Chaulmoogra


Chaulmoogra
Taraktogenos, Tropenmuseum

Le chaulmoogra est un terme général désignant tout d'abord un arbre, l' Hydnocarpus kurzii (en) ou Taraktogenos Kurzii King (Gynocardia Plainii, Hydnocarpus Heterophyllus Kurz.) et ensuite le médicament naturel, l'huile produite par cet arbre, mais aussi par les semences des arbres du genre des Flacourtiacées, contenant des acides gras chaulmoogriques et hydnocarpiques.

Cette huile a servi dans le traitement de la lèpre, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle : Les pépins donnent un liquide à l'origine blanchâtre puis une huile grasse et brune, d'odeur nauséabonde que les Indiens et Chinois utilisaient depuis des millénaires pour guérir les lésions de cette maladie.

Sommaire

Hydnocarpus

L'arbre Hydnocarpus , (étymologie , du grec uδνον (hýdnon) = éponge und χαρπoς (karpós) = fruit) en sanskrit Tuvaraka porte des noms multiples suivant les espèces : il se nomme Chaulmugra ou Calmogra écrit चौमुगरा en hindi, et en persan, en kannada Chalmogra yenne mara, Mirolhakai, Surti, Suranti, Toratti Sarvolu, Thuvaraka, Kowti, en telugu Neerudu ou Neeradimuthu en tamil et malaya Marotti, urdu Jangali Badam, Kalaw, Kalawsoet Maikrabao en birman, Assam Memtam, Lamtami 毯利大風子 en chinois [1]. Le terme « chaulmoogra » désignait plusieurs arbres de cette famille des Hynocarpi . Le Krabao désigne le fruit de l' Hynocarpus Anthelminthica.

Les savants ont longtemps cherché quelle variété d' Hydnocarpus produisait la meilleure huile médicinale, jusqu'à la découverte du Taraktogenos Kurzii en Birmanie par le Dr Rock, en 1920 et encore ensuite dans les années 1930 car les huiles vendues sur les marché sous ce nom étaient en réalité souvent une huile falsifiée composée d'huile des graines de variétés différentes d'hydnocarpus : Le véritable « chaulmoogra » (huile et médicament) provient de l'espèce Hydnocarpus wightiana ou du Taraktogenos kurzii, arbre désigné en birman par le mot Kalaw de la famille des Flacourtiacées, dont les fruits ressemblent à de grosses oranges, Tuvakara en sanskrit, découvert en Birmanie en 1920, et qui pousse aujourd'hui après importation en Inde, en Malaisie, au Viêt Nam et au Myanmar (Birmanie), Sri Lanka, Philippines, Brésil et à Java.

Par extension le «  chaulmoogra » (médicament) désigne aussi l'huile médicinale produite par différents arbres et les autres variétés d'Hydnocarpi : Hydnocarpacées : Asteriaostigma, Taraktogenus et Hydnocarpus, (laurifolia, pentandra, ilicifolia, wigthiana, anthelminthica, castanea, kurzii) Gynocardiacées et Oncobées en Afrique.

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Histoire

Rama dans la forêt

Légende

  • Selon une légende birmane, à l'époque pré bouddhique un prince birman contracta la lèpre et vit soudain le fruit de cet arbre, il se traita avec les feuilles et les fruits comestibles de l'arbre kalaw (ou kalawathi) et fut guérit de la lèpre par ce remède. Selon une autre légende indoue, Rāma, dieu de Bénarès, contracta la lèpre. Il s'enfuit dans la forêt où il découvrit un arbre appelé Kalaw, qui le guérit ainsi qu'une jeune fille du nom de Piya, du clan Shakya réfugiée elle aussi dans la jungle, qu'il soigna ainsi, elle devint son épouse et lui donna seize paires du jumeaux. Rama fonda alors une ville nouvelle, Kalawagara. Cet arbre aurait été selon la légende, à l'origine du genre Hydnocarpus dont plusieurs espèces guérissent de la lèpre.

Pharmacopées

  • Cette huile est aussi mentionnée dans les textes Ayurvediques et dans le Rig Veda. L'arbre se trouve cité dans différents livres anciens de médecine et de pharmacie, comme dans le chapitre XIII du Sushruta Samhita (en) de Sushruta où il est identifié au Tuvaraka , Tuvara signifiant « astringent » [2]  : une huile extraite du « Tuvaraka » est administrée oralement ou en application externe dans le traitement de la kushtha nom indien de la lèpre ou sur les yeux[3]. Le livre birman Maha-win-vatthu y fait aussi allusion.


  • Le lèpre en Chine est appelée Ta-Ma-Fen-Ping et le chaulmoogra Ta-Fung-Chi , ( le mot Ta-Fong-Tseu désigne tous les chaulmoogras) ce qui signifie «  semence de la grande maladie » . Il est mentionné pour la première fois par Tchou Tan Ki au XIIIe siècle. On le trouvait dans l'herbier de l'empereur Shennong le Shennong bencao jing [4]. Dans la pharmacopée chinoise, le Ta Feng Tseu aurait été composé d'un mélanges de graines d'arbres d'espèces différentes : Hydnocarpus anthelmintica, Taraktogenos kurzii, Tribulus terrestris, Cannabis indica . Le Pen-ts'ao-kang-mu au XVIe siècle), Li Chi Chen mentionnent les graines de Likrabo. D'après le Pien-Tsao [5] de Tan ki 1380) les graines du Lu-Brako étaient importées du Royaume du Siam[6]. Les chinois l'importaient aussi de Java. Tchou Tan Ki[7] mit très en valeur l'emploi du chaulmoogra de l' hynocarpus anthelminthica en pharmacie. En 1863 dans son livre sur la médecine chinoise traditionnelle, La Médecine chez les Chinois Philibert Dabry de Thiersant indique deux fois le chaulmoogra, pour guérir la gale et pour guérir la lèpre«  Le deuxième jour : tchoui-jong-san. — Ta-houang yukin, tsao-kio-tsee  ; pulvériser et en boire (20s) dans huile de ta-fong-tsee auquel on ajoutera salpêtre et du vin. Ne manger que du miel; avoir soin de se coucher après avoir pris ce remède» .
  • La pharmacopée The Bengal Dispensatory (1841), la British Pharmacopeia et la première édition de la Farmacopéia Venezuelana (1898) incluront le chaulmoogra.

Botanique

  • Le livre du botaniste hollandais Hendrik van Rheede  (en) Tot Draakenstein , Hortus Malabaricus (en) (1678) :

«  Vertus de l' Hydnocarpus Pentendra ou Marotti  : L'huile extraites des graines de ses fruits, est bonne pour calmer la douleur, guérit le corps scabieux et les parties affectées par un prurit, par son onction. De même cette huile est salutaire aux yeux infectés par les humeurs, qui pleurent beaucoup. L'huile mélangée à la cendre est bonne pour les abcès des juments. Son fruit est appelé à Malabar Palega, et les graines broyées , tuent les vers dans les ulcères des pieds des hommes par son onction  »

— Van Rheede, Hortus Malabaricus

  • Joseph Gaertner, en 1788, cite l'Hydnocarpus dans son De fructibus et seminibus plantarum mais non ses vertus médicinales : il souligne juste que les graines donnent des vomissements.
  • Cité aussi dans l'encyclopédie sino-japonaise Wakan Sansai (en) (1713) et le dictionnaire Makhzan-al-Adwiya (1771) [8] .


  • En 1815, le naturaliste William Roxburgh identifie dans sa Flore indienne le Kalaw comme Chaulmoogra odorata dans son catalogue des arbres du Jardin botanique de la Compagnie des Indes de Calcutta mais il était confondu par erreur avec un autre arbre soignant la lèpre, le Gynocardia odorata. Sir David Prain directeur du Jardin de Calcutta découvre ensuite l'origine botanique du véritable arbre donnant le chaulmoogra, le Taraktogenus Kurzii King. Cependant dans le commerce, on vendait comme huile de chaulmoogra des huiles provenant de graines de différents Hydnocarpi. En effet les bêtes féroces, tigres, panthères, léopards se nourrissaient de ces fruits et abondaient aux alentours des arbres Taraktogenos : les indigènes devaient donc partir en groupe de ne ramassaient que le fuits ou les graines tombées à terre, en quantité insuffisante : elles étaient donc souvent mélangées à d'autres graines ensuite dans la fabrication de l'huile chaulmoogra ce qui induisait les chercheurs en erreur.
  • Des recherches entreprises par M. Prain, attaché au Jardin botanique de Calcutta prouvèrent que l'huile et les graines de chaulmoogra étaie celles d'un arbre décrit par un botaniste voyageur, Wilhelm Sulpiz Kurz, qui avait décrit la Flore de forêts birmanes ;: Kurz décrit deux Hydnocarpus birmans, l' Hydnocarpus castanea et l' Hydnocarpus Heterophyllum ou ka-law-hso qui pousse dans le Martaban le Tenasserim et le Pegu Yomah[9].

Le botaniste Sir George King lui donna son nom : Taraktogenus kurzii King.

Chimie

  • Le chaulmoogra fut étudié par Frédéric Belding Power des Laboratoires chimiques Wellcome et par Frank Gornall qui découvrirent l' acide chaulmoogrique ( C 18 H32 O2 ) , en étudiant le chaulmoogra du Taraktogenos Kurzii King trouvée au marché , isolé de l'huile, puis l' acide hydnocarpique ( C 16 H28 O2 ) : on en fit des dérivés comme les éthers éthyliques, acétylés, iodés comme l'Antiléprol. Il découvrit que le Gynocardia odorata, qu'on pensait jusqu'alors, être à l'origine de l'huile de Chaulmoogra, ne contenait en réalité aucun de ces deux acides et portait à tort le nom de Chaulmoogra[10].

La  « chasse au Chaulmoogra tree »

Travaux préparatoires

Ball, Alice Augusta en 1915, diplomée en Sciences au Collège de Hawaii

En 1901 Sir David Prain identifia donc le chaulmoogra dans un Bazar de Calcutta et les pharmacies de Paris de Londres comme venant du Taraktogenus Kurzii. On cherchait alors l' espèce de cet arbre, d'où provenait la véritable huile de chaulmoogra, qu'on trouvait en Chine et ailleurs sur les marchés puisque l'espèce voisine Gyrocardia ne produisait que de l'acide gyrocardique.

En 1915 Alice Augusta Ball au Collège de Hawai, identifie les substances chimiques de cette huile, des ethyls esters dérivés des acides gras et fait la première cure contre la maladie de Hansen après extraction de l'Huile de chaulmoogra[11]. En 1918 le Dr. Arthur Dean, Président du Collège de Hawai, poursuit les travaux de de Alice Ball, morte prématurément, et produit une huile de chaulmoogra susceptible de guérir la lèpre.

L'expédition

Joseph Francis Rock
Birmanie, jungle, Mandalay
Hunting the chaulmoogra tree, N.G. 1922

Joseph Rock botaniste de l' Université de Hawaii et aventurier, qui connaissait la légende du kalawathi tree organise alors en 1920 une expédition au Siam et en Birmanie, pour découvrir l'arbre décrit par les pharmacopées chinoises et indienne. Le 25  mai 1920 il part en Asie et prend des contacts à Harvard, puis , à Washington : il obtient alors du Département de l’Agriculture une mission en Siam (Thaïlande) à la recherche du véritable arbre chaulmoogra. Il est engagé comme « Agricultural Explorer »[12]. Il établit son camp à Lao States près du Mt Dao Chom Chen où il collecte des H Castanea et des Quercus . Il engage un interprète, des coolies, affrète une péniche.

Il suivit la rivière Nam Ping, infestée de crocodiles, pendant dix jours jusqu'à Raheng. De là il partit avec de coolies en Birmanie , à Rangoun, à Moulmein, puis

Des membres de l'ethnie Mishmi, à Dibrugarh (Assam), en 1922, après la découverte du chaulmoogra - photographie de J.F. Rock

Martaba où il trouve de l'H Castanea. Il découvre et identifie alors le Taraktogenus kurzii King (« chaulmograa tree »), au bout de plusieurs mois de marche environné de bêtes féroces et d'insectes venimeux, et de bandits dans la forêt vierge de Haute Birmanie, le premier specimen à Thynganyinon mais cet arbre ne porte aucun fruit.

Il repart en train de Amapura à Mandalay puis Monywa, lieu environné de mouches, avec le vapeur Shillong puis en bateau à Mawlaik au nord de la Birmanie où on lui indique qu'on trouve des Taraktogenos dans les villages de la jungle, près du Khodan et de la rivère Chindwin. Il est doté de lettres pour les chefs du village.

Il trouva enfin des Taraktogenos de l'espèce exacte recherchée par milliers au nord du Mandalay, dans une forêt dense recouvrant les flancs d'une montagne escarpée à une journée de Kyokta sur le Khodan, un petit village dans la jungle de trente habitants : « J'arrivais dans une jungle où je trouvais des milliers de Taraktogenos, mais un seul avait des fruits. Je n'étais pas satisfait avec 170 fruits... » [13],[14],[15],[16],[17].

Les villageois l'aidèrent à faire la récolte des fruits et des graines, et il repartit à Hawaii. Cet arbre était appelé par les birmans des noms de kalaw, kalaw-sai, kalaw-thein, kalaw-na, kalaw-ni, kalaw-pya, suivant les régions birmanes[18].

Il fit paraître au retour un article, en 1922, Hunting the chaulmoogra tree, sa première publication dans le journal National Geographic [19],[20],[21],[22],[23].

L'arbre Chaulmoogra après sa découverte

  • J.F. Rock fit aussitôt importer les graines du Taraktogenus kurzii King , qui furent plantées dans des pépinières, à Hawai sur l'île Oahu ( 2980 plants d'arbres eN 1921-22) puis ailleurs, aux Philippines par exemple, pour produire l'huile de chaulmoogra.
  • Les anglais plantèrent cent hectares d'Hydnocarpus au Nigeria[24].
  • Au Japon elle fut produite entre 1892 et 1944 par Heibei Okamura  (en) Le Chaulmoogra fut introduit au Japon après la Chine sous le nom de Tai-Fu-Shi.
  • L'huile de Chaulmoogra était préparée dans la pharmacie gouvernementale de Pondichéry : les graines d' Hydnocarprus wightiana décortiquées et non décortiquées extraites des tourteaux, broyées et triturées dans un mortier en bois de tamarinier puis filtrée, l'huile extraite était commercialisée et vendue trois roupies. Dix millions de graines traitées par an produisaient trois mille litres d'huile.


  • En 1929, Stévenel affirme que le principe actif du chaulmoogra proviendrait du péricarpe et non la pulpe qui contiendrait un glucide cyanogénétiaque : il sera réfuté par Peirier en 1931 qui montre que le principe actif est uniquement présent dans le pulpe de ce fruit[25].

Utilisation

Composition

L'huile de Chaulmoogra contient de l' acide hydnocarpique, de l' acide chaulmoogrique, de l' acide gorlique, de l' acide myristique et de l' acide palmitique, de l’ acide oléique et acide linoléique ainsi que des insaponifiables . Elle tiendrait des vertus curatives très améliorées de la peroxydation (P. Baranger). Une étude donne ces chiffres : acide chaulmoogrique 21.0%; hydnocarpique 19.6%; palmitique 5.8%; myristique 5.9%; gorlique 26.6%; oléique 11.3% et linoléique 4.4%[26].

Traitement contre la lèpre

En 1854, le physicien Frederick John Mouat professeur à l'Hôpital Médical du Bengale, l'introduit en occident, soignant ses malades avec une lotion externe de chaulmoogra et la poudre en voie orale : il en prescrit au début, trois graines par jour, ou bien six trois fois par jour. Il observa que les médecins indiens dépouillaient les graines de l' écorce, les écrasaient, les mélangeaient avec du beurre ou de l'huile, et enduisaient les parties malades de cette pommade plusieurs fois par jour, en prescrivant de ne pas manger d'aliments salés[27]. Les chinois l'utilisaient aussi depuis des siècles contre la lèpre, se fournissant à Java [28]. Des différentes mixtures à base de chaulmoogra, celle de Heiser et Mercado en 1913 à base d'huile camphrée, résorcine et éther, fut la plus employée ensuite.

Elle fut ensuite utilisée dans le traitement de la lèpre, à partir de 1874, à l'Hôpital de Madras mais fut surtout utilisée en médecine contre la lèpre à partir de 1940.

Jacobsen et Levy[29] ont trouvé dans les années 70 que cette huile inhibait la multiplication des mycobactéries comme le Mycobacterium leprae.

Mais cette huile trop épaisse administrée sous forme de gélules, de lavements puis d'injections sous-cutanées et intra-musculaires (Tortoulis) faisait éclater les seringues et provoquait de grandes douleurs lors de son injection et elle était d'un goût désagréable en médicament, sous forme de gélules enduites de gélatine provoquait un dégoût insurmontable et des vomissements : elle était donc mélangée avec du rhum (mixture de Jeanselme : un mélange d'huile de vaseline camphrée , Albert Schweitzer la mélangeait avec de l’huile de sésame). Elle était aussi mélangée à du camphre ou du chloroforme. L'Ecco de Muir[30] de Calcutta , professeur à l'École de Médecine tropicale était un mélange d'éthylester d'Hydnocarpus, créosote et camphre, huile d'olive, en doses croissantes , il prescrivait aussi l'iodure de potassium. La lèpre fut alors traitée à partir de 1941 par les sulfones, puis les Clofazimine et Rifampicine dans les années soixante[31]. A La Réunion le P.Clément Raimbault la remplaça par une autre huile, moins coûteuse et plus facile à injecter, le dolno ou Huile de Tamanu.

Il est aussi possible d'associer cette huile à des graines de trèfle, Psoralea corylifolia (en) (Fabacées) connues en Inde et dans le Susruta Samhita sous le nom de Balochi,Babchi,Bakuchi, Bakuci (de deux espèces : blanc, sveta ou noir krsna ) et Bu Gu Zhi en Chine et contenant des psoralènes pour soigner la lèpre car cette plante soigne les maladie de la peau[32].

Types de préparations

  • Huiles
  • Gélules
  • Poudre
  • Emulsions (Pommades)
  • Ethers (Antileprol)
  • Savons (Krabaoates)

Autres usages

Elle est aussi  : Anti-bactérienne, anti-inflamatoire, elle traite les dermatoses, l'eczema et le psoriasis, cicatrise les blessures, calme l' arthrite et les rhumatismes, les ulcères, et scrofules, l'herpès et la syphilis. Elle est aussi utilisée en cosmétique, dans les crèmes et lotions.

  • En 1894, le médecin Tortoulis Bey, du Sultan Hussein Kamal guérit un copte de 36 ans de la tuberculose par injections sous-cutanées de chaulmoogra : ce sont les premières injections de chaulmoogra .
  • En 1936 Pierre Baranger, professeur à l' Institut Pasteur préparant une thèse sur l'huile de chaulmoogra, découvre que l' huile de Chaulmoogra aurait une efficacité cinquante fois supérieure mélangée à du cholestérol, et dans les années 1950-60 que ses vertus thérapeutiques sont améliorées par la peroxydation en voayant que les Hindous laissaient leurs jarres d’huile exposées au soleil ce qui entraînait une péroxydation naturelle : le péroxyde de chaulmoogra (huile totale) est enrichi en stérols par addition de cholesterol : et cela permettrait de traiter le cancer[33].
  • En 2009 Jacques Lecler trouve une autre utilisation du chaulmoogra en combinaison avec des guggulipides en thérapeutique et en cosmétique en particulier pour le traitement de la cellulite [34]

Le « chaulmoogra africain » est l' Huile de Gorli. Il est produit par des Oncacées.

Notes et références

  1. Les différents noms de l'Hydnocarpus
  2. Tuwarka ou Haritaki = H.Laurifolia SU 45 122.
  3. Lepromuseum : Texte du passage sanskrit où est cité cet arbre
  4. ou Shen nung pen ts´ao king
  5. Pen-ts'ao-yen-yi-pou-yi
  6. [1]
  7. Tan Ki Sien Cheng , ou maître Tan Ki Evolution de la Matiere Medicale Chinoise par Huard et Wong, Leiden, EJ Brill, 1958.
  8. Source : Chaulmoogra oil as scientific knowledge: the construction of a treatment for leprosy Fernando Sergio Dumas dos SantosI; Letícia Pumar Alves de Souza II; Antonio Carlos Siani
  9. Forest Flora of British Burma page 77 (1877) W Kurz synonyme de Gynocarda Prainii du nom de M. Prain « Hydnocarpus heterophyllus Kurz (non Blume) Forest Flor. Brit. Burma, 1 (1877), p. 77 = Gynocardia Prainii Desprez ou Vrai chaulmoogra  » Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale 1922 .
  10. LXXXVI.—The constitution of chaulmoogric acid .- J. Chem. Soc., Trans., 1904, 85, 851 - 861, DOI: 10.1039/CT9048500851 et The constituents of chaulmoogra seeds Par Frederick Belding Power,Frank H. Gornall
  11. hawai . edu : Alice Augusta Ball en 2000, un taraktogenos du Jardin de Hawai a été nommé Alicia Ball en son honneur.
  12. [2]
  13. Bulletin of the U.S. Department of Agriculture - 1923, Numéros 1051-1075 United States. Dept. of Agriculture ; Journal of the Washington Academy of Sciences, Botanical Society, page 135
  14. (de)Lire aussi Unter Bäumen. Reisen zu den größten Lebewesen" von Rudi Palla [http://www.sandammeer.at/gendub/dezember.htm
  15. Localisation Google Maps MANDALAY
  16. La découverte du taraktogenos, lettre de JF Rock in : Berichte, Briefe und Dokumente des Botanikers, Sinologen und Nakhi-Forschers Par Joseph Francis Charles Rock,Hartmut Walravens
  17. Hydnocarpus, Taraktogenos, and Asteriastigma from Burma CEC Fischer -1927
  18. Joseph Francis Rock, Hunting the chaulmoogra tree Nat. Geogr. Mag 2 41 (1922): 242-276, p. 242. 45
  19. Page 4 Seeds and Plants imported
  20. LEPROSY
  21. Lire aussi : The natural history of medicinal plants Par Judith Sumner
  22. The New York Times August 14, 1921, Sunday,EXPLORING FOR PLANTS
  23. Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France (1896)- Société nationale d'acclimatation de France (Paris) - 1938 -1946
  24. [3]
  25. [4] The component fatty acids of chaulmoögra oil (Taraktogenos kurzii, king) A. Sen Gupta, S. C. Mutha, A. P. Waghrey , Dept. of Pharmaceutics Banaras Hindu University Varanasi India, nov. 1962]
  26. (Du), médicament indien; son emploi thérapeutique. M. le docteur Monat 1854
  27. Gazette Hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie 1854
  28. P.L. Jacobsen et L. Levy, Antimycobacterial Agents and Chemotherapy (1973) pp. 373-379 source
  29. La Lèpre ; diagnostic, traitement, prévention Dr Muir, 1929.
  30. Albert Schweitzer, A l’orée de la forêt vierge
  31. Dictionnaire des Plantes médicinales du monde: croyances et réalités Par Bernard Boullard, ed. ESTEM 2001. page 433. et Indian Medicinal Plants: An Illustrated Dictionary Par C. P. Khare[ http://www.stockfood.com/image-picture-Psoralea-seeds-(Psoralea-corylifolia)-390468.html Photographie des graines Balochi]
  32. Baranger P. Peroxides and polyphenol derivatives in the treatment of cancer , Préparation et constitution des peroxydes chaulmoogriques, L' alteration de chaulmoogriques, Chimiothérapie anti-cancereuse ; FLANDIN (Charles), BARANGER (Pierre) & RAGU (Jean). Essai de traitement de la lèpre par un complexe nouveau de chaulmoogra et de cholesterol, permettant 1'injection intraveineuse a haute dose de dérives 1937
  33. European Patent EP1811953

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie chronologique

  • (fr) Matière médicale indienne, Du Chaulmoogra 1854 - JF Mouat (en).
  • (fr) Le Chaulmoogra: huile de chaulmoogra ; acide gynocardique : études botanique . - Georges Desprez, J-B Baillière.- 1900.
  • (en) [10] Joseph Rock, The Chaulmoogra tree and some related species a survey conducted in Siam, Burma, Assam and Bengal 1864-1922 Les arbres qui poussent en Inde : l'Arbre Chaulmoogra et les espèces associées, nombreuses phogotographies in : Pamphlets on Biology: Kofoid collection, Daniel Hooibrenks , - Page 64 - Bulletin 1057 du Département Agriculture des Etats Unis .
  • (en) Hunting Chaulmoogra tree, National Geographic , JF Rock, 1922
  • (en) Chaulmoogra Oil Therapy in Leprosy, Cal State J Med. 1922 February; 20(2): 64–65
  • (fr) Revue française La Nature : Les précieuses noix du chaulmoogra Victor Forbin N°2660, 28 mars 1925 et A propos de la noix de [chaulmoogra et de la lèpre, Dr Palasne, N°2665, 2 mai 1925
  • (fr) Chaulmoogra et autres graines utilisables contre la lèpre , par Em. Perrot. 1926 Travaux de l'Office national des matières premières végétales pour la droguerie, la pharmacie, la distillerie et la parfumerie -- notice no 24 (avril 1926), 59 pages.
  • (fr) BIUM Mémoires originaux. Par le Dr A. Gauducheau : L'huile de chaulmoogra, son rôle dans le traitement de la lèpre, sa fabrication à la pharmacie du gouvernement de Pondichéry . Par M. Bouillat . 1934 Télédéchargeable : Contient une histoire détaillée de ce médicament, ses usages etc....
  • (en) Chaulmoogra oil in the treatment of lymphopathia venerea George M. Landrock, American J(en) Journal of Digestive Diseases, Volume 3, Number 12 / décembre 1936.
  • (de) I. Chaulmoograöl (Geschichte, Herkunft, Zusammensetzung, Pharmakologie, Chemotherpie). Chaulmoogra oil (History, Origin, Composition, Pharmacology, Chemotherapy). By HANS SCHLOSSBERGER. pp. 141 with one figure. Berlin. Verlag von Julius Springer. 1938. II. Ergebnisse der Lepraforschung seit 1930. (Results of Leprosy Investigation since 1930). By VICTOR KLINGMULLER. pp. 110. Berlin. Verlag von Julius Springer. 1938 LC Scott Am. J. Trop. Med., s1-18(5), 1938, pp. 621
  • (en) Analysis of Chaulmoogra Oils. IV. Hydnocarpus anthelmintica Oil. V. Taraktogenos kurzii (Chaulmoogra) OilHoward Irving. Cole, Humberto T. Cardoso J. Am. Chem. Soc., 1939, 61 (12), pp 3442–3445
  • (fr) Contribution à l'étude des huiles de chaulmoogra africaines, Jean-Marie Pelt, Thèse : Nancy , 1969. Publication  : Gap : impr. Louis-Jean, 1960.
  • (fr)Chaulmoogra (Hydnocarpus wightiana). L. F. Haas, Journal Neurologique de Psychiatrie 1995;59:315 doi:10.1136/jnnp.59.3.315

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Regardez d'autres dictionnaires:

  • chaulmoogra — ● chaulmoogra nom masculin (anglais chaulmoogra, du bengali) Huile extraite d une quinzaine d espèces de ce nom, la plus active étant le chaulmoogra de Birmanie, utilisé pour le traitement de la lèpre. ⇒CHAULMOOGRA, subst. masc. BOT. Arbre de l… …   Encyclopédie Universelle

  • chaulmoogra — [chôl mo͞o′grə] n. [Beng cāulmugrā, E Ind tree] any of various SE Asian trees (genus Taraktogenos, family Bixaceae and genus Hydnocarpus, family Flacourtiaceae) whose seeds yield a nonvolatile oil, once commonly used to treat leprosy …   English World dictionary

  • chaulmoogra — /chawl mooh greuh/, n. any of several trees of the genus Hydnocarpus (or Taraktogenos), of southeastern Asia, esp. H. kurzii, the seeds of which yield chaulmoogra oil. [1805 15; < Bengali calmugra] * * * …   Universalium

  • chaulmoogra — chaul·moo·gra chȯl mü grə n any of several East Indian trees (family Flacourtiaceae) that yield chaulmoogra oil …   Medical dictionary

  • chaulmoogra — vaistinis pinčiavaisis statusas T sritis vardynas apibrėžtis Flakurtijinių šeimos vaistinis augalas (Hydnocarpus kurzii), paplitęs pietryčių Azijoje. atitikmenys: lot. Hydnocarpus kurzii angl. chaulmoogra isp. cholmugra šaltinis Valstybinės… …   Lithuanian dictionary (lietuvių žodynas)

  • chaulmoogra — noun Etymology: Bengali cālmugrā Date: circa 1815 any of several East Indian trees (family Flacourtiaceae) that yield an acrid oil used especially formerly in treating leprosy and skin diseases …   New Collegiate Dictionary

  • chaulmoogra — n. type of tree …   English contemporary dictionary

  • chaulmoogra — [tʃɔ:l mu:grə] noun a tropical Asian evergreen tree whose seeds yield an oil used medically and as a preservative. [Hydnocarpus kurzii.] Origin C19: from Bengali cāul mugrā …   English new terms dictionary

  • chaulmoogra — chaul·moo·gra …   English syllables

  • chaulmoogra — /tʃɔlˈmugrə/ (say chawl moohgruh) noun a South Asian tree of the genus Taraktogenos (or Hydnocarpus), the seeds of which yield an oil used in the treatment of leprosy and skin diseases. {Bengali} …   Australian English dictionary


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