Forces françaises en Afghanistan


Forces françaises en Afghanistan
Des hommes du 27e bataillon de chasseurs alpins engagé en Afghanistan en 2009.

Les forces de l'armée française interviennent dans la guerre d'Afghanistan depuis fin 2001 dans deux opérations internationales distinctes : la force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) sous commandement de l'OTAN et l'opération Enduring Freedom sous commandement américain. En 2010, elle est quatrième contributrice de la coalition [1].

La participation militaire française à ces deux opérations est répartie en plusieurs opérations nationales, qui portent (ou ont porté) les noms de Pamir pour la participation à l'ISAF, Héraklès pour la participation aux opérations navales et aériennes, Épidote pour la participation aux missions d'instruction de l'armée afghane au sein d'OEF et Arès (opération terminée) pour les opérations spéciales au sein d'OEF.

La présence de l'armée française dans ces deux opérations s'illustre par une présence maritime dans l'océan Indien, qui comprend des engagements d'aéronefs de l'aviation navale sur le territoire afghan, l'action d'unités (avions de chasse, d'observation et drones) de l'armée de l'air, à partir de l'Afghanistan ainsi que de bases situées dans des pays limitrophes, et la participation d'unités de l'armée de terre aux opérations de sécurisation et d'instruction.

Au 1er novembre 2009, 3 850 militaires français étaient engagés sur le théâtre de ce pays, dont le soutien aérien et la participation à la Combined Task Force 150 dans l'océan Indien. À ce chiffre s'ajoute les 150 gendarmes déployés fin 2009. 2 500 des militaires sont déployés depuis cette date dans la brigade La Fayette, clé du dispositif, dirigée depuis le 20 octobre 2011 par le général Jean-Pierre Palasset et placée sous commandement américain [2]. En 2010, la décision a été prise d'un envoi supplémentaire de 250 soldats, le contingent français en Afghanistan atteignant désormais le nombre de 4 000[3]. Suite à une décision prise en 2011, le contingent français sera après un retrait graduel fin 2012 de 3 000 personnes[4]

En 2009, le coût annuel des opérations est de 450 millions d'euros[5], ce qui représente près de la moitié des 870 millions d'euros consacrés aux forces françaises hors de la métropole[6]. En 2010, celui-ci est estimé à 470 millions d'euros, soit 54 % des 867 millions d'euros consacrés aux opérations extérieures (OPEX)[7].

Sommaire

Mission

La mission officielle des forces françaises en Afghanistan est de « sécuriser les zones placées sous sa responsabilité afin de permettre à l’État afghan de se reconstruire, de permettre des opérations de développement et de permettre un déploiement des services de l’État afghan », et, en second lieu, « permettre une montée en puissance de l’armée nationale afghane » en l’entraînant.

Bien que soutenant la lutte antidrogue en Afghanistan, la destruction de champs de pavot ou la capture de prisonniers ne font pas partie des missions assignés à ce contingent. En cas de capture suite aux combats, les prisonniers sont remis aux autorités afghanes[8],[9].

Historique

Véhicule de l'avant blindé français patrouillant en Afghanistan en 2009.

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, les nations membres de l'OTAN ont mis en œuvre pour la première fois l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord, et la France, bien que non contrainte par ce traité, a décidé d'engager ses forces armées au côté de l'OTAN[10].

La résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies crée, le 20 décembre 2001, la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) placée sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, dont le mandat d'origine est « d’aider l’Autorité intérimaire afghane à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations unies puissent travailler dans un environnement sûr ». Celui a été élargi sur tout le territoire afghan avec la résolution 1510 du 13 octobre 2003[11],[12].

Deux Mirage IVP et deux C-135FR sont détachés sur la base aérienne d'Al Dhafra de la UAEAF (en) aux Émirats arabes unis dans le cadre de l'opération française Heraclès, et un total de 80 missions seront effectuées à partir du 21 octobre 2001. Les Mirage IVP regagnent la France métropolitaine en février 2002 [13]. La mission de six heures des Mirage IVP consiste à survoler l'Afghanistan une fois par jour aller (traversée de la mer d’Oman, survol par le sud du Pakistan, 1er ravitaillement en vol par C-135FR au-dessus de l'Afghanistan, mission de reconnaissance d'une heure 40) et retour (après un 2e ravitaillement).

Le 21 novembre 2001, la France décide d'envoyer le Charles de Gaulle dans l'océan Indien pour soutenir les opérations de l'OTAN en Afghanistan.

Dans le cadre de la mission Héraclès, la Task force 473, avec 2 900 hommes sous le commandement du contre-amiral François Cluzel appareille le 1er décembre du port militaire de Toulon. La force opérationnelle comprend le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, les frégates La Motte-Picquet, Jean de Vienne et Jean Bart, le sous-marin d'attaque nucléaire Rubis, le ravitailleur La Meuse et l'aviso Commandant Ducuing.

La force aérienne comprend 16 Super-Étendard, un E-2C Hawkeye, deux Rafale et plusieurs hélicoptères.

Le 17 décembre 2001, la task force 473 est intégrée dans une force internationale, à côté des groupes navals américains du Theodore Roosevelt et John C. Stennis, et du Giuseppe Garibaldi italien. La force inclut plus de cent navires, français, américains, canadiens, britanniques, allemands, italiens, néerlandais, australiens, espagnols et japonais sous un commandement centralisé interallié à Bahreïn.

Du 19 décembre 2001 au 19 juin 2002, le groupe aérien embarqué effectue 165 missions d'appui sol, 100 missions de reconnaissance, 126 missions de guet aérien et 120 missions de ravitaillement en vol. En tout, les appareils réalisent plus de 2 700 heures de vol[14].

Les Super-Étendard représentant le gros de la flottille exécutent leurs premières missions sur l'Afghanistan le 19 décembre 2001, réalisant des missions de reconnaissance et de bombardement de 3 000 kilomètres. Au total, ils réalisent 140 missions, 12 par jour en moyenne, échappant à cinq missiles Stinger.

Le 2 janvier 2002, les premiers soldats français de la Force internationale en Afghanistan arrivent au nord de Kaboul. Au total, 640 militaires français sont déployés dont 400 dans le cadre de l'Isaf[15].

Le 18 février 2002, un satellite d'observation Helios repère des activités anormales près de Gardez. Le lendemain, après que des membres des forces spéciales américaines dans la région ont confirmé ces observations, le Charles de Gaulle lance deux Super Étendards de reconnaissance. Le 20, des forces britanniques et américaines entrent dans la vallée, et le 2 mars, l'opération Anaconda débute.

De début mars à fin septembre 2002, une unité RESAL (équipe de recherche et secours aérolarguée) spécifiquement créée est déployée à Douchanbé (Tadjikistan) pour éventuellement porter secours aux pilotes en difficulté mais elle n'a finalement pas à intervenir[16].

En mars, des Super-Étendard et six Mirage 2000 prennent en charge des attaques aériennes contre des cibles d'Al-Qaida. Quelques cibles proposées par les forces américaines sont refusées, de peur d'atteindre des civils. Pourtant, le président américain George W. Bush se félicite de l'engagement de la France en déclarant : « notre fidèle alliée, la France, qui a déployé un quart de sa marine de guerre dans l'opération Enduring Freedom»[17]. À cette époque, la force aérienne française a été portée à 16 Super Étendard, 6 Mirage 2000 D, 5 Rafale, deux ravitailleurs aériens KC-135, et deux Hawkeye. À partir de février, le Charles de Gaulle et le USS John C. Stennis échangent quelques avions de façon à resserrer les liens entre alliés.

Le 11 août 2003, lorsque l'OTAN prend la direction des opérations de la Force internationale d'assistance et de sécurité, la France fournit environ 500 hommes sur les 3 500 venant de 31 pays alors présent[18]. Au 21 février 2003, on compte 742 militaires français pour un effectif total d'environ 8 000 personnels dans cette force [19]. Le commandement régional de Kaboul se fait en rotation entre la France, la Turquie et l'Italie.

En mai 2003, en marge du sommet du G8 d'Évian, le président de la République Jacques Chirac décide d'engager les forces spéciales françaises dans le sud de l'Afghanistan. Un contingent de plus de 200 membres du Commandement des opérations spéciales opèrent de juillet 2003 à décembre 2006 dans la région de Spin Boldak, puis brièvement de Jalalabad. On compte 7 tués dans leurs rangs[20].

Un effort d’instruction au profit de l’armée afghane est effectué par la France dans le cadre l'opération Épidote. 3 810 stagiaires ont été formés entre 2003 et 2006[21].

L'Eurocorps commande la mission ISAF6 en Afghanistan du 9 août 2004 au 11 février 2005.

Le 31 août 2004, un premier militaire français décède des suites d'un accident de la route ayant eu lieu le 29 août[22].

Le 17 septembre 2005, un soldat victime de l'explosion d'une mine antipersonnelle est le premier militaire français mort au combat en Afghanistan[23].

En décembre 2007, 1 600 soldats français sont engagés en Afghanistan, et au total environ 2 000 militaires participent à ce théâtre d'opérations[24].

Jusqu'en 2008, le « détachement Air » a effectué 1 700 sorties et 300 shows of force (passages à basse altitude pour intimider et disperser l’ennemi)[25].

En août 2008, l'embuscade de Surobi se solde côté français par 10 tués et 21 blessés.

Le 22 septembre 2008, à l’issue d'un débat à l’Assemblée nationale française, celle-ci autorise la prolongation de l’intervention des forces armées françaises en Afghanistan, par 343 voix contre 210 ref>(fr) Carine Bobbera, « Débat sur l’Afghanistan à l’Assemblée nationale : les députés se prononcent pour le maintien des forces françaises » sur Ministère français de la Défense, 22 septembre 2008</ref>.

L'opération Dinner Out en mars 2009 permet de reprendre le contrôle de la vallée d’Alasay dans la Kâpîssâ, mais conduit à la mort d'un soldat français, le caporal Belda du 27e bataillon de chasseurs alpins, conducteur d'un VAB. Dans ce secteur, au total, le Groupement tactique interarmes de Kapisa affrontant une force de 600 à 800 rebelles a tué environ 150 insurgés entre octobre 2008 et octobre 2009 pour la perte de 4 des siens[26].

Le 31 octobre 2009, le général Marcel Druart a cédé le commandement de la région capitale (RC-C) de la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) au général de brigade turc Levent Çolak.

Le 1er novembre 2009, la brigade La Fayette est officiellement créée.

En juillet 2010, une nouvelle annonce des états-majors annonce qu'environ 250 soldats français seront envoyés en renforts en Afghanistan, ce qui va porter le contingent sur place a 4 000 hommes [27].

La perte du premier aéronef français sur ce théâtre d'opérations est l'accident d'un hélicoptère Gazelle Viviane le 3 novembre 2010 qui fait deux blessés légers[28].

Le 28 novembre 2010, un Rafale F3 (no 18) de la flottille 12F opérant depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle dans le cadre de la mission Agapanthe 2010 s'est abîmé au large des côtes pakistanaises, le pilote a réussi à s'éjecter[29]. Un problème de jauge de carburant serait à l’origine du crash[30].

Récupération le 27 mai 2011 du Mirage 2000 D no 612 accidenté le 24 mai par un M88 de l’USMC lors d'une opération franco-américano-italienne.

Le 4 février 2011, c'est un hélicoptère Tigre qui a fait un atterrissage d'urgence en pleine nuit blessant légèrement les deux membres d'équipage; l'appareil a ensuite été récupéré sous élingue par un CH-47 Chinook.

Le 24 mai 2011, le Mirage 2000 D (no 612) biplace de la base aérienne 133 Nancy-Ochey[31] s'est écrasé accidentellement lors d'une mission d'escorte d'un convoi, l'équipage est sain et sauf[32].

Statistiques pour 2008

Selon le chef d'état-major de l'Armée de terre, en 2008, les forces françaises ont consommé 400 000 cartouches de petit calibre, 6 000 obus de 20 mm et un millier d'obus de mortier de 120 mm, et largué environ 160 bombes par avion. Il y a eu une quarantaine d'accrochages ayant fait douze morts et une soixantaine de blessés dans les rangs français [33].

Entre septembre 2007 et août 2008, près de 107 millions d’euros qui ont été investis au profit du surblindage de véhicules, qu’ils soient de combat ou logistiques, de la protection des tireurs 12,7 des VAB, des moyens de vision et d’identification nocturne des combattants, de l’amélioration des FA-MAS, des moyens de transmission des contrôleurs air avancés, ainsi que de l’habillement et du paquetage du combattant[34].

Dispositif militaire

Environ 3 750 militaires français sont présents en Afghanistan, au Tadjikistan, Kirghizstan et en océan Indien, dans le cadre des opérations de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS - ISAF en anglais) de l'OTAN et de l'opération Enduring Freedom (OEF). Parmi eux, environ 3 400 militaires français sont engagés sur le territoire afghan[35].

La participation française à la composante militaire de l'ISAF porte le nom d'opération Pamir.

Également présents sur le sol afghan, mais distincts de Pamir, environ 400 militaires français sont employés à la formation de l’armée nationale afghane, soit chargés de la formation des officiers afghans (dispositif Epidote) et des forces spéciales (Commando School), ou bien encore intégrés dans des unités afghanes (dispositif des E.L.O.T).

La participation française à l'opération Enduring Freedom porte le nom de opération Herakles. À ce jour, elle ne comporte plus que des participations maritimes et aériennes et qui, pour la maritime, n'a plus ses effectifs comptabilisés dans ceux des forces françaises en Afghanistan. Cela a permis d'envoyer 150 militaires de plus sur le sol afghan sans modifier les effectifs.

La France déploie également 150 gendarmes destinés à la formation de la police afghane.

La participation des forces spéciales au sol (opération qui portait le nom de Ares) a eu lieu entre 2003 et 2006.

Armée de terre

L'armée de terre française fournit le plus gros des effectifs avec, en novembre 2009, deux bataillons interarmes à trois compagnies de combats chacun et six Operational Mentoring Liaison Teams[36]. De nombreux engins équipent cette force dont, début 2009, 500 VAB[37]. Des véhicules spécifiques ont été achetés en 2008/2009 pour cette mission dont 15 blindés Aravis et 5 engins de déminage Buffalo dont 3 sont déployés sur place[38]. On note la présence depuis 2007 de 24 chiens de guerre[39].

Les troupes françaises sont principalement présentes au sein de l'ISAF au sein de deux Regional Commands (RC). Le RC-Capital, sous commandement turc (depuis novembre 2009), et le RC-East, sous commandement américain.

Le 1er novembre 2009, le dispositif a été profondément réorganisé. La France a quitté le commandement du RC-C exercé d’août 2008 à octobre 2009 Les unités se sont regroupées opérationnellement et géographiquement au sein de la brigade La Fayette crée pour la circonstance. La majorité des unités terrestres françaises, RC-C, Kapissa, OMLT, POMLT, migrent en Kapissa et Surobi ou aux abords, créant une unité de lieu et de moyens favorable aux opérations. Le Quartier-Général a pris place dans la base opérationnelle avancée Nijrab, en Kapisa [40]. Par ailleurs le dispositif a été renforcé de plusieurs compagnie de combat de manière a accroître le volume de force combattante disponible dans les trois bases opérationnelles avancées (FOB).

Effectifs au 1er novembre 2009 : environ 3 000 personnels.

Opération Pamir avant le 1er novembre 2009

Unités déployées au sein de la Région de Commandement - Capitale (RC-C) de Kaboul
Membres du 1er RI participant aux opérations avec les unités militaires françaises de Kaboul durant le mandat Pamir XXI du 7 février 2009 au 3 juillet 2009.

L'essentiel des forces terrestres françaises était déployée au sein de ce commandement régional, commandé à tour de rôle par la France, l'Italie et la Turquie: le RC-C a pris la suite de la brigade multinationale de Kaboul, au sein de laquelle la France avait déjà déployé des troupes. Il dispose de trois bataillons : un italien dans le secteur Ouest, un turc dans le secteur Sud et un français dans le secteur Nord, district de Surobi.

La France a pris le commandement du RC-C le 6 août 2008 et l'a quitté le 31 octobre 2009. Ce commandement a été accompagné par la prise de contrôle par le RC-C d’une zone supplémentaire, le secteur Est dit "Combined Joint Operational Area" (CJOA) qui couvre le district de Surobi[35] (carte). Le dispositif terrestre du RC-C a été donc renforcé à cette occasion (augmentation du BatFra et création du BCS) avec environ 400 militaires supplémentaires.

La contribution française comprenait 1 600 militaires, répartis entre :

L’état-major compte 135 personnes de 12 nationalités différentes, dont 85 Français[42].

  • Bataillon de commandement et de soutien commandé par le colonel Thierry Lasserre

Le BCS a pour vocation d'assurer le soutien logistique des unités françaises en Afghanistan : BatFra, GTIA Kapisa, OMLT assuré par un pont aérien pouvant aller transporter 350 tonnes en une semaine. Effectifs : 416 personnels (14 juillet 2009)

  • Les militaires français insérés dans les états-majors de Kaboul:

En moyenne plus d'une vingtaine de militaires français sont insérés dans chaque structures de commandement de l'ISAF comme le HQ ISAF (dont le chef d'état-major en 2009/2010 et le chef J5), comme au NTM-A ou à l'IJC (ISAF joint command) dont le DCOM a été jusque fin 2010 un général français. Depuis l'été 2010 une détachement de plus de 170 militaires, officiers, sous officiers et militaires du rang du CRR-FR (corps de réaction rapide France de Lille) arment de nombreux postes à l'IJC. Ce détachement est multinational et la France devient la nation la plus représentée de l'IJC.

  • Bataillon français de Kaboul (BatFra)

Groupement tactique interarmes à 3 compagnies d'infanterie, un escadron de reconnaissance et d'investigation, une compagnie de génie et une batterie de mortiers lourds. Basé en partie au camp de Warehouse (Kaboul). Issus désormais d’unités de la 6e brigade légère blindée (Nîmes), le BATFRA comprend une unité de commandement et de logistique, trois compagnies d’infanterie du 2e régiment étranger d’infanterie, un escadron de recherche et d’investigation du 1er régiment étranger de cavalerie (Orange), une compagnie du 1er régiment étranger de génie (Nîmes) et une batterie d’appui mortiers du 3e régiment d’artillerie de marine (Canjuers). Effectifs : 1 000

  • Détachement hélicoptères (BATTHELICO) : 11 hélicoptères

Détachement interarmées comprenant 5 hélicoptères de transport tactique (3 EC-725 Caracal et 2 AS-532 Cougar), 3 hélicoptères de reconnaissance Gazelle-Viviane et 3 hélicoptères de combat EC-665 Tigre basée à l'aéroport international de Kaboul. Effectifs : 150 (octobre 2009) [43]

Unités déployées au sein de la Région de Commandement - Est (RC-E)

La France fournit depuis le 9 août 2008 un Groupement tactique interarmes (GTIA, appelé Task Force par les Américains) au RC-E sous commandement américain en Kapisa. Le GTIA Kapisa assure des missions de contrôle de zone aux côtés de l’armée nationale afghane.

  • Groupement tactique interarmes de Kapisa

Le GTIA Kapisa est un bataillon léger à 3 compagnies d'infanterie installé sur deux bases (FOB) : Nijrab et Tagab. Les compagnies sont également appelées sous-groupement tactique interarmes ou SGTIA. (Une compagnie renforcée + leurs appuis). Les effectifs du GTIA Kapisa se situent entre 650 et 750 militaires.

Depuis la relève de la Task Force (TF) Korrigan par la TF Black rock en décembre 2009, cette unité est armée par des soldats des 13e bataillon de chasseurs alpins, 2e régiment étranger de génie (1 compagnie), 93e régiment d'artillerie de montagne (2 batteries), 48e RT (1 groupe) et 4e régiment de chasseurs (1 peloton blindé), ainsi que du 7e régiment du matériel, appartenant principalement à la 27e brigade d'infanterie de montagne (hors série RAID N°35, 2009 L'Armée française au combat).

Opération Pamir à compter du 1er novembre 2009

Évolution du dispositif au 2e semestre 2009
Réorganisation du dispositif

La France a quitté le commandement du Regional Command Capital (RC-C) le 31 octobre 2009 après l'avoir transféré aux Turcs[44]. La France réorganise son dispositif (à effectifs constants, mais des bascules entre Pamir et Heraklès sont possibles[45]):

  • bascule de responsabilité de la zone "CJOA" (Combined Joint Operational Area, qui correspond au district de Surobi) de la responsabilité du RC-C au RC-E. Les deux GTIA (GTIA Kapisa et BatFra) se retrouveraient ainsi au RC-E.
  • Création de la brigade La Fayette, une Task Force (de niveau brigade) unique sous commandement américain, qui commanderait les deux GTIA.
  • Augmentation de la taille des GTIA, par l'adjonction d'une compagnie d'infanterie supplémentaire pour chacun.
  • Diminution du volume de la composante navale de Heraklès (participation française à l'Opération Enduring Freedom)[46].

Par ailleurs, les deux sous-groupements tactiques interarmes (S/GTIA) sont de composition identique (alors que le BATFRA alignait près de 100 soldats de plus que le GTIA Kapisa), avec chacun un peloton d'AMX-10RCR, ainsi que des pelotons d'appui direct (PAD) à base de VB2L et de VAB T20-13[47].

Matériel supplémentaires
Le général David H. Petraeus avec des hommes du 7e bataillon de chasseurs alpins devant une pièce d'artillerie Caesar en avril 2011.
  • 8 canons Caesar de 155 mm[51] sont déployé depuis l'été 2009. Ils sont utilisés en base feu, soit 2 par FOB, et 2 en réserve a Kaboul. Les mortiers tractés MO 120 RT de 120 mm continue à accompagner les troupes lors de leurs opérations.
  • Annonce d'une possible achat de 76 postes de tirs et de 380 missiles antichar FGM-148 Javelin en 2009 en remplacement du missile Milan[52]; Confirmation de ce contrat en févier 2010 pour une livraison avant la fin de l'année[53] mais celui-ci n'a était perçu qu'en avril 2011 et, début septembre 2011, n'a encore était utilisé au combat.
  • Des lance-grenades automatiques (LGA) de marque HK ont été achetés en UO (Urgence Opération) au profit de la protection des bases françaises[54].
  • Des LEMIR (leurres massiques mécaniques infrarouges) sont déployés (16) pour êtres placés à l'avant des VAB de tête des convois logistiques.
Opération Avalon
Article détaillé : Opération Avalon.

Du 14 au 19 novembre 2009, dans le cadre de la réorganisation de la Brigade La Fayette, en Saroubi et Kapisa.

La brigade La Fayette
Article détaillé : Brigade La Fayette.

La brigade La Fayette (ou Task force La Fayette) est une unité interarmes et interarmés de circonstance des forces françaises en Afghanistan qui a été officiellement crée le 1er novembre 2009 dans le cadre de la profonde réorganisation du dispositif français. La majorité des unités de l'armée de Terre a basculé vers la zone de Kapisa et de Surobi. C'est l'élément clef du dispositif français. Elle est armée par plus de 2 800 militaires.

La brigade regroupe : le Détachement hélicoptères (DETHELICO) qui devient le bataillon hélicoptères (BATHELICO ou Task force Mousquetaire[55]) et le BCS (leurs effectifs et leurs emplacements restent inchangés), et les GTIA Surobi (constitué en parti de l'ancien BatFra) et Kapisa, chacun renforcés d'une compagnie. L'état-major migre sur la FOB de Nijrab en Kapisa.

OMLT

Les OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams) sont de petites équipes de cadres et de spécialistes, dont le rôle est de conseiller (mentoring en anglais) des commandements d'unités tactiques (bataillon, brigade, corps) de l'armée nationale afghane (ANA) pour développer l’instruction et l’entraînement et permettre à ces unités de bénéficier des appuis (feu, aérien, renseignement) directs de l'ISAF lorsqu'elles sont engagées au combat[56].

La France fournit actuellement 400[57] militaires au sein de 7 OMLT [35],[58].

Les équipes OMLT sont placées sous commandement opérationnel afghan, car elles doivent accompagner les Kandaks (bataillons) afghans qu'elles forment ou qu'elles aillent ainsi une équipe OMLT française fut déployée dans la province de Kandahar avec son Kandak au cours de l'été 2008 et une OMLT et son Kandak furent déployées dans la province d'Helmand en 2010 (janvier à avril normalement) pour participer à l'opération Mushtarak.

7 équipes au sein du 201e corps d'armée de l'ANA en Kapisa et Surobi :

  • 1 OMLT commandement auprès de l'état-major du 201e corps d'armée et de celui de la 1re brigade (qui appartient au 201e corps)
  • 4 OMLT auprès d'un bataillon (kandak) d'infanterie de la 1re brigade
  • 1 OMLT auprès d'un kandak appui de la 1re brigade
  • 1 OMLT auprès d'un kandak logistique de la 1re brigade

Les OMLT sont souvent considérées comme des unités « non-combattantes », pourtant elles sont engagées dans toutes les opérations de leur Kandak et participent à chaque accrochage. A ce jour on compte 9 tués au cours des différents mandats OMLT français dont 8 ont été tués au combat. On voit donc mal comment on pourrait considérer une équipe OMLT comme une unité « non-combattante ».

Opération Épidote

Contrairement à l'opération Pamir, qui regroupe la participation à la force internationale d'assistance et de sécurité, sous le commandement de l'OTAN, Épidote est une opération qui regroupe la participation française à la mission d'instruction de l'armée afghane de l'opération Enduring Freedom, sous commandement américain[59].

Détachement "Épidote"
Article détaillé : Opération Épidote.

Le détachement de formation Épidote est chargé de la formation de base des officiers de l'armée nationale afghane. Initialement (en 2002) chargé de la formation (« recyclage ») de 3 des 6 premiers bataillons d'infanterie des 2 brigades légères du corps d'armée central de Kaboul (CCK), il a évolué et se partage entre:

  • la formation de certains cours du Command and staff college (CSC),
  • des Détachements d'instruction opérationnelle (DIO) qui encadrent des cours dans les domaines du renseignement et de l'administration
  • la participation à la formation au sein de l’école logistique

Ses effectifs sont d'environ 60 militaires[60]. Épidote aurait formé, en 2009, au total plus de 5 000 officiers afghans[57].

Les instructeurs français d'Épidote ne viennent pas d'une unité spécifique.

Détachement "Commando School"

Une vingtaine d'instructeurs des forces spéciales assurent, aux côtés d'une cinquantaine d'instructeurs américains et d'une centaine d'instructeur afghans, l'entrainement de 6 bataillons (kandaks) de commandos afghans[61]. Avec 20 instructeurs américains, les Français ont dans un premier temps formé une centaine de cadres, puis la formation des kandaks a démarré à la mi-mai 2008, par des stages de trois mois, chaque stage étant suivi par 700 stagiaires. Mi-2008, au moins 2 kandaks commandos ont été formés et la formation d'un troisième a été entamé, soit 1800 soldats[57],[62]. Le 31 décembre 2008, les nouveaux commandos du kandak numéro 6 ont ont achevé leur formation. Les 6 kandaks initialement prévus ont donc été formés, soit environ 3700 commandos, mais devant le succès de l'opération il a été décidé de prolonger la mission de la Commando School qui continue donc de former de kandaks de commandos afghans[63].

Armée de l'air

Un C-135FR en cours de maintenance sur la base aérienne de Manas en 2009.
Un drone Harfang en Afghanistan.

En avril 2009, 334 militaires de l'armée de l'air française sont présents en Afghanistan, et arment les moyens suivants :

  • 6 avions de combat à Kandahar depuis septembre 2007 : 3 Mirage FICR qui ont succédé le 20 mai 2009 aux 3 Rafale présents depuis 2007, et 3 Mirage 2000D présents depuis 2005[64].
  • 1 hélicoptères Caracal à l'aéroport international de Kaboul, au sein du Détachement hélicoptères de l'armée de terre.
  • 2 drones Harfang, sur les 3 déployés à l'origine à Bagram depuis le 3 février 2009 (1er vol le 18 février[65]), servis par 25 personnes[66]. Un de ces appareils a été rapatrié suite à un incident début avril 2009 [67].

172 autres militaires de l'armée de l'air sont, en avril 2009, sur un aéroport à Douchanbé au Tadjikistan servant de base logistique avec un groupe de transport opérationnel et deux C-160 Transall[68] ainsi que, depuis octobre 2009, un ravitailleur C135.

35 militaires ainsi qu'un ravitailleur C135, ont été présents sur la base aérienne de Manas jusqu'en début octobre 2009[69], qui a été ouverte au Kirghizistan, à 90 minutes de vol de l'Afghanistan, en décembre 2001. En février 2009, le président Kourmanbek Bakiev avait annoncé sa fermeture [70], mais un accord financier a été trouvé le 23 juin 2009[71] mais qui ne comprenait pas les détachements français et espagnols qui ont quitté le site. Le ravitailleur a été transféré à Douchanbé[72].

Gendarmerie

150 gendarmes français dont deux escadrons gendarmerie mobile sont déployés depuis le 16 novembre 2009 pour former la police nationale afghane pour des missions de six mois dans la provinces de Kapisa et de Saroubi ; Chaque gendarme est doté d'un gilet pare-balles de 17 kilos. S'y ajoute le poids des équipements de combat et du casque, soit un total de plus de 30 kilos. Dans le paquetage figure aussi une arme spécialement acquise pour cet engagement, le fusil allemand HK G36, en remplacement du Famas jugé peu adapté. Leurs véhicules sont des véhicules de l'avant blindé[73],[74],[75] ; le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, proposa début 2009 qu'ils soient incorporés dans un contingent de 400 à 500 membres de la force de gendarmerie européenne [76]. Depuis décembre 2009, des gendarmes français (43 en mars 2011) ainsi que des officiers espagnols, néerlandais et polonais, sous le mandat de cette force, opèrent dans le centre de formation de l'Afghan National Civil Order Police à Mazar-E-Sharif[77].

Logistique

Le Service des essences des armées est chargé de l'exploitation du dépôt de carburants situé sur l'aéroport international de Kaboul (KAIA) et du ravitaillement du Camp Warehouse depuis 2006 [78].

Le 1er bataillon de commandement et de soutien en Afghanistan a opéré dans des conditions difficiles en 2008 lorsqu'il a procédé à l'installation et au ravitaillement de la Task Force 700.

Entre juin et juillet 2008, dans la phase initiale de cette opération, ce bataillon a dû procéder à des convois logistiques opérés par des vecteurs logistiques non-blindés, sur un axe Kaboul-Bagram-Nijrab tenu par l'ennemi et aux voies non-goudronnées, à un rythme de deux rotations complètes par jour. Cette mission fut conduite avec peu de moyens, notamment en matière de suivi, le commandant ne disposant que de peu de visibilité sur la position et l'état de ses forces durant les convois.

Le mois de juillet 2008 vit une plus forte intégration du dispositif logistique sur le plan tactique et plusieurs actions de combat menées par le régiment dans le cadre de sa mission. L'organisation des flux logistiques, alors gérée avec les Turcs, se révèle complexe. L'arrivée du général Michel Stollsteiner à Camp Warehouse, où il prend la tête du Région de Commandement - Capitale, signe l'apparition tant attendue d'un appui aérien pour protéger les convois français.

Avec la montée en puissance du dispositif, chaque convoi aligne six vecteurs logistiques non-blindés, une dizaine de VAB dont un VAB JTAC disposant d'un canon de 20 mm et une section d'infanterie. Ce convoi représente un total de 140 hommes tous sous le commandement d'un seul chef, ce qui facilite la coordination et la prise de décision. Le 1er BCS travaillait avec un partenaire local privé Pamir Car, pour l'ensemble du transport par camion, une autre source de complexité dans la gestion du dispositif[79].

En 2010, un convoi logistique ravitaillant la brigade Lafayette mobilise sur une période de 12h deux sous-GTIA, deux compagnies de l'armée afghane et des équipes de déminage.

Forces spéciales et contre-espionnage

Un nombre de plus en plus important de membres du Commandement des Opérations Spéciales sont déployés en Afghanistan en 2009. voici leurs effectifs (d'après Jean Marc Tanguy dans le Hors série Raids N°35) :

La Direction de la Protection et de la Sécurité de la défense a un peu moins de 5% de son effectif travaillant en Afghanistan contrôlant, entre autres, les 1 600 afghans employés par l'armée française[80].

Récapitulatif des effectifs

Effectifs fin 2010
Composantes Effectifs
Brigade La Fayette 2800
État-Major 150
GTIA Kapissa 800
GTIA Surobi 800
BATHELICO 150
BCS 450
Formation et mentoring de l'ANA 500
OMLT 400
Epidote 70
"Commando School" 20
Armée de l'Air (hors TFLF) 500
Afghanistan (Kandahar et Bagram) 300
Tadjikistan (Douchanbé) 200
TOTAL (Chiffre officiel de l'EMA) 4000

Ces chiffres sont approximatifs et, pour la plupart, basés sur des estimations.

D'autre part, la brigade La Fayette compte des militaires de l'armée de l'air dans ses rangs qui sont intégrés au sein des différentes composantes (ex : un Caracal du BATHELICO provient de l'EH 1/67 de l'armée de l'air).

À ces chiffres doivent s'ajouter 150 gendarmes.

Récapitulatif du matériel engagé

En début octobre 2011, on comptabilisé les matériels suivant engagé en Afghanistan et Tadjiksitan[81] :

Pertes

La France a perdu, au 14 novembre 2011, 76 militaires dans ces opérations (combat, accident, autres causes) dont 4 membres des Commando marine[82],[83] et a eu, au 19 mai 2010, 471 blessés dont 408 blessés (parmi lesquels 338 blessés au combat) avaient été décomptés jusqu'à la fin 2010[84];

Entre 2005 et janvier 2010, 300 blessés, dont 155 en 2009[85]. Au 14 mai 2010, on comptabilise 41 blessés lors de combats en 2009 (on le voit, les chiffres varient fortement selon les sources) et 33 depuis le début de 2010. Sur ces 74 blessés au combat, 19 ont fait l'objet d'une évacuation stratégique vers la France à bord d'avions médicalisés. Plus de la moitié de ces blessés ont été victimes d'engins explosifs improvisés[86].

Année Faits de guerre Autres Total
2004 3 3
2005 1 1 2
2006 6 6
2007 2 1 3
2008 10 1 11
2009 6 5 11
2010 14 2 16
2011 19 5 22
Total 58 18 76

Galerie photographique

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Couverture médiatique

Plus de 450 brèves, 250 reportages vidéo et un documentaire ont été mis en ligne sur le site Internet de l'état-major des armées entre janvier 2007 et début mai 2011 ; chaque site Internet d'armée participe également à l'information du public. Outre les biographies écrites par les militaires ayant été sur ce théâtre d'opérations, deux films, dont le thème est l'engagement des soldats français en Afghanistan, ont été tournés en 2010, dont l'un sur le théâtre même des opérations et le second, Forces spéciales de Stéphane Rybojad à Djibouti. Leur sortie est programmée à l'automne 2011.

102 journalistes de 64 médias différents ont été accueillis en 2010 par les forces françaises en Afghanistan. Cela s'est traduit par une production équivalente à 948 jours de reportages, dont certains se sont étalés sur plus de 50 jours[87].

Notes et références

  1. Isabelle Lasserre, Après l'Allemagne, la France envisage d'envoyer des renforts en Afghanistan, Le Figaro, 28 janvier 2010
  2. Jim Jarrassé, Le dispositif militaire français en Afghanistan, Le Figaro, 16 décembre 2009
  3. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/04/97001-20100704FILWWW00108-afghanistan-250-soldats-francais-de-plus.php
  4. [http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cdef/11-12/c1112002.asp#P5_262 Commission de la défense nationale et des forces armées Mercredi 5 octobre 2011 Séance de 10 heures Compte rendu n° 2] sur Assemblée nationale française, 5 octobre 2011. Consulté le 14 octobre 2011
  5. Jean-Marc Tanguy, « La France en Afghanistan » sur Le Mamouth, novembre 2009. Consulté le 3 novembre 2009
  6. Commission de la défense nationale et des forces armées, mercredi 14 octobre 2009, séance de 10 heures, compte rendu n° 7
  7. (fr) Jean-Dominique Merchet, « La guerre en Afghanistan coûte 1,3 million par jour aux contribuables français (actualisé) » sur http://secretdefense.blogs.liberation.fr/, 29 septembre 2010. Consulté le 30 septembre 2010
  8. (fr) Philippe Grangereau, « Une armée dans l’ombre » sur http://www.liberation.fr, Libération, 14 août 2009. Consulté le 15 août 2009
  9. Pierre Pascallon, Henri Bentégeat, Les armées françaises à l'aube du XXIe siècle : Tome 5, Les armées françaises à l'heure de l'interarmisation et de la multinationalisation, L'Harmattan, coll. « Défense », 1er février 2007, 514 p. (ISBN 978-2-296-02687-2) 
  10. (fr) Le Traité de l'Atlantique nord et ses membres., présidence de la République, 2004
  11. (fr) Force internationale d’assistance à la sécurité, Opérations de Paix, université de Montréal
  12. (fr) Texte de la résolution 1510 (2003)
  13. (fr) Afghanistan: les 80 missions des Mirage IV, fin 2001, Secret Défense, 9 mai 2009
  14. Charles de Gaulle : La tuile de trop ?, Met et marine, 18 octobre 2010. Consulté le 7 novembre 2010
  15. (fr)Chronologie : la présence française en Afghanistan, Le Nouvel Observateur, 17 décembre 2008
  16. Éric Micheletti, Forces spéciales. Guerre contre le terrorisme en Afghanistan, coll. « Histoire et Collections », 2003 (ISBN 2-913903-89-4) 
  17. (en) President Thanks World Coalition for Anti-Terrorism Efforts, communiqué de presse de la Maison Blanche du 11.03.02
  18. Marianne n° 230, 18 au 24 aout 2003, p. 53
  19. (en) NATO in Afghanistan Factsheet
  20. (fr) Afghanistan: bilan mitigé pour les forces spéciales françaises, 22 décembre 2007, Secret Défense, Jean-Dominique Merchet
  21. (fr) COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES, Mardi 10 octobre 2006, Séance de 16h30, Compte rendu n° 2
  22. (fr) Afghanistan, les 28 morts français, Le Mammouth, 24 mai 2009
  23. (fr) Hommage à Bayonne au soldat tué en Afghanistan, 22/09/2005, Site des Troupes de Marine
  24. (fr) Agence France-Presse, « Les forces françaises en Afghanistan : quelque 1.600 hommes » sur Représentation permanente de la France au Conseil de l’Atlantique Nord, 22 décembre 2008. Consulté le 15 août 2009
  25. (fr) En l’air avec des étoilés, Mars Attaque, 12 juin 2009
  26. (fr) Jean-Dominique Merchet, « Depuis un an, l'armée française a « éliminé » environ 150 insurgés en Kapissa » sur http://secretdefense.blogs.liberation.fr/, Secret Défense, 26 octobre 2009. Consulté le 6 mai 2010
  27. (fr) Afghanistan : 250 soldats français de plus, Le Figaro
  28. (fr)Jean-Marc Tanguy, « Une Viviane s'écrase, l'équipage sauf », 3 novembre 2010. Consulté le 5 novembre 2010
  29. http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Crash-d-un-Rafale-de-Landivisiau-au-Pakistan_6346-1602485-fils-tous_filDMA.Htm
  30. Aude Leroy, « Comment un Rafale s'est abîmé en mer », Europe 1, 2 décembre 2010. Consulté le 24 mai 2011
  31. Jean-Christophe Dupuis-Rémond / Stéphanie Zeimet, « Nancy - Ochey - Interview du colonel Colomb », France Télévisions, 24 mai 20111. Consulté le 1er juin 2011
  32. Jean Guisnel, « Un Mirage 2000 D s'écrase en Afghanistan. Les deux pilotes sains et saufs », Le Point, 24 mai 20111. Consulté le 24 mai 2011
  33. Raids n° 275, avril 2009, p. 5
  34. (fr)[PDF] Michel Billard, « «Faire la guerre, c’est s’adapter» », dans Heracles, no 33, juillet-août 2009, p. 11 [texte intégral (page consultée le 16 août 2009)] 
  35. a, b et c (fr) dispositif français pour l'Afghanistan au 15/06/09 Site de l'État-major des Armées
  36. Les OMLT ou "Operational Mentoring Liaison Teams" sont des équipes regroupant une cinquantaine de personnels chargées de conseiller les unités de l'armée nationale Afghane (ANA).
  37. Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan Mission d’évaluation et de contrôle Opérations militaires extérieures, notamment sous mandat international Jeudi 30 avril 2009 Séance de 9 heures 30 Compte rendu n° 29 sur http://www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale française, 30 avril 2009. Consulté le 6 mai 2011
  38. Commentaires d'un présentateur lors la retransmission du 14 juillet 2010
  39. (fr) Jean-Dominique Merchet, « 24 chiens de guerre français en Afghanistan » sur http://secretdefense.blogs.liberation.fr/, 24 juillet 2010. Consulté le 27 juillet 2010
  40. (fr) 24/09/09 - Afghanistan : déploiement d’un centre opérationnel sur la FOB Nijrab sur http://www.defense.gouv.fr, Ministère française de la Défense, 24 septembre 2009. Consulté le 7 octobre 2009
  41. (fr) Afghanistan : transfert d’autorité du commandement de la région capitale, État-major des armées, sans date
  42. (fr) l’état-major du commandement régional de la région capitale
  43. (fr) Jean-Marc Tanguy, « Le BATHELICO passe à 135 pax » sur http://lemamouth.blogspot.com/, 17 juillet 2009. Consulté le 10 août 2009
  44. (fr) Afghanistan : transfert du commandement de la région capitale des Français aux Turcs sur http://www.defense.gouv.fr, État-major des armées, 3 novembre 2009. Consulté le 3 novembre 2009
  45. (fr) Jean-Dominique Merchet, comment envoyer plus de monde « à effectifs constants », secretdefense.blogs.liberation.fr, 29 juin 2009
  46. (fr) Jean-Dominique Merchet, Afghanistan : le casse-tête du « pas de renfort ! », secretdefense.blogs.liberation.fr, 9 juin 2009
  47. (fr) Jean-Marc Tanguy, La cavalerie double, Le mamouth, 11 juillet 2009
  48. Jean-Dominique Merchet, « Renforts en Afghanistan : la France va envoyer trois Tigres et deux Cougars (actualisé) », dans Libération, 5 juin 2009 [texte intégral (page consultée le 5 juin 2009)] 
  49. Jean-Marc Tanguy, « Une Viviane s'écrase, l'équipage sauf », 3 novembre 2010. Consulté le 5 novembre 2010
  50. Jean-Marc Tanguy, « Surge au Bat Hélico », 13 octobre 2011. Consulté le 14 octobre 2011
  51. (fr) Jean-Dominique Merchet, La France devrait envoyer huit canons Caesar en Afghanistan, secretdefense.blogs.liberation.fr, 29 juin 2009
  52. (fr) Commission de la défense nationale et des forces armées, mercredi 14 octobre 2009 : audition du chef d'état-major de l'Armée de terre Elrick Irastorza
  53. (fr) La France achète en FMS ses missiles pour l'Afghanistan, Jean-Marc Tanguy, 22 février 2010
  54. Raids Hors série N°35
  55. Air et Cosmos n° 2201, p. 34
  56. (fr) Pages tagguées 'OMLT', 18alexterieurafghanistan.blogspot.com
  57. a, b et c (en) French commitment to counter terrorism and to the Coalition, United States Central Command
  58. (fr) Certification de la 1re brigade en bonne voie, 18alexterieurafghanistan.blogspot.com
  59. (fr) 5 000e officier afghan formé par les Français, État-major des armées, 30 mai 2008
  60. (fr) Épidote : la formation des officiers d'état-major afghans, État-major des armées, 30 juin 2009
  61. (fr) Commando School (vidéo), État-major des armées, 10 avril 2008
  62. http://www.defense.gouv.fr/operations/afghanistan/actualites/10-04-08-afghanistan-commando-school/(language)/fre-FR#SearchText=commando school#xtcr=1
  63. http://www.defense.gouv.fr/operations/afghanistan/actualites/09-01-09-afghanistan-fin-de-formation-d-un-sixieme-bataillon-commando-afghan/(language)/fre-FR#SearchText=commando school#xtcr=3
  64. (fr) Afghanistan : relève des Rafale par trois Mirage F1 CR, État-major des armées, 20 mai 2009
  65. (fr) premier vol opérationnel du SIDM, État-major des armées, 18 février 2009
  66. (fr) Harfang, opérationnel en Afghanistan, SIRPA Air
  67. (fr) Dans le secret des drones de l'armée de l'air, Le Point, 18 avril 2009
  68. Air Actualités, n° 520, avril 2009
  69. (en) Site officiel de la base aérienne de Manas
  70. Sylvain Biville, Manas, une base stratégique pour l'Afghanistan, RFI, 5 février 2009
  71. (en) Deirdre Tynan, « KYRGYZSTAN: US ARMED FORCES TO REMAIN AT AIR BASE FOR AFGHAN RESUPPLY OPERATIONS » sur http://www.eurasianet.org, 23 juin 2009. Consulté le 2 septembre 2009
  72. (en) Ariel Thedrel, « Manas, la France négocie une voie vers l'Afghanistan » sur http://opexnews.over-blog.com/, Le Figaro, 30 octobre 2009. Consulté le 7 avril 2010
  73. Sirpa-Gendarmerie, « Dispositif gendarmerie en Afghanistan » sur http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/, gendarmerie nationale, 10 novembre 2009. Consulté le 15 novembre 2009
  74. Des gendarmes picards bientôt en Afghanistan, Nord Éclair, vendredi 12 juin 2009
  75. (fr) Bientôt l’Afghanistan, La Voix du Nord, mercredi 10 juin 2009
  76. « Force de gendarmerie européenne en Afghanistan : des pays de l'UE sur la réserve », dans RTL, 28 mars 2009 [texte intégral] 
  77. http://www.interieur.gouv.fr, « Dispositif gendarmerie en Afghanistan » sur http://www.eurogendfor.org, gendarmerie nationale, 17 mars 2011. Consulté le 2 septembre 2011
  78. (fr) Afghanistan : le détachement du SEA en Asie centrale., États-Major des Armées
  79. (fr) Colloque logistique : extraits choisis, 10 juillet 2010
  80. Jean-Marc Tanguy, « La DPSD très engagée en Afghanistan », Le Mamouth, 14 avril 2011. Consulté le 14 avril 2011
  81. Philippe Chapleau, « Opex: au-delà des coûts et surcoûts, un important déploiement de matériel » sur Lignes de défense, 1er novembre 2011. Consulté le 1er novembre 2011
  82. (fr) In Memoriam, ministère français de la défense
  83. (en) iCasualties.org: Operation Enduring Freedom
  84. Jean–Marc Tanguy, « Blessés : les chiffres », Le Mamouth, 19 mai 2011. Consulté le 20 mai 2011
  85. Jean–Marc Tanguy, « 300 blessés depuis 2005, dont 155 en 2009 », Le Mamouth, 22 janvier 2010. Consulté le 20 mai 2011 , 300 blessés depuis 2005, dont 155 en 2009, Le Mamouth, 22 janvier 2010
  86. En Afghanistan, l'armée française a eu 74 blessés au combat depuis 2009, Secret Défense, 14 juin 2010
  87. Question N° : 100540 de M. Patrick Balkany (Union pour un mouvement populaire - Hauts-de-Seine), Assemblée nationale française, 3 mai 2011. Consulté le 4 mai 2011

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes


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