Economie de la Belgique


Economie de la Belgique

Économie de la Belgique

Article principal : Belgique.
Économie de la Belgique
Monnaie 1 Euro = 100 cent
Année fiscale Année calendrier
Organisations du commerce UE, OMC et OCDE
Statistiques [1]
Classement PIB 18e (2007) [2]
PIB $ 370 milliards (2007)
Croissance du PIB 1,5% (2005)
PIB par habitant 32 000 $US (2007)
Classement PIB par habitant 15e (2007)
PIB par secteur Agriculture (1,3%), industrie (24,5%), services (74,2%) (2004)
Inflation 1,5% (2005)
Population sous le seuil de pauvreté 4% (1989)
Population active 4,77 millions (2005)
Population active par secteur Services (74,2%), industrie (24,5%), agriculture (1,3%) (2003)
Chômage 8,4% (2005)
Principales activités Produits d'ingénierie et de métallurgie, industrie d'assemblage automobile, conditionnement de nourriture etboissons, produits chimiques, méatux, textiles, verre, pétrochimie
Partenaires commerciaux [3]
Exportations $269,6 milliards (2005)
Principaux partenaires commerciaux Allemagne 19,4%, France 17,3%, Pays-Bas 11,7%, Royaume-Uni 8,2%, États-Unis 6,4%, Italie 5,3%(2005)
Importations $264,5 milliards (2005)
Principaux partenaires commerciaux Allemagne 17,2%, Pays-Bas 17,8%, France 11,4%, Royaume-Uni 6,8%, États-Unis 5,4%, Irlande 6.5%(2005)
Finances publiques[4]
Dette publique $280,05 milliards (2006) (83,9% du PIB)
Dette extérieure $28,3 milliards (1999)
Recettes $151,6 milliards (2004)
Dépenses $151,1 milliards (2004)
Aide économique $1,072 milliards (2002)

La Belgique, un pays à l'économie développée, appartient à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un groupe de pays industrialisés aux régimes démocratiques. Actuellement, avec une superficie de 30 528 km² (148e superficie au monde), et une population d'un peu plus de 10 millions d'habitants, le PIB de la Belgique se situe parmi les 30 premiers du monde. En 2004, le PIB par habitant se montait à 30 600 $US. En 2005, elle se situait à la neuvième position de l'Indicateur de développement humain. Elle est toujours membre du G-10 (article en anglais). La Belgique est en 2007, selon la Banque mondiale, la 18ème puissance économique mondiale.

Densément peuplée (environ 350 habitants/km²), la Belgique se trouve au cœur de l'une des régions les plus industrialisées du monde. Elle fut la première région d'Europe continentale à entrer dans la Révolution industrielle au début du XIXe  siècle et s’empara dès 1889, d'un formidable réservoir à matière première, une colonie, le Congo. L’industrie belge acquit ainsi de 1889 à 1960 d’énormes quantité de matière première quasi gratuitement[réf. nécessaire]. Elle développa rapidement d'importantes infrastructures ferroviaires, routières et portuaires pour assurer son commerce avec les pays voisins. Elle fut l'un des pays fondateurs de la Communauté économique européenne et fit partie du premier cercle de l'Union économique et monétaire en janvier 1999.

Avec des exportations se montant à environ deux tiers du Produit intérieur brut, la Belgique dépend de façon importante du commerce extérieur. La Belgique exporte proportionnellement le double de l'Allemagne et le pentuple du Japon. L'importance de cette position commerciale s'explique par la position géographique centrale en Europe, et une main d'œuvre globalement qualifiée, multilingue et productive.

Le secteur industriel belge peut être comparé à une machine complexe : il importe des matières premières et des produits semi-finis, qui sont ensuite ré-exportés une fois traités. Sauf pour son charbon, qui n'est plus désormais exploitable, la Belgique ne dispose pas de ressources minérales naturelles. Nombre de secteurs traditionnels sont cependant présents dans son économie, ce dû à ses infrastructures de transport et sa position géographie : sidérurgie, textiles (secteurs en décroissance), raffinage pétrolier, chimie, agro-alimentaire, produits pharmaceutiques, construction automobile, électronique, et construction mécanique. La part des services atteint cependant 71,8% du PIB, pour 26,3 % pour le secteur secondaire et 1,9% pour l'agriculture.

Sommaire

L'économie belge au XXe siècle

Pendant 200 ans, jusqu'à la Première Guerre mondiale, la Wallonie (francophone) fut l'une des régions les plus dynamiques du monde, alors que la Flandre restait une région essentiellement agricole. La Belgique fut, grâce aux industries wallonnes principalement, la deuxième puissance économique, la troisième puissance industrielle et la quatrième puissance commerciale du monde au XXe siècle.La Flandre, elle, commença à rattraper son retard technologique vis-à-vis de la Wallonie, au cours de l'entre-deux-guerres. Les infrastructures industrielles furent relativement épargnées par la Seconde Guerre mondiale. Comme dans toutes les nations de l'Europe occidentale, les années 1950 et 1960 furent une période de reconstruction et de développement rapide d'industries nouvelles, en particulier en Flandre. La Wallonie resta elle beaucoup plus concentrée sur les vieilles industries qui avaient fait sa fortune. La Flandre promeut, elle, une industrie légère importante, en particulier aux alentours de Bruxelles, Anvers, Bruges et Gand.

L'industrie lourde traditionnelle des bassins de Liège et du Hainaut, essentiellement sidérurgique, commença à perdre sa compétitivité, qui n'apparut au grand jour qu'à l'occasion des crises pétrolières de 1973 et 1979. Les mines de charbons, qui avaient été à l'origine de cette industrie lourde, fermèrent les unes après les autres jusque dans les années 1980. Les centres d'activités et de décisions se retrouvèrent en majorité en Flandre et à Bruxelles, voire à l'étranger.

Le début des années 1980 fut pour le pays une période difficile d'ajustements structurels, de par une baisse de la demande pour les productions traditionnelles, une baisse des performances économiques, et des réformes structurelles qui furent mises en place tardivement. La crise consécutive de 1980-82 provoqua une hausse brutale du chômage et des coûts sociaux en général, et un endettement des ménages. Le déficit budgétaire monta à 13 % du PIB et l'endettement public dépassa les 100% du PIB annuel. Cette dette était cependant essentiellement détenue par des belges, connus pour leur propension à l'investissement mobilier et immobilier (70% des ménages sont propriétaires de leur logement).

Pour redresser la situation économique, le Premier ministre Martens et sa coalition de centre-droit déployèrent en 1982 un plan de relance économique visant à promouvoir les exportations et la compétitivité des entreprises belges via une dévaluation du franc belge de 8,5 %. La croissance économique monta de 2 % en 1984 à 4% en 1989. En mai 1980, le gouvernement lia le franc au Deutsche Mark en en suivant de près les taux d'intérêt. La croissance économique baissa dans les années 1990 à la suite de la hausse des taux du Deutsche Mark.

En 1992-1993, l'économie belge subit la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un PIB baissant de 1,7% en 1993. La croissance reprit en 1999, avec une croissance du PIB atteignant 2,2%. Les investissements (4%) et les exportations (4,4%) stimulèrent l'activité économique. La croissance de la consommation privée, freinée par une faible croissance des salaires et le manque de confiance des consommateurs, se montant à 1%, pour une consommation publique de 0,9%.

Fin 2005, La Belgique a compté 7.906 entreprises qui se sont déclarées en faillite pour la période 2005, c'est un chiffre qui représente à l'échelle nationale plus d'une entreprise sur cent. Selon une étude réalisée par le bureau d'études Graydon, il s'agit pratiquement d'un nouveau record.

Différences régionales

L'économie de la Belgique ne peut se comprendre comme un tout, et certains de ses traits caractéristiques sont en réalité le fait d'une seule ville ou région, et une situation moyenne en certains domaines la résultante de différences majeures entre ces régions. Concrètement, les économies flamande et wallonne se distinguent sur de nombreux points (cf. les statistiques d'Eurostat et l'OCDE), et les villes principales du pays, Bruxelles, Anvers, Liège, Bruges, Charleroi et Gand, ont toutes des caractéristiques propres.

Économies wallonne et flamande


Économie de la Belgique


Travail
Pauvreté
Services
Transport
Industrie
Agriculture
Pêche
Tourisme
BEL 20
Euro
Banque nationale
Dette publique
Énergie

  • Les différences de productivité en Belgique, selon une étude de la KUL [1], s'expliquent surtout en fonction du secteur d'activité (pour 97%), et peu en fonction des différences régionales Wallonie-Flandre (qui interviennent pour seulement 3%);
  • La Flandre a exercé pendant des années un attrait plus grand sur les investisseurs, qu'elle attribue en partie à son multilinguisme, en partie à une politique régionale plus dynamique et plus efficace, attirant des investissements plus importants et plus variés de multinationales que la Wallonie, plus traditionnellement industrielle et souffrant, d'un syndicalisme fort militant (cf le point suivant) et des désinvestissements dans le secteur.
    • En outre la Flandre, du moins avant l'instauration du fédéralisme, disposait d'un poids politique plus grand dans l'Etat (elle y a toujours détenu la majorité des sièges dans les enceintes parlementaires et le puissant parti catholique flamand a été pendant un siècle le pivot de pratiquement toutes les coalitions gouvernementales). C'est ce qui explique que dès 1945, un Congrès national wallon exigea le fédéralisme qui fit d'ailleurs l'objet d'une proposition de révision constitutionnelle en bonne et due forme en 1947, rejetée par les parlementaires flamands (une nouvelle tentative, à l'initiative de Joseph Merlot échoua en 1952). C'est ce qui explique par exemple le choix de l'implantation de SIDMAR (sidérurgie maritime) en Flandre (début des années 60) pour l'installation d'une sidérurgie qui s'avérerait concurrente de la sidérurgie wallonne (alors que le pays était déjà en presque surcapacité) [2],[3].
    • Au XXIe siècle, la Wallonie travaille activement pour rattraper son retard, en attirant également de nombreux investisseurs. Par ailleurs, si l'on prend en considération l'ensemble Wallonie-Bruxelles (Bruxelles étant largement francophone (plus de 90 % des Bruxellois sont francophones), l'ensemble correspond grosso modo à la Communauté française), le PIB par habitant est supérieur à celui de la Flandre.
  • La syndicalisation est tout aussi importante dans les deux régions et est très élevée. Le nombre de journées de grève dépend fortement du secteur d'activité. Au niveau régional, selon l'Institut National de Statistiques, la Flandre a connu 278.569 journée-assimilées de grève, et la Wallonie 239.678. Si on compare ces données aux populations respectives des personnes actives dans les Régions, on peut naturellement conclure que la Wallonie fait bien plus usage de la grève que la Flandre. La Wallonie est dominée essentiellement par le syndicat à tendance socialiste FGTB, alors que le syndicalisme socio-chrétien, plus modéré, (CSC) domine en Flandre;
  • Les autorités et les entreprises flamandes investissent plus en recherche et développement (cf la stratégie de Lisbonne, politique commune à toute l'UE), surtout par des investissements privés plus importants, mais aussi une importante implication des autorités publiques (région et communauté)[réf. nécessaire];
  • Il est supputé que le transfert du nord au sud se montent à environ 5 milliards d'euros par an. D'autre avancent des chiffres allant jusqu'à 12 milliards. Certains économistes flamands pensent que ces transferts seraient de nature à miner la compétitivité de la Wallonie[réf. nécessaire]. Le 31 janvier 2007, le président flamand Yves Leterme souligna, suite à un discours très engagé d'Elio Di Rupo au Parlement wallon le même jour, que la Wallonie était le principal pays d'exportation de la Flandre, ce qui corrobore, vingt ans après, les analyses d'Hugo Schiltz. Les transferts font généralement référence à la sécurité sociale et particulièrement au niveau des dépenses. Si on inclut l'aspect recettes et les transferts fiscaux via les lois de financement qui permettent de redistribuer des recettes fiscales (et non plus des cotisations sociales uniquement), on est en mesure de douter de la viabilité de la Wallonie si une scission devait s'opérer en Belgique, sauf si la Wallonie demeurait avec Bruxelles (Belgique résiduelle). Le problème est qu'il existe une coupure géographique entre la Wallonie et Bruxelles. En quittant la Wallonie pour rejoindre Bruxelles, il est impossible de ne pas traverser une partie de la Flandre (3 km environ). Bruxelles est donc encerclée par la Flandre, avec l'aval naïf des Wallons. Le 8 février, il a été fait état à la RTBF d'une étude commandée par le Gouvernement flamand à des universitaires tant flamands que wallons ou francophones. Ces scientifiques démentent que le montant des transferts de la Flandre à la Wallonie et à Bruxelles atteigne 10 milliards d'€ (Manifeste In de Warrande), ni même 6 milliards (études de la KBC et de la KUL), mais établissent qu'il se situe entre 2 et 3 milliards d'€. [4].
    • Il existe toutefois des disparités sous-régionales (niveau NUTS 3) : 50% des transferts financiers proviennent de Bruxelles et son hinterland (les deux provinces brabançonnes), tandis que 50% de ce transfert profite aux deux anciens bassins sidérurgiques (Liège et le Hainaut). [5]
    • Une particularité du système fédéral est également que le travailleur paie ses impôts par rapport à son lieu de domiciliation et non son lieu de travail, comme cela est prévu par le droit international. Si tel était le cas, la ville-région de Bruxelles gagnerait 4 milliards d'euro en plus par an, au détriment de la Flandre[6].
  • Au total, il est donc clair que le solde net des transferts financiers bénéficie en réalité à la Flandre.
  • Le chômage en Wallonie est en moyenne le double d'en Flandre (novembre 2007 : 6,12% en Flandre, 15,6 % en Wallonie), et celui de Bruxelles en est le triple depuis plus de 20 ans [réf. nécessaire] (novembre 2005, Flandre: 8,3%, Bruxelles : 22,0%). Les bassins liégeois et hennuyers avoisinent les 20% de chômage. Une seule des provinces wallonnes (Le Brabant wallon) se situe un peu au-dessus de la moyenne du PIB par habitant dans l'Union européenne mais ne rivalise pas avec les autres provinces flamandes à l'exception du Limbourg. Toutes les autres provinces wallonnes font moins bien que la moyenne dans l'Union. La Wallonie elle-même se situe aux alentours de 86 % seulement de la moyenne européenne. En Flandre, seule une seule province (Le Limbourg) se situe en-dessous de cette moyenne (Indice 100, selon eurostat - nomenclature NUTS). De plus, le haut taux de chômage de Bruxelles s'explique en partie par la coupure administrative entre la ville-région et son hinterland économique, gros pourvoyeur d'emplois (ainsi, toute l'activité aéroportuaire de la ville est située en Flandre);
  • Les compétences linguistiques et le système d'enseignement sont généralement considérés comme meilleurs en Flandre. Des études internationales (par exemple PISA 2006) placent le système d'éducation flamand parmi les plus performants de l'OCDE, et son équivalent francophone dans la moyenne inférieure (NB : la compétence de l'éducation ressort des Communautés, et non du système fédéral) [7]. La Communauté française essaye, là aussi, de combler son retard, notamment en favorisant les écoles à immersion linguistique.
  • L'ensemble du pays, mais plus particulièrement les grands centres économiques tel que Anvers, Bruxelles, Liège, Bruges, Charleroi, Gand connaissent un manque de main d'œuvre pour certaines fonctions hautement qualifiées. En cause l'inadéquation entre l'éducation et les demandes des entreprises, mais aussi les problèmes de mobilité dans ces villes.

Le ciment de la Belgique est constitué de deux éléments : Bruxelles, convoitée par les Flamands qui y sont pourtant ultra minoritaires et la dette publique de l'État fédéral qui atteint plus de 100 % du PIB annuel.

Villes et ensembles régionaux

Bruxelles

Le bâtiment du Berlaymont, siège de la Commission européenne

Bruxelles est la capitale politique, économique et culturelle de la Belgique. Comme toute grande ville mais accrue par son rôle médiatique de capitale de l'Union Européenne (siège de la Commission européenne, de certaines sessions du Parlement européen), son économie est essentiellement orientée vers les services. Elle est le siège de nombreux centres de décisions nationaux, régionaux, ou internationaux, ainsi que de nombreuses institutions proches de l'Union européenne. Bruxelles accueille de nombreux travailleurs issus des proches régions de Flandre et Wallonie (les navetteurs), voire même de France ou des Pays-Bas. Ceux-ci font une rude concurrence à l'emploi local. Bruxelles-Capitale est en effet la région avec le plus fort taux de chômage (actuellement au delà de 20%).

Celui-ci trouve son explication principalement dans le fait que Bruxelles fonctionne comme une ville américaine : les classes aisées fuient le centre et préfèrent les banlieues vertes, ce qui a pour effet une déqualification de l'habitat dans les parties les plus denses et les plus anciennes de la ville, qui concentrent une population plus pauvre et moins qualifiée. Cependant, un mouvement de "gentryfication" est constaté dans certains quartiers du pentagone et des quartiers centre-est (Saint-Gilles, Ixelles, Etterbeek, Saint-Josse, Schaerbeek), c'est-à-dire d'investissement des quartiers centraux par de jeunes ménages actifs, qui préfèrent l'animation urbaine aux mornes lotissements de banlieues et aux embouteillages autoroutiers des heures de pointes. Plus marginalement, les causes du chômage bruxellois sont :

Bruxelles est également devenue une ville internationale dans tous les sens du terme. Elle accueille en effet plusieurs institutions internationales comme l’OTAN, les instances dirigeantes de l’Union européenne, plus de 1000 représentations d’organisations internationales et plus de 2000 sociétés internationales et c’est la troisième ville du monde en nombre d’accueil de conférences internationales.

Anvers

L'agglomération d'Anvers est le deuxième centre économique de la Belgique, derrière Bruxelles. Son économie est basée sur :

  • son port (le 2e en Europe, le 6e dans le monde) et les activités liées au transport et à la logistique qu'il induit (1/3 du transport en Belgique);
  • le commerce du diamant (et dans un moindre mesure, sa taille, en décroissance) : Anvers est la première place diamantaire, et compte pour 1/10e des exportations du pays. La Belgique est le premier partenaire européen de l'Inde, spécifiquement pour cette activité (voir aussi Temple jaïn d'Anvers);
  • l'industrie chimique : l'usine BASF d'Anvers est la plus importante usine du groupe en dehors de l'Allemagne, et intervient à elle seule pour environ 2% des exportations belges. Nombreuses autres activités pétrochimique, Anvers a la plus grande concentration de sites Seveso en Europe;
  • diverses activités industrielles et de services : construction automobile, télécommunications, produits photographiques...

Liège

Article détaillé : Économie de Liège.

Liège est, par sa taille (600.000 habitants dans l'agglomération), la plus importante ville de Wallonie au niveau économique.

Tout comme à Charleroi, Liège a eu pendant des années la sidérurgie (ex. Cockerill-Sambre) comme principale industrie. Cependant, cette partie de l'économie liégeoise est en déclin et est sur le point de disparaître.

Liège possède toujours de très nombreuses entreprises de constructions mécaniques et métalliques (ex. FN Herstal), industrie aéronautique et spatiale (Techspace Aero) mais aussi agro-alimentaire: bières (Jupiler) et eaux, limonades (Spa et Chaudfontaine).

Liège mise également beaucoup sur les transports et la multimodalité grâce aux différents outils cités ci-dessous :

L'université de Liège héberge également de nombreuses spin-off et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS).

Charleroi

Deuxième agglomération de Wallonie et première commune, Charleroi est également un pole économique important. Traditionnellement, trois secteurs constituaient l'essentiel de l'activité économique : le charbon, la sidérurgie et le verre. Si le charbon a définitivement disparu, les industries sidérurgiques et verrière se sont restructurées et occupent toujours une place importante. Ainsi, Industeel, filiale d'Arcelor est un leader mondial dans les aciers spéciaux et inoxydables et AGC Automotive, filiale de Asahi Glass, est active dans le secteur du vitrage automobile. Plus récemment d'autres secteurs se sont développés, principalement l'aéronautique (SABCA, Sonaca), la logistique, l'imprimerie et les biotechnologies. Ce dernier secteur a bénéficié de l'implantation d'un centre de recherche de l'Université libre de Bruxelles à Charleroi et de la création d'un parc scientifique et technologique à Gosselies, l'Aéropole, situé près de Caterpillar, une des principales sociétés pourvoyeuses d'emplois de la région de Charleroi. Plusieurs spin-off issues du centre de recherche de l'ULB sont implantées sur le site de l'Aéropole.

La région bénéficie aussi d'infrastructure de transport de qualité, avec notamment :

Bruges

Étant le port développant le plus vite de l'Europe, Bruges-Zeebruges est aussi un des ports Européens les plus importants et modernes. C'est le premier port Européen pour le trafic RoRo et le Gaz naturel liquéfié et le premier port du monde pour l'importation et l'exportation des véhicules nouveaux.

Aussi le tourisme fournit l'importance de l'économie brugeoise. Bruges est devenue une des destinations touristiques le plus importantes du monde. Annuellement à peu près 2,5 million de touristes visitent la ville et en 2007 il y était environ 1,4 million de nuitées.

Gand

Le port de Gand est soumis à une concurrence importante par les ports d’Anvers, de Bruges-Zeebruges et de Rotterdam. C’est cette concurrence qui a poussé et pousse le port de Gand à s’adapter, se spécialiser pour contribuer à l’économie portuaire belge (le port de Gand représente 1,7% du PIB). C’est elle qui va déterminer en partie la politique commerciale du port. Son succès commercial est lié avant tout à une juste analyse de son environnement et à une écoute des besoins des chargeurs. L’autorité portuaire se reconnaît une mission socio-économique, puisque les intérêts de la ville, du port et de la région sont liés, la preuve en est les emplois qu’elle génère: 25000 emplois directs pour autant d’indirects. Le port de Gand ne recherche pas une rentabilité à tout prix mais veille à travers ses choix d’investissements et son orientation commerciale à privilégier l’emploi et la création de richesse pour la collectivité. Pour cela, le port oriente aujourd’hui son action commerciale vers le développement de « projets » dans le cadre d’une offre de logistique portuaire industrielle et recherche des niches très spécialisées sur le transport de lignes régulières, en raison de la concurrence voisine. Il se définit aussi comme une plate-forme multimodale, et non pas uniquement comme un port maritime. Le trafic maritime est acheminé par voie fluviale à hauteur de 15 millions de tonnes, la route et le fer comptent pour environ 5 et 4 millions de tonnes respectivement. Cette gestion est menée en collaboration avec des entreprises partenaires. Elle repose aussi sur une qualité de dialogue et de concertation entre l’Autorité Portuaire, la Ville, les personnels, les entreprises et les interlocuteurs régionaux.

Références

(en) Une grande partie du contenu de cet article provient du CIA World Factbook 2005 et du site Internet du Département d'état des États-Unis 2003 .

Autres références

  1. Citée dans Wallonie Flandres, je t'aime moi non plus, de Rudy Aernoudt, pg 154.
  2. Ladrière, Meynaud, Perin, La décision politique en Belgique, CRISP, Bruxelles, 1965
  3. Sur toute cette période, le livre classique est celui de Michel Quévit, Les causes du déclin wallon, Editions Vie ouvrière, Bruxelles, 1978. Ces analyses sont d'une certaine façon d'ailleurs corroborées par De Memoires de Gaston Eyskens, expliquant sa stratégie flamande lors du vote des lois sur l'expansion économique en 1959.
  4. RTBF.BE
  5. In Wallonie Flandres (...), op citt, pg 139.
  6. Bruxelles, l'enfant mal aimé, Rudy Aernoudt, pg 105
  7. Le Rapport PISA 2006 attribue 529 points à la Flandre et 486 à la Communauté française ; les extrêmes européens sont la Finlande (563 pts) et la Roumanie (418 pts). Les points sont calculés pour obtenir une moyenne de 500.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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