Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges


Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges
Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale n’est pas la seule cathédrale Notre-Dame.
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges
La cathédrale Notre-Dame
La cathédrale Notre-Dame
Présentation
Culte Catholique romain
Type Ancienne cathédrale
Rattaché à Archidiocèse de Toulouse
Style(s) dominant(s) Roman, gothique et Renaissance
Protection  Classé MH (1840)
 Patrimoine mondial (1998)
Site web www.cathedrale-saint-bertrand.org/
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Ville Saint-Bertrand-de-Comminges
Coordonnées 43° 01′ 36″ N 0° 34′ 16″ E / 43.02667, 0.5711143° 01′ 36″ Nord
       0° 34′ 16″ Est
/ 43.02667, 0.57111
  

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges

La cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges, également appelée cathédrale Sainte-Marie, est une cathédrale française, située au pied des Pyrénées dans la commune de Saint-Bertrand-de-Comminges, dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées.

La cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1]. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998.

Sommaire

Situation

À 515 mètres d'altitude, Saint-Bertrand-de-Comminges est en position de voir le pic de Cagire, le pic du Gar, le mont Sacon, et contemple le bassin de la Garonne. Plus généralement, la ville commande les accès vers l'Espagne, Toulouse et Tarbes, desservis par un réseau routier issu d'anciennes voies romaines.

Histoire

La construction de la cathédrale remonte aux environs de l'an 1100[1]. Elle n'a subi de dommages irréparables qu'à l'époque des guerres de religion.

Parmi les personnes qui ont construit, développé et préservé la cathédrale, on compte saint Bertrand de Comminges, le pape Clément V et un mécène, Jean de Mauléon.

La cathédrale fait partie des tout premiers monuments placés sur la liste des monuments historiques de 1840. Le cloître est à son tour classé en 1889[1].

Structure générale

L'architecture abrite sous un toit unique trois églises d'époques, de constructions et de styles différents :

Plan de l'état actuel.

Extérieur

La tour-clocher et l'entrée

La tour-clocher

La tour primitive a été exhaussée et convertie en donjon avec hourdage. Elle fait 33 mètres de hauteur.

L'entrée de la tour-clocher est surmontée d'un tympan roman figurant l'Adoration des mages ; sur le linteau sont sculptés les douze apôtres.

Le cloître

Le cloître est construit pour les chanoines : c'est un lieu de prière, de réunion et de détente. Sa construction débute au XIIe siècle et il est remanié à plusieurs reprises.

  • Trois de ses galeries sont romanes, recouvertes d'une charpente à claire-voie. Elles ont des arcs cintrés qui reposent sur une double rangée de colonnes surmontées de chapiteaux décorés, dont le plus travaillé est le pilier des Évangélistes. La galerie du midi ouvre sur la colline avoisinante.
  • La galerie gothique du nord, de style austère, a été refaite aux XVe et XVIe siècles. Elle contient les tombes de sept chanoines, d'où son nom de galerie des tombeaux.

Images de l'extérieur

Intérieur

Le narthex et l'avant-nef

Le narthex (entrée de la cathédrale) est constitué d'arcs brisés, supportés par deux piliers colossaux reposant sur une base circulaire de 11,45 mètres qui supporte une voûte à huit nervures. Le clocher s'élève au-dessus. On retrouve des arcades romanes sur les murs nord et sud.

Dans l'avant-nef, espace compris entre l'entrée de la cathédrale et la tribune du jubé et qui reçoit paroissiens et pèlerins, se dresse l'orgue. Le buffet Renaissance est élevé sur cinq colonnes cannelées ; ses sculptures traitent de sujets profanes (scènes champêtres, travaux et exploits d'Hercule). Cet orgue d'angle a été remanié à trois reprises : en 1835, 1901 et 1975.

La nef gothique

Dès le XIVe siècle, l'ancien édifice roman est complètement transformé : une large voûte est construite à l'est, formant le chevet. La voûte en croisée d'ogives, haute de 28 mètres, s'étire du chevet au clocher ; elle culmine à 55 mètres. Les murs sont en pierre grise. Le tout forme un unique vaisseau de type gothique méridional, large de 16 mètres.

Les chapelles

Des onze chapelles, cinq sont rayonnantes et six latérales. Dans le chœur, on accède à l'ancienne sacristie édifiée par Jean de Mauléon en appendice de l'abside de la chapelle Saint-Barthélemy.

La chapelle Notre-Dame est remarquable par le tombeau de l'évêque Hugues de Castillon en marbre, d'art bourguignon.

L'autel de la paroisse, situé dans l'avant-nef, est une chapelle qui ne faisait pas partie du plan primitif : elle est ajoutée en 1621 par l'évêque Gilles de Souvre afin de permettre aux fidèles de suivre les offices autrement qu'à travers la clôture du chœur, selon une directive du concile de Trente.

Dans l'ancienne salle capitulaire se trouve le trésor de la cathédrale (vases sacrés, ornements liturgiques).

Les boiseries Renaissance du chœur

Le chef-d'œuvre de la cathédrale est sans nul doute les boiseries Renaissance du chœur, véritable « église en bois » inaugurée la nuit de Noël 1535. À noter :

  • Les 66 stalles disposées sur deux rangs.
  • Le trône épiscopal commence la rangée des hautes stalles côté épître.
  • Le jubé, séparant l'avant-nef du chœur, richement décoré.
  • Le retable, en bois sculpté, recouvert de peintures et dorures au XVIIIe siècle.

Le mausolée de Saint-Bertrand

Au début du XVe siècle, l'évêque Pierre de Foix fait élever un mausolée dans le chœur de la cathédrale pour recueillir les restes de saint Bertrand. La face tournée vers le chevet est couverte de peintures su pierre datant du XVIIe siècle reproduisant les scènes miraculeuses de la vie du saint. La face tournée vers le chœur est percée d'une cavité contenant la grande châsse d'argent et d'ébène où repose le corps du saint.

Images de l'intérieur

Bibliographie

  • Une grande partie des informations provient du document La cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges mis à la disposition des visiteurs, édité par la mairie de Saint-Bertrand-de-Comminges, sur un texte d'Henri Sarramon.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes


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