Général Lyautey


Général Lyautey

Hubert Lyautey

Officier général francais 7 etoiles.svg Hubert Lyautey
 Hubert Lyautey
Naissance 17 novembre 1854
Nancy, France
Décès 27 juillet 1934 79 ans)
Thorey, France
Origine France France
Grade général de division
Service 1873 - 1925
Conflits Guerres coloniales
Première Guerre mondiale
Commandement 14e Régiment de Hussards
Distinctions Maréchal de France
Grand officier de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Hommage Inhumé aux Invalides depuis 1961.
Autres fonctions Ministre de la guerre
Elu à l'Académie française (fauteuil 14)

Louis Hubert Gonzalve Lyautey (17 novembre 1854 à Nancy - 27 juillet 1934 à Thorey) est un militaire français, officier pendant les guerres coloniales, résident général au Maroc en 1912, ministre de la guerre lors de la Première Guerre mondiale, puis maréchal de France en 1921, académicien et président d'honneur des Scouts de France. Sa devise, empruntée au poète anglais Percy Bysshe Shelley[1], est restée célèbre : « La joie de l'âme est dans l'action. »

Sommaire

Biographie

Une éducation militaire

Issu par son père d'une famille d'origine franc-comtoise (commune de Vellefaux) installée en Lorraine et qui s'était illustrée lors des campagnes du Premier Empire, descendant d'une famille de la noblesse normande par sa mère, Louis Hubert Gonzalve Lyautey, neveu, petit-fils et arrière-petit-fils d'officiers généraux, fait à l'âge de deux ans une chute du balcon du premier étage de l'hôtel de la Reine, place Stanislas à Nancy, où habite alors sa famille. Heureusement soigné par le chirurgien Velpeau[2], il doit cependant porter un corset pendant dix ans, ce qui l'oblige à rester fréquemment alité mais lui donne le goût des livres. Cet accident va avoir des conséquences à la fois sur son tempérament et sur sa psychologie. Immobilisé, il passe son temps à lire des livres d'histoire et est grisé par l'épopée napoléonienne mais aussi par les récits des explorateurs, des voyageurs et des missionnaires. Dans le même temps, le petit Hubert est choyé par sa grand-mère maternelle, sa mère et sa tante Berthe.

Son père l'inscrit au lycée Sainte Geneviève situé alors à Paris dans le 5e arrondissement pour qu'il y prépare le concours d'entrée à l'école Polytechnique et qu'il devienne ingénieur. Mais, marqué, comme la plupart des jeunes gens de sa génération, par la défaite française de 1870, et doué d'une volonté tenace, Lyautey réussit en 1873 à entrer à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr près de Versailles. Bien que ses résultats y soient excellents, Lyautey ne s'y plaît pas et nourrit sa réflexion de rêves de grandeur et d'une profonde recherche spirituelle.

C'est l'époque où il rencontre Prosper Keller ou encore Albert de Mun, avec qui il fréquente les cercles catholiques. Sorti de l'école et menant à Paris la vie mondaine d'un jeune officier de son rang, mais en pleine quête spirituelle, Lyautey ne cache pas ses opinions catholiques et légitimistes, alors que la France est devenue républicaine. Il se pose également sérieusement la question de la vocation religieuse. Aussi fait-il à deux reprises une retraite en montagne, au monastère de la Grande Chartreuse.

Carrière

En 1875, classé 29e sur 281, il sort de Saint-Cyr et est affecté au Bataillon de Chasseurs à Pied. Deux ans plus tard, il devient lieutenant et, à l'occasion d'un congé, il entreprend de faire un voyage à travers l'Europe, en direction de l'Autriche, dans le but secret de rencontrer le comte de Chambord en exil... Finalement il renonce et part deux mois en Algérie avec son camarade Prosper Keller. Cette première découverte de l'Algérie est un enchantement.

De retour, il ne reste que peu de temps en France puisque le 2e Régiment de Hussards où il est affecté est transféré en Algérie.

Il passe deux années en Algérie d'abord à Orléansville, puis à Alger. Il critique la politique coloniale française et prône un "système plus civilisé et plus humain". Lyautey est conquis par l'orientalisme et transforme ses appartements en palais des mille et une nuits tout en se montrant très respectueux de la civilisation locale et de la religion musulmane.

En 1882, promu capitaine, il est muté au 4 e Régiment de Chasseurs à Cheval à Bruyères, dans les Vosges. Profitant de permissions pour se rendre en Italie, il voyage vers Rome en faisant étape en Autriche à Göritz, lieu de l'exil du comte de Chambord. Celui-ci, averti des rumeurs de prochain Ralliement du pape à la République, charge Lyautey d'une mission auprès de Léon XIII qui le reçoit en audience le 18 mars 1883. Lyautey en sort visiblement déçu, pressentant que l'opinion du pape est déjà faite[3].

Lyautey rencontre bientôt, à l'occasion d'une revue militaire, le général L'Hotte, inspecteur de la cavalerie, qui, séduit par la personnalité du jeune officier, le choisit comme aide de camp. Pendant les quatre années passées auprès du général L'Hotte, Lyautey va beaucoup voyager à travers la France et ses villes de garnison et s'initier à la tactique militaire, alors en complet renouvellement, au prix d'un travail harassant. Il mène également une vie très mondaine à Paris et en province, fréquentant les salons de la haute société et se liant avec écrivains et artistes.

Si à cette époque Lyautey se laisse gagner peu à peu par le scepticisme religieux, ses années passées en garnison et son retour au contact de la troupe (affectation en 1887 au 4e chasseurs à Cheval) ont suffisamment nourri son esprit qui mûrit des idées novatrices sur a fonction de l'Armée. En 1891, il publie ainsi un long article dans la célèbre Revue des deux mondes sur le Rôle social de l'officier. Ce texte, non signé (selon les règlements alors en vigueur), mais dont l'auteur est vite connu, crée un important débat, parce qu'il défend l'action éducatrice de l'Armée, au-delà de sa fonction purement militaire. Le battage fait autour de cet article fondateur, la grande visibilité de l’officier ne nuiront pas à sa carrière. Nommé chef d'escadrons au printemps 1893, il est affecté au 12e Hussards, à Gray, en Haute-Saône.

Plus tard, il sert en Indochine de 1894 à 1897, d'abord à l'état-major du corps d'occupation à Hanoï, au Tonkin, puis en qualité de chef du bureau militaire du gouverneur général Armand Rousseau. C'est au Tonkin qu'il rencontre Gallieni qu'il rejoint ensuite à Madagascar où il est affecté de 1897 à 1902. Cette expérience auprès d'un général qui a bâti sa réputation dans les colonies le marque profondément. Lyautey au Maroc voudra toujours bâtir, au profit du peuple "colonisé".

En 1895, au cœur de l'affaire Dreyfus, Lyautey exprime dans ses lettres ses doutes sur la culpabilité de l'accusé :

« Ce qui ajoute à notre scepticisme, c'est qu'il nous semble discerner là une pression de la soi-disant opinion ou plutôt de la rue, de la tourbe [...] Elle hurle à la mort contre ce Juif, parce qu'il est Juif et qu'aujourd'hui, l'antisémitisme tient la corde.[4] »

Colonel en 1900, général de brigade en 1903, puis général de division en 1907, Lyautey obtient en 1908 le commandement de la division d'Oran, à la frontière du Maroc.

Maroc

Au Maroc, il fut chargé en mars 1907 d'occuper Oujda, en représailles de l'assassinat à Casablanca du docteur Mauchamps ; il réprima ensuite le soulèvement dans la région des Béni-Snassen en novembre 1907, et fut nommé haut-commissaire du gouvernement pour la zone marocaine occupée dans la région d'Oujda.

En mars 1912, la convention de Fès établit le protectorat français sur le Maroc, dont Lyautey fut le premier résident général. Il entreprit la « pacification » du Maroc, malgré le début de la Première Guerre mondiale.

C'est en tant que résident général qu'il laissera une trace profonde dans la société et l'urbanisme marocain. Attaché à la culture locale comme l'écrivaine Isabelle Eberhardt dont il fut proche, il édicta plusieurs lois visant notamment à protéger les centres anciens des grandes villes (les villes coloniales seront construites à la périphérie des médinas) ou à établir des règles strictes laissant aux Marocains des espaces de liberté (interdiction pour les non-musulmans de pénétrer dans les mosquées).

Pendant la Première Guerre mondiale, Lyautey fut ministre de la Guerre dans le gouvernement d'Aristide Briand, entre décembre 1916 et mars 1917.

Il retourna ensuite au Maroc, et fut fait maréchal de France en 1921. Mais, sous le gouvernement de Paul Painlevé, il se vit retirer le commandement des troupes engagées contre la rébellion d’Abd-el-Krim qui fut confié à Philippe Pétain. Lyautey démissionna et rentra définitivement en France en 1925.

Lors de son passage au Maroc, il avait affirmé que « la France se doit d'être une grande puissance musulmane ». Il avait également averti, dans la préface à la traduction française du Mein Kampf de Hitler : « Tout Français doit lire ce livre ». Il ne s'agissait nullement d'une approbation, bien sûr, puisque la traduction avait paru contre la volonté d'Hitler qui n'avait aucune envie que les Français fussent informés de ce qui les attendait, mais d'un avertissement sur le danger que représentait Hitler pour la France.

Il jugeait ainsi son œuvre au Maroc :

« Au fond, si j'ai réussi au Maroc, dans la tâche que le gouvernement de la République m'avait confiée là-bas, c'est pour les raisons mêmes qui me rendaient inutilisable en France [...] J'ai réussi au Maroc parce que je suis monarchiste et que je m'y suis trouvé en pays monarchique. Il y avait le Sultan, dont je n'ai jamais cessé de respecter et de soutenir l'autorité [...] J'étais religieux, et le Maroc est un pays religieux [...] Je crois qu'il n'y a pas de vie nationale possible et prospère, et naturelle, qui ne fasse sa place au sentiment religieux, aux disciplines religieuses [...] Je crois à la bienfaisance, à la nécessité d'une vie sociale hiérarchisée. Je suis pour l'aristocratie, pour le gouvernement des meilleurs [...] J'ai vu qu'il y avait des écoles où allaient les enfants de telles classes, d'autres écoles où allaient des enfants d'autres milieux et qui ne se mélangeaient pas [...] J'ai respecté tout cela, à la fois parce que cette soumission au fait fortifiait ma propre politique et parce que mes propres convictions m'en montraient la légitimité et la noblesse [...] Mais tout cela m'eût été impossible en France [...] Et c'est pour cela que je n'aurais peut-être pas réussi à Strasbourg[5]. »

La fin de sa vie en Lorraine

Après l'incendie et le pillage par les troupes allemandes de la propriété familiale à Crévic, effectués en représailles du traité de protectorat du Maroc, le maréchal Lyautey décide de s'installer à Thorey, ville qui adjoindra à son nom celui de son fameux résident. Il y fit construire un château sur l'édifice d'une gentilhommière héritée de la sœur de sa mère dont il était très proche. Les travaux s'achevèrent en 1924 et le maréchal s'y installa en 1925, à 71 ans. En 1926, il y reçoit le sultan Moulay Youssef.

En 1931, il organise à Vincennes l'exposition coloniale couronnant l'œuvre française réalisée dans les colonies.

Le maréchal demeurera à Thorey jusqu'à sa mort, le 27 juillet 1934, âgé de 79 ans. Après une messe célébrée à Thorey, le corps du maréchal est déposé dans le caveau des ducs de Lorraine, à l'église des Cordeliers de Nancy. Un an après, son corps est inhumé à Rabat. Depuis 1961, le corps du maréchal Lyautey repose dans la chapelle de l'hôtel des Invalides, à Paris.

Le retour à la foi de l'enfance

Un des aspects les plus ignorés de la vie de Lyautey concerne son itinéraire spirituel. Gagné dans les années 1880 par un scepticisme religieux qui l'angoisse, le capitaine Lyautey entame un long cheminement spirituel qu'on ne peut ignorer. Le questionnement intense auquel il se soumet[6] ne l'éloigne cependant pas définitivement de l'idée de Dieu et de son admiration pour l'Église, dont il reste culturellement proche et dont il partage la plupart des positions morales, sociales et politiques. L'approfondissement se construit pour Lyautey en trois étapes : recherche et questionnement de jeunesse face à son scepticisme naissant (« Je voudrais aimer Dieu, mais je n'arrive pas à le faire par gratitude » - 13 décembre 1875), fascination dans sa vie d'homme pour le Dieu des idées (« Mais l'admiration n'est pas l'amour ») et redécouverte apaisée du Dieu-Amour dans sa vieillesse[7]. Lyautey achève pleinement sa réconciliation avec l'Église le jeudi saint 1930 (17 avril), lorsque, après s'être confessé, il reçoit la communion du curé de Thorey, source d'une immense joie dont il s'ouvre quelques jours plus tard à son ami Wladimir d'Ormesson[8] et qui ne le quittera plus jusqu'à sa mort.

Mœurs

Selon les historiens

En 1907, ayant dépassé la cinquantaine, le général Lyautey fait la connaissance d'Inès de Bourgoing qu'il épousera deux ans plus tard, le 14 octobre 1909, à Paris. Celle qu'on appellera « la maréchale Lyautey », issue d'une vieille famille du Nivernais, avait épousé en premières noces le capitaine d'artillerie Joseph Fortoul, mort subitement. Faisant preuve d'un grand dévouement, elle œuvra de concert avec son mari qui disait d'elle qu'elle était « son meilleur collaborateur ».

Si l'homosexualité de Lyautey semble avérée[9], certains auteurs parlent plutôt d'une « sensualité homophile » et nombre de ses biographes esquivent cet aspect de sa personnalité afin, selon Arnaud Teyssier, de ne pas entacher sa réputation[10]. Ce n'est qu'à partir des années 1970 qu'il sera fait mention d'une inclination, qui se retrouve dans les écrits de l'officier, dans différents ouvrages français sur l'homosexualité[11].

Georges Clemenceau aurait dit de lui : « Voilà un homme admirable, courageux, qui a toujours eu des couilles au cul... même quand ce n'étaient pas les siennes[12]. » L'ironie de Clemenceau envers les catholiques pratiquants conduit certains de ses coreligionnaires à croire que cette phrase relève de la pure calomnie envers Lyautey, considérant l'opprobre traditionnellement attaché à l'homosexualité par le catholicisme. En tant qu'adversaire politique de Lyautey, Clemenceau n'éprouve de ce fait aucune gêne à lancer des piques à son endroit.[réf. nécessaire]

L'historien militaire Douglas Porch relie d'ailleurs l'homosexualité de Lyautey à sa carrière et y voit, avec son monarchisme et ses manières aristocratiques, une des raisons de son « exil » dans les colonies qui se transformera, selon l'historien, en un véritable « Chemin de Damas[13] ». Il souligne d'ailleurs le paradoxe des fréquentations de ce conservateur, proche des cercles artistiques et de politiciens de centre-gauche dont les vues politiques étaient assez éloignées des siennes[14].

En littérature

L'allusion de Clemenceau à l'orientation sexuelle du maréchal est notamment reproduite par Christian Gury dans son livre Lyautey-Charlus[15], consacré aux rapports de Lyautey et de l'homosexualité. Gury montre notamment de quelle façon Lyautey aurait pu servir de modèle au baron de Charlus, le célèbre personnage d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Guy Dupré évoque également l'homosexualité de Lyautey dans son livre Les Manœuvres d'automne[16] et Angelo Rinaldi en fait état à plusieurs reprises dans Service de presse[17].

Jean Cocteau, qui le connaissait bien, raconte que Lyautey lui avait demandé un exemplaire de son Livre blanc, un livre semi-clandestin paru en 1928, sans nom d'auteur, avec des dessins homoérotiques dans le style aisément reconnaissable de Cocteau. Après l'avoir lu, Lyautey reçoit Cocteau pour le féliciter et lui dit ensuite : « Je vous laisse avec ce jeune lieutenant, vous lui expliquerez tout cela et vous lui direz qu'il ne doit pas se buter ». [18]

Son idée de la France

D'origine aristocratique par sa mère, Lyautey affichait des opinions monarchistes. Défenseur de la cause légitimiste, il était en désaccord avec son père, fervent orléaniste. Il se rallia néanmoins à la République à la fin des années 1890 après un entretien privé avec le pape Léon XIII, acceptant de la servir sans pour autant renier ses convictions.

« Moi, je suis un homme du Nord, un Lorrain, un Normand, un Rhénan ; il y a de tous ces sangs-là dans mon sang ; mais rien qui vienne d'au-dessous de la Loire... Je n'ai jamais pu regarder un Toulousain comme un compatriote[19]. »

Distinctions

Il est brillamment élu (avec 27 voix) à l'Académie française en 1912 au fauteuil 14, accueilli par l'historien moderniste Louis Duchesne qui écrivit son discours de réception.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 19 février 1921. Le même jour, il reçoit du prétendant au trône de France, Philippe d'Orléans, la plaque de l'ordre du Saint-Esprit[20]. Il possède également la Médaille militaire reçue des mains du maréchal Canrobert et la Médaille de Sainte-Hélène qu'un vieux paysan lui avait donné parce que son fils à qui il l'aurait léguée était mort au Champ d'Honneur. Il est aussi élevé à la dignité de Grand-Croix de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (1930).

Membre du comité de patronage des éclaireuses éclaireurs de France aussitôt après leur fondation (1911), ainsi que de celui des Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, il se voit offrir la présidence d'honneur des Scouts de France en 1929. Ni le général Guyot de Salins, ni le chanoine Cornette n'auraient accepté d'offrir la présidence d'honneur d'un mouvement catholique à un homme qui aurait pu prêter le flanc à une critique même légère vis à vis des principes catholiques de l'époque[21].

Il est commissaire général de l'Exposition coloniale internationale de 1931 et, à ce titre, fait construire le Palais de la Porte Dorée qui abrite jusqu'à récemment le musée des arts africains et océaniens, et qui est aujourd'hui la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Le portrait de lui par Laszlo était accroché dans ce bâtiment.

Héritage

Actuellement, le lycée Lyautey de Casablanca est l'un des plus grands lycées français de l'étranger. Le portrait du maréchal Lyautey qui orne l'établissement a été réalisé dans les années 1990, sur une proposition de la direction, ce qui a soulevé un débat parmi les élèves quant au regard à porter sur l'œuvre et les responsabilités du maréchal Lyautey. À la même période, un drapeau français, accroché par la direction sans le drapeau marocain, a été retiré par des élèves. Depuis l'indépendance du pays, le lycée Lyautey est ouvert aux filles.

Œuvres

  • Le rôle social de l'officier, 1891
  • Du rôle colonial de l'armée, 1900
  • Dans le Sud de Madagascar, pénétration militaire, situation politique et économique, 1903
  • Lettres du Tonkin et de Madagascar : 1894-1899, 1920
  • Paroles d'action : 1900-1926, 1927
  • Lettres du Tonkin , 1928, illustrée par Jean Bouchaud - éditions nationales (Paris)
  • Lettres de jeunesse : 1883-1893, 1931
  • Vers le Maroc : lettres du Sud-Oranais : 1903-1907, posthume, 1937
  • Notes de jeunesse : 1875-1877, dans Rayonnement de Lyautey, posthume, 1947

Bibliographie

  • André Maurois, Lyautey, Plon, 1931
  • Marie André, Un ami des scouts : Lyautey, Éditions Alsatia, 1940
  • Guillaume de Tarde, L'Enseignement de Lyautey, Firmin-Didot, 1942
  • Raymond Postal, Présence de Lyautey, Éditions Alsatia, 1946
  • Général de Boisboissel, Dans l'ombre de Lyautey, Bonne, 1953
  • Général Catroux, Lyautey Le Marocain, 1952
  • Guillaume de Tarde, Lyautey, le chef en action, Gallimard, 1959
  • Général Durosoy, Lyautey : Mon général, 1956, préface du maréchal Juin
  • Jacques Benoist-Méchin, Lyautey l'Africain, ou Le rêve immolé, Perrin, 1966
  • Alin Scham, Lyautey in Marocco, University of California Press, 1971
  • André Le Révérend, Lyautey écrivain, préface de Jean Guitton, Ophrys, 1976
  • Général Durosoy, Avec Lyautey. Homme de guerre, homme de paix, Éditions Nel, 1976
  • André Le Révérend, Un Lyautey inconnu, 1980
  • Général Durosoy, Lyautey, maréchal de France : 1854-1934, Lavauzelle, 1984
  • Daniel Rivet, Lyautey et l'institution du protectorat français au Maroc, 1912 - 1925 (3 volumes), 1988, L'Harmattan
  • André Le Révérend, Lyautey, Fayard, 1983, réed. 1990
  • Gilbert Mercier, Lyautey, le prince lorrain, Editions de l'Est, 1994
  • William A. Hoisington, Lyautey and the French Conquest of Morocco, Palgrave MacMillan, 1995
  • Hervé de Charette, Lyautey, JC Lattès, 1997
  • Christian Gury, Lyautey-Charlus, Editions Kimé, 1998
  • Pascal Venier, Lyautey avant Lyautey, L'Harmattan, 1997.
  • Arnaud Teyssier, Lyautey : Le ciel et les sables sont grands, Perrin, 2004

Galerie

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Notes et références

  1. « The soul's joy lies in the doing »
  2. Gyp, Souvenirs d'une petite fille, 1928.
  3. www.urbanisme.fr/prod/file/r2m/article/1948/1948_01_2_JAN/1948_01_2_009.txt - 56k
  4. in Dreyfusards, Coll. Archives, Gallimard, Paris, 1965
  5. Raymond Postal, Présence de Lyautey, Éditions Alsatia.
  6. que l'on peut saisir à travers les écrits regroupés par Patrick Heidsiek dans son ouvrage Présence de Lyautey (1944)
  7. in André Le Révérend, Lyautey écrivain : 1854-1934, Orphrys, 1976 (p.41)
  8. in Wladimir d'Ormesson, Auprès de Lyautey, Flammarion, 1963 (p.222)
  9. Marc Oraison écrit dans La Question homosexuelle, Seuil, 1975, p. 10 : « Sait-on habituellement qu'un homme de l'envergure de Lyautey était homosexuel ? Et cela n'avait rien de sordide, bien au contraire. »
  10. « Les fausses pudeurs dont font preuve ses biographes les plus éminents exposent Lyautey lui-même à la dérision, plus qu'elles ne protègent une réputation. », Arnaud Teyssier, Lyautey, page 226.
  11. Robert F. Aldrich, Colonialism and Homosexuality, éd. Routledge, 2003, pp. 64-70, extraits en ligne
  12. Michel Lariviere, Homosexuels et bisexuels célèbres, Le dictionnaire, (ISBN 2911110196). Régis Revenin admet le fait (« Ses contemporains connaissent clairement son homosexualité ») dans Homosexualité et prostitution masculines à Paris, 2005, L'Harmattan, p. 136, mais il use d'un conditionnel prudent en parlant de cette phrase de Clemenceau (« Georges Clemenceau aurait ainsi écrit... »).
  13. Par Douglas Porch, The March to the Marne: The French Army 1871-1914, éd. Cambridge University Press, 2003, p. 153, extraits en ligne
  14. Cité par Robert F. Aldrich, op. cit.
  15. Christian Gury, Lyautey-Charlus, Kimé, 1998, p. 86
  16. Olivier Orban, 1989 ; Le Rocher, 1998.
  17. Plon, 1999.
  18. in Claude Arnaud. Jean Cocteau, page 414.
  19. Raymond Postal, id.
  20. Aboli par Louis-Philippe en 1830 mais, par la suite, porté et conféré par divers prétendants au trône de France.
  21. cf. Réglement des Scouts de France 1920 et 1924, éd. SPES - Paul Coze, Pour entrer dans le Jeu, diverses éditions aux Éditions Scouts de France

Liens externes

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Précédé par
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Fauteuil 14 de l’Académie française
1912-1934
Suivi par
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