Ecole nationale superieure d'architecture


Ecole nationale superieure d'architecture

Études d'architecture en France

En France, les études d’architecture durent au moins cinq ans et se déroulent dans des écoles. Elles sont fixées par le décret du 30 juin 2005[1].

Sommaire

Historique

L’architecture est traditionnellement l’une des quatre disciplines des beaux-arts, avec la gravure, la sculpture et la peinture. Jusqu’en 1968, son enseignement était assuré par l’école des beaux-arts de Paris, qui avait trois annexes en province et qui dépendait de la section d’architecture de l’Académie des beaux-arts qui organisait les concours de sélection et d’émulation, en particulier le Prix de Rome dont les lauréats étaient récompensés par un séjour à la Villa Médicis au cours duquel ils avaient à produire plusieurs « envois », travaux graphiques longtemps basé sur le relevé des vestiges antiques et d'un projet d'envergure.


Au cours des événements de 1968, les contestataires du mouvement étudiant revendiquent le rattachement à l'université. À la rentrée scolaire 1968–1969, le ministre de la culture André Malraux, pour rompre avec l’académisme, crée une douzaine d’« unités pédagogiques d’architecture » (U.P.A.) sur tout le territoire, dont six puis huit à Paris, les autres pour remplacer les écoles d’architecture de province de Toulouse, Bordeaux, Marseille, Nancy, ou pour en créer de nouvelles à Rennes, Lyon, Rouen, Strasbourg, Saint-Étienne, etc. La section de l'école des beaux-arts de Paris ainsi disséminée, l'unité des disciplines des Beaux-Arts est rompue. Les nouvelles unités pédagogiques vont pouvoir bénéficier d’une relative indépendance pour gérer la formation qu’elles souhaitent délivrer, ce sans lien réel avec l'université[2].

Des réformes successives modifient le nombre d'années d'études, le tronc commun devenant une formation en trois cycles de deux ans en 1998[réf. nécessaire], accessibles après le baccalauréat. À la fin des études, les étudiants devaient effectuer un stage pratique en agence, et rédiger un mémoire accompagnant un projet qui, s’il était accepté par un jury, lui permettait de recevoir son titre d’architecte diplômé par le gouvernement.

Les anciennes U.P.A., devenues des « écoles d’architectures », ont été nommées en 2005 « écoles nationales supérieures d’architecture » (ENSA).

Les réformes européennes consécutives du Processus de Bologne ont poussé les ENSA à consolider leurs offres pédagogiques. À ce jour en France, comme dans la quasi-totalité des pays, la formation initiale en cinq ans se dispense en deux cycles (voir paragraphe suivant).

Formation en 2009

Étudiants en architecture.

Les études se font dans des écoles d’architecture qui délivrent à l’issue d’une formation de cinq ans le diplôme d’État d’architecture (qui correspond au grade de master). Le diplôme d’études en architecture (qui correspond au grade de licence) est un diplôme intermédiaire.

Les vingt écoles nationales supérieures d’architecture dépendant du ministère de la culture :

Ces écoles délivrent aussi une habilitation de l’architecte diplômé d’État à exercer en son nom propre la maîtrise d’oeuvre qui permet à l’architecte diplômé d’État d’endosser les responsabilités liées à la maîtrise d'œuvre au sens de la loi de 1977 sur l’architecture[3]. Concrètement ce diplôme est nécessaire pour s’inscrire à l’Ordre des architectes, exercer en son nom propre[4] et signer les plans d’un permis de construire d’un bâtiment public ou privé de plus de 170 m². Cette habilitation s’obtient par une année de formation en alternance.

Il existe aussi des diplômes de master pour préparer l’inscription en thèse[3]. Le cycle du doctorat, en trois ans après le master, est dédié exclusivement à la formation à la recherche. Le titre de docteur est aujourd’hui l’une des étapes implicites pour la candidature aux postes d’enseignants dans les ENSA. Différentes formations professionnelles post-master en un à deux ans se dispensent dans les ENSA. Il s’agit principalement de diplômes propres aux ENSA (DPEA) ou des diplômes se spécialisation en architecture (DSA). Elles correspondent aux multiples aspects qui caractérisent l’architecture et aux compétences spécialisées aujourd’hui attendues par la société.

D’autres établissements sont reconnus équivalent au ENSA[3] :

D'autre part, un certain nombre d'écoles d'architecture proposent dorénavant un double cursus ingénieur-architecte en partenariat avec des écoles d'ingénieur. C'est par exemple le cas de l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette en partenariat avec l'ESTP (Ecole spéciale des travaux publics).

Notes et références

  1. Décret n° 2005-734 du 30 juin 2005 relatif aux études d'architecture.
  2. Michel Denès, Le Fantôme des beaux-arts ; l'enseignement de l'architecture depuis 1968., éditions de la Villette, coll. « Penser l'espace », 1999, 251 p. (ISBN 2-903539-48-0), p. 39 .
  3. a , b  et c l'enseignement de l'architecture sur le site du ministère de la culture.
  4. Fiche architecte sur le site onisep.fr

Voir aussi

Articles connexes

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