Jean-Baptiste Bruny

Jean-Baptiste Bruny
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Jean-Baptiste Bruny
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Naissance 18 novembre 1769
Lyon
Décès 11 juin 1846 (à 77 ans)
Chalon-sur-Saône
Origine Drapeau de France France
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume des Français
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Royaume de France
Arme Infanterie
Grade 1811 : Général de brigade
Années de service 1785 - 1832
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
(Commandeur)

Jean-Baptiste Bruny (18 novembre 1769[1] - Lyon11 juin 1846) était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

Biographie

Entré au service, comme soldat, le 6 juin 1785, Jean-Baptiste Bruny (ou Bruni) était sergent au régiment du Lyonnais, au commencement de la Révolution, en 1789. Il fit preuve de bonne conduite lors des événements d'Aix et de Montpellier, en 1790 et 1791. Il fut nommé colonel de la demi-brigade qu'on forma avec les bataillons du régiment de Lyonnais, et remplit ensuite les fonctions d'agent supérieur à l'armée du Rhin, pendant les années 1794 et 1795.

En 1796, il commanda le quartier-général de la division Férino ; et, après l'affaire d'Oberkamlach, qui eut lieu le 13 août, entre les émigrés du corps de Condé et les républicains, il parvint à obtenir la mise en liberté des prisonniers faits dans ce combat.

Le colonel Bruni refusa d'adhérer à la nomination de Buonaparte au consulat à vie. Employé dans l'expédition de Saint-Domingue, il fut fait prisonnier, et détenu pendant quelques mois à la Jamaïque.

Il revint en France vers la fin de 1804, étant alors colonel de la 89e demi-brigade. Il refusa encore son adhésion à l'élévation de Buonaparte à la dignité d'empereur, aussi ne fut-il nommé que provisoirement colonel du 82e régiment d'infanterie de ligne, qu'il réorganisa dans la Vendée. Il eut ensuite le commandement en pied de ce régiment, et celui d'un camp où furent rassemblées 15 compagnies de grenadiers, en 1805 et 1806.

Dans cette dernière année, il devint colonel du 62e régiment d'infanterie, alors au service du roi de Naples, et y servit jusqu'au mois de mars 1809. Il fut créé, la même année, membre de la Légion d'honneur.

Il fit, sous les ordres du général Grenier, la campagne contre l'Autriche, dans l'armée d'Italie, commandée par le vice-roi prince Eugène. Sur la demande de ce prince, le colonel Bruni obtint de Buonaparte la décoration de chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer, fut créé baron de l'Empire, et reçut une dotation sur le Hanovre. Il avait été précédemment nommé commandeur de l'ordre des Deux-Siciles, par le roi de Naples, Joseph Bonaparte.

Après la campagne de 1809, il passa en Calabre avec son régiment. Créé général de brigade, le 6 août 1811, il fit la campagne de Russie, en 1812, sous le maréchal Ney, et-fut nommé commandant de la Légion d'honneur, le 2 septembre. Pendant la retraite de Moscow, l'armée française ayant traversé la Prusse, le prince Eugène, qui avait alors le commandement en chef de cette armée, nomma le général Bruni gouverneur de Stettin, mais cet offîcier n'ayant pas eu la possibilité de pénétrer dans cette place, il resta à Berlin, où il remplit les fonctions de chef de l'état-major du maréchal Gouvion-Saint-Cyr. Chargé ensuite de la défense de Spandau, il s'acquitta dignement de cette mission; et, quoique la place fût en mauvais état de défense, il ne la rendit que le 24 avril 1813. Il avait obtenu une capitulation honorable, qui sauva la garnison. Buonaparte néanmoins donna ordre de le mettre en jugement, mais l'affaire n'eut pas de suite.

Étant revenu à Paris, au mois de septembre 1813, Bruni fut nommé commandant d'une division de l'armée qui se trouvait réunie à Anvers. Des observations, qu'il fit sur l'état des choses d'alors, ayant déplu, on lui retira les lettres de service de ce commandement de division, et on ne lui en donna que pour une brigade.

En mars 1814, il fut des premiers à donner son adhésion à la déchéance de Napoléon et aux actes du gouvernement provisoire. S. M. Louis XVIII le créa chevalier de Saint-Louis, le 21 août 1814. Dans la même année, il fut envoyé en Corse, pour y servir sous les ordres du chevalier Bruslart, commandant supérieur de la 23e division militaire.

En 1815, pendant les Cent-Jours, il commanda, à Ajaccio, la 2e subdivision de cette division, prit toutes les mesures nécessaires pour la défense de cette place; et, aidé des 4e d'infanterie légère et 9e de ligne, il soutint avec zèle et énergie la cause du roi contre les insurgés, qui avaient pris les armes en faveur de Buonaparte. Ajaccio tenait encore pour le roi, un mois après l'entrée de Buonaparte à Paris, mais tous les efforts du général Bruni n'ayant pu empêcher la substitution du drapeau tricolore au drapeau blanc, ni la défection des troupes, il quitta son commandement, que déjà la junte nommée par Napoléon lui avait retiré dès le 19 avril. Il fut destitué par Buonaparte, le 22 mai, et réintégré, en juin. Mais comme il refusa d'être employé activement dans l'année, on l'envoya à Strasbourg.

Lors de la seconde rentrée du roi, le baron Bruni fut d'abord admis à la retraite. Bientôt après, le lieutenant-général marquis de Rivière, commissaire du roi dans le midi de la France et dans la Corse, le fit employer dans cette île, sous les ordres du lieutenant-général comte Willot, qui en était gouverneur. Après le rappel du comte Willot, le général Bruni eut le commandement supérieur de la 17e division militaire. En reconnaissance de l'excellente conduite qu'il avait tenue aux mois de mars et d'avril 1815, la ville d'Ajaccio lui décerna une épée, par délibération du 14 mai 1816 ; et « S. M. daigna » permettre au général Bruni d'accepter ce don.

Rappelé en France, au commencement de 1821, Bruny fut chargé, le 8 mai, du commandement de la ville de Bourges (21e division militaire), puis il passa, le 26 février 1823, à celui de la subdivision des Pyrénées-Orientales.

Affecté à la 8e division du 3e corps de l'armée des Pyrénées le 4 avril 1823, il fut mis en disponibilité le 23 décembre suivant. Le 22 janvier 1824 Bruny reprit son commandement à Bourges qui'il conserva jusqu'au 17 décembre 1828, époque à laquelle il fut envoyé prendre celui de la e subdivision de la 14e division militaire, à Cherbourg (Manche). Commandant de la 2e subdivision (Haute-Vienne et Creuse) de la 21e division militaire le 19 août 1829, il fut mis en disponibilité le 19 août 1830 et admis définitivement à la retraite le 11 juin 1832.

Il mourut le 11 juin 1846.

Décorations

Titres

Armoiries

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Briant et de l'Empire

Coupé : le premier parti d'azur au croissant, les pointes à dextre d'argent ; et de gueules au signe des barons tirés de l'armée ; au deuxième d'argent à la barre d'azur, chargée de trois étoiles du champ, accompagnée à dextre d'une branche d'olivier de sinople et en pointe d'un coq contourné de sable, sénestré d'une lance, haute en pal du même, mouvant de la pointe.[2],[3],[4],[5]

Livrées : les couleurs de l'écu, le verd en bordure seulement[5].

Annexes

Bibliographie

  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 3, L'auteur, 1822 [lire en ligne]  ;

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes



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