Université Lumière Lyon 2


Université Lumière Lyon 2
Université Lumière Lyon 2
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Devise Inter Folia Fulget[1]
« La connaissance parmi les pages »

Scientia et Labore « Connaissance et travail »

Informations
Fondation 1838 : faculté des lettres
1875 : faculté de droit
1896 : université de Lyon
1973 : Université Lumière Lyon 2
Type Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel
Budget 121 M€ (en 2010)
Dotation 31 M€ (en 2005)
Localisation
Coordonnées 45° 45′ 03″ N 4° 50′ 14″ E / 45.7507859, 4.837267445° 45′ 03″ Nord
       4° 50′ 14″ Est
/ 45.7507859, 4.8372674
  
Ville Lyon
Pays Drapeau de France France
Campus Berges du Rhône
Porte des Alpes
Direction
Président André Tiran
Chiffres clés
Personnel 495 (hors enseignants)
Enseignants 976 titulaires
1 666 vacataires
Étudiants 27 393
Divers
Affiliation Université de Lyon
Site web www.univ-lyon2.fr/

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Université Lumière Lyon 2

L'Université Lyon 2, dite Université Lumière Lyon 2, est une université nationale française, située à Lyon. Elle est une des trois universités issues de la scission de l'université de Lyon suite à la loi Edgar Faure de 1968.

Elle forme quelque 27 393 étudiants dans le domaine des sciences de l'homme. Sa devise en latin, inscrite dans la cour de la bibliothèque sur le campus des quais est Inter folia fulget, signifie : « La connaissance parmi les pages ». Néanmoins, la devise première, inscrite en lettres dorées à l'ombre de la statue du grand Claude Bernard dans l'entrée principale de l'université est Scientia et Labore qui signifie « Connaissance et travail ».

Sommaire

Historique

Scission de l'université Lyon 2

Jusqu'en juillet 1973, l'Université Lyon 2 regroupait l'ensemble des disciplines des sciences humaines, sociales, juridiques et économiques. À cette date, une scission intervient, qui est directement la conséquence des événements de mai 1968, violents à Lyon (au cours de ceux-ci, un commissaire de police meurt, écrasé par un camion[2]). L'université Lyon 3 est alors créée. Aujourd'hui encore les deux universités gardent les spécificités des raisons de leur scission.

Celle-ci s'effectue dans le cadre plus général de création d'universités distinctes, s'effectuant souvent selon des axes politiques. Lorsque celles-ci résultent dans des situations véritablement conflictuelles, le ministre de l'Éducation nationale Joseph Fontanet tranche de manière autoritaire, ainsi à Lyon ou à Aix-Marseille. Selon le rapport Rousso (2004): « Il prend ainsi une décision d’ordre public qui cherche à affirmer la primauté de l’État sur le principe de l’autonomie universitaire lorsque les universitaires s’avèrent incapables de régler seuls une crise majeure. » [3].

Le ministre de l'Éducation nationale Olivier Guichard annonce ainsi en 1969 la création de Lyon-I, qui regroupe les anciennes facultés de sciences et de médecine, et de Lyon-II, qui regroupe l’ancienne Faculté des lettres et de sciences humaines, et celle de droit, ainsi que celle de futures universités. Deux ans plus tard, une scission s'opère à Lyon-II, aboutissant à la création de Lyon-III (décret ministériel du 26 juillet 1973).

Si des raisons institutionnelles expliquent aussi celle-ci, les causes politiques sont décisives : la création de Lyon-III « a été rendue possible par une alliance entre des catholiques modérés [notamment Maurice-René Simonnet, proche du ministre Joseph Fontanet et des éléments de la droite radicale, sur fond de rivalités disciplinaires – le refus des juristes de travailler avec des littéraires. » [4]. Lyon II voit en effet une minorité de la droite universitaire radicale s'opposer au Conseil universitaire, un projet immobilier de résidence universitaire étant l'occasion de controverses, tandis que l'élection du juriste Jean-Pierre Lassale à la présidence de Lyon II nécessite treize tours de scrutin[3] André Decocq, assesseur du doyen de la faculté de Droit et Jacques Goudet, tous deux membres du Service d'action civique (SAC) et de l'UNI, jouent un rôle important dans la scission[3].

Dès 1969-1970, un conflit émerge au sein de Lyon-II, autour des questions immobilières. Un premier projet prévoit la création de résidences universitaires dans deux zones, l'une à Lacroix-Laval, près d'une zone résidentielle de la commune de Charbonnières, à l'ouest de Lyon, qui inclurait les biologistes et étudiants en pharmacie, tandis que l'autre serait à Bron-Parilly, dans la banlieue est industrielle, qui inclurait les lettres et sciences humaines[2]. Ce projet est abandonné en octobre 1970, en raison du projet d'aménagement urbain du grand Lyon[2]. À l’été 1972, le conseil de l’université de Lyon II se prononce donc en faveur d’un projet pédagogique du nouvel ensemble de Bron-Parilly. Selon le rapport Rousso (2004), celui-ci « suscite de très vives réticences, notamment de la part des juristes, qui ne veulent pas rejoindre ce nouveau pôle, installé près de la ZAC de Vénissieux » [2]. Louis Pradel, le maire de Lyon, est aussi opposé au projet, parlant de « grave erreur », ajoutant que « C’est aussi idiot que d’avoir mis celle de Nanterre dans les bidonvilles. » [2] La mairie craint notamment une concurrence du campus de Grenoble[2].

Selon le rapport Rousso (2004):

« la droite universitaire la plus radicale (...) cherche après 1968 [,] à contrôler quelques lieux où le rapport de forces pencherait en sa faveur. Cette politique a porté ses fruits à Paris IV [la Sorbonne], où a été créé l’UNI, ou à Aix-Marseille III, une université à dominante juridique, fondée presque au même moment et dans des circonstances bien plus conflictuelles que celles de Lyon III, à cause notamment de la personnalité controversée du juriste Charles Debbasch. Cette stratégie a d’ailleurs été enclenchée dans l’entourage de Georges Pompidou, inquiet de l’influence réelle ou supposée des groupes d’extrême gauche » [5]

Toutefois, d'autres causes jouent; les philosophes de Lyon-II (dont François Dagognet et Bernard Bourgeois) décident ainsi de rejoindre Lyon-III, par crainte de voir l'UER de philosophie disparaître [3].

À la suite de la création de Lyon-III, les universitaires décident de leur appartenance. 334 enseignants restent à Lyon-II, et 174 vont à Lyon-III [3]. Les choix sont majoritairement politiques:

« l’architecture de Lyon III reflète les alliances politiques (l’italien de Jacques Goudet, le sanskrit de Jean Haudry), et l’agrégat d’ensembles sans autre cohérence disciplinaire, du moins au début, que la capacité des juristes à convaincre des entités de plus petite taille de venir les rejoindre. La séparation a un caractère parfois étonnant : les latinistes se sont séparés des hellénistes, les historiens ont été déchirés, y compris lorsqu’ils travaillaient sur le même domaine comme l’histoire du christianisme. » (Rapport Rousso, 2004, p. 31)

Grand amphitheatre universite lyon 2

Lyon 2 aujourd'hui

L’établissement adopte en 1987 la désignation d’« université Lumière Lyon 2 » en l'honneur des frères Lumière.

Actuellement, Lyon 2 comporte deux campus, un sur les quais du Rhône et l'autre à Porte des Alpes, à Bron et Saint-Priest.

L'Université Lumière Lyon 2 est membre fondatrice de l'Université de Lyon, pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) de Lyon ayant statut d'établissement public de coopération scientifique (EPCS), qui a été fondé par le décret n°2007-386 du 21 mars 2007, publié au Journal officiel du 22 mars 2007.

Historique des présidents

Bâtiment de l'Université Lyon 2 situé Quai Claude Bernard

Onze présidents se sont succédé à la tête de l'université depuis sa création. Le président actuel est André Tiran, et a été élu en décembre 2009.

  • Jean-Pierre Lasalle (1971-1973)
  • René Girard[6] (1973-1974)
  • Maurice Bernadet (1974-1979)
  • Philippe Lucas (1979-1986)
  • Michel Cusin (1986-1991)
  • Éric Froment (1991-1996)
  • Bruno Gelas (1996-2001)
  • Gilbert Puech (2001-2006)
  • Claude Journès (2006-2008)
  • Olivier Christin[7] (2008-2009)
  • André Tiran[8] (depuis décembre 2009)
L'amphithéâtre Laprade du Campus des Berges du Rhône

Composantes

Unités de formation et de recherche

L'université compte 6 UFR

  • Anthropologie et sociologie
  • Sciences économiques et de gestion
  • Droit et science politique
  • Géographie, histoire, histoire de l'art et tourisme
  • Langues
  • Lettres, sciences du langage et arts

Instituts

L'université compte 7 instituts

  • Communication
  • Études du travail de Lyon
  • Formation syndicale
  • Psychologie
  • Sciences et pratiques d'éducation et de formation ISPEF
  • Institut universitaire de technologie Lumière

Départements

L'université compte deux départements indépendants

  • Formation innovante en langues et techniques pour la recherche et l'enseignement (FILTRE)
  • Centre international d'études françaises (CIEF)

Écoles doctorales

3 E.D. pour lesquelles l'Université Lumière Lyon 2 est établissement de tutelle :

  • ED 483 ScSo : Sciences sociales
  • ED 484 3LA : Lettres, langues, linguistique, arts
  • ED 485 EPIC : Sciences de l’éducation, information et communication, psychologie

4 E.D. pour lesquelles l'Université Lumière Lyon 2 est partenaire :

  • ED 335 IIS : Informatique et information pour la société (Lyon 1, École Centrale Lyon, INSA)
  • ED 476 NsCo : Neurosciences et cognition (Lyon 1)
  • ED 486 SEG : Sciences économiques et de gestion (Lyon 1, Lyon 3, UJM Saint-Étienne, ENS LSH)
  • ED 492 Droit : (Lyon 3, UJM Saint-Étienne)

1 250 doctorants inscrits chaque année, 115 doctorats délivrés par an, 10 habilitations à diriger des recherches

Formation et recherche

Enseignement

La bibliothèque universitaire Chevreul du Campus Berges du Rhône

377 formations diplômantes sont proposées.

3 Grands domaines d'enseignement

  • Arts, lettres, langues
  • Droit, économie, gestion
  • Sciences humaines et sociales

36 parcours de licence / 195 parcours de masters

  • Arts, lettres, langues :

  - 15 parcours de licence, 14 masters recherche, 11 masters professionnels, 6 masters à la fois professionnels et recherche

  • Droit, économie, gestion :

  - 8 parcours de licence, 7 masters recherche, 28 masters professionnels, 13 masters à la fois professionnels et recherche

  • Sciences humaines et sociales :

  - 13 parcours de licence, 20 masters recherche, 22 masters professionnels, 21 masters à la fois professionnels et recherche

  • 19 licences professionnelles (LP)
  • 5 licences MISASHS (combinaison enseignement SHS/math appliquées)
  • 18 licences bidisciplinaires
  • 1 option français langue étrangère


  • 7 diplômes universitaires de technologie (DUT)
  • 58 diplômes universitaires (DU)
  • 9 préparations à l'agrégation

Relations internationales

Grand amphithéâtre Université Lumière Lyon 2

L'université Lyon 2 compte actuellement 501 accords d'échange avec 318 établissement partenaires dans 62 pays.

Recherche

36 laboratoires de recherche reconnus dont 20 UMR (associés au CNRS)
2 Maisons des sciences de l'homme (MSH)

Scientométrie

L'université occupe la 504e place du classement "Ranking Web of World Universities" qui classe 6000 écoles ou universités en fonction du volume et de la qualité de leurs publications électroniques.

Vie étudiante

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire

Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Population 25 188[9] 25 503[10] 26 437[11] 27 201[12] 28 124[13] 28 176[14] 27 806[15] 27 182[16]
Années 2008 2009 2010 - - - - -
Population 26 681[17] 27 405[18] 28 309[19] - - - - -

Vie associative

Personnalités liées

Étudiants

Enseignants et anciens enseignants

Voir aussi la liste des enseignants de l'université

Sources

Références

  1. http://www.philippelepeut.com/site/index.php?page=97
  2. a, b, c, d, e et f Rapport Rousso (2004), p.23-24 (En ligne)
  3. a, b, c, d et e Rapport Rousso (2004), Chapitre I.
  4. Rapport Rousso (2004), Chapitre I, p.27
  5. Rapport Rousso (2001), Chapitre I, p.25, cite notamment un entretien avec Jean-Claude Casanova, directeur de la revue Commentaire, à l’époque conseiller technique au cabinet de Joseph Fontanet, ministre de l’Éducation nationale.
  6. René Girard (1924-2003), homonyme du philosophe, professeur en littérature allemande [1]
  7. Muriel Florin, « Université Lyon 2 : les candidats se déclarent aujourd'hui », Le Progrès, 24 novembre 2009, consulté sur www.leprogres.fr le 16 octobre 2010
  8. M.F., « André Tiran est élu à la présidence de l'université Lyon 2  », Le Progrès 18 décembre 2009, consulté sur www.leprogres.fr le 16 octobre 2010
  9. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  16. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  17. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  18. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  19. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011

Bibliographie

  • Françoise Bayard et B. Comte, L'Université Lyon 2, 1973-2004, Presses universitaires Lyon, Lyon, 2004
  • Agence d'Évaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES), AERES-S1-Université Lyon2, rapport d'évaluation, 2010, 40 p. 

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Université Lumière Lyon 2 de Wikipédia en français (auteurs)

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