Base aérienne 721 Rochefort


Base aérienne 721 Rochefort
Base aérienne 721 Rochefort
Rochefort Airport.jpg
French-roundel.svg
Code AITA Code OACI
RCO LFDN
Localisation
Pays Drapeau de France France
Coordonnées 45° 53′ 22″ N 0° 58′ 57″ W / 45.889381, -0.98263345° 53′ 22″ Nord
       0° 58′ 57″ Ouest
/ 45.889381, -0.982633
  
Superficie 230
Altitude 17 m (56 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base aérienne 721 Rochefort
Pistes
Direction Longueur Surface
13/21 2 280 m (7 480 ft) bitume limineux
Informations aéronautiques
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP
Catégories
Aéroports • Aéroports français

La base aérienne 721 Rochefort « adjudant Pierre GEMOT » est une base aérienne de l'armée de l'air française située sur les communes de Soubise, Saint-Agnant et Échillais dans le département de la Charente-Maritime.

Elle accueille l'École de formation des sous-officiers de l'armée de l'air (EFSOAA).

Sommaire

Situation géographique

La base aérienne 721 est située à 8 km au sud de Rochefort. Elle est implantée sur un site de 230 hectares dont 140 hectares de verdure et d'espaces boisés. L'architecture du site est l'œuvre de Pierre-André Dufetel, grand prix de Rome en 1952. La base aérienne utilise une piste qui est également utilisée par l'Aéroport de Rochefort-Saint-Agnant.

Histoire de la base

En 1931, l’école des mécaniciens de l’armée de l’air avait investi le site du centre aéronavale au nord du fleuve Charente et à l’ouest du centre-ville de Rochefort. Dès le début des années 1960, l’évolution des effectifs et des techniques donnait à l’école un certain aspect vieillissant et désordonné.

Alors qu’en 1969, le ministère de la défense annonce le départ de l’école à Évreux, les réactions étaient unanimes dans le département et Albert Bignon, député du département de la Charente-Maritime, réussit in extremis à faire annuler la décision. L’école restera donc en Charente-Maritime mais il faut trouver alors une nouvelle localisation et rapidement.

Sans encore avoir choisi le site, l’armée de l’Air exigeait que soit construite une piste de 1700 x 30 mètres sur le même site. En effet, sur le site de l’aéronavale, une seule piste en herbe utilisable de mai à octobre existait.

Après quelques études rapides, le choix du nouveau site se portait sur l’espace actuel où se situe l’aéroport sur les communes de Saint-Agnant, Échillais et Soubise.

21 décembre 1972, pose de la première pierre de l'école technique de l'armée de l'air (future EFSOAA) et de l'aérodrome départemental Rochefort-St Agnant en présence de Pierre Messmer, Premier ministre

En mars 1971, Jean Morin, le nouveau maire de Rochefort, s’employait à créer la structure indispensable à la réalisation de la piste et le 29 juin 1973, le conseil municipal prenait la décision de participer à la constitution du Syndicat mixte pour la création et la gestion de l’aérodrome de Rochefort – Saint-Agnant. La ville participerait à 25 % aux dépenses générées par cette réalisation.

Le 23 octobre 1973, sur requête de monsieur le Préfet, le conseil municipal demanda que la piste soit d’une longueur de 2200 mètres, acceptant toutefois que dans un premier temps elle n’ait que 1800 mètres sur 45 mètres de largeur. Mais ce n’est que le 4 juillet 1975 que le conseil municipal approuvait les statuts du syndicat mixte.

Ainsi, quatre ans ont été nécessaires entre la pose de la première pierre de la base aérienne 721 et de la première pierre de la piste par Pierre Messmer, Premier Ministre.

La piste existante a été mise en service le 10 octobre 1980 et avec des caractéristiques encore différentes : 1900 x 30 mètres.

Le 10 octobre 1980, Yvon Bourges, ministre de la Défense, inaugurait l’école, l’une des plus importantes et des plus réussies des écoles militaires françaises.

Ce grand chantier avait coûté 500 millions de francs de l’époque, soit 2 milliards nouveaux francs (300 millions d’euros).

En septembre 1998, l'école qui est accueillie sur le site, prend le nom d'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air.

De 2001 à 2002, le centre école de l'aéronautique navale de Rochefort est intégré dans l'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air.

En 2003, l’extension de la piste fut réalisée, mesurant maintenant 2280 mètres de long par 45 mètres de large.

La piste permet depuis sa création l’atterrissage et le décollage d’appareils militaires avec une plate-forme aéroportuaire au nord mais également à des d’appareils civils avec l’aérogare au sud qui est géré par le Conseil Général de la Charente-Maritime.

Unités actuelles

Effectif

Les cadres permanents de la base sont près de 1 600, dont 500 instructeurs. Le nombre d'élèves et de stagiaires varie tout au long de l'année mais il peut atteindre 2 500, dont 500 de la Marine nationale.

Il s'agit de la principale formation militaire de la région Poitou-Charentes ainsi que de l'un des tout premiers employeurs de la Charente-Maritime[N 1].

Commandant

L'actuel commandant de la base est le général de brigade aérienne Gérard Latour. Il commande également les écoles des sous-officiers et des militaires du rang de l’armée de l’air.

Le parrain de la base

La base aérienne porte le nom de l'adjudant Pierre GEMOT. Charentais et ancien élève de l'école de Rochefort, il a été mécanicien avion et mécanicien naviguant.

Né à Vitrac, il s'engage à l'école des mécaniciens de Rochefort à l'âge de 17 ans. Il y sortira breveté mécanicien à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Après plusieurs affectations dans la métropole mais aussi en Afrique du Nord et en Afrique-Occidentale française, il obtient le brevet de mécanicien navigant de la Royal Air Force en 1943 en Angleterre.

Puis, il participe à trente missions de bombardement sur l'Allemagne nazie et la France occupée lors de la Seconde Guerre mondiale. Pierre GEMOT est cité deux fois à l'ordre de l'armée aérienne pour son courage, son sang froid et sa compétence.

En 1945, on lui remet la Médaille militaire comme sergent-chef. Ensuite, il participe à plusieurs missions souvent difficiles et obtient deux lettres de félicitations.

En 1952, il rejoint l'Indochine en guerre.

Le 20 octobre 1952, il trouve la mort en service aérien comme mécanicien navigant. Au total, il effectua 3 000 heures de vol et 56 missions de guerre.

Ses décorations sont les suivantes : Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-1945 avec trois citations, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures avec une citation, Médaille de l'Aéronautique.

Insigne de la base

Insigne de la base

Cet insigne est le résultat d'un concours qui date de 1952 et où les cadres et élèves de la base y ont participé. Le graveur Courtois est le réalisateur de l'insigne.

On peut résumer sa signification en reprenant chaque élément qui la compose :

  • secteur denté ajouré : symbolise la mécanique
  • tireur puissamment agenouillé au sol avec un effort qui engendre le mouvement : personnofie le mécanicien
  • flèche doublée d'une aile stylisée que le vent de la vitesse affine : symbolise l'essor de l'avion
  • Héraclès de Bourdelle sert de support.

Meetings aériens

La base aérienne a accueilli un meeting de l’Armée de l’Air le 26 mai 2002 et le 21 mai 2006. Parmi les appareils présentés : plusieurs hélicoptères ainsi que les avions de chasse (Mirage 2000, Rafale, Alphajet) et de surveillance (Awacs). Ainsi que des patrouilles internationales : la patrouille de France, les Red Arrows, la patrouille italienne, la patrouille marocaine et la patrouille royale jordanienne, qui ont effectué des présentations en vol devant plus d'une dizaine de milliers de spectateurs.

La base accueillera un nouveau meeting aérien les 28 et 29 mai 2011.

Notes

  1. Les administrations du département - notamment le Conseil général de la Charente-Maritime ou la Mairie de La Rochelle -, ainsi que les Centres Hospitaliers - de La Rochelle et de Saintes - sont également de très gros employeurs dont les effectifs sont supérieurs à ceux de la base aérienne de Rochefort autour de 2 000 emplois, voire davantage.

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