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L’unitarisme est un christianisme où Dieu est UN, non en trois personnes (le Père, le Fils, et le Saint Esprit). Pour cette doctrine, Jésus est l'homme qui est le plus près de Dieu, du divin. Quant au Saint Esprit, il est :

  • dans le Père,
  • en Jésus, son fils privilégié mais son fils comme nous tous,
  • dans tous ceux qui servent Dieu et l'humanité. Nulle part dans les Évangiles il n'est question de la Trinité ; ne serait-elle pas plutôt symbolique : Dieu est vie (le Père), Amour (le Fils), Esprit (le Saint Esprit) ?

Ce serait réducteur de considérer l'unitarisme (de l'anglais : unitarianism) comme une doctrine chrétienne qui plus est antitrinitariste. En effet, l'introduire en ces termes suppose que le trinitarisme soit la doctrine étalon face à laquelle toute autre se mesure. Or, la question du Dieu unique est posée par les 3 religions abrahamiques et deux d'entre elles, l'islam et le judaïsme y répondent par l'unitarisme. Pour ces 2 monothéismes, non seulement Dieu est un mais aussi unique.

Toutefois, dans le monde chrétien, le débat a pris plus de vigueur à partir du IVe siècle et des conciles christologiques. Le courant chrétien unitarien revendique son origine dans les courants pré-nicéens strictement monothéistes dont le plus connu est l'arianisme. Ce sont des théologies nées du libre examen.

NB : Ne pas confondre les Unitariens avec les Églises uniates ni avec les Églises unies.

Sommaire

Des principes de foi

Contrairement aux christologies chrétiennes dominantes, celles, par exemple, de l'Église catholique romaine, des patriarcats orthodoxes, des Églises évangéliques, les Unitariens historiques ne connaissent pas de Trinité.

S'y ajoutent la foi en la raison humaine[1]. Aux vertus chrétiennes de foi, charité, espérance, ils ajoutent la liberté, la raison, la tolérance. Le rôle de la Bible comme source de révélation, mais d'interprétation libre, est maintenu[2].

À côté de ces chrétiens unitariens, très présents en Roumanie et en Hongrie [3], le courant unitarien universaliste s'attache à développer des espaces de partage, dans lesquels la référence à la Bible n'est ni obligatoire, ni nécessaire. Les participants aux assemblées unitariennes universalistes peuvent provenir de diverses voies spirituelles, ou ne s'inscrire dans aucune tradition religieuse, chacun restant libre de sa recherche et de sa voie.

Histoire

Origine

Après la mort de Jésus, ceux qui avaient vu en lui un prophète, et qui attendaient l'avènement du Royaume promis, se regroupèrent en petites et libres communautés, rejetant tout autre magistère que celui de Jésus. On les nomme aujourd'hui judéo-chrétiens.[4]

Ces communautés, parfois rivales,[5] faisaient partie intégrante du judaïsme dont elles respectaient les prescriptions:

  • circoncision
  • abstention de viandes réputées impures, etc.

Souvent elles reconnaissaient en Jacques[6] le pilier principal du christianisme palestinien [7]parce qu'il avait été le frère du Maître.

L'opposition à Paul de Tarse était générale parmi ces judéo-chrétiens. Le christianisme paulinien, ou pagano-christianisme,[8] l'emporta d'autant plus vite que les Romains détruisirent le Temple de Jérusalem en 70. Dès ce moment les judéo-chrétiens n'eurent plus de centre spirituel. Une voie royale s'ouvrait devant Paul et ses partisans.[9]

Ébionisme

Cependant quelques rares groupes subsistèrent tant bien que mal, qui finirent par donner naissance à l'ébionisme. Ébionite vient d'un mot hébreu signifiant pauvre. Leur doctrine se résumait en quelque sorte par le Sermon sur la Montagne, texte qui, en grande partie, provient d'un texte apocryphe Juif, Les Testaments des douze patriarches. Apparus au Ier siècle, les ébionites continuaient à observer la loi mosaïque, notamment la circoncision, et ne retenaient de la tradition orale qui commençait alors à être couchée par écrit, qu'une partie de l'Évangile de Matthieu.[10]

Pour eux Jésus n'était nullement Dieu incarné. Il était né comme tout un chacun des œuvres d'un homme et d'une femme. Certes, il avait en tant que prophète une autre stature que les humains ordinaires, mais s'il était supérieur c'était uniquement par ses vertus et sa qualité de prophète. Quant à savoir s'il avait été le Messie, les ébionites ne se prononçaient pas, laissant toute liberté aux fidèles. L'ébionisme finit, on ne sait trop pourquoi, par disparaître sans bruit, se fondant dans d'autres communautés.

Article détaillé : Christianisme ancien.

Arianisme

Au début du IVe siècle va naître une école de pensée ou hérésie qui sera à l'origine de la création d'une orthodoxie chrétienne par réaction : l'arianisme, du nom de son fondateur le prêtre Arius (256-336). Celui-ci était probablement l'élève de Mélèce, organisateur de la résistance interne à Alexandrie lors de la persécution de Dioclétien, en 306. Il se trouva donc à la tête d'une des communautés d'Alexandrie, jouissait d'une grande considération car il était un prédicateur ardent, poète, et disposait d'arguments solides.[11]

Ses idées sur les relations de Jésus et de son Père du ciel renouaient en partie avec le judéo-christianisme : Jésus sans être un simple prophète, n'était pas Dieu mais un dieu. Nombreux seront ceux qui se joindront à lui, prêtres et laïques, délaissant les doctrines qu'Arius dénonçait comme non conformes aux Évangiles. Il fut plusieurs fois anathématisé, ce qui ne l'empêcha nullement de continuer à prêcher, enregistrant alors tour à tour approbations et condamnations (cf. la crise arienne).

À partir de la Réforme

Anti-trinitariens de la Réforme radicale

La première branche, théologique et sociale, dont le mouvement le plus connu est contemporain de Martin Luther est l'anabaptisme de Thomas Müntzer. Parmi les divers courants de cette Réforme radicale, il s'en trouve d'anti-trinitaires avec des positions assez diverses :

  1. Les uns contestaient simplement que le Saint-Esprit fût une personne que l'on pût prier (par exemple Campanus à Wittenberg).
  2. D'autres, tel Cellarius en 1527, pensaient que la divinité de Jésus était celle que tout homme peut revêtir lorsqu'il est habité par le Saint-Esprit.
  3. Un troisième groupe d'anti-trinitaires voyait en Jésus un homme qui fut divinisé après sa mort et qui prit place, par la Résurrection, parmi les êtres célestes (par exemple Sozzini).
  4. D'autres encore voyaient en Jésus un prophète, non préexistant, né de Joseph et de Marie, non divinisé, par exemple les « judaïsants » de Transylvanie (ancienne principauté dont l'histoire fait partie du passé de la Hongrie et de la Roumanie).

Des anti-trinitaires, il y en eut dans tous les pays de l'Europe occidentale : en Allemagne, en Hollande, en Alsace, en France, en Suisse (Bâle, Zurich et Genève), aux Grisons et en Italie du Nord.

Il convient d'insister sur le rôle important joué par les anti-trinitaires italiens, favorables à l'anabaptisme, ayant leur centre à Venise. En 1550, à Venise, le synode des évêques anabaptistes italiens, représentant une soixante-dizaine de paroisses, adoptèrent une confession de foi en 10 articles, dont le premier stipulait leur foi en Jésus vrai homme et non-Dieu !

Réaction immédiate : l'Inquisition italienne sévit contre tous les réformés quels qu'ils soient, poussant ces derniers à l'exode vers des cieux plus cléments, vers les Grisons, vers la Suisse. Calvin accueille avec bonté un groupe de réformés italiens qui organise bientôt une Église réformée italienne à Genève. Seulement, parmi ces réfugiés il y a des anti-trinitaires : Georges Biandrata (qui fut condisciple de François Rabelais à Montpellier et qui était professeur à Pavie) ; Alciati et Gentile, ainsi que Gribaldo, habitant à Farges (Suisse) et visitant souvent ses amis à Genève. Autre visiteur : Lelio Sozzini. Ces deux derniers tentèrent d'infléchir vers la clémence les adversaires de Michel Servet, en 1553, mais en vain. Persécutés par Calvin, Biandratra, Alciati et Gentile s'enfuirent de Genève en 1558 et se rendirent en Pologne.

Article détaillé : antitrinitarisme.

Diffusion

pour la diffusion historique autour de la période des Lumières, voir

Persécutions

Jusqu'à nos jours, jouet des ambitions politico-religieuses de puissants voisins, la Transylvanie vécut des périodes d'oppression variées, mais l'esprit d'indépendance de son peuple permit à l'Église unitarienne de subsister, clandestinement, malgré la persécution. Les premières oppressions, à la fin du XVIe siècle, furent calvinistes. Puis arrivèrent les persécuteurs catholiques lorsque la Hongrie fut occupée par les Autrichiens, entre 1690 et 1867. Pourtant les unitariens purent jouir d'une liberté relative dans la partie de la Hongrie tenue par les Turcs. Ils créèrent là un centre, à Pécs (sud de la Hongrie).

L'Église unitarienne de Transylvanie, avec ses filiales en Hongrie, reçut un souffle nouveau dès 1821, lorsque les anti-trinitaires anglais et les unitariens se découvrirent mutuellement. Des liens qui se concrétisèrent par une aide matérielle et morale offerte aux opprimés. Ces frères anglo-saxons adoptèrent aussi le nom d'unitariens, en Grande-Bretagne, puis surtout aux États-Unis d'Amérique où les unitariens se comptent par centaine de mille, sans compter tous ceux qui, tout en appartenant à d'autres Églises, sont personnellement aussi des unitariens.

Quelques martyrs

De fait, l'histoire des unitariens en Europe occidentale est l'histoire des persécutions dont ils furent victimes de la part des clergés - catholique, calviniste surtout : rétractions obtenues sous la menace, exil, exécutions.

Le 15 avril 1539 une femme de 80 ans, Hélène Weigel, montait sur le bûcher à Cracovie, après dix ans dans une geôle où elle avait été jetée à la suite d'une dénonciation, celle de l'évêque du lieu en l'occurrence. Elle croyait en l'unité de Dieu. En conséquence, elle niait la Trinité. Elle rejetait en bloc les dogmes et les rites de l'Église catholique. Avant que le bourreau ne mît le feu aux fagots, elle cria à la foule : « L'âme de celui qui reste dans la vérité ne saurait être damnée ».

Le 27 octobre 1553 le médecin espagnol Michel Servet, condamné par les calvinistes genevois, subissait le même sort. Il niait l'essence divine en trois personnes distinctes. Pour couronner le tout, à l'instar des anabaptistes, il prônait le baptême des adultes. C'en était assez pour le faire mourir. Jean Calvin approuva la condamnation, déplorant toutefois que le bûcher ne fut pas remplacé par la décollation, moins cruelle.

Le bûcher du Hollandais David Joris en 1559 à Bâle mérite le récit. Après avoir scandalisé le clergé par ses écrits, il vint finir ses jours près de Bâle, sous un faux nom, et y mourut en 1556. Trois ans plus tard, on découvrit son identité ; on le condamna ; on exhuma son cadavre qu'on brûla avec ses écrits !

Le 30 avril 1632, à Genève, le pasteur Nicolas Antoine était garotté par le bourreau, et son cadavre fut brûlé. Il avait prêché l'unité de l'essence divine, sans distinction de personnes ; l'obéissance à la Loi donnée par Dieu à Moïse sur le Sinaï : la nécessité pour le croyant de la circoncision, de l'observance du Shabbat et l'abstention de viandes impures ; que le Messie encore à venir serait un homme ; il niait la doctrine du péché originel ; prônait la responsabilité de chacun dans l'obtention du salut ; trouvait que le Nouveau Testament est en partie contradictoire avec l'Ancien. Pouvait-on y voir une résurgence de la tendance des Galates, des contemporains de l’apôtre Paul, à revenir sous la Loi mosaïque réservée aux israélites ?

Unitarisme contemporain

L’unitarisme s’est maintenu sous sa version chrétienne d’origine dans ses Églises historiques en Transylvanie, Hongrie, Grande-Bretagne (pour plus de 60% des unitariens de ce pays), en Norvège et à Boston aux États-Unis (notamment la King Chapel). En plus, des associations nominativement « chrétiennes unitariennes » sont apparues à partir de la fin du XXe siècle et au début de notre siècle en Grande-Bretagne, France, Italie et en Afrique noire (Burundi, Congo Brazzaville, Congo Kinshasa).
Mais à cette composante chrétienne se sont ajoutés, à partir de 1961, l’universalisme, en héritage de l’Église universaliste d’Amérique (laquelle prônait le salut pour tous) et l’unitarisme-universalisme né de la fusion à cette date de l’Association unitarienne américaine (AUA, 1825-1961) et de l’Église universaliste sus nommée (1779-1961). Déjà, les congrégations américaines s’étaient ouvertes aux agnostiques et aux athées en recherche spirituelle à partir du dernier quart du XIXe siècle. Allant plus loin, l’unitarisme-universalisme met toutes les religions et sagesses de l’Humanité au même niveau et, si le christianisme est toujours respecté, il n’est plus au centre, ni en position majoritaire.
C’est dire qu’aujourd’hui la mouvance unitarienne est des plus variée. Toutes ces sensibilités, y compris la chrétienne d’origine, se rencontrent au niveau mondial au sein de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU). Pour plus d’information en français sur l’ICUU, voir le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) [1] à la rubrique concernant cette instance. 

Doctrines

Comme toutes les traditions vivantes, l'unitarisme (certains préfèrent l'anglicisme l'unitarianisme) présente des visages diversifiés.

Si, à l'origine, on vit surtout se développer des églises chrétiennes anti-trinitaires, mais relativement conservatrices, la création du "Nouveau Monde", souvent autour de personnalités unitariennes, apporta le début d'un nouveau souffle.

Le pasteur et philosophe Ralph Waldo Emerson - l'un des rares théologiens à avoir trouvé grâce aux yeux de Nietzsche - développa une philosophie de l'existence où l'idée de l'interdépendance du vivant et du monde joue un rôle clef.

Par la suite, désireux de développer des contacts avec des personnes issues d'autres voies spirituelles, mais aussi de se distancier du christianisme « classique », de nombreux unitariens se déclarèrent universalistes. Pour eux, la question de l'unité de Dieu n'était plus centrale. L'unité est à rechercher entre les humains, mais aussi entre l'humain et le monde.

Enfin, le courant majoritaire de l'unitarisme-universalisme, issu de la fusion des communautés universalistes et unitariennes aux États Unis en 1961.

Les congrégations reçoivent des humanistes, agnostiques, athées, théistes, chrétiens libéraux, néopaganistes et spiritualistes de la terre. Les congrégations sont liées par un certain nombre de principes communs,chaque personne décide de la croyance qui mène à ses principes.[12]

Ces principes sont  : La liberté de conscience et de pensée, la valeur et la dignité inhérentes à chaque personne, la justice et la compassion dans les relations humaines, la responsabilité dans la protection et la promotion de la vie, l'engagement en faveur des principes démocratiques.[13]

« En parlant de croyance et de théologie, il est important de noter que l’unitarisme-universalisme se considère comme une façon de pratiquer la religion plutôt qu’une doctrine religieuse. La religion y est une recherche permanente de sens, de buts, de valeurs et de profondeur dans la vie d’une personne. Il y est affirmé que tous les individus ont le droit de faire leur propre recherche et toutes les personnes ne vont pas vers les mêmes croyances. »[14]

Bien que certaines congrégations soient toujours chrétiennes libérales, aujourd’hui seulement 20 pour cent des UU se qualifieraient de chrétiens. Donc la religion unitarienne universaliste ne peut pas être considérée comme entièrement chrétienne.[15]

Questions théologiques ouvertes

Dieu Un ? Mais par rapport à quoi ? L'un en mathématique peut-il se concevoir autrement que comme unité d'un ensemble ? L'Un dont parle l'unitarisme moderne est plus qu'un concept mathématique. S'apparente-t-il à une entreprise qui tente d'établir une distinction théologique entre hénothéisme et monothéisme ? Si tel est le cas, il ne s'autorise pas à refuser un caractère 'non-mathématique' à la théologie trinitaire tout en réservant l'affirmation de sa propre conception du monothéisme. Même ce que Alain de Libera appelle l'henologie négative d'Eckhart ne pose ni la vérité ni la fausseté de la Trinité !

Diffusion

Dans le monde

Les unitariens sont surtout présents aux États-Unis (plus de 150.000 adultes inscrits dans les congrégations soit une population totale estimée à 630.000), en Roumanie (population totale de 80.000 habitants recensés en 1992), au Canada (5.400 inscrits), en Grande-Bretagne (moins de 5.000 inscrits), en Hongrie, en Allemagne, en République tchèque et en Pologne.

En dehors de l'Amérique du Nord et de l’Europe, on note une forte présence en Inde (10.000 en pays kashi) et, plus récemment, aux Philippines (2.000). Des petites communautés existent dans la plupart des autres pays européens, en Amérique latine et dans quelques pays d’Afrique noire (Afrique du Sud, Nigeria, Ouganda, Burundi, Congo Brazzaville et Congo Kinshasa).

En Europe francophone (France, Belgique, Suisse), ils sont peu nombreux, pas plus d’une centaine, soit présents dans le courant du protestantisme libéral ou au sein d’associations unitariennes (voir les adresses sur le site de l’Église unitarienne francophone (EUfr) [2]

En France

En France, la première association unitarienne, l'Association unitarienne francophone (AUF, 1986-2006), eut Théodore Monod comme premier président d'honneur. L’AUF se scinda en 1996 et Théodore Monod parraina alors l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).
D’autres associations virent le jour : la Fraternité unitarienne fondée à Nancy en décembre 1990 et qui a changé depuis son nom en « Église unitarienne française / Fraternité unitarienne », l’Association unitarienne-universaliste de Paris-Île-de-France (2003-2006), et la Fraternelle unitarienne (fondée en novembre 2006). À noter que plusieurs unitariens français participent au Regroupement francophone unitarien universaliste (RUUF), fondé au Québec en novembre 2005 (l’AFCU et le RFUU ont signé un accord de coopération en juillet 2006)

Adresses unitariennes francophones

Voir le carnet d’adresses (exhaustif et tenu à jour) de l’Église unitarienne francophone (EUfr) [3]

Quelques théologiens

  • Sébastian Castellion 1515-1563 n'était pas unitarien, mais émettait des réserves sur la doctrine de la Trinité. Il écrit : « La croyance en la Trinité n’est en rien nécessaire au salut ». Dans son ouvrage pour la défense de Michel Servet, Contre le libelle de Calvin, Sébastien Castellion écrit : « Tuer un homme, ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme ».
  • John Biddle (1615-1662), auteur de traités antitrinitaires, fondateur de l'unitarisme anglais (1654), est emprisonné jusqu'à sa mort. Après 1689 et L'Acte de Tolérance, l'unitarisme put être prêché en Angleterre puis, au XVIIIe siècle, dans les colonies américaines (Nouvelle-Angleterre).
  • James Relly (1722-1778) prêche une doctrine voisine, l'universalisme. (1774). En 1961, un courant chrétien proche, l'universalisme, implanté à Boston en 1817 par Hosea Ballou (1771-1852), fusionne avec l'unitarisme, fondant une association de 1 100 églises : l'Unitarian Universalism (l'année de l'entrée des Patriarcats orthodoxes au Conseil œcuménique des Églises
  • Théophile Lindsey (1723-1808) crée à Londres la 1re congrégation unitarienne. Isaac Newton était membre de l'Église unitarienne d'Angleterre
  • Le pasteur Joseph Priestley (1733-1804, découvreur de l'oxygène), publie, en 1782 Une histoire des corruptions du christianisme. En 1794, il est chassé par une émeute de son église unitarienne de Birmingham, émigre aux États-Unis d'Amérique où il renforcera les tendances unitariennes de l'aile libérale des puritains de Nouvelle-Angleterre.
  • En 1787, la plus grande église de Boston (King's Chapel) passe de l'anglicanisme à l'unitarisme.
  • James Martineau (1805-1900),
  • Le pionnier de l'antiesclavagisme, William Ellery Channing (1780-1842),
  • Théodore Parker (1810-1860)
  • Le pionnier de l'antiesclavagisme, James Luther Adams (Une foi pour hommes libres, 1946).

Quelques unitariens célèbres

Quelques sympatisants unitariens célèbres

Cet article intègre des matériaux copyleft issus de Correspondance unitarienne, oct. 2002.

Notes et références

  1. Chez les Unitariens universalistes(e.g.FAQ des UU du Quebec ) et dans les courants historiues dont témoignent les chartes des Revues Evangile et Liberté et Le Protestant
  2. Dans l'unitarisme historique Cf. les exemples en Pologne, en Hongrie et dans le protestantisme libéral
  3. Voir articles spécialisés Petite église polonaise et Eglise unitarienne de Transylvanie en tenant compte des divers partages de la Pologne et des remaniements de frontières en Europe Centrale
  4. AFCEB, le judéo-christiansime dans tous ses états, CERF
  5. Daniel Marguerat et alii, Introduction au Nouveau Testament, Labor et Fides et Trocmé, les enfances du Christiansime, Noesis
  6. Bernheim, Jacques, le frêre du Seigneur, Noesis et Trocmé, op.cit.
  7. attention au mot qui ne doit pas être pris dans son sens moderne et se reporter à Dan Jaffé, Le Judaïsme et l’avènement du christianisme., CERF
  8. Trocmé, op. cit.
  9. Daniel Marguerat, op.cit.
  10. François Blanchetière, Essai sur les origines juives du mouvement chrétien, CERF
  11. J. E. Rubenstein, Le jour où Jésus devint Dieu, Bayard, 2000
  12. 100 questions
  13. ICUU - Funding
  14. 100 questions
  15. 100 questions

Voir aussi

Liens externes

Liens vers les sites unitariens

Lire aussi

  • Ouvrage aux conclusions unitariennes : Étude des Évangiles suivi de : Les Evangiles et l’écologie de Marie-Claire Weber-Lefeuvre (professeur de lettres), aux éditions de L’Harmattan, collection « Chrétiens autrement », Paris, 161 p., sept. 2006, ISBN : 2-296-01304-X ; grand public.

« Un laïc peut-il proposer sa vision des Évangiles ? Oui, bien sûr, sans prétention, simplement, avec les mots de tous les jours ; comme une lettre à ses enfants… ».

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