Thibaud Maistrier


Thibaud Maistrier
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Thibaud Maistrier (né à Langres vers 1619 et mort en 1675 à Toulouse) est un sculpteur champenois qui a réalisé des retables et des compositions religieuses baroques pour les édifices religieux de Toulouse.

Sommaire

Biographie

Après son arrivée à Toulouse, Thibaud Maitrier travaille sur des dessins d'Antoine Frédeau dans l'atelier de Pierre Affre puis en 1660 succède à Georges Legoust avec son fils Pierre II Legoust puis avec Antoine Guépin.

Il était marié le 24 novembre 1662 avec Antoinette, fille de Jehan Frédeau (+1644), architecte et sculpteur (frère des peintres Mathieu et d'Ambroise Frédeau) et d'Antoinette de Morizot[1]. Il vivaient 9, rue Boulbonne, dans le quartier Saint-Étienne à Toulouse, et ils eurent au moins deux enfants. Elle était la veuve de Georges Legoust, et son père Antoine Morizot avait réalisé avec lui les sculptures des stalles de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.

Stalles de la cathédrale Saint-Étienne par Antoine Morizot et Georges Legoust.

Le beau-frère, Antoine Frédeau, ermite de Saint-Augustin, élève dans sa jeunesse à l'atelier de Simon Vouet, lui fournit le 1" août 1668, les projets pour le retable de Sainte-Ursule de Toulouse[2].

Après son décès, peut-être son fils Jehan Maitrier retourne dans la région de Langres et s'établit Dijon où il est sculpteur et devint procureur et juré de la communauté de métier des menuisiers[3].

On connaît aussi un Antoine Maistrier, sans doute l'autre de ses enfants nés à Toulouse en 1674, maître peintre, membre de l'académie de Saint-Luc à Paris, demeurant Pont Saint-Michel, par une quittance faite en 1729 par Marie-Nicole Courtois, veuve de Jacques Guillemot, sieur d'Alby, avocat au Parlement, à sa veuve Geneviève Petit[4]. À la même date, une autre quittance faite par Maistrier à Jean Pironoi se trouve en Tchécoslovaquie[5].

Quelques œuvres

Toulouse

Rétable et Pietà de N-D d'Aletz.

Dijon et Beaune

  • Tabernacle à dais d'exposition du maître autel de l'Hospice de la charité de Beaune selon un marché passé en 1704[10] qui est une vaste composition ornementale baroque. I
  • On trouve aussi la mention de quelques travaux décoratifs à l'Abbaye de Saint-Bénigne de Dijon[11].

Paris

  • Plusieurs dessins d'antiquités mentionnés dans : Miscellanea eruditœ autiquitatis, notis illustrationi , ou la Recherches d'antiquités y exécutées pour Jean du Tilliot. — 3 volumes : tomes I, II et IV (tome III manquant). Des explications ou dissertations accompagnent les dessins de ces trois volumes. Quelques dessins représentant les curiosités du cabinet sont signés de Nicolas Guenegault (ou Venevault), Maistrier, ainsi que du calligraphe et dessinateur Jean Piron[12], [13].
  • Représentation de la tombe de Childebert (+ 558) à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, mentionnée comme source iconologique dans Le Roi est mort, étude sur les funérailles, les sépulture et les tombeaux des rois de France jusqu'à la fin du XIIIe siècle, par Alain Erlande-Brandenburg, Bibliothèque de la Société française d'archéologie, n° 7, p. 176[14].

Sources

  • Pascal Julien, « Retables du chœur et des chapelles de l'église Notre-Dame d'Alet diocèse de Toulouse », Mémoires de la société archéologique du midi de la France, 1994, tome LIV,
  • Alain Mousseigne, Jean Chalette, Ambroise Frédeau, peintres à Toulouse au XVIIe siècle, Toulouse, Musée des Augustins, 1974.
  • Smogy, L'âge d'or de la sculpture: artistes toulousains du XVIIe siècle, Smogy, 1996, 215.
  • Fabienne Sarthe, « La Sculpture toulousaine dans la première moitié du XVIIe siècle », Mémoires de la société archéologique du midi de la France
  • Pierre Saliès, " Ambroise Frédeau, religieux augustin du Couvent de Toulouse, peintre", in Mémoires de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse, vol. 123, Toulouse, 1961, p. 126-127.
  • Henri Martin, Catalogue de la bibliothèque de l'Arsenal, tome Ve, Paris, 1889, Plon et Nourrit, "Manuscrit n°24",
  • Bernard Prost, " Le trésor de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon: inventaires de 1395, 1519, 1789-1791", in Mémoires de la Société bourguignonne de géographie et d'histoire, Volume 10, Dijon, 1894.
  • Louis de Gouvenain, Inventaire sommaire des archives communales de Dijon antérieures à 1790, Dijon, 1892.

Notes et références

  1. Et non Monrizot. C'est une famille connue en Champagne et à Dijon
  2. XVIIe siècle, volume 8, 1956. article repris in Histoire de l'Ordre des ursulines en France: Les monastères d'ursulines sous l'Ancien-Régime, Éditions Saint-Paul, 1958, p. 58.
  3. Henri Hauser, Le compagnonnage d'arts et métiers à Dijon aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, Dijon, Damiot, 1907 (reprint Jacques Laffitte, 1979)
  4. Daniel Wildenstein, Documents inédits sur les artistes français du XVIIIe siècle conservés au minutier central des notaires de la Seine, aux Archives nationales, Paris, Les Beaux-Arts, 1966, n°1038.
  5. Vestnik, Ceskoslovenské Zemědělské Muzeum, 1929.
  6. Adjugée comme bien national pour une superficie de 74 m2 et un prix de 110 000 livres à Mamignard et Joulia, négociants élus, puis détruite. La vierge noire a été conservée.
  7. Ce couvent des catherinettes ou des Dames noires, situé rue Lafayette, était l'Hôpital fondé en 1603 pour accueillir les orphelines, et qui a accueilli ses douze premières pensionnaires en 1622. Il a été détruit à la Révolution. Les douze premières arrivent en 1622.
  8. Pour l 000 livres. in L'âge d'or de la sculpture: artistes toulousains du XVIIe siècle, Smogy, 1996, pp. 137, et aussi 99 et 112.
  9. Jean Chalette, Ambroise Frédeau, Toulouse, Musée des Augustins, 1974.
  10. Mémoires de la Société d'archéologie de Beaune, 1941.
  11. Bernard Prost, " Le trésor de Saint-Bénigne de Dijon: inventaires de 1395, 1519, 1789-1791", 1894
  12. Henri Martin, Catalogue de la bibliothèque de l'Arsenal, tome Ve, Manuscrits, cote n°24",
  13. Henri martin, Histoire de la bibliothèque de l'Arsenal, 1990. N° 5052, 5053, 5054, 5055.
  14. "Maitrier, Bibl. Arsenal, ms. 5054, fol. 5 (1718)".

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