Telephonie mobile

Telephonie mobile

Téléphonie mobile

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La téléphonie mobile est une infrastructure de télécommunication qui permet de communiquer par téléphone sans être relié par câble à un central. Le téléphone mobile en lui-même (parfois simplement appelé « mobile »), est également nommé « téléphone portable » ou « portable », « téléphone cellulaire » (en Amérique du Nord), « natel » (en Suisse), « GSM » (en Belgique), « vini » (en Polynésie française).

Cette technologie s'est largement diffusée depuis le milieu des années 1990. Elle bénéficie des améliorations apportées dans le domaine de la miniaturisation des composants électroniques et du développement d'usages variés.

Système cellulaire : système de radiocommunication destiné à assurer un service mobile dans lequel la zone à desservir est divisée en zones élémentaires, appelées cellules, la couverture de chaque cellule étant assurée par une ou plusieurs stations de base. [1]

Plusieurs téléphones mobiles.

Sommaire

Technique

Le réseau

Antenne relais.
Article détaillé : Réseau de téléphonie mobile.

La téléphonie mobile est fondée sur la radiotéléphonie, c'est-à-dire la transmission de la voix à l'aide d'onde radioélectrique (fréquences dans la bande des 900 et 1 800 MHz) entre une base relais qui couvre une zone de plusieurs dizaines de kilomètres de rayon et le téléphone mobile de l'utilisateur.

Les premiers systèmes mobiles fonctionnaient en mode analogique. Les terminaux étaient de taille importante, seulement utilisable dans les automobiles où ils occupaient une partie du coffre et profitaient de l'alimentation électrique du véhicule.

Les systèmes mobiles actuels fonctionnent en mode numérique : la voix est échantillonnée, numérisée et transmise sous forme de bits, puis re-synthétisée au niveau de la réception. Les progrès de la microélectronique ont permis de réduire la taille des téléphones mobiles à un format de poche. L'avantage des systèmes numériques sont la baisse du prix des terminaux, l'augmentation des services, l'augmentation du nombre d'abonnés et enfin une meilleure qualité de réception de la voix.

Les bases de transmission sont réparties sur le territoire selon un schéma de cellules. Chaque base utilise un groupe de fréquences différent de ses voisines. Les mêmes fréquences ne sont réutilisées qu'à une distance suffisante afin ne pas créer d'interférences.

Les systèmes mobiles sont standardisés pour être compatibles entre les réseaux des différents pays et s'interconnecter avec les réseaux de téléphonie fixe. Il existe dans le monde deux grands standards de systèmes mobiles, le standard IS41 d'origine américaine (norme ANSI-41) et le standard GSM, défini dans l'Europe par l'ETSI, le plus répandu.

Pour savoir sur quelle base diriger un appel entrant, le réseau mobile échange périodiquement avec les téléphones mobiles des informations sous forme de messages de signalisation.

Les normes de radiocommunication

Normes de réseau

Générations et normes
de téléphonie mobile
0G
0,5G
  • Autotel/PALM
  • ARP
1G
2G
2,5G
2,75G
3G
3,5G
3,75G
4G
  • Advanced Mobile Phone System (AMPS) : Norme analogique de première génération déployée aux États-Unis à partir de 1976.
  • CDMA 2000 : Évolution de troisième génération (3G) du CDMA (incompatible avec l'UMTS) principalement destiné à être déployé en Amérique du Nord.
  • Code Division Multiple Access (CDMA) : Norme de seconde génération dérivée de la norme ANSI-41, mais dont les brevets appartiennent à la société étatsunienne Qualcomm.
  • Enhanced Data Rates for Global Evolution (EDGE) : Norme dérivée du GSM permettant un débit de données plus élevé pour un utilisateur stationnaire.
  • General Packet Radio Service (GPRS) : Norme dérivée du GSM permettant un débit de données plus élevé. On le qualifie souvent de 2,5G.
  • Global System for Mobile Communications (GSM) : Norme numérique de seconde génération (2G) mise au point par l'ETSI sur la gamme de fréquence des 900 MHz. Une variante appelée Digital Communication System (DCS) utilise la gamme des 1 800 MHz. Cette norme est particulièrement utilisée en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
  • Radiocom 2000 : Norme analogique de première génération (1G) déployée en France par France Télécom.
  • Universal mobile telecommunications system (UMTS) ou Wideband Code Division Multiple Access (WCDMA) : Évolution de troisième génération du CDMA (incompatible avec le CDMA-2000), soutenu par l'Europe et le Japon.
  • HSDPA: High Speed Downlink Packet Access, évolution du 3G , appelé 3G+ ou encore 3,5G, pouvant atteindre 14,4 mb/s au maximum.
  • HSUPA: High Speed Uplink Packet Access, amélioration du débit de la 3G+ (3,75G) pour l'émission de données (téléchargement de données packet du terminal vers l'opérateur) (permettra d'améliorer la qualité des appels visio dans le futur par exemple).

Normes annexes

  • i-mode : protocole permettant de connecter des téléphones mobiles à Internet. Le langage utilisé pour les sites est une version modifiée de HTML appelée C-HTML.
  • Multimedia Messaging Services (MMS) : service de messagerie multimédia pour téléphones mobiles.
  • Personal Ring Back Tone (PRBT) : service qui permet aux abonnés d'un opérateur de remplacer leur sonnerie d'attente habituelle par des musiques
  • Short Message Service (SMS) : service de messagerie pour téléphones mobiles, permettant l'envoi de messages écrits de 160 caractères maximum. Ce canal peut également être utilisé pour transférer des données (carte de visite, données applicatives pour la carte SIM, sonneries, logos…)
  • Wireless application protocol (WAP) : Protocole permettant de connecter des téléphones mobiles à Internet. Toutefois, le langage utilisé pour les sites destinés au WAP utilise un langage de balisage spécifique, le Wireless Markup Language (WML).

Les « générations » de normes

Les différentes générations des modes de radiocommunication de la téléphonie mobile
Génération Acronyme Intitulé
1G Radiocom 2000
NMT
Radiocom 2000 France Telecom
Nordic Mobile Telephone
2G GSM Global System for Mobile Communication
2.5G GPRS General Packet Radio Service
2.75G EDGE Enhanced Data Rate for GSM Evolution
3G UMTS Universal Mobile Telecommunications System
3.5G HSDPA
HSUPA
High Speed Downlink Packet Access
High Speed Uplink Packet Access
3.75G HSOPA High Speed OFDM Packet Access
4G LTE
WIMAX
Long Term Evolution
Worldwide Interoperability for Microwave Access
GPRS et OFDM sont utilisées pour l'échange de données uniquement et non de la voix.

Le terminal mobile

Caractéristiques

Sa fonction d'usage est la communication vocale mais le téléphone mobile permet d'envoyer des messages succincts, appelés « SMS ». Avec l'évolution de l'électronique, le texte a pu être agrémenté d'images, puis de photographies, de sons et de vidéos. Des équipements embarqués associés à des services à distances permettent aussi de :

Les détails

Sécurité d'accès

Un code allant de quatre à huit chiffres (stocké dans la carte SIM) protège l'utilisateur d'une utilisation frauduleuse de son abonnement, c'est le NIP (plus connu sous l'appellation franglaise « code PIN »). L'appareil est identifié sur le réseau grâce à un numéro unique, ce numéro IMEI pour International Mobile Equipment Identity est à donner à votre opérateur dans le cas de perte ou de vol de votre téléphone, cela lui permettra de bloquer l'utilisation de ce dernier au niveau national et international. Malheureusement, en général, les opérateurs ne peuvent bloquer que son utilisation sur le réseau national, faute de pouvoir le faire à l'échelle internationale.

Accessoires pour téléphone mobile

Caméra à l'arrière d'un téléphone.

Des accessoires peuvent venir en complément des téléphones mobiles : housses, coques interchangeables, cordons décoratifs, etc.

L'une des tendances est celle des accessoires sans fil, comme les oreillettes ou les kits mains-libres de voiture. Le téléchargement de « logos » et de sonneries par le biais de numéros ou SMS ou encore les MMS surtaxés représentent également un marché lucratif.

Usages

Moine en communication à Kyōto.

L'utilisation du téléphone mobile a connu une augmentation brutale dans les années 1990, et est devenu un phénomène de société. D'abord réservé à une élite sociale pour une utilisation professionnelle, il s'est répandu jusqu'à devenir le moyen de communication privilégié d'un grand nombre de personnes.

La téléphonie

L'usage de base du téléphone mobile est la téléphonie.

Le multimédia

Smartphone de marque Apple.

Le téléphone mobile semble réussir là où ont échoué des technologies antérieures : devenir un couteau suisse numérique. Comme ce dernier, le téléphone mobile tient dans la poche, est relativement simple à utiliser et recouvre une multitude de fonctions liés au nomadisme : de simple appareil de communication vocale à l'origine, il permet désormais d'envoyer des messages textuels (SMS, MMS avec image fixe, image mobile ou son, puis même courriel par Internet), de surfer sur le Web, il sert de montre/chronomètre/minuteur, de GPS, de télécommande (s'il est équipé de Bluetooth) et il remplace de plus en plus les PDA (c'est alors un smartphone) avec une fonction agenda voire dictaphone ou même l'appareil photo (c'est alors un photophone). Il semble que la voie tracée par la plupart des producteurs soit une convergence des technologies et des concepts vers un seul appareil multimédia. Ainsi, certains téléphones mobiles se sont vu ajouter, depuis 2006, des fonctions de caméscope numérique ou de console de jeu 3D mobile.

L'augmentation de l'aptitude des téléphones mobiles à transmettre des données numériques est à prévoir. De même que sur le marché résidentiel (ADSL, fibre optique, etc.), la course au débit est lancée dans le monde mobile. Ainsi en quelques années, le débit offert par le téléphone mobile a progressé de 9,6 kbits/s (en GSM) à plusieurs Mbits/s (en HSDPA en 2008). D'autres normes et technologies viendront améliorer encore davantage cette offre, comme par exemple la 4G.

Du point de vue de la distribution et de la vente de contenu sous forme numérique, comme la musique, le marché devrait grandir et proposer de nouveaux produits. Les MVNO, NRJ Mobile et M6 Mobile en font même leur principal produit d'appel. Il s'agit en fait d'un système de radio personnalisée, qui après inscription et définition des goûts n'envoie que les morceaux qui sont le plus susceptible de plaire à l'utilisateur. Cette technologie fonctionnerait sur le même principe que les PodCasts, avec des morceaux téléchargés précédemment et que l'on peut écouter à son gré.

La monétique

Le téléphone mobile est également amené à évoluer vers les systèmes de paiement : porte-monnaie électronique. Par exemple, au Japon, l'opérateur de téléphonie mobile japonais NTT DoCoMo et l'établissement de crédit JCB déploient en 2005 un téléphone mobile équipé du système de paiement QuicPay qui communique par radio, sans contact, avec le terminal du commerçant (opération pilote en 2005 avec les taxis de Yokohama près de Tōkyō). Actuellement Sagem, Nokia, Toro-Asia, ING, le Crédit Mutuel et NRJ mobile intègrent la technologie NFC pour permettre également le paiement sans contact.

La géolocalisation

Les portables devraient permettre la localisation automatique (ou géolocalisation) : comme la couverture des antennes relais est réduite et que celles-ci se recoupent (il y en a environ 35 000 en France), il est facile, par triangulation, de localiser assez précisément la position du téléphone mobile. Les opérateurs vont mettre cela à profit pour offrir des services de guidage automatique pour piétons ou des informations locales. En France, ce service est disponible pour les mobiles équipés d'i-mode de Bouygues Telecom depuis novembre 2003.

Différents téléphones mobiles montrant l’évolution technique des appareils.

Économie et statistiques

Téléphonie mobile dans le monde

En 2007, le nombre de souscripteurs de téléphone mobile était supérieur au nombre de lignes de téléphone fixe dans 191 pays et territoires sur un total de 197 pour lesquels les données sont disponibles[2]. Il faut cependant être prudent dans ce genre de comparaisons : les téléphones fixes servent plus souvent à plusieurs personnes que les téléphones mobiles, et de plus en plus de personnes possèdent plusieurs téléphones mobiles actifs. Les données sur le pourcentage de la population d'un âge donné (« bébés exclus ») ayant accès à un téléphone fixe privé, à un téléphone mobile privé, et aux deux sont encore très rares[3].

D'après l'Union internationale des télécommunications, 4 milliards d'abonnements à la téléphonie mobile étaient contractés à la fin de 2008, soit un nombre égal à 60% de celui de la population mondiale. De plus en plus de personnes contractent plusieurs abonnements simultanément[4].

Les opérateurs

Le changement d’opérateurs est facilité par la Portabilité.

Téléphonie mobile en France

Le Bi-Bop a été le premier mobile en France[réf. nécessaire].

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est chargé de veiller au maintien de la concurrence dans ce secteur d'activité propice à un monopole naturel (coûts fixes liés aux réseaux élevés, coût marginal faible).

Il y a cinq opérateurs sur le marché français, trois en métropole (Orange, Bouygues Telecom, SFR) et deux spécifiquement en France d'outre-mer (Only, Digicel). Depuis 2005, les trois réseaux physiques français sont également utilisés par des opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) ; leur nombre est en forte augmentation (une douzaine en mai 2007). Aux Antilles et en Guyane sont présents trois opérateurs (Orange Caraïbe, Digicel et Only) et un opérateur de réseau mobile virtuel (Trace Mobile) utilisant le réseau de Digicel.

En mai 2008, la chambre commerciale de la Cour de cassation a confirmé une condamnation des trois opérateurs de métropole à l'amende record de 442 millions d'euros pour « entente illicite » sur les prix de 2000 à 2002[5]. En 2002, l'Union fédérale des consommateurs - Que choisir avait initié une procédure devant le Conseil de la concurrence qui avait abouti à un procès en novembre 2005[6].

Orange, Neuf Télécom et Only (dans les DROM) proposent des offres globales (Téléphonie fixe, mobile, Accès Internet, et TV)[réf. nécessaire].

Un quatrième opérateur ?

En , Le Premier Ministre souhaite l'apparition d'un nouvel opérateur[7], mais qui devrait avoir une couverture plus réduite du territoire français [8]. Cette nouvelle a reçu un accueil hostile des députés de l'opposition qui estiment que ce serait un cadeau fait à Free (groupe Iliad) [9]. L'ARCEP avait un temps proposé une répartition (saucissonage en de nombreux opérateurs locaux [10]. Le secrétaire d'État à la Consommation et à l'industrie Luc Chatel a précisé les détails de ce quatrième réseau [11].

Nombre de mobiles en France

Nombre de lignes mobiles (clients) en France[12]. et taux de pénétration[13], valeur en fin d'année[14]
Année 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre (en millions) 0,28 1,3 2,5 5,8 11,2 20,6 29,7 37,0 38,6 41,6 43,8 48,1 51,7 55,4 58,1
Taux de pénétration actif 3 % 5 % 10 % 19 % 34 % 49 % 61,5 % 64,0 % 69,1 % 72,6 % 78,4 % 80,8 % 85,6 % 89,1%

Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), fin décembre 2008 pour la France entière il y avait 39,3 millions de lignes à facturation récurrente post-payée (essentiellement des forfaits) et 18,8 millions de lignes à facturation prépayée (carte,...)[15]. En mars 2008, les opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) représentaient 4,98 % des parts de marché.

Aussi il est important de connaitre la diffusion des mobiles chez les adolescents. En effet, les ondes seraient d'autant plus nocives à ces jeunes âges, si nocivité il y avait. Ainsi, en 2008, selon un sondage TNS-Sofres pour l'Association française des opérateurs mobiles, 71% des 12-14 ans possédaient leur propre portable, ce chiffre montait à 95% de couverture chez les 15-17 ans.

La téléphonie mobile en France comparée aux autres États membres de l'Union européenne

Au vu des données disponibles début avril 2009, la France détenait plusieurs records en matière de téléphonie mobile parmi les 27 États membres de l’Union européenne (UE27).

En 1995, le taux de pénétration du téléphone mobile en France était de 3 % et a connu, comme tous les pays (Corée du Nord exclue), une très forte croissance (voir tableau). La France avait cependant en octobre 2008 le taux de pénétration le plus bas de l'UE27, soit 88%[16], contre 119% pour la moyenne de l’EU27, 129% en Allemagne et 152% en Italie[17].

Le prix moyen de la minute de communication orale par mobile en 2007 en France (0,15 €) n'était que légèrement supérieure à la moyenne de l’UE27 (0,14 €)[18], mais les coûts de divers abonnements mensuels standards étaient parmi les plus élevés de l’UE27[19]. En 2007, le revenu moyen par utilisateur de communication mobile en France (427 €) était d'ailleurs le plus élevé de tous les États membres (moyenne UE27 : 282 €), 85% plus élevé qu’en Allemagne (231 €) et près de 4 fois plus qu’en Bulgarie (110 €)[20].

Récents développements en Europe

Suivant le vote du Parlement européen du 21 avril 2009, le prix des communications depuis l'étranger dans l'Union européenne devrait encore diminuer ![1] Ainsi, à partir de l'été 2009, le prix maximal pour un appel de téléphonie mobile pourrait descendre de 46 à 43 centimes maximum par minute. De plus, la surtaxe concernant les SMS pourrait ne pas dépasser 11 centimes - contre 29 centimes en moyenne aujourd'hui. La commission de l'industrie du Parlement européen a amendé la législation existante le mardi 31 mars. Les eurodéputés veulent ainsi réduire les surcoûts dus aux appels émis et reçus de l'étranger. Concrètement, pour les consommateurs voyageant à l'étranger, cela signifierait :

  • un prix maximal de 43 centimes d'euros par minute pour les appels émis depuis un téléphone portable à l'étranger, et 19 centimes pour les appels reçus (à partir de juillet 2010). Ces plafonds seront respectivement abaissés à 35 centimes et 11 centimes de façon progressive (à compter de juillet 2011).
  • un prix maximal de 11 centimes par SMS envoyé depuis l'étranger (à partir du 1er juillet 2009) ;
  • la gratuité des messages vocaux reçus à l'étranger (à partir de juillet 2010).

(Ces prix sont TVA non comprise)

Changements d'opérateurs en France

La procédure de portabilité des numéros entre opérateurs, destinée à renforcer la concurrence, a été simplifiée et raccourcie le 21 mai 2007, permettant un changement d'opérateur en 10 jours. Le relevé d'identité opérateur imposé par la règlementation facilite la portabilité.

Téléphonie mobile et pauvreté

Dépense annuelle moyenne de télécommunications par ménage selon le revenu par UC France 2006.png

Les relations entre la téléphonie mobile et la pauvreté font l'objet de nombreuses études nationales et internationales.

Les analyses sponsorisées par les compagnies de téléphone sont souvent euphoriques, En 2005, une étude de la London Business School affirmait aussi que, chaque fois que le taux d'équipement en mobiles d'un pays augmente de 10 %, le PIB croît de 0,5 %[21]. Une étude tout aussi peu scientifique de la GSM Association propose 0,6% pour le Bangladesh.[22].

Les autres études sont en général positives[23], mais plus modérées ou même négatives[24].

Les données sur les dépenses de téléphonie de différents types de ménages sont rares, principalement parce qu'il est difficile de les isoler des autres dépenses de télécommunication. En France, plus l'âge de la personne de référence d'un ménage est élevée, moins la part de ses dépenses de consommation pour la téléphonie est importante ; plus un ménage est pauvre, plus la part des dépenses de téléphonie est élevée (voir graphique)[25]. C'est le cas des pays développés pour lesquels les données sont disponibles, mais non dans les pays du Tiers Monde[26].

Enfin, le système des abonnements de téléphonie mobile contribue à la croissance des dépenses pré-engagées ou dépenses contraintes, accroissant le sentiment de pauvreté et la vulnérabilité des ménages aux revenus les plus modestes[27].

Risques

La téléphonie mobile, rapidement et largement diffusée, a engendré de nouveaux comportements qui peuvent déboucher sur divers types d'accidents liés à la réduction de l’attention des individus, effet statistiquement établi. L’existence de risques d’interférence électromagnétique à proximité de certains appareils médicaux est prouvé[28]. Enfin, les conséquences sanitaires éventuelles des émissions électromagnétiques des téléphones portables ou des antennes relais, qui participent du phénomène de pollution électromagnétique, sont sujettes à débat : les études scientifiques d'impact sur les populations n’aboutissent pas à une conclusion unique et, dans la mesure où il s'agit d'un phénomène récent, manquent de recul temporel pour évaluer d'éventuels effets à long terme. Un débat qui n'est aujourd'hui plus seulement scientifique puisque en France, des associations demandent et obtiennent le retrait de certaines antennes-relais auprès des tribunaux.

Risques d'accident

Accident par inattention humaine

Le fait de téléphoner, et de tenir une conversation, mobilise une partie de l'attention qui détourne l’utilisateur des autres tâches en cours. La réactivité est diminuée. Son utilisation, « mains libres ou pas » augmente donc les risques d'accidents (accident du travail, accident domestique, accident de la route lorsque le téléphone est utilisé au volant…).

L’OMS relève que les risques d’accident de la circulation sont multipliés par 3 ou 4 lors de l’utilisation de mobiles (que le conducteur utilise ou non un kit « mains libres »)[28].

Une étude de l'administration américaine pour la sécurité sur les autoroutes, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), a relevé qu'aux États-Unis en 2005, à un instant donné, environ 6 % des conducteurs utilisaient un téléphone tenu en main en conduisant (soit 974 000 véhicules à un moment donné), et que 0,7 % des conducteurs téléphonaient avec un écouteur/microphone déporté, et que 0,2 % des conducteurs étaient en train de composer un numéro[29].

Perturbation d'appareils techniques

L’OMS relève qu’il existe des risques d’interférence électromagnétique à proximité de certains appareils médicaux[28]. Selon le rapport de l'Office fédéral de l'environnement suisse, « Il est incontestable que le rayonnement à haute fréquence peut perturber le fonctionnement d’appareils techniques, ce qui peut avoir des conséquences sur la santé, en particulier dans le cas des implants médicaux, tels que les stimulateurs cardiaques. Toutefois, de nombreux appareils sont aujourd’hui insensibles au rayonnement de téléphones mobiles[30]. »

L'utilisation des téléphones mobiles est interdite dans les hôpitaux[réf. souhaitée]. En avion elle peut perturber les liaisons radio pour la navigation sauf si une antenne-relais spécifique est installée.

Risques d'explosion ?

Malgré les croyances répandues, le risque d'explosion dans les stations services due à un téléphone portable est extrêmement faible[31].

En ce qui concerne les incidents rapportés d'explosions spontanées de batteries, elles sont attribuables exclusivement à l'utilisation de batterie d'accumulateurs de mauvaise qualité (ou des contrefaçons de modèle standard) ou au rechargement par un système non adapté.

Risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques

Diverses études scientifiques et médicales portent sur les risques potentiels de cancers engendrés sur le long terme par les champs électromagnétiques générés par les mobiles et les antennes relais. L'interprétation de ces études fait l'objet de controverses régulièrement relayées par les médias.

L'état des connaissances

En se basant sur une revue de littérature d’études épidémiologiques, l’OMS a conclu en 2005 qu’il est peu probable que l'exposition aux ondes électromagnétiques des téléphones mobiles ait des conséquences néfastes sur la santé des usagers[28]. Elle estime qu’« aucune étude nationale ou internationale récente n'a permis de conclure que l'exposition aux champs [de radiofréquence] émis par les téléphones portables ou leurs stations de base a des conséquences néfastes sur la santé » et que les études épidémiologiques « n'ont pas permis d'établir de manière convaincante un lien entre l'utilisation du téléphone portable est un risque accru de cancer ou d'autre maladie »[28]. Concernant les stations relais (ou antennes relais), l’OMS constatant que l'exposition aux champs de radiofréquence provoqués par ces stations est généralement plus de mille fois inférieure à l'exposition aux champs de radiofréquence émis par les téléphones portables, il est peu probable qu'elles aient des effets indésirables[28].

L’Agence française de sécurité sanitaire a publié en juin 2005 un avis sur les mobiles, dans lequel elle conclut elle aussi à une absence de preuve de nocivité en l’état actuel des connaissances mais appelle à la vigilance et à la poursuite de travaux scientifiques[32]. Ce rapport fut cependant dénoncé en 2006 par l'inspection générale des affaires sociales en raison des liens entre les industriels de la téléphonie mobile et les auteurs de l'étude[33]. Le Canard enchaîné du 4 mars 2009 rapporte notamment que Bernard Veyret (directeur de recherche au CNRS), qui a signé le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement publié en 2005, siège au conseil scientifique de Bouygues Télécom.

Le ministère français en charge de la Santé a publié un document d’information Téléphones mobiles : santé et sécurité, évoquant le principe de précaution.

L'Office fédéral de l'environnement suisse, dans une étude sur l'impact sanitaire des rayonnements haute fréquence, ceux émis par des appareils comme les téléphones mobiles ou les terminaux Wi-fi ou Bluetooth, fondée « sur les recherches présentées dans près de 150 publications scientifiques parues entre 2003 et 2006 », conclut à l'absence de preuve d'effets sanitaires (aux intensités utilisées en Suisse), mais ajoute que « certains effets associés à l’exposition de l’homme aux téléphones mobiles sont à considérer comme probables », souligne l'insuffisance des données scientifiques, tant épidémiologiques, qu'expérimentales, en particulier sur une longue durée. Il note également l'existence d'effets physiologiques sur l’activité électrique du cerveau (gêne possible de la qualité du sommeil)[30].

En novembre 2006, l’OMS a publié un nouveau rapport, basé sur une revue de littérature, selon lequel « les études n’apportent pas de résultats clairs appuyant l’existence d’une association entre émissions électromagnétiques des téléphones mobiles et effets directs sur la santé », tout en rappelant que cette absence d’éléments « ne doit pas être interprétée comme la preuve de l’absence de tels effets »[34].

À l'été 2007 le groupe international de recherche BioInitiative[35], relayé par l'Agence européenne pour l'environnement, a publié un rapport sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques dans lequel il recommande de revoir les mesures de protection des utilisateurs de mobiles car, selon lui, « les personnes qui ont utilisé un téléphone portable dix ans présentent un plus grand risque de développer une tumeur au cerveau[36] ». Le chercheur Jean-Paul Krivine dénonce l'apparence de sérieux scientifique et le conflit d'intérêt d'une des co-auteurs, Cindy Sage, propriétaire d'un cabinet homonyme proposant "des solutions pour « caractériser ou atténuer » les impacts des champs électromagnétiques"[37]

Les centres de recherche et organismes internationaux, comme l’OMS[28] et l’AFSSA[32] en 2005, l'Office fédéral de l'environnement suisse en 2006[30], et le groupe de recherche BioInitiative en 2007[38], soulignent le faible recul dont dispose la science et la médecine concernant les téléphones mobiles, et recommandent de poursuivre les recherches notamment sur des populations plus sensibles comme les enfants.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) coordonne l'étude internationale « Interphone »[39] qui vise à préciser les liens éventuels entre l'utilisation des mobiles et le cancer. Il s'agit de la plus grande enquête épidémiologique menée sur le sujet. Le rapport définitif est attendu pour 2008[40].

En juillet 2009, une équipe de recherche israélienne publie les conclusions d'une étude sur l'augmentation du cancer des glandes salivaires depuis 2002 qui suspecte les radiations émises par le téléphone portable d'en être la cause[41].

Autres avis scientifiques

« S'agissant du problème général de la cause des cancers, à l'exception de quelques rapports isolés, aucune corrélation significative n'a été démontrée », a déclaré en novembre 2006 le médecin Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine[42].

Le 4 mars 2009, l'Académie de médecine, réagissant à la décision de la cour d'appel de Versailles du 4 février 2009 (condamnant Bouygues à démonter une antennes relais dans le Rhône) défend le caractère inoffensif des antennes[33]. Selon l'Académie de médecine, la cour d'appel de Versailles a fait une « erreur scientifique »[33]. Selon Le Canard enchaîné du 4 mars 2009, l'Académie de médecine « a agi avec une célérité inhabituelle. Elle s'est auto saisie après la décision de Versailles. Sans même convoquer l'une de ses commissions. Elle a seulement monté, pour l'occasion, un "groupe de travail", qui ne s'est réuni qu'une fois pour auditionner un juriste, un seul… "C'est une procédure complètement inhabituelle", convient-on à l'Académie de médecine. ». De plus, l'auteur du communiqué de l'Académie de médecine est membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom[33].

La réaction des opérateurs

Opérateurs et industriels déclarent prendre en compte les risques lors de l'installation des antennes relais. Certaines règlementations (en France par exemple) obligent les constructeurs de téléphones à afficher dans la notice le rayonnement émis par leurs téléphones (évalué par l’indicateur Débit d'absorption spécifique ou « DAS »).

Le débat sur l'indépendance des recherches

Selon plusieurs observateurs les enjeux économiques du secteur sont tels que les opérateurs de téléphonie mobile créeraient des conflits d'intérêt en finançant partiellement les recherches sur la question pour mieux en contrôler les résultats[43].

Les chercheurs Heny Lai[44] et Ross Adey[45] ont tout deux renoncé à continuer à travailler respectivement pour le Wireless Technology Research Center et Motorola qui souhaitaient orienter ou censurer les résultats de leurs expériences[46],[47],[48].

L'épidémiologiste américain George Carlo a affirmé en 2007 que les études « financées par l'industrie ont six fois plus de chances de ne rien trouver que celles qui sont financées de façon indépendante. » Selon lui, « 95% des études sont financées par l'industrie. L'industrie contrôle quasiment la science et la diffusion des informations scientifiques. Elle contrôle la façon dont le public perçoit ou ne perçoit pas les dangers[49]. »

Dans le même esprit, quatre scientifiques français, membres de l'association Comité scientifique sur les champs électromagnétiques, ont publié en 2004 un livre blanc intitulé Votre GSM, votre santé : On vous ment ![50].

Le débat sur le principe de précaution

Les avis des scientifiques au sujet des téléphones portables ont longtemps été divergents et le restent encore à la mi-2008. Par conséquent, dans le doute, le débat s'est partiellement reporté sur la nécessité de mettre en garde ou non les usagers du téléphone portable selon le principe de précaution.

En France, alors que l’AFSSET a émis plusieurs recommandations dans son rapport d'avril 2005 qui visent à utiliser « tous les moyens de limiter l’exposition » aux téléphones portables[51] , l’Académie de médecine déclare pour sa part que « le principe de précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans[52]. »

En juin 2008, vingt scientifiques de différentes nationalités, essentiellement cancérologues, ont déclaré qu’il pouvait y avoir un risque et ont appelé à la prudence concernant l'utilisation du téléphone portable, dressant une liste de mesures de précaution qu'ils estiment devoir être prises en attendant une évaluation épidémiologique satisfaisante des risques sanitaires liés à la téléphonie mobile[53],[54],[55]. Cet appel a été vivement critiqué par l’Académie de médecine française dans un communiqué ; elle écrit en réponse[56] « que la médecine n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de la démagogie mais en aucun cas d’une démarche scientifique. On ne peut pas raisonnablement affirmer qu’« un risque existe qu'il favorise l'apparition de cancers en cas d'exposition à long terme » et, en même temps, qu’« il n'y a pas de preuve formelle de la nocivité du portable »[52]. »

Le 4 février 2009, la cour d'appel de Versailles a condamné « l'entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon » en reconnaissant « l'exposition à un risque sanitaire »[57] et en invoquant le principe de précaution[58]. Le 16 février de la même année, SFR a également été condamné à démonter une antenne relais par le tribunal de Carpentras, mais a fait appel de la décision[59].

La secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno, s'est déclarée le 27 février 2009 favorable à l'interdiction de l'utilisation du mobile par les enfants, le risque zéro n'existant pas. Elle précise « Sans être catastrophistes, peut-être devrons-nous un jour rendre l'oreillette obligatoire pour tout le monde »[60].

La sensibilité électromagnétique

Article détaillé : Sensibilité électromagnétique.

Plusieurs associations affirment que les systèmes de téléphonie mobile posent des problèmes pour la santé de certains groupes d'individus, qui souffrent de sensibilité électromagnétique. À Prague en 2004 le congrès[61] de l'OMS concluait que la notion de sensibilité aux champs électromagnétiques ne reposait pas sur des fondements scientifiques ; les causes de ces maux sont plutôt liés à l'environnement des individus, ainsi qu'à la peur liée à l'installation de nouvelles antennes relais qui pourrait provoquer des pathologies d'ordre psychosomatiques.

Impact sur les colonies d'abeilles

Selon une équipe de chercheurs de l'université de Coblence, les champs électromagnétiques perturberaient les abeilles dont le sens de l'orientation est basé sur les champs magnétiques terrestres et qui émettent des signaux de 180 à 250 hertz dans leurs danses de communication[62].

Le recyclage des terminaux

Un téléphone mobile contient de nombreux polluants, qui pourraient être recyclés, mais selon une étude faite en 2008 par Nokia, dans le monde, seuls 3 % des propriétaires recyclent leur téléphone mobile usagé. Sur 6 500 personnes interrogées (en Finlande, Allemagne, Italie, Russie, Suède, Royaume-Uni, Émirats arabes unis, États-Unis, Niger, Inde, Chine, Indonésie et Brésil) 44 % ont dit avoir conservé leurs anciens mobiles sans savoir qu'en faire et 4 % ont avoué s'en être débarrassé dans la nature. Chaque personne interviewée a été propriétaire en moyenne de cinq mobiles. Selon Nokia, ce sont 240 000 t de matières premières qui auraient pu être économisées et l'équivalent de 4 millions de voitures sur les routes en termes d'émission de gaz à effet de serre.

En Europe, les téléphones mobiles font théoriquement l'objet d'une collecte sélective. Ils ne doivent pas être jetés (ce qui est rappelé par un sigle sur la batterie par exemple). La directive européenne 2002/96/CE relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques impose (en France via un décret du 20 juillet 2005 aux fabricants et vendeurs de mobiles d'organiser leur collecte. Lors de la vente d'un téléphone mobile, un distributeur doit désormais reprendre gratuitement tout téléphone mobile usagé remis par le client. Il existe aussi des centres de collecte.

Les déchets électroniques sont dans leur ensemble ceux dont le volume croît le plus rapidement. Ils nécessitent une filière de collecte et de recyclage spécialisée. Un téléphone mobile contient des métaux lourds, notamment sa batterie, qui ne sont pas traités dans les filières classiques car très toxiques (ce sont des déchets spéciaux et/ou dangereux). Une grande partie du recyclage est sous-traitée en Afrique ou en Asie dans des conditions sanitaires précaires[63],[64],[65].

Certains téléphones sont remis en service dans des pays plus pauvres sous l'égide d'organisations humanitaires ou de développement[66].

Coût environnemental

Le cabinet d'audit AT Kearney a publié en 2009 une étude sur l'impact environnemental de la téléphonie mobile. Il estime que [67] :

  • la consommation en énergie d'une heure de conversation téléphonique équivaut à celle d'une machine de linge à 40° c.
  • l'émission de CO2 des 3,5 milliards de téléphones portables en circulation dans le monde s'élève à 40 millions de tonnes, soit l'équivalent de 21,5 millions d'automobiles de petite cylindrée
  • l'impact environnemental serait très différent d'un opérateur à l'autre.

AT Kearney reconnaît en 2009 que ce sujet n'intéresse presque aucun consommateur[68].

Sociologie et psychologie

L’usage est prohibé dans certains transports.

Le téléphone mobile, objet de prestige technologique et de curiosité à ses débuts est devenu un bien de consommation courant. Ses conséquences sur la vie quotidienne et le fonctionnement de la société sont nombreux et commencent à être étudiées par les chercheurs.

La recherche d'un nouveau savoir-vivre

L'utilisation du mobile a entraîné dés le début des critiques portant notamment sur la question de la gêne sonore occasionnée aux autres. D'où la mise en place progressive d'interdictions dans certains lieux et de nouvelles règles de savoir-vivre. L’utilisation de mobiles est ainsi interdite dans certains lieux (spectacles, cours, etc.). Les salles de spectacle mettent en place des systèmes de brouillage.

Le mobile brouille notamment les repères entre vie privée et lieux publics : des conversations auparavant privées sont désormais échangées dans des lieux publics.

Le téléphone portable permet un assouplissement de certaines contraintes, tels les rendez-vous, qu'il est plus aisé de modifier ou décaler peu de temps à l'avance. Certains y voient au contraire un instrument de facilité et de mépris d'autrui.

Dépendances

Le téléphone portable brouille la limite, auparavant assez imperméable, entre vie professionnelle et vie privée, notamment en période de vacances.

Le téléphone portable, devenu objet multimédia généraliste, provoque des phénomènes de dépendance psychologique personnelle. Certains lui reprochent de supprimer les « temps morts », désormais consacrés à des conversations, des SMS ou des jeux, et qui permettaient notamment l'observation, la réflexion, etc.

Le mobile a habitué le citoyen du début du XXIe siècle à pouvoir joindre n'importe qui n'importe quand. Ce qui constitue notamment un élément de sécurité important en cas par exemple d'accident dans un lieu isolé. Certains lui reprochent de créer un sentiment d'urgence et d'impatience artificiel, brouillant la hiérarchie entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas.

Un élément d'identité fort

Des études sociologiques en Angleterre ont montré que le téléphone mobile avait supplanté la cigarette en tant que symbole du passage à l'âge adulte pour les jeunes adolescents[réf. nécessaire].

Notes et références

  1. http://dictionnaire.tv5.org/dictionnaires.asp?Action=1&mot=cellulaire&che=1
  2. Source : Union internationale des télécommunications, 29 mars 2009. Les exceptions étaient Cuba, les Iles Samoa américaines, Kribati, le Turkmenistan, le Myanmar et le Vietnam.
  3. Deux exceptions: (1) les données américaines du National Center for Health Statistics (voir, par exemple, Blumberg, Stephen J. and Luke, Julian V. (2008) Wireless Substitution: Early Release of Estimates from the National Health Interview Survey, July-Dec. 2007 Division of Health Interview Statistics, National Center for Health Statistics, 13 May 2008, 14 pp. ; Blumberg, S.J.; Luke, J.V.; Cynamon, M.L. and Frankel, M.R. (2008).Recent Trends in Household Telephone Coverage in the United States pp. 56-86 in Lepkowski, J.M. et al., eds.. Advances in Telephone Survey Methodology, John Wiley and Sons, Inc., (). New York, 2008) et (2) celles de l'Institut Harrris - voir Cellular-news (2008) Cell Phone Usage Continues to Increase in the USA Celllular-News, 4 April 2008 ; HarrisInteractive (2008) Cell Phone Usage Continues to Increase The Harris Poll No. 36, April 4, 2008.
  4. World Telecommunication/ICT Indicators Database 2009 (13th Edition), juin 2009. La population mondiale était estimée à 6,7 milliard à la mi-2008.
  5. « La justice confirme l'entente illicite entre Orange, SFR et Bouygues », Le Nouvel Observateur, 9 juin 2008.
  6. « La condamnation d'Orange, Bouygues et SFR confirmée en appel », L'Expansion, 12 juin 2006.
  7. http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2008-11-10/matignon-veut-un-quatrieme-operateur-mobile/1387/0/290455], Le Point, 10 novembre 2008
  8. http://www.liberation.fr/economie/0102311460-reaction-sur-bientot-un-quatrieme-operateur-mobile:sortBy-lastCommented:page-1:target-323814, Libération
  9. http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/vie-politique/36091/l-opposition-ne-veut-pas-d-un-quatrieme-operateur-mobile.shtml, le Journal du net
  10. http://www.numerama.com/magazine/10691-L-Arcep-favorable-a-un-quatrieme-operateur-mobile-3G.html
  11. http://www.lematin.ch/flash-info/high-tech/quatrieme-operateur-mobile-prix-fixe-240-millions-euros, Le Matin (Suisse), 15 j uin 2009
  12. Est considéré comme client tout utilisateur d’un service mobile fourni par un opérateur (opérateur de réseau ou opérateur mobile virtuel) et titulaire d’une ligne mobile enregistrée à l'Enregistreur de Localisation Nominal (HLR) d’un opérateur à la date considérée. Par abus de langage, le terme « client » désigne également la ligne mobile elle-même. S’agissant de la clientèle entreprises, chaque ligne est ainsi considérée comme un client ARCEP, Le suivi des indicateurs mobiles, note 2.
  13. Le taux de pénétration est obtenu en divisant le nombre total de lignes ou le nombre de lignes "actives" par la population considérée. ARCEP, Le suivi des indicateurs mobiles, note 5.
  14. ARCEP, Le suivi des indicateurs mobiles.
  15. ARCEP Le suivi des indicateurs mobiles (publication le 9 février 2009. Voir les notes de bas de page pour les définitions.
  16. Pourcentage légèrement différent de celui de l'ARCEP pour diverses raisons, antre autres parce que l'ARCEP utilise au dénominateur la population au début de l'année tandis que la Commission européenne utilise ses propres estimations au milieu de l'année.
  17. EC (03-2009a) Progress Report on the Single European Electronic Communications Market, Annex 1, Commission européenne, mars 2009, 332 pp., disponible également sur le site de l'ARCEP (p.13).
  18. CE (03-2009) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions. Rapport d'avancement sur le marché unique européen des communications électroniques de 2008 (14e rapport). Commission des Communautés européennes, 24 mars 2009, 19 pp. (p.5) ; EC (03-2009a), op.cit., disponible également sur le site de l'ARCEP (p. 9)
  19. EC (03-2009b) Progress Report on the Single European Electronic Communications Market, Annex 2, European Commission, mars 2009, 153 pp., disponible également sur le site de l'ARCEP (pp.27-32).
  20. EC (03-2009a), op.cit. (p.12).
  21. Fuss, M. and Waverman , L. (2005) The Networked Computer: The Contribution of Computing and Telecommunications to Economic Growth and Productivity Digital Transformation Working Paper, London Business School, mai 2005. Leonard Waverman travaille pour les compagnies de téléphone, notamment Vodaphone - voir Röller, Lars-Hendrik and Waverman, Leonard (2001) Telecommunications Infrastructure and Economic Development: A Simultaneous Approach The American Economic Review, Vol. 91, No. 4, 2001, pp.909-923 ; Waverman, Leonard; Meschi, Meloria and Fuss, Melvyn (2005a) The Impact of Telecoms on Economic Growth in Developing Countries Vodafone Policy Paper Series. No. 2, March 2005, 23 pp. ; Waverman, Leonard; Meschi, Meloria and Fuss, Melvyn (2005b) The Impact of Telecoms on Economic Growth in Developing Countries pp. 10-23 in Vodaphone (2005) Africa: The Impact of Mobile Phones The Vodafone Policy Paper Series; No. 2. Mars 2005, ii + 68 pp.
  22. Lane, Barney; Sweet, Susan; Lewin, David; Sephton, Josie and Petini, Ioanna (04-2006) The Economic and Social Benefits of Mobile Services in Bangladesh. A Case Study for the GSM Association GSM Association, avril 2006, ii + 57 pp.
  23. Selon le New York Times, 80 % de la population mondiale vit à portée d'un réseau et n'a plus besoin d'être solvable ou de disposer d'un logement pour obtenir une ligne.
  24. Par exemple, Bhavnani, Asheeta; Chiu, Rowena Won-Wai; Janakiram, Subramaniam and Silarszky, Peter (2008) The Role of Mobile Phones in Sustainable Rural Poverty Reduction ICT Policy Division, Global Information and Communications Department (GICT), The World Bank, 15 juin 2008, 25 pp., Diga, Kathleen (2008) Mobile Cell Phones and Poverty Reduction: Technology Spending Patterns and Poverty Level Change among Households in Uganda International Development Research Centre, South Africa, avril 2008. Presented at the Workshop on the Role of Mobile Technologies in Fostering Social Development, 2-3 juin 2008, Sao Paulo, Brésil, 4 pp. ; Donner, Jonathan (2008) Research Approaches to Mobile Use in the Developing World: A Review of the Literature The Information Society, Vol. 24, No. 3, mai 2008, pp. 140-159 ; Oneworld.net (2008) In Niger, Cell Phones Bring Down Food Prices ; Roberts, Sheridan (2008) Measuring the Impacts of ICT Using Official Statistics DSTI/ICCP/IIS(2007)1/FINAL, Working Party on Indicators for the Information Society, Committee for Information, Computer and Communications Policy, Directorate for Science, Technology and Industry, OECD, 4 jan. 2008, 34 pp. ; van Welsum, Desirée (2008) roadband and the Economy"" Minsterial Background Paper DSTI/ICCP/IE(2007)3/FINAL, OECD Ministerial Meeting on the Future of the Internet Economy, Seoul South Korea, 17-18 juin 2008, 59 pp. ; Zainudeen, Ayesha; Samarajiva, Rohan and Abeysuriya, Ayoma (2006) Samarajiva Abeysuriya 2006 teleuse strategies.pdf Telecom Use on a Shoestring: Strategic Use of Telecom Services by the Financially Constrained in South Asia Discussion paper WDR0604, WDR Dialogue Theme 3rd Cycle, regulateonline.org and LIRNEasia, Colombo Sri Lanka, mars 2006, iii + 40 pp.
  25. Source; Insee (2007) « Données détaillées de l'enquête Budget de famille 2006 ».
  26. *Agüero, Aileen (2008) Telecommunications Expenditure in Peruvian Households Research Brief Series, Issue 3, DIRSI – Diálogo Regional sobre Sociedad de la Información, Lima, juin 2008, 34 pp. Voir aussi ; [http://lirne.net/test/wp-content/uploads/2008/07/aguero-poster.pdf Poster, août 2008, 1p. ; Ureta, Sebastian (2005) Variations on Expenditure on Communications in Developing Countries: A Synthesis of the Evidence from Albania, Mexico, Nepal, and South Africa (2000-2003) Media@LSE, Department of Media and Communications, 24 nov. 2005, 23 pp.
  27. Accardo, Jérôme (10-2007) 1979-2006 : les structures de consommation évoluent et les écarts entre groupes sociaux se déplacent pp.99-112 in Insee France, portrait social - édition 2007 (Vue d'ensemble - Consommation et conditions de vie) ; Accardo, Jérôme ; Chevalier, Pascal ; Forgeot, Gérard ; Friez, Adrien ; Guédès, Dominique ; Lenglart, Fabrice et Passeron, Vladimir (06-2007) La mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages, pp. 57-86 in Insee (06-2007) « L’économie française - Comptes et dossiers 2007 - Rapport sur les comptes de la Nation de 2006 ». Insee, juin 2007, ii + 236 pp.
  28. a , b , c , d , e , f  et g Quels sont les risques sanitaires associés aux téléphones portables et à leurs stations de base ?, OMS, décembre 2005
  29. Rapport du centre étasunien des statistiques sur les risques du mobile au volant, 2005 [lire en ligne]
  30. a , b  et c Hochfrequente Strahlung und Gesundheit, Office fédéral suisse de l'environnement OFEV/BAFU, résumé, pages 19–24 (fr) [lire en ligne]
  31. « Essence et étincelle », palais de la Découverte
  32. a  et b Avis de l'AFSSET concernant les effets biologiques des ondes électromagnétiques, avril 2005, p. 3, rapport p 99
  33. a , b , c  et d Jean-Michel Thénard, « Bouygues active ses relais pour sauver ses antennes », Le Canard enchaîné, 11 mars 2009, page 4.
  34. « The report shows that the evidence available does not provide a clear pattern to support an association between exposure to RF and microwave radiation from mobile phones and direct effects on health. It however cautions that lack of available evidence of detrimental effects on health should not be interpreted as evidence of absence of such effects and recommends a precautionary approach to the use of this communication technology until more scientific evidence becomes available. » dans l'abstract (p. 2), de What effects do mobile phones have on people's health?, OMS, novembre 2006 [lire en ligne]
  35. (en) Liste des chercheurs du groupe BioInitiative.
  36. (en) [pdf] « People who have used a cell phone for ten years or more have higher rates of malignant brain tumor and acoustic neuromas. It is worse if the cell phone has been used primarily on one side of the head. », Rapport du groupe BioInitiative, 2007, p. 9. Dans leur résumé les chercheurs écrivent également notamment : « The current standard for exposure to the emissions of cell phones and cordless phones is not safe considering studies reporting long-term brain tumor and acoustic neuroma risks. », p. 10.
  37. Le rapport BioInitiative, ou l’apparence de sérieux scientifique - AFIS
  38. (en) « Research must continue to define what levels of RF related to new wireless technologies are acceptable. », [pdf] Rapport du groupe BioInitiative, 2007, p. 25.
  39. Étude Interphone
  40. « Santé : le risque limité du portable se confirme », Les Échos, 7 janvier 2008.
  41. (en) « Israeli study sees link between oral cancer, cell phones », Haaretz, 16 juillet 2009.
  42. Séance du 28 novembre 2006, rapportée par Jean de Kervasdoué dans Les Prêcheurs de l'apocalypse, 2007, page 20-21.
  43. Voir par exemple « Source de Financement et Résultats des Études sur les Effets sur la Santé de l'Utilisation du Téléphone portable - Janvier 2007 » et « Téléphonie mobile: trafic d'influence à l'OMS ? » sur le site de l'association française Robin des Toits.
  44. (en) Page Henry Lai sur le site de l'université de Washington.
  45. (en) Page Ross Adey sur le site de l'université de Californie.
  46. Pièces et Main d'Œuvre, Le Téléphone portable, gadget de destruction massive, L'échappée, 2008, p. 25-26.
  47. (en) « Wake-up Call », The University of Washington Alumni Magazine, mars 2005.
  48. (en) « http://www.cprnews.com/articles.cfm?cat=1&id=171 », CPR News, 4 mai 2004.
  49. (en) [pdf] « Nuking the Birds & the Bees. The Explosion of Wireless Technology — At What Cost? », Acres USA, vol. 37, n° 7, juillet 2007.
  50. Comité scientifique sur les champs électromagnétiques, site de l'association
  51. [pdf] Rapport du groupe d’experts de l'AFSSET, avril 2005, p. 100.
  52. a  et b « Les risques du téléphone portable - Mise au point », communiqué de l’Académie de médecine du 17 juin 2008 [lire en ligne]
  53. (fr) AFP 'Paris, « Appel de cancérologues à la prudence dans l'utilisation des portables » sur http://afp.google.com, 15 juin 2008. Consulté le 16 juin 2008
  54. (fr) Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP, « Appel à la prudence face aux téléphones portables » sur http://www.lefigaro.fr, 15 juin 2008. Consulté le 16 juin 2008
  55. (fr) Appel concernant l'utilisation des téléphones portables sur http://www.guerir.fr, 16 juin 2008. Consulté le 16 juin 2008
  56. Appel sur les dangers du portable : l'Académie de médecine crie à la « démagogie », La Croix
  57. « Bouygues condamné à démonter des antennes mobiles », libélyon, 5 février 2009.
  58. « Téléphones portables : bientôt un "Grenelle des antennes" ? », Rue89, 6 février 2009.
  59. « SFR condamné à démonter une antenne-relais », Le Figaro, 3 mars 2009.
  60. Position du gouvernement : Le risque zéro n'existe pas.
  61. Article de l'OMS sur l'hypersensibilité au champ électromagnétique, décembre 2005
  62. [pdf] (de) « Verhaltensänderung der Honigbiene Apis mellifera unter elektromagnetischer Exposition », Hermann Stever, Stefan Kimmel, Wolfgang Harst, Jochen Kuhn, Christoph Otten, Bernd Wunder, 2006.
  63. « Déchets, les recycleurs et les recyclés », Le Monde diplomatique, février 2006.
  64. « Le recyclage des téléphones portables en débat à Bali », France 24, 23 juin 2008.
  65. « Une goutte dans l’océan des déchets électroniques », swissinfo.ch, 4 septembre 2007.
  66. Opération Solidarcomm
  67. La téléphonie mobile en proie au doute, in La Tribune, 27 mai 2009, page 17.
  68. La téléphonie mobile en proie au doute, in La Tribune, 27 mai 2009, page 17.

Voir aussi

Bibliographie

  • George Carlo et Martin Schram, Téléphones portables : Oui, ils sont dangereux !, Carnot, 2006, (ISBN 2-912362-59-8)
  • Pièces et Main d'Œuvre, Le Téléphone portable, gadget de destruction massive, L'échappée, 2008, (ISBN 2-915830-17-7)

Articles connexes

Liens externes

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