Chemins de fer départementaux de la Somme


Chemins de fer départementaux de la Somme
Chemins de fer départementaux
de la Somme
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Carte de la ligne
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Villes desservies Amiens - Aumale - Envermeu
Le Crotoy - St-Valery - Cayeux
Abbeville - Dompierre
Doullens - Albert - Montdidier - Péronne - Ham
Historique
Mise en service 1887
Fermeture 1947 - 1970
Concessionnaire Ch. de fer économiques (SE) (à partir de 1885)
Caractéristiques techniques
Longueur 329 km
Écartement Voie métrique (1,000 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Respect du tableau
de marche des trains
Trafic
Propriétaire Département de la Somme
Trafic CF secondaire : voyageurs et fret
Schéma de la ligne

Le réseau des Chemins de fer départementaux de la Somme, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques était un réseau départemental de voies ferrées d'intérêt local (VFIL) à voie métrique, qui compta jusqu'à 329 km de lignes, organisées en 3 groupes géographiques :

Comme la plupart des réseaux secondaires, celui de la Somme était à la fois destiné au transport des personnes et à l'acheminement des productions locales, qu'elles soient agricoles (céréales et betteraves notamment, sur ce réseau), artisanales ou industrielles.

Sommaire

Histoire

Un train en gare de Mailly - Maillet sur la ligne Albert - Doullens

Au cours de la Seconde moitié du XXe siècle, la Compagnie des chemins de fer du Nord réalisa plusieurs lignes desservant le territoire de la Somme (Ligne Paris - Lille, ligne Longueau - Calais, ligne Creil - Jeumont), mais de nombreux secteurs restaient loin du Chemin de fer. On assista, à partir des années 1880, à un important chantier de maillage, mené par la compagnie du Nord, au titre de son réseau d'intérêt général, et par le Département, ce dernier utilisant les possibilités qui lui étaient offertes par la réglementation des « voies ferrées d'intérêt local », les VFIL.

Dans ce contexte, la Compagnie des chemins de fer du Nord décida de créer un embranchement sur sa ligne Longueau - Calais pour relier la gare de Noyelles à Saint-Valery-sur-Somme, qui était encore un important port de commerce.

Cet embranchement, régit par le régime des Chemins de fer d'intérêt général, traversait la baie de Somme sur une estacade de bois longue de 1 300 mètres.

Par ailleurs, en 1882, le Département de la Somme décida la construction d'un ensemble cohérent de lignes secondaires à voie métrique destinées à compléter le réseau de la compagnie du Nord.

Il réalisa l'infrastructure de ce réseau VFIL, et en concèda l'exploitation à la Société générale des chemins de fer économiques (SE).

Tracé des lignes

Groupe des Bains de Mer

Ligne Noyelles - Le Crotoy

L'ancienne estacade en bois qui traversait la Baie de Somme
Les installations des Chemins de fer économiques devant la Gare de Noyelles. Les voies du Chemin de fer du Nord sont à l'extrême droite du cliché.
Aujourd'hui, les installations du CFBS sont en retrait par rapport à celles des Économiques

Cette ligne à voie métrique de 7,469 km a été mise en service en 1887. Elle longe la rive droite de la baie de Somme et desservait, au temps de l'exploitation commerciale, deux haltes : Morlay (commune de Ponthoile) et Favières, située à 2 km de ce village.

Ligne Noyelles - Saint-Valery

La gare de saint-Valery-Ville avait un embranchement vers le port de Saint-Valéry, qui constitue aujourd'hui le cœur de l'exploitation du CFBS
La gare de Cayeux du temps des Chemins de fer départementaux de la Somme.

Cette ligne à voie unique[1], longue de 5,6 km, a été inaugurée en 1856 par la Compagnie du Nord. Elle a été mise à double écartement (voie normale et voie étroite imbriquée) en 1887.

Elle comprend sur toute sa longueur quatre files de rails : au centre la voie métrique, à l'extérieur la voie normale, et est implantée sur une digue qui a remplacé en 1912 l'estacade en bois des origines, qui avait 1 367 m de longueur.

Peu avant de franchir le Canal de la Somme sur un pont-écluse refait en 2006, elle longe le dépôt-atelier du Groupe des bains de mer, et, aujourd'hui, du CFBS, implanté à côté de l'ancienne gare de Saint-Valery-Canal.

Le terminus de cette ligne à double écartement était à la gare de Saint-Valery-Ville, prolongée par un embranchement portuaire qui constitue aujourd'hui le terminus de Saint-Valery pour le CFBS.

Cette ligne, initialement classée d'intérêt général, portait le no 324 000[2] (ligne de Noyelles-sur-Mer à Saint-Valery-Canal) du réseau ferré national).

Ligne Saint-Valery - Cayeux

Cette ligne est la poursuite de la ligne de Noyelles à Saint-Valery, mais est uniquement à voie métrique, et a été créée par la SE le 6 septembre 1887.

Après avoir quitté Saint Valery-Ville (km 6 par rapport à Noyelles) par une forte rampe pour s'élever au niveau du plateau littoral, elle desservait une halte dénommée Saint-Valéry (km 7), puis Pendé - Routhiau (km 11), Lanchères - Pendé (km 13), où se trouvait les installations d'une raperie à betteraves, puis Hurt (km 16) avant d'atteindre le terminus de Cayeux-sur-Mer (km 18).

Outre son trafic voyageur, elle assume le transport de galets en vrac, utilisés notamment dans l'industrie de la cimenterie, ainsi que le transport de coquillages ou de betteraves vers la raperie de Lanchères.

Ligne Noyelles - Forest-l'Abbaye

Cette ligne de 11 km a été mise en service le 24 août 1892. Elle était essentiellement destinée à connecter la ligne d'Abbeville à Forest-l'Abbaye au reste du réseau, mais accueille également un trafic betteravier non négligeable, notamment vers la raperie de Lanchères, sur la ligne de Cayeux.

Elle se séparait des deux autres lignes du groupe des bains de Mer à la sortie de la gare de Noyelles, passait au-dessus des voies du Nord (Ligne Longueau - Calais), traversait le plateau du Ponthieu et rejoignait à Forest-l'Abbaye la ligne Abbeville - Dompierre, après avoir desservi les gares et arrêts de Sailly - Bray, Sailly-le-Sec, Nouvion-en-Ponthieu[3].

La ligne Abbeville - Dompierre

La ligne, de 31 km, prenait son origine à la gare d'Abbeville (Nord), suivait les voies du grand réseau jusqu'à Abbeville-Porte du Bois, (en desservant auparavant l'arrêt d'Abbeville-Porte Saint-Gilles) puis parcourait le Ponthieuen desservant Drucat, Plessiel-Drucat, Canchy - Neuilly, Lamotte-Buleux et atteignait Forest-l'Abbaye où elle rencontrait la ligne venant de Noyelles. La ligne poursuivait vers Dompierre, en desservant la halte de la Forêt de Crécy (où des embranchements industriels desservaient une entreprise d'expédition de bois et une usine de phosphates), la gare de Crécy - Estrées (desserte d'une sucrerie), la halte de Wadicourt (deux centres de collecte de betteraves) puis le terminus de Dompierre-sur-Authie, à la limite du département du Pas-de-Calais[3].

Un prolongement de la ligne a été envisagé vers le Pas-de-Calais, mais jamais réalisé.

Cette ligne a été mise en service le 19 juin 1892, et fut fermée au trafic voyageur en 1947, seul un service Noyelles - Forest-l'Abbaye - Crécy subsiste jusqu'en 1951.

Groupe d'Amiens

Section Aumale - Envermeu du Groupe d'Amiens
La voie terminus de la ligne d'Aumale à la Gare de Saint-Roch est bien visible sur le quai central derrière l'abri à voyageurs
La gare d'Aumale, avant 1918
On voit au premier plan les voies de la ligne du chemin de fer secondaire à voie métrique Amiens - Envermeu, et, au second plan, près du bâtiment de la gare, les voies de la ligne Paris - Le Tréport

Le groupe d'Amiens était constitué d'une seule ligne, Amiens - Aumale - Envermeu, soit 58 km pour la section située dans le département de la Somme.

La ligne se réalisa en trois tronçons :

Bien qu'elle soit exploitée par les CFD de la Somme, la partie de la ligne située entre Aumale et Envermeu se trouve dans le département de la Seine-Maritime

La ligne ferma au service voyageur en 1940, et à tout trafic en 1947.

La ligne d'Envermeu avait son terminus amiénois en gare de Saint-Roch (Somme), où elle avait un tronçon commun de 900 m avec la ligne à voie normale Amiens - Canaple jusqu'au passage à niveau de la rue Robert Lecoq (Bifurcation dite de Renancourt).

Elle desservait ensuite :

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Groupe d'Albert

La gare de Beauval et l'usine textile SAINT Frères
La gare de Fricourt, où se séparaient les lignes d'Albert à Montdidier et d'Albert à Ham
La gare de Rollot, sur la ligne Albert - Montdidier
Rame départementale en gare de Montdidier. On voit au premier plan les voies de la ligne Ormoy-Villers - Boves

Ce groupe avait son terminus en gare d'Albert Nord, initialement à l'ouest des voies du grand réseau, que les lignes secondaires de Ham et de Montdidier franchissaient par un pont.

Après la Première Guerre mondiale, le terminus des Économiques fut déplacé à l'est des voies du grand réseau, et ce fut la ligne de Doullens qui les enjambèrent par un pont.

Ce groupe se trouvait dans la zone des combats de la Bataille de la Somme, et les installations de ses lignes et gares furent détruites en de nombreux points ou doublées par des chemins de fer militaires à voie Decauville.

Ligne d'Albert à Doullens

Cette ligne de 42,348 km fut ouverte en plusieurs tronçons : le 15 novembre 1888 de Doullens à Beauval, le 14 février 1889 de Beauval à Beauquesne et enfin le 3 août 1891 de Beauquesne à Albert.

La ligne longeait le dépôt-atelier d'Albert, puis desservait les arrêts et gares suivants :

La ligne rejoignait la ligne du nord Amiens - Frévent à Gézaincourt et, par un tronc commun à 4 rails (la voie métrique du chemin de fer secondaire était placée à l'intérieur de la voie normale du Nord), atteignait son terminus de Doullens.

Ligne Albert - Montdidier

Cette ligne fut ouverte le 25 juin 1889 de Montdidier à Rosières-en-Santerre, puis le 26 octobre 1889 de Rosières à la ligne de Ham (Bifurcation de Fricourt)

Ligne Albert - Ham

La ligne fut ouverte le 1er avril 1889 d'Albert à Péronne, et le 24 octobre 1889 de Péronne à Ham.

Elle était en tronc commun avec la ligne de Montdidier sur les premiers 5,75 km (où étaient desservies les haltes de Albert (km 3), Bécordel-Bécourt (km 6)), et elle s'en séparait à la gare de Fricourt (km 8).

La ligne s'élevait ensuite sur le plateau vers la vallée de la Somme, en desservant Mametz (km 10), Carnoy (km 12), Montauban-de-Picardie (km 16), Guillemont (km 18), Combles (km 23), Maurepas (km 28), Hem-Monacu (km 32), Feuillères (km 33), Cléry-sur-Somme, où la ligne franchissait ce fleuve côtier, puis arrivait à Péronne en desservant les arrêts Le Quinconce (km 41), Faubourg de Bretagne (km 41) et la gare de Péronne-Flamicourt (km 43) où elle donnait correspondance avec la ligne du Nord Saint-Just-en-Chaussée - Cambrai. Un dépôt-atelier de la ligne y avait été aménagé.

Après avoir traversé à niveau la voie du Nord [4], la ligne attaignait Mesnil-Bruntel (km 5 de Péronne), Mons-en-Chaussée (km 8), Athies (km 12), Devise (km 13), Monchy-Lagache (km 16), Fletz-Douv. (km 18), Quivières (km 19), Croix-Moligneaux (km 21), Matigny (km 23) et Offoy (km 28). À cette gare se faisait la bifurcation de l'embranchement d'Ercheu, mais la ligne se poursuivait vers l'arrêt de Canisy (km 30) puis atteignait son terminus de la gare de Ham (km 34), où elle donnait correspondance avec la ligne du réseau secondaire des Chemins de fer du Nord-Est vers Saint-Quentin, la ligne du secondaire Noyon - Guiscard - Ham[5] ainsi que la ligne du réseau du Nord d'Amiens à Laon.

Embranchement d'Offoy à Ercheu

Il s'agissait d'un embranchement sur la ligne Albert - Ham, ouvert le 14 juillet 1890, et prolongée dans le département de l'Oise jusqu'à Bussy, afin de créer un maillage avec la ligne Noyon - Guiscard des chemins de fer départementaux de l'Oise

Caractéristiques des voies et bâtiments

Gare standard du Groupe des Bains de mer, dont un distingue le début de la halle à marchandises en bois sur le côté droit de la gare

Le réseau était équipé d'une voie unique à écartement métrique (sauf les section à double écartement mentionnées dans les descriptions de lignes), les croisements de trains se faisant dans les gares.

La voie du réseau départemental était armée en rails Vignole de 15 et 20 kg/m, comme cela se pratiquait sur les divers réseaux gérés par la Société générale des chemins de fer économiques, mais la ligne de Cayeux put réutiliser après la Seconde Guerre mondiale les rails de 25 kg/m de la ligne à voie normale d'Ault-Onival.

Vu le faible nombre de trains en circulation sur les lignes du réseau, il n'y avait pas de signalisation, si ce n'est aux bifurcations et tronc communs avec les lignes du Nord, où la signalation mécanique du grand réseau était également employée.

Exploitation

Les horaires des groupes des Bains de mer et d'Amiens en mai 1914
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Les horaires du groupe d'Albert et des lignes d'Abbeville - Dompierre / Forest-l'Abbaye - Noyelles en mai 1914
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L'exploitation en traction à vapeur

Le matériel moteur du réseau était celui en usage habituel sur les réseaux des Chemins de fer économiques, avec atelage et tamponnement central, sans frein continu. Toutefois, pour pouvoir tracter les matériels à voie normale sur la section à double écartement de Noyelles à Saint-Valery, certaines locomotives du Groupe des bains de mer étaient munis d'un double dispositif d'attelage et de tamponnement.

Le matériel, fort d'une centaine de locomotive locomotives à vapeur, était entretenu aux dépôts de Saint-Valery-Canal, Abbeville, Amiens, Albert, Péronne et Montdidier.

Ces locomotives-tender, de type 031T, avaient une masse variant de 19,5 à 21,5 tonnes, et ont été construites :

  • par les ateliers de La Chapelle du Chemin de fer du Nord de 1886 à 1889 (15 locomotives)
  • par la SACM en 1889 à 1890 ( 7 locomotives, no 3534 à 3540)
  • par la SACM de 1890 à 1893 (10 locomotives, no 3561 à 3570)
  • par les ateliers de La Chapelle du Chemin de fer du Nord 1897 pour les besoins de la ligne d'Ercheu à Bussy (Oise) du Groupe d'Albert

Le réseau bénéficia également de mutations de locomotives d'autres lignes exploitées par les Économiques, toutes de type 031T :

  • 3510 et 3512 de l'Allier
  • 3623 et 3629

Afin de satisfaire à la croissance du trafic, le réseau commanda également des locomotives type 130T à Blanc-Misseron (no 3651 et 3652), livrées en 1908, et pris ultérieurement en mutation la 3661 du même constructeur, provenant du réseau des Flandres.

Après la Première Guerre mondiale et ses destructions, la compagnie des Économiques acquis pour le réseau de la Somme et celui du Groupe du Noyonnais des VFIL de l'Oise :

La raperie Béghin de Lanchères fit également circuler sur les voies du groupe des bains de mer jusqu'à l'hiver 1946 deux 030T, l'une fournie par Corpet-Louvet en 1907, et l'autre par Orenstein & Koppel en 1911.

Par ailleurs, pendant l'occupation allemande, l'Organisation Todt fit circuler diverses locomotives réquisitionnées sur d'autres réseaux afin de construire le Mur de l'Atlantique[6]

La diéselisation

Locotracteur 532 des ateliers VFIL de Lumbres, préservé par le Chemin de fer de la baie de Somme
Autorail OC1 no 16, semblable à ceux qui circulèrent sur le réseau de la Somme

Les premiers autorails apparaissent vers le milieu des années 1930, tandis qu'en 1957/59 intervient une nouvelle étape de modernisation avec le rachat de trois locotracteurs diesels et de trois autorails plus modernes.

Locotracteurs :

  • Serie 351/352 VFIL (1951)
  • Serie 301 VFIL (1948)

Autorails :

  • De Dion NJ (1936)
  • De Dion "M 21" NR (1936, detruit par un incendie en 1958)
  • VFIL "M 31" (1957)
  • VFIL "M 41-42-43" (1955)[7]
  • De Dion OC1 "X 157-158" (1937)

Voitures et wagons

Voitures pour voyageurs
Wagons de marchandises

Matériel préservé

Le Chemin de fer de la baie de Somme a préservé une part importante du matériel du réseau lors de sa fermeture[8] :

  • Locotracteurs
    • no 301 (1948), Ex-VFIL Nord
    • no 351 (1951), Ex-VFIL Nord
    • no 352 (1951), Ex-VFIL Nord
  • Autorails
  • Remorque R 6, ex autorail Billard AM 23, TIV

D'autres chemins de fer touristiques ont préservé du matériel ayant roulé sur le réseau :

Fin du réseau

Le Département de la Somme, autorité concédante du réseau (et donc qui en assumait le déficit croissant) décida après la Seconde Guerre mondiale la fermeture des groupes d'Amiens et d'Albert.

Ces diverses lignes conservent un service marchandises occasionnel, notamment pour les campagnes betteravières, jusqu'en:

L'exploitation concédée est maintenue sur les 2 lignes du bord de mer, :

La SNCF reprit l'exploitation fret de la ligne Noyelles - Saint-Valery-Port, grâce à son double écartement voie normale/voie métrique, du 31 décembre 1972 à sa fermeture définitive, le 6 février 1989.

Après déclassement du réseau d'intérêt général et rachat par le Département de la Somme, ces lignes de la baie sont désormais exploitées avec succès par l'association du Chemin de fer de la baie de Somme qui les ont transformées en chemin de fer touristique.

Les premières circulations touristiques ont eu lieu

Le CFBS mène un important travail de préservation et de mise en valeur du patrimoine ferroviaire, tout en favorisant le développement touristique de la Baie de Somme.

Article détaillé : Chemin de fer de la baie de Somme.


Notes et références de l'article

  1. NOTA : afin de contrer l'offensive allemande de 1918, la Compagnie du Nord est sollicitée pour créer en trois mois une ligne de Feuquières à Ponthoile à double voie à grand débit, hors de portée des canons allemands, afin d'éviter le passage par Amiens. Cette ligne raccorderait celle de Paris à Beauvais, Abancourt et Le Tréport-Mers à la ligne du littoral Abbeville - Boulogne-Ville.
    Pour cela, la section Noyelles - Saint-Valery fut mise à double voie sous la direction de Raoul Dautry. Ces travaux importants (90 km de ligne à double voie, plus 60 km de voies de service, soit 350 000 t de déblais et 250 000 t de remblais à charrier, ainsi que 300.000 m³ de ballast) ont été réalisés par dix compagnies de sapeurs, ainsi que par le corps expéditionnaire chinois amené par l'armée anglaise. Le cimetière de ce corps expéditionnaire se trouve à Nolette, hameau de Noyelles-sur-Mer.
    La paix revenue, ces installations furent démontées vers 1919-1920.
  2. Fascicule Gares et lignes du nord édité par le COPEF (Cercle Ouest Parisien d'Études Ferroviaires) en 1985.
  3. a et b Christophe Schanen, « L'ancienne voie ferrée », sur le site officieux de Forest-l'Abbaye. Consulté le 6 juillet 2008
  4. Nota : après la Première Guerre mondiale, la traversée par la voie des Économiques de la voie du Nord à Péronne se fit par un passage supérieur
  5. La ligne de Guiscard dépendait de la compagnie NGL : Noyon à Guiscard et Lassigny
  6. Henri Domengie, José Banaudo, Les petits trains de jadis - Nord de la France, p. 82
  7. Les M 41 et M 43 provenaient du Chemin de fer de Hermes à Beaumont où ils portaient les N° 412 et 411
  8. Collection du CFBS

Voir aussi

  • (en)Articles sur Wikipédia en anglais :

Articles connexes

Liens et documents externes

Bibliographie

  • André Maire, Le Tortillard : Histoire de la ligne de chemin de fer secondaire Amiens - Envermeu, éditions Racines
  • André Maire, Amiens - Aumale, article paru dans le no 134 (1/93) de la revue Voie Étroite de l'APPEVA
  • Maurice Testu, L'Histoire du Chemin de fer de la baie de la Somme, dans la revue Chemins de fer régionaux et urbains no 273 (1999) éditée par la FACS-UNECTO.
  • Jacques Chapuis, La ligne d'Aumale à Envermeu, article paru dans le no 246 (1994) de la revue Chemins de fer régionaux et urbains (CFRU), éditée par la FACS-UNECTO
  • Henri Domengie et José Banaudo, Les Petits trains de jadis, t. 4 : Nord de la France, éd. du Cabri, 1995, (ISBN 2-908816-29-6)
  • Philip Pacey, Les chemins de fer de la baie de Somme, Oakwood Press, 2002, (ISBN 0-85361-590-X)
  • « Le Chemin de fer de la baie de la Somme : un ex-départemental en terre picarde », dans Rail Passion (hors série), juin 2010, p. 10-24 (ISSN 1261-3665) 

Sites internet


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