Capitoul


Capitoul

Les capitouls étaient, depuis le Moyen Âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville.

  • pour devenir Capitoul, il faut être un homme âgé de plus de 25 ans, marié, catholique, posséder une maison à Toulouse et exercer une profession honorable : avocat, procureur, écuyer ou marchand.

Toulouse étant une ville ayant le droit de justice et de défense, ainsi que la seigneurie d'un vaste territoire alentour, leurs attributions étaient non seulement administratives, mais judiciaires et militaires. Leurs fonctions étaient reconnues par le roi comme nobles et anoblissantes. L'établissement du parlement de Toulouse au XIVe siècle réduisit leurs prérogatives judiciaires. Avec la Révolution française, le capitoulat est aboli, tout comme les autres institutions locales (dont le parlement et l'université).

On ne peut s'empêcher de faire le rapprochement entre la division de Toulouse en capitoulats, l'élection de capitouls et le choix d'un chef de consistoire, et les arrondissements des grandes villes françaises d'aujourd'hui, l'élection de maires d'arrondissements qui à leur tour élisent le maire.

Sommaire

Historique

L'institution d'un capitoulat à Toulouse date du comte Alphonse Jourdain, fils de Raymond IV de Toulouse. Les conseillers du comte forment avec les juges du comte un chapitre dit le capitolum. Cette cour, au temps des croisades, juge les procès entre les marchands. Les membres de ce collège municipal adoptent le titre de consuls, puis de capitouls.

En 1147, Alphonse Jourdain rédige les privilèges et fixe à 24 le nombre des consuls. Il désigne un notable pour chacun des six quartiers de Toulouse, afin d'arbitrer et juger les affaires commerciales.

En 1152, Raymond V rédige une charte considérée comme le premier règlement municipal. Le chapitre comprend alors quatre juges, deux avocats et six capitulaires. Ces derniers prennent peu à peu le pouvoir en éliminant avocats et juges.

En 1188, les capitouls profitent d'une guerre entre Raymond V et les rois d'Angleterre et d'Aragon pour arracher l'autonomie. Le comte confirme le pouvoir des consuls publiquement sur le parvis de l'église Saint-Pierre des Cuisines, les consuls lui jurent fidélité. Les consuls ont désormais le pouvoir de police et de justice, le pouvoir réglementaire, le pouvoir de fixer et relever les impôts, le pouvoir de gérer une milice et de faire la guerre. L'acte fondateur des capitouls est commémoré au Capitole sur une plaque : « Le 6 janvier 1189, par un acte solennel, Raimond V, comte de Toulouse, confirme aux capitulaires représentants de la population de la ville les libertés qui fondaient l'indépendance de la municipalité toulousaine. »

Dès 1190, ils achètent une série de maisons pour en faire la maison commune, le Capitole, encore aujourd'hui hôtel de ville.

Au XIVe siècle, l'institution d'un parlement réduit leurs prérogatives judiciaires.

Le 28 novembre 1400[1], les capitouls de Toulouse obtiennent du roi Charles VI d'être à nouveau au nombre de douze.

En 1438, la ville est divisée en huit capitoulats. Les capitouls sont élus le 25 novembre, un par capitoulat et pour un an.

En 1645, le roi nomme depuis Paris les capitouls malgré les remontrances de la ville qui estime qu'elle peut elle seule élire ses magistrats.

En 1692, le roi impose des capitouls perpétuels mais, en 1700, le système revient à son organisation traditionnelle.

Le 14 septembre 1789, les capitoulats sont remplacés par quinze sections et les capitouls sont renvoyés. La nouvelle assemblée comporte néanmoins des nobles et des bourgeois. C'est Joseph de Rigaud qui est élu maire le 28 février 1790.

La noblesse des capitouls

Jusqu’en 1248 la désignation des capitouls, faite à l’origine par le comte puis par les habitants (certains habitants) de la ville, était de fait entièrement entre les mains des vieilles familles notables toulousaines.

La réforme de 1248 introduit à côté des maiores (les nobles), les medii, qui sont des bourgeois enrichis ; ces derniers, peu nombreux, s’intègrent très vite par mariage à l’oligarchie toulousaine. Tout cela fait que les capitouls sont confondus avec les nobles et même « assimilés » à ces derniers. Cependant des règles ont été édictées : « une famille bourgeoise ne devient définitivement noble que si le père et le fils ont été capitouls ». La légalité de cet anoblissement ne sera définitivement reconnue dans tout le royaume qu’après les lettres patentes d’Henri II, délivrées à Follembrai le 14 août 1552, où il ordonne que « tous les capitouls qui ont été et seront à l’avenir, jouissent des mêmes privilèges et prérogatives que les autres nobles du royaume, de même que leur femme et tous leurs descendants mâles et filles[2] ».

Les capitoulats

1189-1336

A l'origine, ce sont 12 partitæ : six pour la Cité et autant pour le Bourg, présentés par ordre de préséance. Le chef du consistoire des capitouls étant indifféremment l'un d'entre eux.

Cité

  • Pa Deauratæ (Daurade)
  • Pa Pontis Veteris (Pont-Vieux)
  • Pa Be Marie Dealbatæ (Dalbade)
  • Pa Sti Petri Sti Geraldi (Saint-Pierre Saint-Géraud)
  • Pa Sancti Stephani (Saint-Étienne)
  • Pa Romani (Romain)

Bourg

  • Pa Sti Petri de Coquinis (Saint-Pierre des Cuisines)
  • Pa Crosarum (Les Croses)
  • Pa Arnaldi Bernardi (Arnaud-Bernard)
  • Pa Posunvillæ (Pouzonville)
  • Pa Matabovis (Matabiau)
  • Pa Villæ novæ (Villeneuve)

1336-1438

Du fait de l'agrandissement de la population de la Cité, les capitoulats sont redistribués.

Cité

Deux sont créés dans la Cité :

  • Saint-Pierre Saint-Martin (Sti Petri et Martini)
  • Saint-Barthélemy (Sti Bartholomæ)

Bourg

Deux sont supprimés dans le Bourg :

  • Les Croses et Arnaud-Bernard fusionnent en Saint-Julien (Sti Juliani)
  • Pouzonville et Matabiau en Saint-Sernin (Sti Saturnini)
  • Ville-neuve devient le Taur (de Tauro)

1438-1789

L'ordonnance de 1438 supprime quatre capitoulats, réduisant leur nombre à huit, six pour la Cité et deux pour le Bourg.

  • Saint-Pierre Saint-Martin est inclus à la Daurade
  • Saint-Romain est inclus à Saint-Etienne
  • Saint-Julien est inclus à Saint-Pierre-des-Cuisines
  • le Taur est inclus à Saint-Sernin

Chaque capitoul arborait une couleur en fonction du quartier qu'il représentait, présentés par ordre de préséance à la Révolution :

  • le quartier de la Daurade en vert et blanc ;
  • le quartier de Saint-Étienne en violet ;
  • le quartier du Pont-Vieux en orange ;
  • le quartier de la Pierre Saint-Gérauld en noir (place Esquirol actuelle) ;
  • le quartier de la Dalbade en incarnat ;
  • le quartier de Saint-Pierre des Cuisines en bleu ;
  • le quartier de Saint-Barthélemy (place du Salin) en amarante ;
  • le quartier de Saint-Sernin en jaune.

Liste des capitouls

XIIe siècle

  • Pons de Villeneuve, capitoul en 1147, marié à Mabrianne de Caraman
  • Vital Barravi, capitoul en 1181

XIIIe siècle

  • Pons de Niort, capitoul en 1205
  • Raymond Ier de Puybusque, capitoul en 1222
  • Hughes de Pallays, chevalier, capitoul en 1277
  • Adhémar d'Astorg, capitoul en 1298 et 1313, habitant rue d'Astorg à Toulouse

XIVe siècle

  • Raimond Ysalguier (†1337), changeur
  • Bernard Garaud, capitoul en 1336
  • Raymond Garaud l'ancien, capitoul en 1339 et 1353. Ses armes : De gueules plein, au chef d'or, chargé de trois fleurs de lys d'azur
  • Guilhem Hunaud, chevalier, capitoul en 1350, dont la rue Alexandre-Fourtanier à Toulouse a porté le nom
  • Pons de Puybusque, marchand, capitoul en 1355
  • Raymond Garaud[3], capitoul en 1360, 1369, 1388 et 1397, neveu de Raymond Garaud l'Ancien
  • Thomas Garaud, capitoul en 1373, lors de la crise alimentaine qui sévit à Toulouse, co-seigneur de Colomiers et de Pibrac
  • Pierre d'Astorg († 11 mai 1435), seigneur de Montbartier, capitoul en 1392, 1393, 1406, 1415 et 1427[4], prénom encore utilisé pour qualifier la rue d'Astorg à Toulouse

Capitouls de 1369-1370

  • Pierre de Gameville, chef de consistoire
  • Bernard Pons
  • Pierre Carrière
  • Géraud Arnaud del Pont
  • Raymond Garaud
  • Odon de Pins
  • Fort Taparas,
  • Raymond Pons
  • Pierre de Montlandier
  • Pierre de Vigolès
  • Bertrand de Palais

Capitouls de 1370-1371

  • Pierre de Querilhac (Saint-Etienne), licencié ès lois, chef de consistoire. Ses armes : D'azur à lettre p d'or et une étoile d'or orlé d'or.
  • Raynaud Barrau
  • Guillaume Azémar
  • Jacques Ysalguier
  • Guillaume Etienne
  • Bernard de Celles
  • Pierre Jean
  • Bertrand de Palais
  • Bernard Massip
  • Guillaume Pons de Morlaas
  • Pierre de Castelnau
  • Arnaud d'Auribail

XVe siècle

  • Raymond de Puybusque, capitoul en 1409 et 1416. Ses armes : Ecartelé, au 1 et 4 de gueules au lévrier d'argent ; au 2 et 3 d'or à 2 fasces de Gueules.
  • Jean de Varagnes, capitoul en 1411
  • Jean Garaud[3], capitoul en 1412
  • Bertrand Nautayre, capitoul (de la Dalbade) en 1436-1437
  • Jean de Villeneuve, capitoul en 1446 et 1462, seigneur de La Croisille et de Maurens
  • Guilhelmus de Lavit, capitoul en 1447
  • Huc de Boysson, capitoul en 1453; il construisit l'hôtel de Boysson [5]de Toulouse, aujourd'hui siège de la Maison de l'Occitanie et de Convergence occitane : [6]
  • Azémar de Noalhis, capitoul en 1459 et 1471[5]
  • Antoine Viguier, capitoul en 1464 et en 1477
  • Jean de Saint-Loup, capitoul en 1470 et 1490[5]
  • Antoine de Tournemire, capitoul en 1472
  • Etienne Viguier, apothicaire, capitoul en 1475 et en 1485
  • Bernard de Puybusque, plusieurs fois capitoul de 1480 à 1517, mainteneur des Jeux Floraux en 1513

XVIe siècle

  • Bernard de Gaillac, ou Gailhac, professeur ès lois, capitoul (de Saint-Pierre-des-Cuisines) en 1502-1503[6]
  • Pierre de Lancefoc, capitoul en 1505
  • Hugues de Boysson, écuyer, seigneur de Mirabel, capitoul de la Daurade en 1510[7], 1517 (nommé en remplacement d'élections cassées par le Parlement), 1519 et 1534;
  • Étienne de Polo, professeur de droit, capitoul en 1512
  • Jean de Boysson, frère de Hugues, capitoul en 1515. Il éleva la tour gothique qui porte son nom, désormais intégrée au couvent des Ursulines[8]. [7]
  • Antoine d'Anticamareta, capitoul en 1519, seigneur de Villeneuve, marié à Imberte de Lautrec
  • Raimond Beccaria, gouverneur de Turin, capitoul en 1523, marié à Anne d'Anticamareta
  • Hugues de Boysson, neveu des deux précédents Boysson, écuyer, Seigneur de Montmaur, capitoul en 1523[9]
  • Jean de Cheverry, marié en 1526 à Anne de Lancefoc
  • Jean de Lafourcade, capitoul en 1527
  • François Beynaguet, capitoul en 1521, marié à Paule de Viguier fille de Jacquette de Lancefoc et Etienne Viguier
  • Jean Viguier, licencié, capitoul en 1530
  • François de Saint-Félix, docteur, capitoul en 1531 (du Pont-Vieux, à vérifier), puis de 1552 à 1554, puis en 1562, seigneur de Clapiers et de Mauremont
  • Jean de Bernuy, marchand de garance, capitoul en 1532, fait construire l'hôtel de Bernuy, mort en 1556 à la corrida organisée dans un enclos des Jacobins
  • Pierre Delpech, marchand de garance, capitoul en 1534, fait construire l'hôtel Delpech
  • Pierre Maynial, licencié, capitoul en 1539, administre les territoires de Saint-Pierre et de Saint Géraud[10]
  • Pierre d'Assézat, marchand de pastel, capitoul en 1552, fils de Noël et Anne Delpech, huguenot, déchu puis réhabilité, mort à l'hôtel d'Assézat qu'il a fait construire
  • Raymond Alies (vers 1500), docteur en droit, capitoul (de la Dalbade) de 1539 à 1540, de 1546 à 1547 et de 1556 à 1557
  • Pierre Lancefoc, capitoul en 1541
  • Jacques d'Alary, capitoul en 1543
  • Jean de Loges dit Babut, capitoul en 1544-1574
  • Pierre de Madron, dit le vieux, capitoul en 1546 et 1548
  • Claude de Terlon,docteur en droit et avocat, capitoul de la Dalbade en 1555.
  • Jean Faguelin dit le page Marin de Gascons, docteur ès droits, capitoul en 1556[11] et 1557[12]
  • Pierre de Madron, dit le jeune, capitoul en 1561 et 1568, seigneur de Saint-Jean-de-l'Herm
  • François Delpech, capitoul en 1562, reconstruit le château de Lacroix-Falgarde en 1574
  • Jean Alies (vers 1530), docteur en droit et avocat, capitoul (de la Dalbade) de 1562 à 1565, fils de Raymond Alies
  • Jean de Nos, Jean de Terronde et Antoine Lebrun, capitouls en 1562, condamnés à mort pour conjuration[5]
  • Jean de Boysson, Seigneur de Beauteville et d'Aussonne, frère du précédent Boysson, capitoul en 1571[13]
  • Antoine de Raspaud[3], capitoul en 1575, co-seigneur de Colomiers, surnommé Capitany (le capitaine, en occitan) ; il reprend la ville de Pamiers aux protestants en 1574
  • Guy de Maynial, bourgeois, petit-fils de Pierre Maynial (capitoul en 1539), capitoul en 1581[14]
  • Jehan de Gascon, docteur et avocat, capitoul (Saint-Étienne) en 1590[15]
  • Guillaume de Jessé, seigneur des Pientous et de Saint-Loup, capitoul en 1593[16]
  • Jean Lacger (Babut), capitoul en 1594
  • Jean Saliné, avocat, capitoul (Saint-Barthélemy) en 1595


Consistoire de 1583

8 Très Illustres et Nobles[17] mentionnés dans l'ordre suivant :

  • Durant de Gestes
  • Berenguier Lubsans
  • Michel Vignaux
  • Jean Grégoire
  • Etienne Chalon
  • Laurent de Puybusque
  • Barthélemy Regourd
  • Jean Dufour, docteur et avocat (omis sur la stèle)

XVIIe siècle

  • Philippe de Capèle, capitoul en 1602, seigneur d'Ox en Comminges
  • Henri du Faur, seigneur de Labastide et de Tarabel, capitoul en 1603
  • Paul Ducros, capitoul en 1612 et 1638. Ses armes : D'azur, à deux crosses adossées d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or[18].
  • Pierre, marquis de Marmiesse et baron de Lussan, capitoul en 1614
  • Geraud Viguier, co-seigneur de Gargas, capitoul en 1616
  • M. de Montrabé, seigneur du lieu éponyme (8e canton de Toulouse), capitoul en 1620
  • Gervais Dufas de Vignaux, capitoul en 1625[18]
  • Noble Raymond de Couderc, capitoul en 1627[12]
  • Noble Jean de Boysson, Seigneur de Beauteville, 1632[13].
  • Jean Fermat, bourgeois, capitoul en 1633 pour le capitoulat de Saint-Etienne. En charge des affaires de police.
  • Pierre Bourdès, capitoul en 1634
  • Pierre Ayral, premier consul de la Bourse, capitoul en 1634-1635
  • Louis de Madron, seigneur de Roquebrune, capitoul en 1637
  • Bernard de Boisset, capitoul en 1640, magistrat
  • Jean-Georges de Saliné (°1597, Beaumont-de-Lomagne - † 2 juin 1689, id.), seigneur de Roujos, capitoul (de la Dalbade) en 1644 et chef de consistoire en 1654.(Fonds Saliné archives du gers)Armes De Saliné:Ecartelé,aux premier et dernier écartelé de gueules à trois rocs d'échiquier d'or mis deux et un, au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or;aux deuxième et troisième de gueules, au chevron d'or, accompagné de trois besants de même;au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or.(archives du gers fonds Saliné)
  • Noble Jean de Fermat, bourgeois, capitoul en 1643 pour le capitoulat de Saint-Etienne.
  • Noble Jean Ceaux, capitoul en 1645[12]
  • Noble Anthoine de Fermat, Bourgeois, capitoul en 1648 pour le capitoulat de Saint-Sernin. En charge des affaires des Hospitaux.
  • Anne Ferrières, avocat en la cour, seigneur de Lastours, capitoul en 1649 et 1659[12] ANNE est aussi un prénom masculin, et le capitoulat est réservé aux hommes(histoire des capitouls Musée des Augustins de toulouse)
  • Germain d'Aubuisson (Nailloux (31), 23 décembre 1602), capitoul en 1663
  • François Nanta, seigneur de Lagarde, capitoul en 1664[12]
  • Jacques de Babut (1606-1675), capitoul en 1669
  • Pierre Delvolvé, sieur de Bordebasse, capitoul en 1670 (quartier de la Daurade)[19]
  • Ferréol de La Fage, seigneur de Saint-Martin dans la juridiction de Saint-Girons, conseiller du Roi, capitoul en 1672 et en 1682[20]
  • Guy du Faur, baron de Pibrac, capitoul en 1646, petit-fils de l'humaniste Guy Du Faur de Pibrac (1529-1584)[21]
  • Antoine Crozat (†1690), père du riche banquier Antoine Crozat
  • Bourgeois Jean Gardel, avocat, chef de consistoire en 1691[12]
  • Jean Pierre Arnaud de Junquières, écuyer, capitoul en 1673, Réf. Histoire des Institutions de la Ville de Toulouse, Tome 2
  • Antoine de Junquières, greffier aux requêtes du Palais, capitoul en 1683, Réf. Histoire des Institutions de la Ville de Toulouse
  • Jean Delvolvé, capitoul (du Pont-Vieux) en 1692, frêre du capitoul Pierre Devolvé[22]
  • Albert de Polier, seigneur de Bellefon
  • Antoine d'Espie, époux de Marguerite d'Astorg[23]

XVIIIe siècle

  • Mathieu Barbara, capitoul du quartier Saint-Etienne en 1703
  • Jean Baptiste REBOUTIER (né à CINTEGABELLE en 1668, y épouse Jeanne CAZALBOU en 1694), élu capitoul en 1704 pour la paroisse de La Daurade. Est dit écuyer, payeur des gages de ces Messieurs du Parlement (naissance de sa fille Louise à TOULOUSE La Daurade en 1704). Est dit aussi marchand drapier (inventaire sommaire AD Gard série E tome 1 par E. BLIGNY-BONDURAND). Blason: De sinople au mouton d'argent passant, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles du deuxième. (B.N.F.: Armorial général de France, volume 15, Languedoc 2° partie, par d'HOZIER, page 1830).
  • François de Boutaric, célèbre professeur de droit, capitoul en 1707
  • François-Joseph de Cormouls, Maire de Castres, capitoul en 1707
  • Jean de Massia, écuyer, capitoul en 1709
  • Jean-Pierre d'Arexy, trésorier des Etats du Pays de Foix, capitoul en 1720[24]
  • Jean-Pierre de Lassus, capitoul en 1742
  • Marc Antoine de Sambucy, capitoul en 1745
  • Jean Baptiste de Lahondès de la Figère de Laborie, capitoul vers 1750, marié à N. de Lhène
  • Robert, capitoul en 1755
Blason du capitoul Joseph Cérou
Blason de Joseph Cérou, capitoul de Toulouse
  • Né à Gignac Lot en 1705, Jean-Joseph Cérou, docteur en médecine à Toulouse dans le quartier du Pont Neuf, est capitoul jusqu'en 1770. Joseph Cérou devient alors Joseph de Cérou, et il crée son propre blason chargé de sept roues posées 2 et 3 et 2 (jeu de mot sur le patronyme). Joseph Cérou est le frère aîné de Pierre Cérou, dramaturge et précepteur de l'Infante d'Espagne Isabelle de Bourbon Parme. Malade, il abandonne sa charge en 1770 et revient s'installer dans son pays natal. Joseph Cérou meurt à Gignac en 1778.
  • Charles Laganne (1722 - 1789)
  • Jean, Joseph Timothée de Solirène, capitoul de Toulouse en 1773, procureur du Roi à Mauvezin, co-seigneur de Taybosc et Esparbès, chargé des hôpitaux, dispensé de service
  • Pierre d'Arexy, avocat au Parlement, capitoul en 1781-82[25]

Consistoire de 1768

8 Nobles[26] mentionnés dans l'ordre suivant :

  • Jean-Joseph Gouazé, chef de consistoire
  • Dominique Dupuy, avocat
  • Jean-Louis Franc, avocat
  • Jean-Pierre Gounon, écuyer
  • Jean-Baptiste Jouve, avocat
  • Guillaume Perier (sic), avocat, ou de Périer (né à Chasseradès en Lozère en 1720, mort à Paris dans son hôtel particulier rue de La Vrillière), vicomte de Grèzes, baron de Mirandol, seigneur de Puylaurent, fils de Charles de Périer, marchand drapier à Florac, avocat au Parlement de Paris, secrétaire du roi, fermier général[27]
  • Jean Lassabathié, avocat
  • Jacques Boyer du Suquet, avocat

Articles connexes

  • Famille Alies, une famille qui fournit plusieurs capitouls à la ville de Toulouse

Liens externes

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Notes et références

Listes de capitouls mentionnées :

  • Histoire des institutions religieuses, politiques, judiciares et littéraires de la ville de Toulouse
  • Mémoires de la Société archéologique du midi de la France, Volume 16
  • Annales manuscrites, portraits de capitouls
  1. Dom Claude Devic, dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, vol. IX (1271-1443), Toulouse, Privat, 1885 (réimp. 2004) (ISBN 2-84575-170-2) , p. 944.
  2. « La noblesse des capitouls de Toulouse » de Jean-Paul Buffelan
  3. a, b et c André NAVELLE, Familles nobles et notables du Midi toulousain, XVe ‑ XVIe siècles, Toulouse, 1991-1993, 10 volumes et un volume d'index paru en 1994
  4. Geneanet
  5. a, b et c Jules Chalande, Histoire des rues de Toulouse, 1919-1929.
  6. Sources : Annales Manuscrites, Portrait des Capitouls, Trésors Mairie de Toulouse.
  7. Sources: Annales Manuscrites de la Mairie de Toulouse,Portrait des Capitouls (Situé en bas à droite de l'enluminure) [1].
  8. Sources: Monuments Historiques, Ministère de la Culture [2]
  9. Sources: Site de la famille, correction des archives de Toulouse: http://deboysson.free.fr/fam/origines/boyssontoulousains.php].
  10. Sources : Archives de la Mairie de Toulouse, Portrait des Capitouls, Trésors [3].
  11. Biographie toulousaine ou Dictionnaire historique des personnages, p. 450
  12. a, b, c, d, e et f Résidence des Capitouls, au centre ville de Toulouse
  13. a et b Sources: Ville de Vaureilles, histoire du patrimoine héraldique de la ville: [ http://www.vaureilles.fr/ecusson.aspx].
  14. Sources : Annales de la ville de Toulouse, [4].
  15. Archives communales de Toulouse, AA 21/29
  16. Annuaire Noblesse de France - 1865, Borel d'Hauteriv
  17. Stèle de l'ancien Collège de l'Esquile, traduite dans le Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 2° série, n°18, Biscons, archiviste
  18. a et b Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France avec des notes historiques & géographiques, Charles de Baschi, marquis d'Aubais, Léon Ménard, chez Hugues-Daniel Chaubert, libraire, 1759 - 638 pages
  19. tableau des capitouls d'Antoine Durand
  20. Alphonse Brémond : Nobiliaire toulousain, 1863
  21. Hubert Lamant : Armorial général et nobiliaire français, tome XIX, fascicule 2
  22. Victor Boutan ”l'Armorial des capitouls de Toulouse”
  23. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume, tome VIII, 1774, Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier
  24. Sources : archiv.org/stream/nobiliairetoulou01br.
  25. Sources : archives nationales.culture.gouv.fr...
  26. Inscrits sur la cloche des Capitouls, Capitole, Hôtel de ville de Toulouse, relevé in situ de Bertrand Ollé
  27. Sources : Armorial du Gévaudan - Biographie lozérienne -archives Périer - notariat

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Regardez d'autres dictionnaires:

  • capitoul — [ kapitul ] n. m. • 1389; mot langued., de senhor de capitoul; lat. ecclés. capitulum « chapitre » ♦ Hist. Magistrat municipal de Toulouse. Les capitouls ou consuls. ● capitoul nom masculin (ancien provençal capitol, magistrat de Toulouse, du… …   Encyclopédie Universelle

  • Capitoul — Saltar a navegación, búsqueda Los capitouls (capitols en occitano) fueron durante la Edad Media y hasta 1789 los consejeros municipales de la ciudad francesa de Toulouse. El establecimiento en el siglo XIV del Parlamento de Toulouse que ejercía… …   Wikipedia Español

  • capitoul — CAPITOUL. s. m. On appelle ainsi à Toulouse, ce qu on appelle Échevin en d autres Villes. L office de Capitoul anoblit …   Dictionnaire de l'Académie Française 1798

  • Capitoul — (fr., spr. Kapituhl), sonst in Toulouse, so v.w. Schöffe …   Pierer's Universal-Lexikon

  • capitoul — CAPITOUL. subst. m. C est en quelques villes ce qu on appelle Eschevins en d autres. Capitouls de Toulouse, &c …   Dictionnaire de l'Académie française

  • capitoul — (ka pi toul) s. m. Nom qu on donnait aux magistrats municipaux de la ville de Toulouse. L office de capitoul anoblissait. •   Monsieur le capitoul, vous avez des vertiges, PIRON Métrom. V, 4. HISTORIQUE    XIVe s. •   Les capituliers de Toulouse …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • CAPITOUL — s. m. Nom que l on donnait autrefois aux échevins ou officiers municipaux de Toulouse. L office de capitoul anoblissait …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • CAPITOUL — n. m. Nom qu’on donnait autrefois aux Officiers municipaux de Toulouse. L’office de capitoul anoblissait …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • capitoul — …   Useful english dictionary

  • itoul — capitoul …   Dictionnaire des rimes


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