João Bosco Penido Burnier


João Bosco Penido Burnier

João Bosco Penido Burnier, plus connu sous la dénomination de Père João Bosco, né le 11 juin 1917 à Juiz de Fora, Minas Gerais, au Brésil, et mort (assassiné) le 11 octobre 1976 à Goiânia, Goiás (Brésil) était un prêtre religieux jésuite brésilien, missionnaire auprès des Xavantes du Mato Grosso amazonien. Il fut tué par des policiers alors qu'il cherchait à défendre une femme des mauvais traitements qu'ils lui faisaient subir.

Sommaire

Biographie

Né le 11 juin 1917 à Juiz de Fora, dans une famille nombreuse (il est le 5e d'une fratrie de neuf enfants), João Bosco étudie à l'Université pontificale grégorienne de Rome. Il y est ordonné prêtre en 1946. Il termine ses études en Espagne. Deux de ses huit frères sont religieux : frère Martin, dominicain et le père Vincent, premier prêtre sourd de l'Église du Brésil et très actif dans la Pastorale de sourds.

De 1949 à 1954 il est secrétaire de l'Assistant latino-americain du supérieur Général. En 1954, il devient le vice-provincial pour la zone centrale du Brésil et est l'un des fondateurs du Collège des Jésuites à Juiz de Fora. C’est à cette époque qu’il travaille avec les Indiens Beiços-de-pau et Bacairis, en participant au conseil missionnaire indigène (Conselho Indigenista Missionário).

Les circonstances de sa mort

Le père João Bosco, accompagné de Dom Pedro Casaldáliga, se rendit à la caserne locale de la police pour réclamer la libération de deux paysannes amérindiennes, qui avaient été emprisonnées et torturées, car soupçonnées de collaborer avec les opposants au gouvernement Geisel[1].

Dom Pedro menaçant de porter plainte, un policier, Ezy Ramalho Feitosa, officier de police à Ribeirão Cascalheira, tira une balle dans sa direction, mais le père João Bosco, lui faisant un bouclier de son corps, reçut la balle dans la poitrine. Il meurt le lendemain, 11 octobre 1976. Lorsqu'ils apprennent ce qui s'est passé les paysans entrèrent en rébellion, détruisirent la caserne et libérèrent les deux paysannes.

Par la suite, ce lieu est devenu le Sanctuaire des Martyrs de l’Araguaia (Santuário dos Mártires do Araguaia), et la chemise tachée de sang du père João Bosco y est conservée comme avertissement et témoignage de non-violence.

Trente-trois ans plus tard, en décembre 2009, le policier brésilien, Ezy Ramalho Feitosa, est finalement condamné lorsque le gouvernement Brésilien lui retire enfin sa protection.

Voir aussi

Lien interne

Lien externe

Sources

  • (pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « João Bosco Penido Burnier » (voir la liste des auteurs)
  • chapitre sur le Père Joao Bosco Burnier dans le livre de R.L. Dumont "Les Prêtre Subversifs" (Editions Labor 2002, pages 142-144)

Notes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article João Bosco Penido Burnier de Wikipédia en français (auteurs)


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