Democratie directe


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La démocratie directe est un régime politique dans lequel les citoyens exercent directement le pouvoir. Appliquée au seul secteur économique, la démocratie directe est souvent appelée autogestion.

Une formule anarchiste du début du XIXe siècle[1] « prophétisait » ainsi : « S'il y a vote, ce n'est pas une démocratie ! ». L’unanimité[2] ou le consensus[3] sont souvent préférés aux votes pour définir la démocratie directe[4]. Pour Brutus Mandal[5], la démocratie directe est la pratique du débat et de la décision collective au sein d'un groupe humain réuni en assemblée. Les choix qui engagent l'ensemble de la communauté y sont faits en toute transparence et sans médiation hiérarchique avec révocabilité des mandataires éventuels. D'autres anarchistes, comme Errico Malatesta, considèrent le vote comme nécessaire.

Les trois sources de la démocratie directe sont :

  • l’histoire qui donne des exemples de sociétés ou de groupes sociaux organisés en démocratie directe, tout particulièrement Athènes au VIe siècle avant J.-C.[réf. nécessaire] ;
  • la philosophie : certains philosophes, dont Jean-Jacques Rousseau, n'envisagent de démocratie que directe, fondant leurs réflexions en particulier sur les droits naturels des êtres humains et le pacte social qui les lie ;
  • la politique, tout particulièrement une critique de la démocratie représentative montrant que ce système qui caractérise les États démocratiques modernes apparus depuis le XVIIIe siècle présente de nombreux défauts et qu'en réalité le peuple souverain y est dépossédé de son pouvoir. La démocratie directe apparaît alors comme une alternative aux systèmes existants.

De nombreux pays possèdent des mécanismes (référendum, assemblées locales, initiative populaire) qui relèvent de la démocratie directe ou semi-directe.

Sommaire

Histoire de la démocratie directe

Athènes : dans l'Antiquité, c'est au pied de l'Acropole et du Parthénon, sur la place de l'agora, que se tenaient les assemblées de citoyens.

La démocratie désigne étymologiquement le pouvoir (kratos) des citoyens, mâles, libres (demos) et fait référence au régime en vigueur à Athènes après les réformes effectuées par Solon (-594) et Clisthène (-508). Les citoyens (entre un sixième et un quart de la population masculine) délibéraient et votaient les lois. Juges et magistrats étaient élus car leur travail était assez complexe et n'exerçaient que des mandats d'un an. Des indemnités journalières de présence étaient même octroyées aux plus pauvres pour leur permettre d'assurer leurs fonctions civiques.

Les tribus des temps les plus lointains pratiquaient souvent la démocratie directe[réf. nécessaire]. L'égalité était la règle entre les familles et les clans d'autant que les terres étaient gérées souvent collectivement. La création d'un groupe particulier de guerriers, bénéficiant de terres à titre personnel sur lesquels travaillaient comme esclaves ou serfs les prisonniers d'autres tribus, entraîna la création des premières différences sociales[réf. nécessaire]. L'inégalité entraîna l'abandon de la démocratie directe et l'avènement du gouvernement des féodaux sur les paysans. Dans les pays de culture germano-scandinave, le Thing ou son équivalent, était l'assemblée des gens libres d'un pays, d'une province ou d'une subdivision administrative. Il y avait donc une hiérarchie des things, de manière à ce que chaque thing locale soit représentée au thing de province, et ainsi de suite. Le lieu du thing était souvent celui des rites religieux et celui du commerce. Les disputes étaient réglées à cette occasion, et les décisions politiques y étaient prises[réf. nécessaire].

Le Moyen Âge européen voit l'apparition et le renforcement de la féodalité jusqu'à l'apogée de l'absolutisme au XVIIe siècle. Des formes de démocratie locale se développent cependant à la même époque, notamment dans les cantons campagnards de Suisse[6]. Il en fut de même, tout au moins à leur début, dans les républiques marchandes de la Méditerranée et à Novgorod. Lorsque les Cosaques se regroupent ils adoptent les règles de la démocratie directe. Particulièrement originaux pour la société d'Ancien Régime basée sur la séparation entre noblesse, clergé et tiers état ces systèmes sont sévèrement jugés par les partisans des deux premiers ordres qui dénoncent une domination néfaste de la populace[7].

L'époque contemporaine est jalonnée d'expériences de démocratie directe :

Philosophes en faveur de la démocratie directe

Au XVIIIe siècle, l'Europe redécouvre l'idéal démocratique mais à part Jean-Jacques Rousseau, théoricien de la souveraineté populaire, les Lumières privilégient un régime parlementaire. L'auteur de Du contrat social (1762) entama même une ébauche de constitution de démocratie directe pour la Corse en 1764.

Certains économistes ou moralistes[8] considèrent comme impossible la mise en place d'un tel système à l'échelle nationale. Les petites organisations telles que les écoles, les entreprises, les associations libres, les groupes d'action politique, les microsociétés, peuvent plus facilement réaliser la démocratie directe que les gros groupes organisationnels et institutionnels similaires à des états. Rousseau y consent dans Du Contrat Social : « S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un régime si parfait ne convient à des hommes. » Par ailleurs, certains philosophes mettent en évidence la capacité des individus et des petits groupes d'individus à pratiquer la démocratie directe de manière spontanée lors des fêtes, discussions, débats ou, comme l'écrit Stephen Pearl Andrews, lors des dîners.

Les régimes démocratiques modernes, qui se mettent progressivement en place dans le sillage de la Révolution française et de la Constitution américaine de 1787 sont principalement basés sur la représentation et l'élection.

En 1792, Maximilien de Robespierre, Jean-François Varlet et le Marquis de Sade. Ce dernier écrit Idée sur le mode de la sanction des Lois et défend dans une assemblée primaire la démocratie directe.

Ultérieurement d'autres philosophes, tels Proudhon ou Kropotkine, fonderont ou affirmeront le courant politique anarchiste dont une des bases est la démocratie directe.

Cornelius Castoriadis a également développé une théorie sociale allant dans ce sens.

Les Démocraties directes dans le monde

En Suisse

La démocratie est apparu le 12 et 13 janvier 1831 dans la constitution du canton de Saint-Gall. Ainsi fut fondé une volonté et une idée de « référendum véto » qui permet donc au peuple, s’il le souhaite, de rejeter une loi votée par le parlement. La politique est alors fondé, s’il le souhaite, sur une volonté de vivre ensemble à la majorité. Cet idée fut fondée par Anton Henne[9].

Controverses au sujet de la démocratie directe

Limites pratiques

Comme dans la démocratie représentative, le fait de voter directement pour ou contre une loi n'implique nullement de bien connaître tout l'environnement et les conséquences que cela peut provoquer. Certains pourraient ne considérer que leur propre point intérêt, comme cela est expliqué à-propos de l'autogestion. Le risque de manipulation de l'opinion ne peut toutefois être a priori écarté plus qu'ailleurs, et la pluralité de la presse est évidemment un prérequis.

Certains[Qui ?] considèrent que la démocratie directe n'est praticable que dans la limite d'un petit nombre de sujets expressément prévus par la constitution, ou suite à des pétitions d'initiative populaire réunissant un nombre suffisant de signatures. L'organisation systématique d'un suffrage pour le vote de chaque loi reviendrait à faire de chaque citoyen un député. Hors du contexte de tous petits pays comme la cité grecque antique ou les Landsgemeinde, cela n'est guère envisagé. Certains considèrent que la possibilité du contrôle citoyen semble suffisante.

Représentativité

Les personnes élues ont tendance à ne pas être représentatives du corps électoral, tant au niveau des revenus, des classes sociales et des niveaux d'instruction. La démocratie directe serait nettement plus représentative de l'ensemble des citoyens, de par le fait du suffrage universel. Ce qui sans être une garantie de liberté permettrait plus facilement l'expression de minorités, traditionnellement oppressées par la majorité dans un système démocratique.

Instruments de démocratie directe

Si l'on réunit couramment l'ensemble des instruments décrits ici sous l'étiquette « démocratie directe », on emploie également les termes de démocratie participative ou de démocratie semi-directe qui soulignent que ces mécanismes sont à notre époque généralement combinés à des éléments de démocratie représentative .

Initiative populaire et pétition

Article détaillé : Initiative populaire.

Très proche de l'idéal d'implication directe du peuple dans les décisions politiques, l'initiative populaire est particulièrement développée en Suisse, en Californie et dans d'autres États américains. Ce mécanisme permet aux citoyens de proposer des lois qui sont ensuite votées par l'ensemble des électeurs. Différents mécanismes permettent aussi de s'opposer à une loi par pétition ou de proposer un amendement de la constitution. En Suisse, les autorités fédérales peuvent en outre proposer un contre-projet et les électeurs peuvent choisir de voter pour l'un ou l'autre des projets ou pour ou contre les deux projets.

Un autre mécanisme de démocratie directe est le rappel qui se pratique dans certains États américains. Ce rappel (recall) permet à un nombre suffisant de citoyens de réclamer un référendum pour interrompre le mandat d'un élu ou d'un fonctionnaire. Un exemple particulièrement médiatisé est le rappel du gouverneur de Californie Gray Davis en 2003. Cette pratique se rapproche de la révocabilité.

Dans tous les cas les partis politiques, les groupes de pression (lobbies) ou les groupes de citoyens jouent un grand rôle dans la formulation des propositions et la collecte des signatures nécessaires pour déclencher la procédure de référendum, les classes sociales qui ont les moyens de s'organiser utilisent alors plus volontiers ce mécanisme.

Référendum et plébiscite

Article détaillé : Référendum.

Parfois rattaché à l'idée de démocratie directe, le référendum existe dans de nombreux pays. Ce sont cependant un gouvernement ou une assemblée élue qui conservent en général l'initiative du référendum et la maîtrise des questions posées ainsi que celle des alternatives proposées aux électeurs. Dans certains pays, la constitution impose le recours au référendum pour certaines décisions. Ce genre de procédure s'est répandu en Europe de l'Ouest au cours de la seconde moitié du XXe siècle[10].

Assemblées locales et assemblées générales

Article détaillé : Démocratie participative.

Également liées à la démocratie directe, les assemblées sont indispensables pour débattre et prendre des décisions, en particulier au niveau local ou lors de mouvements sociaux.

De nombreuses régions du monde possèdent des assemblées locales où n'importe quel citoyen peut prendre une large part aux débats et aux décisions.

L'un des exemples les plus frappants est la Landsgemeinde qui existe depuis le Moyen Âge dans certains cantons suisses et subsiste aujourd'hui à Glaris et en Appenzell Rhodes-Intérieures. L'ensemble des citoyens sont appelés à se réunir en plein air une fois par an pour élire les magistrats chargés d'administrer le canton et de voter les lois. À Glaris chacun peut prendre la parole, poser une question ou proposer un amendement.

Parmi les exemples importants et récents de démocratie directe dans les mouvements sociaux, on peut citer :

Le tirage au sort des représentants

Article détaillé : Stochocratie.

Lorsqu'il est nécessaire de désigner des délégués porteurs d'un mandat impératif ou de nommer des magistrats, le tirage au sort constitue le principe primordial qui permet l'égalité des citoyens. Ainsi que le notait Montesquieu dans De l'esprit des lois, « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie. Le sort est une façon d'élire qui n'afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. »

Ce système désigné sous le terme de stochocratie, a eu des applications pratiques qui restent limitées. l'Athènes antique pratiquait le tirage au sort pour des magistrats et pour les représentants législatifs, via le conseil des 500 membres de la « boulé ». Seuls les « stratèges » étaient élus dans l'« ecclésia ». La formule anglo-saxonne des jurés tirés au sort pour juger en matière criminelle s'est répandue dans de nombreux pays, dont en France au niveau des Cour d'assises.

Les partisans de la démocratie directe intégrale

Les conseillistes, certains syndicalistes-révolutionnaires et certains anarchistes sont partisans de la démocratie directe pour toutes les décisions.

Le choix du vote (élection) et/ou du consensus, est là aussi problématique pour les prises de décisions, parmi toutes ces tendances ! A contrario, on peut qualifier d'autres formes de démocratie (par exemple : république) comme partielles ou incomplètes.

Débat théorique

Un système politique exclusivement fondé sur la démocratie directe est-il envisageable ? Des organisations politiques telles qu'Alternative Libertaire ou médiatiques telles que No Pasaran défendent l'autogestion et la démocratie directe[11]. D'autre part, un peu partout, des individus la voient comme une source inévitable de chaos et de désordre social. Alexandre Berkman explique dans ses ouvrages[12] que ce qui est source de désordre et de chaos, c'est précisément le capitalisme libéral, et la tyrannie exercée par le patronat, se montrant ainsi favorable à une gestion libertaire du capital, et à une réorganisation des industries, des ateliers, des usines, et de la production comme facteurs de révolution. Les théoriciens anarchistes (ou du moins que l'historiographie a bien voulu qualifier d'anarchistes) les plus récents (Hakim Bey, Michel Onfray, Gilles Deleuze) ont su montrer l'utilité des prises de pouvoirs temporaires et autonomes de petits groupes d'individus[13] [14].

Défense militaire

Une critique que subit ce modèle vise sa supposée faiblesse militaire[réf. nécessaire] à laquelle les partisans de la démocratie directe répondent par la création d’alliances militaires entre les démocraties « classiques » et directes[réf. nécessaire], régies par les principes démocratiques les plus stricts. Cette structure se devrait donc d’être à géométrie variable, fonction seulement de la volonté de chaque nation.

Taille et vote

En effet leur trop grande taille pourrait empêcher l’existence d’un débat réel entre chaque citoyen, et la mobilisation fréquente d’une importante population pour les votes générerait certainement des problèmes d’organisation en apparence insolubles[réf. nécessaire]. Certains considèrent aujourd’hui que le vote électronique à domicile pourrait supprimer cette limite pratique[réf. nécessaire], au sacrifice probable de l'anonymat et du secret du vote. La solution imaginée par des partisans de la démocratie directe, dont Rousseau, était la suivante :

Tout d’abord pour des considérations techniques un vote de toute la nation ne semble possible que dans un État à faible population, pourtant le modèle de la démocratie directe se veut universel. En revanche, certaines constitutions alternatives récentes proposent de pallier ce problème par le tirage au sort représentatif

Article détaillé : Stochocratie.

.

Le problème n’est donc aisément soluble que si l’on postule l’instauration de communautés démocratiques comprenant au maximum 500 000 habitants, mais pouvant être de taille beaucoup plus réduite. De telles entités auraient l’avantage d’être au plus près des besoins du citoyen, notamment en termes d’aménagement du territoire et d’infrastructures. Au-delà, le fédéralisme complet semble nécessaire[15].

Un courant[16] de la démocratie directe prône l'absence de vote, pour privilégier le système par consensus.

Médias

Cependant d'autres[Qui ?] pensent qu’un tel système en banalisant le vote pourrait amener à l’instauration de lois liberticides, voire de dictatures sous l’influence de médias de propagande et de démagogues.

Droit & État

Pour de nombreux politologues[Qui ?], la naissance de ces communautés démocratiques semble irréaliste[réf. nécessaire], du fait qu’elle sous-entend la dissolution des États existants et irait ainsi à l’encontre du droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes[réf. nécessaire].

Pour les défenseurs actuels de la démocratie directe, cette condamnation serait hâtive et proviendrait d'une incompréhension de l’objectif de ces communautés, qui n’est pas de se substituer à l’identité nationale . Pour leurs théoriciens, la culture et la langue propre à chaque peuple ne serait pas remise en cause dans cette nouvelle organisation, puisque rien n’empêche des solutions fédérales, ou sinon des coopérations renforcées entre différentes communautés démocratiques, dès lors que ces coopérations respectent les principes de cette démocratie directe, c’est-à-dire aurait été soumises à l’approbation des citoyens et serait abrogeables ou révocables par pétition.

Notes et références

  1. cité par J-P Durt « L'utopie du monde sans élections », 1872, Bruxelles
  2. c'est la thèse centrale des travaux de Robert Paul Wolff sur la démocratie directe qui s'appuie sur une certaine tradition libérale : de John Rawls notamment mais aussi de John Stuart Mill
  3. http://1libertaire.free.fr/ManuelDemocratieDirecte.html
  4. voir les statuts de certains syndicats anarchistes ou certains syndicats sud/solidaires/g10 par exemple statut du syndicat sud étudiant Nantes, statut du groupe intersyndical de l'éducation nationale du 93-95
  5. cité dans Octave Mirbeau « la grève des électeurs et florilège incivique » (ISBN 978-2-915694-24-6)
  6. Article Landsgemeinde [1] dans le Dictionnaire historique de la Suisse
  7. Lire par exemple l'article Démocraties du bas Moyen Âge et de l'époque moderne dans le Dictionnaire historique de la Suisse
  8. Henri Lepage & James Meade : http://www.institut-entreprise.fr/fileadmin/Docs_PDF/travaux_reflexions/Archives/TheoriesEco/L_autogestion1.pdf
  9. Yvan Blot, L'origine de la démocratie directe en Suisse : les tribuns romains et les assemblées d'hommes libres, Polémia, Le 7 Septembre 2009
  10. Yannis Papadopoulos, La démocratie directe, Economica, Paris, 1998.
  11. http://nopasaran.samizdat.net/
  12. ouvrage Qu'est ce que l'anarchisme ? : « ne vois-tu pas que le système qui maintient de telles inégalités sociales est plus criminel que le voleur de pommes ? La loi interviendra et le punira, mais n'est-ce pas la même loi qui permet que des conditions d'existence si misérables existent et qui protège un système qui fabrique des criminels ? » (page 42, ligne 7)
  13. Hakim Bey insiste largement sur cette idée, notamment dans son ouvrage TAZ, chapite 2 « en attendant la révolution » http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html#2
  14. michel onfray en a parlé dans une interview pour Rue89 http://www.dailymotion.com/relevance/search/michel%2Bonfray/video/x3mzl7_michel-onfray-23_creation
  15. Pierre-Joseph Proudhon, Du Principe Fédératif (1863)
  16. une partie des anarchistes et libertaires voir introduction et début d'article

Voir aussi

Bibliographie

  • Antoine Bevort, Pour une démocratie participative, Presses de Sciences Po, 2002.
  • Shaun Bowler, Demanding Choices: Opinion, Voting, and Direct Democracy, Ann Arbor (Mich.) : the University of Michigan press, 1998.
  • Martin Breaugh, L'expérience plébéienne. Une histoire discontinue de la liberté politique, Paris, Éditions Payot-Rivages, 2007.
  • Steve Davis, Click On Democracy: the Internet's Power to Change Political Apathy Into Civic Action, Boulder (Colo.) : Westview press, 2002.
  • Alexandre Ledru-Rollin, Du gouvernement direct du peuple, Paris : impr. de Prève, 1851.
  • Charles Maccio, Penser le devenir de l'humanité : construire une démocratie participative…, Lyon : Chronique sociale, 2004.
  • Dick Morris, Vote.com ou Comment Internet va révolutionner la politique, Paris : Plon, 2001.
  • Yannis Papadopoulos, Démocratie directe, Paris : Économica, 1998.
  • Johannes Reich, An Interactional Model of Direct Democracy - Lessons from the Swiss Experience, SSRN Working Paper (2008).
  • Pascal Rode, Le Retour de la vraie démocratie, Dunkerque (49 Av. About, 59240) : P. Rode, 1998.
  • Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social ou Principes du droit politique, 1762.
  • Roland Simon, Le Démocratisme radical, Paris : Éd. Senonevero, 2001.
  • Roger de Sizif, La Stochocratie : modeste proposition pour que le peuple de France soit heureusement gouverné grâce à l'instauration d'une sélection politique aléatoire, Paris : les Belles lettres, 1998.
  • Albert de Surgy, Le Grand Choix : société républicaine ou société de marché, Paris; Budapest; Torino : l'Harmattan, 2002.

Articles connexes

Liens externes

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