Calife Omar


Calife Omar

Omar ibn al-Khattâb

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Abû Hafs 'Omar ibn al-Khattab ibn Nufayl al-Qurachî al-'Adawî[1], Omar ibn al-Khattâb (ar. عمر بن الخطاب, Omar ou Omar Ier surnommé Al-Fârûq[2] fut un compagnon du prophète de l'islam, Muhammad. Il devint le deuxième calife de l'islam en succédant à Abu Bakr en 634. Il faisait partie du clan Banu `Ad de la tribu Quraych. Il est mort assassiné le 4 novembre 644[3], `Uthman lui a succèdé.

Sommaire

Histoire d'après la tradition musulmane

Omar est né à La Mecque après 581[4].

Il s'est d'abord opposé aux premiers musulmans. Connu pour son instruction, il était aussi robuste et buveur de vin[5].

Au début de l'islam, il défendait la religion traditionnelle des Quraychites considérée par les musulmans comme de l'idolâtrie. Il participait aux persécutions des musulmans[6].

Sa conversion à l'islam

Ibn Ishaq dans son recueil Sirat An-Nabi (La vie du prophète) rapporte qu'Omar s'était décidé à tuer Muhammad en apprenant la conversion de sa sœur et son mari à l'islam. Alors qu'il allait tuer Muhammad, un musulman lui dit de mettre d'abord de l'ordre dans sa propre maison. Il fit demi-tour pour retourner chez lui, il y trouva sa sœur en train de réciter le Coran cela le rendit furieux et la frappa. Il s'excusa de cette faute auprès de sa sœur et lui demanda de lire la sourate qu'elle était en train de réciter (Sourate 20, Ta Ha). Il fut si impressionné à la lecture de cette sourate qu'il se rendit chez Muhammad pour se convertir à l'islam (cinq ans avant l'hégire en 617). Depuis ce jour il défendit l'islam et devint l'un des compagnons de Mahomet. Son surnom d'Al-Fârûq lui vient de ses charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade au cours de la période préislamique. Ce surnom qui signifie celui qui fait la distinction entre le bien et le mal, la justice et l'injustice lui a été donné par Muhammad.

Départ à Médine

Omar participe au départ de Muhammad à Médine (622). Il est présent lors des batailles menées pendant cette période. En 625, Hafsa, sa fille, épousa Muhammad.

Nomination comme calife

Lorsque Abû Bakr est tombé malade, il se soucia de sa succession et suggéra le nom d'`Omar. Les notables médinois furent d'accord sur ce choix. Abû Bakr convoqua `Uthman ibn Affan pour rédiger un testament allant dans ce sens. Le lendemain Abû Bakr décéda[7].

Prise de Damas

Dès sa prise de fonction il changea de chef des armées, pour des raisons différentes selon les versions, remplaçant le vainqueur de la bataille du Yarmouk, Khâlid ibn al-Walîd par Abû `Ubayda ibn al-Jarrah. Abû `Ubayda conserva Khâlid à son côté.

Les armées byzantines étaient à Damas et à Émèse (Homs) où l'empereur Héraclius se tenait en retrait. Le siège de Damas dura plusieurs mois (deux ou six selon les versions). Il y a été utilisé des machines de guerre pour envoyer des projectiles sur l'armée adverse. Damas finit par se rendre en livrant la moitié de ses richesses aux troupes musulmanes (janvier 635 ou septembre 635[8]). L'empereur byzantin se replia à Antioche (Antakya). En 637 Abû `Ubayda prend Baysan, Tibériade et Fahil. Le sud de la Syrie est ainsi sous le contrôle des musulmans.

Conquête de l'Irak et de la Perse

`Omar voulut alors profiter de la faiblesse relative de la Perse pour l'attaquer. Il n'y eut guère de volontaire pour cette mission et seul Abû `Ubayd ben Mas`ud s'est porté volontaire. Il fut nommé à la tête de l'armée d'Irak[9]. Il se dirige vers Al-Hîra avec l'armée de Médine rejoignant ainsi l'armée d'Irak qui l'attendait. Un combat eu lieu à Namarîq[10]. Dans cette bataille un butin immense et un grand nombre de prisonniers étaient tombés entre les mains des musulmans[11]. Il franchit l'Euphrate et se dirige vers la forteresse de Kaskar[12]. C'est une nouvelle victoire qui donne aux musulmans le contrôle de la Mésopotamie.

Les Perses lancent une attaque en direction d'Al-Hîra avec une armée conduite par son général Bahman : 30 000 hommes et trente éléphants. Les deux armées se font face de part et d'autre de l'Euphrate. Un pont fut construit pour que les Arabes puissent passer sur l'autre rive du fleuve d'où le nom de « bataille du pont » donné à cet affrontement (octobre 634). Les éléphants affolaient les chevaux des Arabes, ceux-ci sont reparti au combat à pied et cette fois ils ont négligé les éléphants et enfoncé l'armée perse. Cependant dans le combat un éléphant renversa Abû `Ubayd ben Mas`ud et l'écrasa. Les armées arabes se sont repliées et ont refranchi le pont[13].

Deux batailles firent encore quelques milliers de morts à Bowayb et à Baghdâd. Yazdgard III est devenu le nouveau souverain perse de la dynastie des Sassanides. Il commence par essayer une négociation avec les Arabes. La bataille finale eut lieu à Al-Qâdisiyya (vers [636][14]). Elle dura quatre jours en opposant Rostam Farrokhzād commandant l'armée perse avec ses éléphants et 120 000 hommes et Sa`ad ben Abî Waqqâs (سعد بن ابي وقاص) qui ne pouvait participer lui même à la bataille, à cause d'une paralysie temporaire qui avait touché sa jambe droite. Il y eut au moins 30 000 morts du côté des perses et Rostam fut tué. Cette victoire des musulmans a fait entrer définitivement la région, rebaptisée Irak al-Arabî, dans le monde arabo-musulman[15].

Article détaillé : Bataille d'al-Qâdisiyya.

Pour empêcher qu'une aide aux armées perses n'arrive par la mer, `Omar fonda la ville de Bassora à l'embouchure de l'Euphrate et y installa la garnison arabe.

Conquête des villes de Syrie

`Omar laissa au repos son armée d'Irak et remit celle de Syrie en campagne. Abû `Ubayda reçut l'ordre de s'emparer d'Émèse (Homs). Les byzantins renforcèrent les fortifications et une armée menée par Héraclius se déplaça d'Antioche (Antakya en Turquie) à Édesse (Urfa en Turquie) pour venir en aide à Émèse si nécessaire. Le siège d'Émèse commença en hiver. C'est un tremblement de terre qui vint en aide aux musulmans en écroulant une partie des fortifications.

Omar a fixé les règles de conduite à l'attention des chrétiens et des juifs donnant les bases du statut de « protégé » (dhimmi) dans la société dominée par les musulmans dans un texte appelé le Pacte d'Umar

Article détaillé : Pacte d'Umar.

Il restait deux villes à prendre : Chalcis (Hâdir Qinnasrîn ou al-`Iss en Syrie) et Césarée (Césarée en Palestine). Chalcis étant la plus proche elle fut conquise en premier.

`Omar nomma alors Mu`âwiya ibn Abî Sufyân à la tête de l'armée chargée d'attaquer Césarée. Les Byzantins furent mis en fuite et 80 000 d'entre eux furent tués[16] (636).

Prise de Jérusalem

`Omar envoya alors Mu`âwiya accompagné d'`Amrû ben al-`Âs à la conquête de Jérusalem. Partant de Damas, les armées arabe parcouraient la route des pèlerins À son approche le général byzantin chargé de défendre Jérusalem, nommé Artabun, s'enfuit vers l'Egypte (Janvier 637).

À Jérusalem ,le patriarche Sophronius voulut traiter directement avec `Omar et que celui-ci vienne en personne dans la cité. `Omar accorda sa protection aux habitants de la ville au terme d'une lettre remise à ce patriarche. Il garantit la sauvegarde des sites chrétiens et donna ordre à ses hommes de ne pas les détruire et de ne pas les utiliser comme habitations. Le récit d'Eutychius raconte qu'`Omar ibn al-Khattab visita l'église de la Résurrection et s'arrêta pour s'asseoir sous son porche; mais, au moment de la prière, il s'éloigna de l'église et fit sa prière en dehors. Il craignait que les générations futures ne prennent le prétexte d'une prière de lui à l'intérieur de l'église pour la transformer en mosquée. Eutychius ajoute que `Omar ben al-Khattab avait écrit un décret interdisant aux musulmans de se réunir en ce lieu pour y prier. D'après le Coran, `Omar se rendit aussi sur l'esplanade du temple à l'endroit où Mahomet a été emmené au paradis la nuit[17]. Ayant inspecté ces lieux il fit ses prières là ou se situe maintenant la mosquée Al-Aqsa.

`Omar confia la Palestine, Jérusalem et la côte méditerranéenne à Yazîd ben Abî Sufyân. Abû `Ubayda reste le gouverneur général de toutes ces régions.

Prise de Ctésiphon

L'armée d'Irak s'étant reposée, elle repart au combat sous les ordres de Sa`ad ben Abî Waqqâs. Yazdgard III abandonne sa capitale Ctésiphon et toutes ses richesses sans combattre.

La fuite de Yazdgard III se poursuit vers Ray (en Iran). Omar décide de ne pas le poursuivre : « les arabes avaient fait assez de conquêtes pour cette année et le salut des musulmans est préférable à un nombreux butin[18] ».

La conquête du nord de l'Irak se poursuit néanmoins avec la prise de Tikrīt puis celle de Mossoul (638).

Fondation de Koufa

`Omar se mit à la recherche d'un site où construire une nouvelle capitale. Le site de Koufa près d'Al-Hîra fut choisi. Sa`ad ben Abî Waqqâs s'y a fait construire un palais et fit transporter la porte du palais de Ctésiphon pour en faire la porte de son palais. Une partie des habitants de Ctésiphon l'imitèrent en s'installant à Koufa. `Omar envoya un messager charger de brûler le palais ainsi construit. Ce palais fut restauré sous le règne de Mu`âwiya ibn Abî Sufyân qui devint alors la résidence royale[19].

Seconde bataille d'Émèse

Pendant toute la 17me année de l'hégire (638), il n'y eut pas de campagne de conquêtes car les arabes étaient occupés à la construction de Koufa. Une partie des chrétiens habitants de l'Irak s'étaient dirigés vers Émèse pour y rejoindre les byzantins. Il y eut une armée sous les murs d'Émèse. Aussitôt Abû `Ubayda appela des renforts. Yazîd ben Abî Sufyân vint de Damas Mu`âwîya ben Abî Sufyân vint de Césarée et Khâlid ben Walîd resta à Chalcis à réunir une armée en attendant les renforts venant d'Irak. Khâlid ben Walîd arriva enfin et il conseilla à Abû `Ubayda de tenter une sortie. Une bataille de quatre jours s'engagea. Trois mille byzantins furent faits prisonniers.

Une épidémie de peste ravagea la Syrie et en particulier le bourg d'Emmaüs elle fit deux victimes notables : Abû `Ubayda et Yazîd ben Abî Sufyân (639)[20].

Conquête de l ‘Égypte

`Amrû ben al-`As se dirigea vers l'Égypte en traversant la Palestine, il reçut des renforts venus d'Irak.

Il conserve à ces territoires leur administration antérieure, et ne cherche pas à convertir de force ses nouveaux sujets chrétiens ou juifs car, la loi coranique leur attribue un statut de dhimmi, au prix d'un impôt spécifique. Les troupes arabes sont maintenues dans un certain isolement dans des cités fortifiées nouvellement construites et sont payées avec le butin des conquêtes.

`Omar al-Fârûq est assassiné le 4 novembre 644 dans la mosquée de Médine par un esclave persan nommé Firûz. Son successeur est Uthman ben Affan.

Il ordonne la construction de la mosquée Qubbat al-Sakhra sur le lieu actuel du Dôme du Rocher, sur l'esplanade du Temple à Jérusalem, à l'endroit que Mahomet a visité la nuit (Isra voyager la nuit) et d'où s'est envolé au ciel chevauchant le cheval ailé Bouraq.

On lui doit aussi l'institution de l'ère de l'hégire, nouveau calendrier musulman, dont il fixe la date au 16 juillet 622. Il est le premier calife à être appelé Amir al-mûminîn (« Commandeur des croyants »).

Précédé par Omar ibn al-Khattâb Suivi par
Abou Bakr
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(634-644)
`Uthman


Notes

  1. arabe : 'abū ḥafṣ 'Omar ibn al-ḫaṭāb ben nufayl al-qurašī al-'adawī,
    أبو حفص عمر بن الخطاب بن نفيل القرشي العدوي
  2. arabe : al-Fārūq, الفاروق, l'équitable
  3. 27/28 dhu al-hijja 23 A.H.
  4. Son année de naissance est très incertaine. « Au moment de sa mort il était âgé de cinquante-cinq ans ; d’autres disent cinquante-sept ans ; d’autres encore disent qu’il était âgé de soixante-et-un ans ou d’après une tradition différente qu’il avait soixante-trois ans (Tabari (trad. Hermann Zotenberg), La Chronique, Actes-Sud / Sindbad, coll. « THESAURUS », « Omar, fils de Khattâb », p. 260 ). », cela le fait naître entre 582 et 591.
    Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, (ISBN 978-2-130-54536-1) donnent 591
    (ar) الخلفاء الراشدون/دولة الاسلام الأولى donne 583
  5. (en) Witness-pioneer.org - Khalifa Omar ibn al-Khattab : Islamic Actions and Social Mandates
  6. Mahmoud Hussein (Gaghar Elnadi et Adel Rifaat), Al-sîra, Le prophète de l'islam raconté par ses compagnons, vol. I, Hachette littérature, coll. « Pluriel », 2006, 550 p. (ISBN 978-2-01-279291-3), p. 447 
  7. Tabari, ibidem, p. 121
  8. Tabari, ibidem p. 124. Tabari hésite entre les deux dates, mais semble préférer la seconde.
  9. Tabari, ibidem p. 128
  10. Namarîq ou Namraq : lieu non identifié proche de Koufa
  11. Tabari, ibidem p. 129
  12. Kaskar : forteresse sur la rive droite du Tigre en aval de Ctésiphon face au site de la future ville de Wasit.
  13. Tabari, ibidem, « Bataille du pont », pp. 133-138
  14. Date imprécise : Tabarî, ibidem, p. 153 indique « pendant la quatorzième année de l'hégire » donc en 635 ou au début de 636. Janine et Dominique Sourdel, Le dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, (ISBN 978-2-130-54536-1) indiquent « mars 636 ou 637 »
  15. Tabari, ibidem p. 141-156
  16. Tabari, ibidem p. 159-160
  17. Coran, Le voyage nocturne, XVII, 1
  18. Tabari, ibidem p. 168
  19. Tabari, ibidem p. 172
  20. Tabari, ibidem p. 180

Voir aussi

Documents externes

  • Tabari, La Chronique (Volume II), Actes-Sud (ISBN 2-7427-3318-3)
  • (en) The Caliphate, its rise, decline and fall, by William Muir CHAPTER I, 11 A.H., Death of Mohammad, Election of Abu Bekr, 'Omar, 'Ali, Abu 'Obeida
  • Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, (ISBN 978-2-130-54536-1)
  • Mahmoud Hussein (Gaghar Elnadi et Adel Rifaat), Al-sîra, Le prophète de l'islam raconté par ses compagnons, vol. I, Hachette littérature, coll. « Pluriel », 2006, 550 p. (ISBN 978-2-01-279291-3), « `Umar ibn al-Khattâb », p. 447-451 
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