du clergé, la paroisse de Saint-Jacques devient autonome et cesse d'être une dépendance de Saint-Sébastien. Cette situation religieuse sera entérinée en 1801 par le pape, qui n'avait pas reconnu la constitution civile du clergé. Mais il doit être clair que ce n'est absolument pas le pape qui a permis que Nantes s'étende au sud de la Loire.

Référence bibliographique : Du village à la cité-jardin, page 93-94.

De cet ouvrage sont tirées des citations qui explicitent le point de vue développé par la municipalité nantaise dans cette affaire (disponibles dans la page Histoire de Nantes).

  • La question religieuse

Le comportement de Nantes et des autorités sur la question territoriale a pu être mal ressenti à Saint-Sébastien. Mais l'instauration de la constitution civile du clergé en 1790-91 est un motif de rupture beaucoup plus important. Les deux prêtres desservants de Saint-Sébastien, Thomas Gergaud, curé (et procureur de la commune) et son vicaire Jean-Baptiste Blanchet, sont réfractaires au serment constitutionnel et révoqués en mai 1791 ; ils quittent la commune le 26. Le 29 a lieu l'arrivée du curé constitutionnel, Jean-Baptiste Desaux, sous la protection de cent gardes nationaux nantais : la population lui est clairement hostile dès le départ.

  • L'insurrection vendéenne

A Saint-Sébastien, la rébellion prend corps les 11 et 12 mars 1793, après l'annonce de la convocation de 12 jeunes hommes pour l'armée ; le soir du 12, les insurgés contrôlent la commune, et, après le curé Desaux, 62 familles se réfugient à Nantes (quelques autres les rejoindront ensuite). François Lyrot accepte, après quelques hésitations, de prendre un commandement dans l'armée insurgée.

Après l'échec de l'assaut vendéen contre Nantes (juillet 1793), les troupes républicaines reprennent le contrôle de Saint-Sébastien en novembre. Mais la politique des colonnes infernales maintient l'état de guerre pendant une longue période ; la commune subit le passage d'une colonne[9] en avril 1794. La situation se détend après Thermidor, en particulier avec le traité de la Jaunaie conclu[10] entre Hoche et Charette en février 1795. Mais la rébellion reprend partiellement ; il faut attendre l'arrestation de Charette et de Stofflet au début de 1796 pour que l'ordre revienne à peu près ; et c'est seulement au début de 1797 que sont rétablies les municipalités de Saint-Sébastien (officiellement nommé Sébastien pour quelques années) et de Basse-Goulaine. L'état-civil de Saint-Sébastien, dont la tenue s'était arrêtée le 11 mars 1793, reprend le 12 mars 1797. En ce qui concerne la vie religieuse, il faut attendre le Concordat de 1801 qui permet le rétablissement du culte. En 1803, l'ancien vicaire réfractaire, Jean-Baptiste Blanchet, devient curé de Saint-Sébastien.

Le XIX° siècle

  • La vie religieuse

Cette période est marquée par la personnalité des quatre curés plutôt traditionalistes qui se succèdent de 1803 à 1879 : Blanchet, Le Gal, Verhoeven et Picaud. Durant cette période, on peut signaler le transfert du cimetière en 1834 et la reconstruction de l'église de 1868 à 1875. Fin XIX° et début XX°, a lieu une certaine modernisation avec la création des sociétés d'obédience catholique : société de musique, société de gymnastique (La Cambronnaise).

  • Les écoles

Il n'y a pas d'école à Saint-Sébastien (dans les limites actuelles) avant 1820. Les écoles se situaient à Saint-Jacques (prieuré) ou à Nantes. L'alphabétisation paraît assez faible au début du XIX°. La première école créée est une école (privée) de filles ; une école de garçon apparaît seulement en 1832, mais elle devient école communale dès 1834 : l'instituteur reçoit un traitement annuel et doit accueillir des élèves de familles dispensées de paiement. En 1845, est construite la première mairie-école (face à l'église, dans l'actuelle rue du Général Duez). L'école communale de filles est établie durant le Second Empire, mais elle occupera longtemps des bâtiments de location, notamment rue (actuelle) Mérot du Barré, alors même qu'en 1910 est construite une seconde mairie-école (ancienne mairie) à laquelle l'école de filles sera ajoutée seulement dans l'entre-deux-guerres.

  • L'évolution économique

Saint-Sébastien reste une commune rurale et agricole jusqu'aux années 1920. Au cours du XIX° siècle, les productions traditionnelles (vin et blé) reculent tandis que la culture des légumes (alors appelée jardinage ; le terme maraîchage apparaît après 1900) se développe à partir des années 1830, et surtout des années 1860, notamment les petits pois et les carottes. L'établissement dès 1856 de l'usine Cassegrain (encore existante) au Frêne Rond montre l'importance de la commune dans ce secteur. A partir de 1870, les jardiniers utilisent massivement les châssis ; et à la fin du siècle, apparaissent les mouilleurs, châteaux d'eau privés (un exemplaire est visible rue de la Galtière), qui permettent d'arroser plus facilement. Au début du XX° siècle apparaît la culture du muguet qui va prendre une énorme importance dans les décennies suivantes.

  • La modernisation du cadre de vie

A partir de 1866, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Nantes-La Roche-sur-Yon (ultérieurement reliée à La Rochelle puis Bordeaux), mais ne bénéficie d'aucun arrêt malgré des demandes réitérées. La gare la plus proche est alors celle de Vertou. En revanche, lorsqu'une ligne à voie métrique du Petit Anjou est construite en 1899 entre Nantes et Cholet (via Beaupréau), Saint-Sébastien a droit à un arrêt (le bâtiment encore existant, rue Jean-Macé, sera construit seulement en 1924 au frais de la commune). La ligne fonctionne jusqu'en 1947.

Le XX° siècle

  • La Première Guerre mondiale

Au cours de cette guerre, 83 des 403 mobilisés de Saint-Sébastien trouvent la mort.

Dès 1914, la commune accueille un assez grand nombre de réfugiés de Belgique et du nord de la France.

D'octobre 1918 à juillet 1919, 2300 soldats américains en attente de départ sont hébergés à Saint-Sébastien.

  • La Deuxième Guerre mondiale

L'armée allemande est à Saint-Sébastien le 18 juin 1940. Le 21 juin, un avion français de reconnaissance venu de Jonzac (Charente) est abattu au-dessus de la commune par la DCA de Saint-Jacques ; les trois aviateurs périssent : le sergent Thierry et les lieutenants Augé et Marty.

Le 7 juin 1944, la ville est bombardée par l'aviation alliée. Les dégats sont importants dans le Bourg et les victimes sont nombreuses. La ville est libérée en août 1944.

  • L'urbanisation d'après-guerre

Après la guerre, Saint-Sébastien connaît un processus d'urbanisation assez rapide, qui fait disparaître l'activité agricole. Le dernier clos de vigne est détruit lors de la construction du collège des Savarières en 1967-68 ; la polyculture s'achève en 1998. Mais surtout, l'activité maraîchère prend fin en 1993 : la ville est progressivement devenue à partir des années 1970 une banlieue pavillonnaire, la cité-jardin. Les maraîchers partent s'installer au sud vers Saint-Philbert-de-Grand-Lieu ou à l'est vers Saint-Julien-de-Concelles.

Parmi les opérations d'urbanisme, on peut signaler la construction de la cité des Castors à la Profondine au début des années 1950, fondée sur la participation des futurs propriétaires aux travaux de construction ; l'inauguration a lieu en 1956.

A la même époque, la commune supervise avec un organisme H.L.M. la construction d'une petite cité au lieu-dit La Malnoue. Durant les décennies suivantes, les logements collectifs restent rares. A partir des années 1980, en revanche, on assiste à de nombreuses opérations de constructions d'immeubles, principalement dans et près du Bourg.

  • Les écoles et collèges

Le groupe scolaire du Douet, projeté en 1937, est réalisé après la Seconde Guerre mondiale. En 1957, est créé le troisième groupe scolaire, celui de la Profondine. Celui de la Martellière date des années 1970.

A partir des années 1950, un CEG fonctionne dans les locaux de l'école du Bourg. Il assure un enseignement secondaire court, sans latin. L'enseignement secondaire long est assuré par les lycées de Nantes. En 1968, est créé le CES des Savarières (Collège des Iles de Loire depuis quelques années), suivi en 1972 du CES de l'Ouche Quinet (Collège René Bernier depuis 1988). Pour les classes au-delà de la 3°, les élèves de Saint-Sébastien vont principalement au lycée des Bourdonnières (Nantes sud), proche du Douet, et au lycée La Herdrie (Basse-Goulaine) créé au début des années 1990.

Le Collège d'enseignement technique (maintenant Lycée Professionnel) des Savarières a été créé dans les années 1970.

Héraldique

Armes de Saint-Sébastien-sur-Loire

Les armes de Saint-Sébastien-sur-Loire se blasonnent ainsi : « De gueules à la barre ondée d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable, accompagnée en chef d'un lion rampant d'or et en pointe d'un brin de muguet d'argent feuillé d'or. »

L'évolution démographique (1801-2006)

Voici ci-dessous, l’évolution démographique de la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire classée par date de recensement de 1793 à 2006.

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 507 1 353 1 377 1 573 1 605 1 886 1 985 2 016
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 976 2 066 2 349 2 260 2 340 2 315 2 419 2 440 2 497
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 498 2 610 2 740 3 096 3 584 4 534 5 113 6 637 8 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
11 830 14 159 17 326 17 825 22 202 25 223 24 508 - -
Nombre retenu: population sans doubles comptes à partir de 1962, population municipale à partir de 2006
Sources : Cassini[11] et INSEE[12]

Les maires de Saint-Sébastien (1790-2008)

Mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1790 - 1791 François de Lyrot - -
1791 - 1792 Sébastien Corgnet - -
1792 - 1800 Guillaume Perraud - -
1800 - 1803 Nicolas Viaud - -
1803 - 1825 Herbert Pradeland - -
1825 - 1828 Henri Gullman - -
1828 - 1831 André Trouchy - -
1831 - 1859 Fleurus Petitpierre - -
1859 - 1865 Pierre Pouré - -
1865 - 1871 Louis Mérot - -
1871 - 1874 Henri Cafin-Ménard - -
1874 - 1888 Louis Mérot - -
1888 - 1912 Henri Mérot - -
1912 - 1938 Armand Duez AD Député de Loire-Inférieure, 3e circonscription de Nantes
1938 - 1945 Francis Charron - -
1945 - 1947 Aimée Verbe - -
1947 - 1953 Constant Piveteau - -
1953 - 1983 Marcellin Verbe DVG Conseiller général (canton de Nantes-10)
1983 - 1991 Yves Laurent PS Conseiller général (canton de Nantes-10)
1991 - 1995 Martine Laurent PS Conseiller général (canton de Nantes-10)
1995 - auj. Joël Guerriau DVD Conseiller général (canton de Nantes-10)

Patrimoine

Manoir de la Grande Jaunaie
Demeures et châteaux

Depuis le XV° siècle, mais surtout depuis le XVII°, des demeures nobles ou bourgeoises ont été construites en assez grand nombre à Saint-Sébastien (dans les anciennes limites paroissiales) , quelques-unes isolées, mais beaucoup dans des sites privilégiés. Certaines ont disparu, mais ont généralement laissé des traces.

  • le long de la Loire, Côte Saint-Sébastien et Boulevard des Pas Enchantés, d'ouest en est :
    • la Closille (Nantes)
    • Le Clos-sur-l'Eau (disparu), construit au XVIII° siècle pour lui-même par l'architecte nantais Pierre Rousseau, a été détruit en 1971 pour laisser place à un immeuble homonyme et aux immeubles du Clos Royal ; résidence au XIX° siècle des familles protestantes Favre et Petitpierre, elle comportait un cimetière protestant encore existant.
    • Le manoir des Rochers (disparu). Lieu actuel d'une maison de retraite.
    • Le château de la Baugerie, où a résidé Cambronne à la fin de sa vie. Actuellement, partie du Lycée Professionnel de la Baugerie.
    • Le manoir de la Tullaye, autrefois propriété de la famille Cambronne ; actuellement bâtiment communal.
    • Le manoir de la Gibraye, construit en 1763, peut-être par Ceineray, pour Jean-Baptiste Mérot. Actuellement : résidence privée.
    • La maison de la Malabry, du XV° siècle (plus ancienne bâtisse de Saint-Sébastien)
    • Le manoir de la Cour Neuve : il est constitué d'un relais de chasse du XVII° siècle, prolongé par un bâtiment à deux tours du XIX° ; actuellement : résidence privée. A côté du manoir, se trouvait une ferme (rue du Génetay) qui a été restaurée (actuellement : Chambres d'hôtes). Les terres agricoles attenantes ont été en grande partie vendues, notamment à la Ligue Atlantique de Football qui y a établi son siège.
    • Le manoir de la Savarière avec dans son parc la chapelle de la Savarière. Le domaine seigneurial est ancien, mais le manoir actuel date seulement de 1839 ; c'est une villa italianisante (cf. La Garenne-Lemot à Clisson) de style palladien. Résidence privée.
  • dans le secteur de la Grèneraie, de Portechaise et des Rochers :
    • le manoir de la Grèneraie (Nantes)
    • la Comète (rue de la Libération): maison bourgeoise construite en 1910 ; dans les années 1970-1990, siège d'un restaurant de bon niveau ; actuellement, siège d'une entreprise d'immobilier d'affaires.
    • le Grand Portail (rue de l'Ouche Colin) : du XVIII° siècle.
    • le Petit Portail (rue de l'Ouche Colin) : construit en 1795 ; au début du XX° siècle, propriété de la famille Bredenbek, notamment d'Alphonse de Châteaubriant.
    • Le Clopart (rue de la Libération, n° 14) : daté de 1757 ; parc.
    • la Haute Robertière (rue de la Libération, n° 12) : du XVIII° siècle ; le parc s'étend jusqu'au square public du Bois Praud près de l'avenue de la Martellière.
    • la Robertière
    • la Parentière (disparue) : du XVIII° siècle ; détruite en 1978 pour construire l'immeuble homonyme.
  • dans le quartier du Douet :
    • la maison du Douet (place de la Liberté) : demeure bourgeoise du XIX° siècle. Actuellement : mairie annexe.
    • Demeures de la Bourdaillerie, du Colombage, des Sauzaies-Rivière, de la Joliverie, de la Marronière, de la Garillère (disparue).
  • localisations diverses
    • Le manoir de la Grande Jaunaie (rue de la Jaunaie) a été construit à partir de 1774 pour Charles Monti de la Jaunaie. Lieu, en février 1795, de la rencontre entre Canclaux et Charette qui y signent le traité de la Jaunaie[13]. Actuellement : Foyer départemental de l'enfance. .
    • Le manoir de la Petite Jaunaie (avenue Charette de la Contrie ; peu visible de la rue) : daté de 1656, construit pour Jacques de Bourgues[14], maire de Nantes en 1648. Actuellement : résidence privée.
    • Les demeures de la Persagotière (Nantes, rue du Frère Louis ; date du XIX° siècle, donc le rapport avec Saint-Sébastien est peu pertinent), de Beauregard (Nantes), du Lézard (Bourg, rue du Général Duez ; actuellement : centre municipal de soins), de la Treille (Bourg, rue des Prisonniers), de Clairfonds (La Métairie), des Harengs (La Métairie, rue des Harengs), de l'Ecobut (Le Portereau), du Clos Rivière, de la Cailletière.
Villages

Certains d'entre eux ont conservé une allure villageoise et des bâtiments anciens

  • les Savarières : rue de la Savarière (en particulier l'Auberge de la Savarière)
  • le Portereau : place de la Croix des Landes
  • le Pré : la rue du Pré traverse le village et débouche dans une prairie où coule la Douettée
  • le Génetay : rue du Génetay
  • la Goulonnière
  • la Martellière
Croix
  • la croix de la place de l'église (disparue), calvaire breton du XVI° siècle (monolithe de granit, avec le Christ en croix entouré de Saint Jean et de la Vierge), a été détruite par le bombardement de 1944.
  • la croix de la Métairie (place Marcel Renaud), en granit, date du XVI° siècle et est ornée d'une pietá ; elle a été déplacée de sa position initiale.
  • la croix du Portereau, ou croix des Landes, date de 1948, mais succède à une croix de 1856 et à une de 1740
Divers
  • La Pyramide (rue de la Pyramide), obélisque érigé en 1684 par Jean Imbert, seigneur de la Patouillère, pour marquer un carrefour forestier. La Pyramide a longtemps été associée à la guerre de Vendée, mais la date véritable a été découverte en 1986 sur une pierre gravée, lorsque le monument a été déplacé à l'occasion de la construction du périphérique nantais, tout proche.
  • la Gare du Petit Anjou (rue Jean-Macé[15]) devenue salle communale (expositions temporaires) est le principal reliquat de la ligne du Petit Anjou. On peut aussi signaler le tracé des rues du Docteur Michaux, Jean-Macé et du Petit Anjou ainsi que le viaduc qui assurait le franchissement de la Patouillère[16].
  • la Strée : c'était jusqu'au XVII° siècle le nom donné à l'axe actuellement formé par les rue des Coucous, de la Croix Bine, des Bignons, de la Lourneau et des Onchères ; cet axe remontait à l'époque romaine, sans être une "voie romaine" (strée : via strata)
  • La fonderie

Personnalités liées à la commune

  • Le général François Lyrot rend aveu et dénombrement, en 1755, des terres de La Patouillère et de la Gibraie, paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire[17]. Il est le premier maire de Saint-Sébastien (1790-1791. En 1793, il est à la tête d'une division de l'Armée catholique et royale et meurt à la bataille de Savenay. La famille de François Lyrot est émigrée ou insurgée, à l'exception de son fils Philippe-Hervé.
  • Philippe-Hervé Lyrot[18] (né en 1764) reste loyal à la République, qui ne le traite pourtant pas avec une grande bienveillance  : officier de marine, il est promu capitaine de vaisseau en janvier 1793 par le Comité de Salut Public, alors girondin, avec le commandement du navire Jupiter ; il est malgré cela inscrit sur la liste des émigrés par le district de Nantes, puis démis de son commandement en mai par le représentant en mission Jean Bon Saint-André ; il séjourne alors dans plusieurs villes bretonnes, dont Nantes, et est de retour à Saint-Sébastien dès mai 1795 ; il subit, en tant que royaliste, les conséquences du coup d'Etat du Directoire en septembre 1797 (Fructidor) et doit s'exiler pour trois ans en Espagne. Il est de retour en 1800.
  • Le général Pierre Cambronne, né à Nantes[19] en 1770 séjournait souvent à Saint-Sébastien durant sa jeunesse ; ses parents y avaient une résidence secondaire, La Treille ; et c'est à Saint-Sébastien qu'il réside du début de la Restauration à sa mort, habitant successivement le manoir de la Tullaye, où vit sa mère (décédée en 1821, date à laquelle il revend La Treille), puis le manoir de la Baugerie, propriété de Marie Osburn, qu'il épouse en 1820. En 1832, le préfet le nomme conseiller municipal de Saint-Sébastien, mais il démissionne immédiatement, alléguant des raisons de santé.
  • Ferdinand Favre (1779-1867), négociant, industriel, botaniste amateur, maire de Nantes (1832-1848 et 1851-1866), oncle de Fleurus Petitpierre, réside au Clos-sur-l'Eau où il acclimate le camélia à partir de 1806 ; il est inhumé dans le cimetière du Clos-sur-l'Eau.
  • Élisa Mercœur est née à Saint-Sébastien en 1809.
  • Aristide Briand est député de la 3° circonscription de Nantes après la Première Guerre mondiale ; il participe à l'inauguration du monument au morts de Saint-Sébastien en 1924 ; à sa mort en 1931, il est remplacé par Armand Duez, qui est réélu en 1932, mais battu en 1936.
  • Alphonse de Châteaubriant séjourne régulièrement dans la demeure du Petit Portail (village des Rochers) qu'il tient de ses parents ; le titre de son roman Les pas ont chanté (1938) serait à l'origine du nom du boulevard des Pas-Enchantés[20]
  • Robert Durand (Cf. Bibliographie), né le 6 février 1936 à Saint-Mesmin (Vendée), a enseigné l'Histoire médiévale à l'université de Nantes de 1967 à 1998. Il a fait une thèse sur Les Campagnes portugaises entre Douro et Tage aux XII° et XIII° siècles, soutenue à l'université Paris-IV en 1980 (et publiée par la Fondation Gulbenkian, Paris, 1982). De 1990 à 1998, il est directeur de l'UFR d'histoire et sociologie et, de 1990 à 1996, directeur du département d'histoire. Habitant à Saint-Sébastien, il est conseiller municipal (PS) de 1983 à 1989 ; il joue à partir de 1984 un rôle essentiel dans l'activité historique des Amis de Saint-Sébastien en coordonnant les travaux de recherche et de rédaction de l'ouvrage collectif Du Village à la cité-jardin. En 1987, il participe à la création de l'association Nantes-Histoire, à un moment où l'université de Nantes connaît quelques problèmes (en particulier, l'affaire Roques, en 1985). Il est l'auteur de plusieurs livres :
    • Histoire du Portugal, Hatier, 1983
    • Musulmans et chrétiens en Méditerranée occidentale, Presses Universitaires de Rennes, 2000
    • Vivre au village. Les solidarités paysannes du XI° au XIII° siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2001 (en collaboration avec Monique Bourin)
    • Église et pouvoir dans la péninsule ibérique: les ordres militaires dans le royaume de Castille, 1252-1369 en collaboration avec Philippe Josserand et Pierre Guichard, Casa de Velázquez, Madrid, 2004 [ISBN : 8495555727, 9788495555724].
    • L'association Nantes-Histoire a publié des Mélanges pour Robert Durand sous le titre Chemins d'historiens, Editions Apogée, Rennes, 1999 [ISBN 2-84398-052-6].
  • Lucien Seroux, auteur de Anthologie de la connerie militariste d'expression française, quatre tomes parus et un à paraître (avec index d'aide aux recherches).Editions AAEL. Couvertures de Jacques Tardi.
  • L'écrivain et universitaire (spécialiste de l'Inde) Michel Renouard, né en 1942 à Dinan Côtes-d'Armor, vit aujourd'hui à Saint-Sébastien ; il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, dont plusieurs romans policiers.

La vie de la cité

Sports

Saint-Sébastien-sur-Loire est la ville la plus sportive des Pays de la Loire depuis 2000 [21]

Le rugby

Le club de rugby de la ville s'appelle le Rugby Club de St Sébastien/Basse-Goulaine (RCSSBG) et évolue en Fédérale 3 (équivalent 5e division Nationale) pour la saison 2007/2008. Il est composé d'une école de rugby (à partir de 6 ans) et de toutes les équipes classiques jusqu'au seniors. L'équipe des vétérans du club (LES FROGS) comporte environ 35 membres et se déplace dans tout l'ouest de la France et à l'étranger pour des rencontres amicales et festives.

Jumelages et coopération décentralisée

Titres

  • Marianne du civisme pour le plus fort taux de participation départemental aux élections municipales 2008 (13 099 votants sur 19 069 inscrits).
  • Ville Amie des Enfants depuis 2005. Titre décerné par l'UNICEF[22].
  • 34e ville française a obtenir la Plaquette de l'Europe (depuis 1954) en 2007. Titre décerné par la Communauté Economique Européenne.
  • Prix Territoria 1997 dans la catégorie "santé", pour la collecte des déchets de soin des particuliers[23]
  • Prix Territoria en 1998 dans la catégorie "environnement", pour le camouflage des antennes de réseau GSM[24]
  • Prix Territoria en 2003 dans la catégorie "services de proximité", pour l’accueil des handicapés en centres de loisirs[25]
  • Ville la Plus Sportive des Pays de la Loire depuis 2000. Titre décerné en 2000 et 2004 par le Comité Régional Olympique et Sportif des Pays de la Loire et la Région des Pays de la Loire. Nota : une ville élue la plus sportive peut seulement se représenter 4 ans après son élection.
  • 3 fleurs au concours des Villes et Villages Fleuris

La vie culturelle

Saint-Sébastien-sur-Loire est, au même titre que sa voisine Nantes, une ville très active en matière de culture.

La Saison culturelle

Chaque année, la programmation culturelle de la ville propose des spectacles pour tous, mêlant arts plastiques, peintures, dessins, photographies, sculptures, expositions historiques et patrimoniales, mais aussi pièces de théatre, concerts, danses, chants, cinéma et spectacles de rue. Il y en a pour tous les âges (de 3 mois à ...).

Les manifestations culturelles

La Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire organise chaque année plusieurs grandes manifestations :

  • Le salon Chloroph'Île dédié à l'art de cultiver son jardin (biennale, dernier week-end d'avril sur les îles de Loire).
  • Les Enchantés qui pendant 1 mois illuminent le boulevard des Pas Enchantés et les îles de Loire avec des concerts, spectacles, animations autour et sur la Loire, spectacle pyro-musical. Cette fête très populaire permet de renouer avec le caractère festif des années guinguettes qui s'est adapté aux musiques actuelles (dans les lieux culturels des bords de Loire, sur la Plage et les îles de Loire).
  • Sportissimo, grand rassemblement des associations sportives de la commune, le premier samedi de septembre, afin de faire connaître les disciplines pratiquées et les proposer à un large public.
  • En octobre ou novembre, le Conseil Jeune organise à l'ESCALL le Saint Seb'System, grand rassemblement des 15-30 ans autour d'une série de concerts de groupes de la région et d'ailleurs.
  • Un Marché de Noël est organisé le premier samedi de décembre sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Le même jour ont lieu la "fête des enfants" et les illuminations de Noël de la Ville.

Le Conseil Jeunes

Le Conseil Jeunes, crée fin 1997 début 1998, est composé aujourd'hui de 20 jeunes collégiens, lycéens, étudiants de 15 à 21 ans. C'est une instance citoyenne qui permet aux jeunes, de réfléchir sur leur place au sein de la ville, d'échanger avec la municipalité mais surtout de proposer et mettre en œuvre des projets. C'est important pour eux de se faire connaître, de se sentir « utiles », d'être acteur et pas simplement consommateur. Au cours de ces dernières années, le Conseil jeunes a organisé des tournois sportifs, des concerts, des soirées à thèmes et des actions à caractère caritatif (voir ci-dessous). Les travaux du conseil jeunes reposent sur le volontariat et le bénévolat de ses membres. Il reste largement ouvert à la participation d'autres jeunes résidents sébastiennais.

Au cours des années ils ont lancé ou accompagné les projets et évènement suivants :

  • Concours international de créations fenêtre ouverte sur ma ville
  • Concert Les rockeurs ont du cœur, au profit de l'enfance défavorisée.
  • Rassemblement de conseillers pour le salon Ram Dam à l'ouest.
  • Participation aux événement sébastiennais : Festival des arts de la rue, manifestations culturelles à l'embarcadère, Rendez vous des aînés, Saint Seb' System.
  • Echanges dans le cadre de l'association nationale des conseils d'enfants et de jeunes (ANACEJ).
  • Organisation d'un concert à l'Escall pour leur 10 ans

Ils mènent aussi des actions de promotions du conseils et ont réalisé un journal : Tilt !

Transports

Aéroportuaires

L'aéroport de Nantes Atlantique se situe à 15 minutes du centre de Saint-Sébastien-sur-Loire

Routiers

Saint-Sébastien-sur-Loire possède :

  • 2 accès direct au périphérique de l'agglomération nantaise :

sortie 46 -> Porte de Saint-Sébastien-sur-Loire
sortie 45 -> Porte de Basse-Goulaine

sortie -> La Grèneraie
sortie -> Bonne Garde
sortie -> Route de Clisson

Transports en commun

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TER
Saint-Sébastien est traversé la ligne ferroviaire Nantes - Saintes. En 2003, la ville de Saint-Sébastien, la ville de Vertou, la SNCF et le Conseil régional des Pays de la Loire ont mis en place une ligne de TER dans l'agglomération. Elle relie la Gare de Nantes à celle de Vertou en 10 minutes. C'est la ligne 31 du réseau TER Pays de la Loire. À cette occasion, deux gares ont été créées sur la commune :

  • Gare des Pas Enchantés
  • Gare du Frêne Rond

Ces deux gares sont accompagnées d'un parking relais.
En 2010, cette liaison TER sera remplacée par un tram-train qui reliera Nantes à Clisson[26].

Bus
Lors de la rentrée 2008-2009 on retrouve 6 Lignes de Jour et 1 Ligne de Nuit qui traversent la ville :

  • 27 - Pirmil - La Herdrie
  • 28 - Pirmil - Vertou
  • 29 - Pirmil - La Herdrie
  • 30 - Savarières - Trentemoult
  • 39 - Pirmil - Chalonges
  • 42 - Vertou - Commerce via la Route de Clisson
  • L - Pirmil - Gare de Vertou (uniquement le soir à partir de 21h30)

BusWay
Depuis 2006, la Ligne 4 du Busway.
Cette ligne permet de relier en 25 minutes le centre de Vertou à la Place du Maréchal-Foch (station Foch-Cathédrale) à Nantes, via Saint-Sébastien-sur-Loire (en empruntant la "Route de Clisson").

Citations

  • De l'écrivain Julien Gracq
    • "Du boulevard qui longe la Loire, et qu'on a rebaptisé aujourd'hui si singulièrement le boulevard des Pas Enchantés, je pouvais voir s'allonger déjà au bord de la rive sud les boires sommeillantes, les îles à fourrés de saules, qui m'étaient familières à Saint-Florent..." Extrait de "La Forme d'une ville" ; Editions José Corti ; 2008.
    • "Saint-Sébastien refusait d'être un faubourg : c'était un avant-poste des campagnes vendéennes implanté au bord de la Loire, à l'abri de son fleuve, et que l'air de la ville n'avait contaminé en rien". Extrait de "La Forme d'une ville" ; Editions José Corti ; 2008.
  • Cette ville est également citée par François Rabelais dans "Gargantua" : "Saint Sébastien près de Nantes".

Notes et références

Références

  1. Des origines à la cité-jardin, page 17
  2. Saint-Séb'Boulevard se trouve sur plusieurs panneaux de signalisation routière, route de Clisson et porte de Saint-Sébastien ; la dénomination Saint-Séb'Sud Loire n'a aucune existence officielle ni officieuse.
  3. http://www.abaelard.de/abaelard/040108pallet.htm
  4. Cf. Des origines à la cité-jardin pour les paragraphes précédents sur "Le territoire..."
  5. Du village à la cité-jardin…, page 21
  6. Du village à la cité-jardin…, page 22
  7. Du village à la cité-jardin…, page 80ssq.
  8. Alors que jusque là, l'administration notamment sous l'aspect des postes de défense était assurée par Nantes, Saint-Sébastien jouant un rôle très secondaire.
  9. commandée par le général Étienne Jean-François Cordellier-Delanoüe ; elle se dirigeait vers le Loroux-Bottereau
  10. à Saint-Sébastien, au manoir de la Petite Jaunaie ; le choix de la commune est dû entre autres à sa position limitrophe
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Population avant le recensement de 1962 » sur http://cassini.ehess.fr, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui. Consulté le 4 octobre 2008
  12. INSEE, « INSEE : Population depuis le recensement de 1962 » sur http://www.insee.fr, INSEE. Consulté le 4 octobre 2008
  13. Encyclopedia Britannica
  14. Né en 1577, ; son père venait de Burgos et était apparenté à Thérèse d'Avila
  15. Et non rue Maurice-Daniel, comme indiqué dans Patrimoine des communes...
  16. Ce viaduc est facilement accessible à partir de Basse-Goulaine, rue du Pont Brédy
  17. Arch. Loire-Inf., R. 1871, Sénéchaussée de Nantes
  18. Cf. Des origines à la cité-jardin, pages 122, 134 et 136
  19. L'affirmation assez fréquente selon laquelle il est né à Saint-Sébastien, ne semble pas fondée. Cf. Du village à la cité-jardin, page 163 : Cambronne, baptisé à l'église Sainte-Croix, est certainement né à Nantes, ce qui est énoncé sur son acte de mariage (rédigé à Saint-Sébastien le 10 mai 1820)
  20. Cf Entre Sèvre et Loire..., entrées Alphonse de Châteaubriant, Petit Portail et Pas-Enchantés
  21. Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire : Sports
  22. Saint-Sébastien-sur-Loire
  23. http://s210245549.onlinehome.fr/pages/realisations/prix/Sant%E9/1997%20St%20S%E9bastien-sur-Loire%20Collecte%20des%20d%E9chets%20de%20soins.pdf
  24. http://s210245549.onlinehome.fr/pages/realisations/prix/Environnement/1998%20St%20S%E9bastien-sur-Loire%20Cherchez%20l%27antenne.pdf
  25. TERRITORIA Observatoire National de l'Innovation Publique
  26. Article Presse-Océan du 12 décembre 2008

Bibliographie

  • Loire-Atlantique (coll. Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, (Saint-Sébastien : tome 2, pages 782-785).
  • Entre Sèvre et Loire, à l'aube du troisième millénaire, édité par la Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire, 2000, avec un avant-propos de Joël Guerriau.
  • Robert Durand, Didier Guyvarc'h, François Macé et alii : Du village à la cité-jardin. Saint-Sébastien-sur-Loire depuis ses origines, Editions Arts-Culture-Loisirs, Nantes, 1986.
  • Saint-Sébastien-sur-Loire, Editions Alan Sutton, Collection Mémoire en Images, Saint-Cyr-sur-Loire (37), 1999.
  • Paul André et Jean-Michel Lemaire : Ollive ou Les Pas enchantés. Histoire de Saint-Sébastien-sur-Loire, Editions ACL Crocus, Saint-Sébastien, 1989.
    Il s'agit d'un album de bande dessinée retraçant les grands épisodes de l'histoire de la commune à travers celle d'une famille, depuis le XV° siècle.
  • Saint-Sébastien-sur-Loire : Cahiers de doléances pour les Etats généraux de 1789, Association Nantes-histoire, Nantes, 1989.
  • Robert Durand et alii : Jardiniers et maraîchers de Saint-Sébastien-sur-Loire. Cent ans d'histoire, Association Les Amis de Saint-Sébastien, Saint-Sébastien, 1995.
  • 7 et 8 juin 1944. Les bombardements à Saint-Sébastien-sur-Loire, Association Les Amis de Saint-Sébastien, Saint-Sébastien, 2009.

Voir aussi

articles connexes

Liens externes

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