Hamlet


Hamlet
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La Tragique Histoire d'Hamlet, Prince de Danemark
Eugène Delacroix, Hamlet et Horatio au cimetière.
Eugène Delacroix, Hamlet et Horatio au cimetière.

Auteur William Shakespeare
Genre Tragédie
Version originale
Titre original The Tragical History of Hamlet, Prince of Denmark
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau d'Angleterre Angleterre
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1603 (Premier Quarto)
Version française

La Tragique Histoire d'Hamlet, prince de Danemark (en anglais, The Tragical History of Hamlet, Prince of Denmark) est la plus longue et l'une des plus célèbres pièces de William Shakespeare. La date exacte de composition n'est pas connue avec précision ; la première représentation se situe sûrement entre 1598 et 1601. Le texte fut publié en 1603.

Le roi de Danemark, père d'Hamlet, est mort récemment. Son frère Claudius l'a remplacé comme roi[1] et, moins de deux mois après[2], a épousé Gertrude, la veuve de son frère[3]. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu il a été assassiné par Claudius. Hamlet doit venger son père et pour mener son projet à bien simule la folie. Mais il semble incapable d'agir, et, devant l'étrangeté de son comportement, l'on en vient à se demander dans qu'elle mesure il a conservé sa raison. On met cette folie passagère sur le compte de l'amour qu'il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi. L'étrangeté de son comportement plonge la cour dans la perplexité. Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu.

Hamlet a fait l'objet d'analyses critiques extrêmement nombreuses et variées, psychanalytiques, thématiques, stylistiques, historiques.

Sommaire

Sources de la pièce

Une des plus anciennes représentations d’Hamlet, incarné par l'acteur Thomas Betterton en 1661.

La plupart des événements de l’intrigue sont le fruit de l'imagination de Shakespeare, mais la pièce a plusieurs sources potentielles.

Saxo Grammaticus

Vers 1200, Saxo Grammaticus raconte dans sa Gesta Danorum l'histoire d'Amleth, assez proche de celle de Shakespeare. Il est assez improbable que Shakespeare ait eu une connaissance directe du texte de Saxo Grammaticus, mais il est possible qu’il en ait eu des échos.

Hamlet

Le roi Horvendil est assassiné par son frère Fengo, qui épouse ensuite Gerutha, la veuve de sa victime. Le fils d’Horvendil, Amleth (ou Amblett, Hamblet ou encore Hamlet, selon les versions[4]), feint alors la folie afin d’être épargné. Il évite le piège d’une jeune fille puis tue un espion dissimulé dans la chambre de sa mère. Amleth parvient à intercepter un courrier destiné au roi d'Angleterre et commanditant son assassinat, ce sont les deux messagers qui sont assassinés à sa place.

Amleth épouse alors la fille du roi d’Angleterre, retourne au Danemark, assiste à ses propres funérailles et assassine Fengo, qu’il remplace sur le trône. Le roi d’Angleterre a cependant secrètement promis de venger Fengo. À cette fin, il envoie Amleth auprès de la reine d’Écosse, Herminthrud, qui tombe amoureuse de lui et l’épouse à son tour. Amleth vainc le roi d’Angleterre et retourne avec ses deux épouses au Jutland[5],[6].

François de Belleforest

François de Belleforest adapte la légende d’Amleth en 1570 dans ses Histoires tragiques. La pièce connut un grand succès : elle fut rééditée sept fois jusqu’en 1601, mais ce n’est qu’en 1607 qu’elle fut traduite en anglais[7]. Shakespeare peut en avoir eu connaissance, mais les pièces présentent des différences notables, en particulier le meurtre du roi est de notoriété publique chez Belleforest, alors qu’il ne l’est pas chez Shakespeare ; de même le rôle d’Ophelia est moins clair chez Shakespeare que chez Belleforest[8].

Thomas Kyd

La source la plus directe est une pièce jouée en 1594, mais non conservée attribuée à Thomas Kyd, qui aurait le premier introduit le personnage du spectre.

L'Ur-Hamlet

Certains critiques estiment que la pièce de Kyd, comme celle de Shakespeare, pourrait être basée sur une pièce perdue antérieure, « l'Ur-Hamlet[9] ». D'autres enfin trouvent des ressemblances non de l'intrigue, mais de la thématique ou du traitement dans certaines pièces anglaises antérieures.

Personnages

Aucune liste des personnages n'est fournie dans les premières éditions de la pièce avant 1676[10].

  • Claudius, roi de Danemark.
  • Hamlet, prince, fils du défunt roi Hamlet.
  • Fortinbras, prince de Norvège.
  • Polonius, seigneur.
  • Laërte[11], fils de Polonius.
  • Horatio, ami du prince Hamlet.
  • Guildenstern, courtisan.
  • Rosencrantz, courtisan.
  • Cornélius, courtisan.
  • Voltemand, courtisan.
  • Osric, courtisan.
  • Un gentilhomme.
  • Bernardo, soldat.
  • Francisco, soldat.
  • Marcellus, soldat.
  • Reynaldo, serviteur de Polonius.
  • Un marin.
  • Deux rustres[12], fossoyeurs.
  • Un prêtre.
  • Un capitaine de l’armée de Fortinbras.
  • Ambassadeurs anglais.
  • Des comédiens.
  • Gertrude[13] , reine de Danemark et mère d’Hamlet.
  • Ophélie, fille de Polonius.
  • Le spectre du père d’Hamlet.
  • Figurants : seigneurs, dames de la cours, officiers, soldats, marins, messagers et serviteurs.

La scène est à Elseneur.

Argument

Henry Fuseli, Hamlet et le spectre de son père
JB Faure en Hamlet,
photo de Charles Reutlinger, ca 1875
Eugène Delacroix, Hamlet et sa mère (Polonius derrière la tapisserie)
Représentation, Polonius dans sa maison
John Everett Millais, La Mort d'Ophélie

Le prince Hamlet est le fils du premier roi de Danemark, également nommé « Hamlet ». Il est étudiant à l'université de Wittenberg. Le spectre de son père le charge de venger son meurtre. Il y parvient enfin, mais seulement après que la famille royale a été évincée et que lui-même a été mortellement blessé par Laërte d'un coup d'épée empoisonnée.

Claudius, oncle du prince Hamlet, est l'actuel roi auto-proclamé du Danemark. Il s'est marié avec la veuve de son frère, auquel il a succédé. Le spectre de ce dernier accuse Claudius de l'avoir assassiné pendant son sommeil, en lui versant un poison mortel dans l'oreille. La pièce organisée par le prince et la mort de Polonius lui apprend qu'il est visé par le prince. Pour se défendre, il manipule Laërte et le monte un complot pour tuer Hamlet. À la fin de la pièce, Claudius est tué par le prince Hamlet.

Gertrude, mère du prince Hamlet, reine du Danemark et veuve du roi défunt, se remarie peu après au frère de ce dernier, ce que le prince Hamlet, et toute l'époque de Shakespeare, considèrent comme un inceste. Le spectre de son mari défunt l'accuse de l'avoir trompée avec Claudius avant que ce dernier le tue, mais ordonne à leur fils de laisser le ciel la punir. Le meurtre de Polonius par son fils l'a profondément affligée. Elle meurt accidentellement en buvant le vin empoisonné destiné à Hamlet.

Polonius, lord chambellan, conseiller du royaume et père de Laërte et d'Ophélie, est l'homme le plus apprécié du royaume ne donnant que des bonnes nouvelles et informations au roi et servant les intérêts du royaume. Il s'inquiète de la relation amoureuse du prince Hamlet et d'Ophélie, sa fille. Il craint qu'Hamlet ne prenne sa virginité et ne l'épouse pas. Il interdit cette relation à sa fille. Croyant Hamlet fou, il s'obstinera à trouver la raison pour laquelle Hamlet est fou, mais cela lui coûtera la vie. Il est tué par Hamlet qui a fait erreur sur la personne en croyant tuer Claudius à travers une tapisserie alors qu'il l'espionnait en train de parler avec sa mère. Celle-ci, témoin du meurtre, sera bouleversée, Ophélie deviendra folle, et Laërte voudra venger son père.

Laërte, fils de Polonius, profondément attaché à sa sœur Ophélie., est en France pendant la majeure partie de la pièce pour faire ses études. À la fin de la pièce, en raison de l'implication d'Hamlet dans la mort de son père, il fomente avec Claudius un duel dans lequel il tue Hamlet. Hamlet le tue de la même épée dont il ignore qu'elle est empoisonnée.

Ophélie, fille de Polonius, sœur de Laërte, et Hamlet partagent une idylle bien qu'ayant été implicitement mis en garde contre l'impossibilité d'un mariage. Hamlet l'éconduit pour accréditer sa propre folie. La mort de son père la rend folle et elle est retrouvée mystérieusement morte noyée dans un ruisseau.

Horatio, ami d'Hamlet, n'est pas impliqué dans les intrigues de la cour. C'est lui qui annonce au prince l'apparition du spectre de son père en compagnie des deux courtisans, Marcellus et Bernardo (qui ont été les premiers à le voir). Il reste le seul à survivre à l'heure du dénouement pour pouvoir porter l'histoire d'Hamlet à la postérité et pour participer à l'arrivée de Fortinbras.

Rosencrantz et Guildenstern, amis d'Hamlet, retournés par Claudius pour le surveiller. Hamlet les soupçonne rapidement. Après le meurtre de Polonius provoqué par le prince, ils sont chargés de l'emmener en Angleterre, tout en ignorant que Claudius leur a donnés une feuille pour que le prince soit exécuté. Mais Hamlet découvre le papier et la réécrit pour punir ses deux amis de leur trahison et profite d'une attaque de pirate pour s'échapper. Ils seront exécutés en Angleterre.

Fortinbras, prince norvégien, est le fils du roi de même nom tué au champ de bataille par le père d'Hamlet. Le prince Fortinbras espère une vengeance. Arrivant trop tard pour combattre contre Hamlet, il annule la guerre et prend le pouvoir du royaume de Danemark.

Passages célèbres

To be or not to be

Le monologue d'Hamlet est peut-être le passage le plus célèbre de toute la littérature anglaise :

Hamlet, acte 3 scène 1
Anglais Français
To be, or not to be, that is the question.

Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And, by opposing, end them. To die, to sleep,
No more, and by a sleep to say we end
The heartache, and the thousand natural shocks
That flesh is heir to; 'tis a consummation
Devoutly to be wish'd. To die, to sleep,
To sleep, perchance to dream, ay, there's the rub;
For in that sleep of death what dreams may come
When we have shuffled off this mortal coil,
Must give us pause. There's the respect
That makes calamity of so long life,
For who would bear the whips and scorns of time,
The oppressor's wrong, the proud man's contumely,
The pangs of despis'd love, the law's delay,
The insolence of office and the spurns
That patient merit of th'unworthy takes,
When he himself might his quietus make
With a bare bodkin? Who would fardels bear,
To grunt and sweat under a weary life,
But that the dread of something after death,
The undiscover'd country from whose bourn
No traveller returns, puzzles the will,
And makes us rather bear those ills we have
Than fly to others that we know not of?
Thus conscience does make cowards of us all,
And thus the native hue of resolution
Is sicklied o'er with the pale cast of thought,
And enterprises of great pitch and moment
With this regard their currents turn awry,
And lose the name of action. Soft you, now,
The fair Ophelia! Nymph, in thy orisons
Be all my sins remember'd.

Être, ou ne pas être, telle est la question.

Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir
la fronde et les flèches de la fortune outrageante,
ou bien à s’armer contre une mer de douleurs
et à l’arrêter par une révolte ? Mourir.., dormir,
rien de plus ... et dire que par ce sommeil
nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles
qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement
qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir,
dormir! peut-être rêver ! Oui, là est l’embarras.
Car quels rêves peuvent-ils nous venir dans ce sommeil de la mort,
quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ?
Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là
qui nous vaut la calamité d’une si longue existence.
Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde,
l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté,
les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi,
l’insolence du pouvoir, et les rebuffades
que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes,
s’il pouvait en être quitte
avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux,
grogner et suer sous une vie accablante,
si la crainte de quelque chose après la mort,
de cette région inexplorée,
d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté,
et ne nous faisait supporter les maux que nous avons
par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas?
Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ;
ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent
sous les pâles reflets de la pensée ;
ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes
se détournent de leur cours, à cette idée,
et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant!
Voici la belle Ophélie... Nymphe, dans tes oraisons
souviens-toi de tous mes péchés[14].

Postérité

La pièce dans la pièce

Les allusions à la pièce de Shakespeare sont très nombreuses dans la littérature, les arts plastiques et le cinéma.

Adaptations

Opéra

  • Le Jour des meurtres dans l'histoire d'Hamlet opus 189, opéra en 5 tableaux de Pierre Thilloy sur un livret de Bernard-Marie Koltès, créé le 23 mars 2011 à l'Opéra Théâtre de Metz[15].

Littérature

  • Ophélie (1870) d'Arthur Rimbaud se concentre sur le suicide de la jeune fille.
  • Les Moralités légendaires (1887) de Jules Laforgue, recueil de six nouvelles, contient un texte intitulé Hamlet ou les suites de la piété fatale dont le titre annonce l'interprétation qu'en donne Laforgue.
  • Rosencrantz et Guildenstern sont morts, de Tom Stoppard, créé en 1966 au festival « off » d'Édimbourg, reprend le matériau dramatique de la pièce de Shakespeare du point de vue de deux personnages mineurs. Stoppard en tirera le film du même nom, Rosencrantz et Guildenstern sont morts, en 1990.
  • Hamlet-machine de Heiner Müller, Enquête sur Hamlet. Le dialogue de sourds de Pierre Bayard, et dans un registre plus comique, les auteurs de bande dessinée français Marcel Gotlib et Alexis qui ont parodié la pièce dans l'un des épisodes de Cinémastock, paru chez Pilote en 1972. Howard Barker lui s'est intéressé au personnage de Gertrude pour sa pièce Gertrude (Le Cri).
  • Dans Sauvez Hamlet de l'auteur britannique Jasper Fforde, Hamlet interprète son propre personnage, tiré de son roman pour aller vivre dans le monde réel et ainsi se rendre compte de la façon dont les gens le perçoivent.

Arts plastiques

Illustration de l'édition de 1709, apparition du fantôme dans la chambre de Gertrude
L’iconographie d’Hamlet comporte de nombreux portraits d’acteurs célèbres dans le rôle titre, ici David Garrick (1717-1779)
Distillée par le temps, l’icône Hamlet à Stratford-upon-Avon par le sculpteur Ronald Gower (1888)

La pièce a été également source d’inspiration pour de nombreux artistes, sculpteurs, peintres ou graveurs[16]. Certaines scènes, les apparitions du fantôme, la représentation de la Souricière, la mort d’Ophélie mais surtout Hamlet jouant avec le crâne de Yorick deviennent de véritables icônes[17].

Premières éditions illustrées

La première illustration gravée pour Hamlet parut dans l'édition illustrée des œuvres de Shakespeare publiée en 1709 par Jacob Tonson[18]. Hamlet apparaît dans le volume 5, avec une gravure en frontispice représentant la seconde apparition du fantôme[19]. Cette représentation, comme celles qui illustrent les éditions qui allaient alors se succéder jusqu’en 1740[20], pourrait être inspirée d’une mise en scène contemporaine[19].

En 1740, l’édition de Theobald fit le choix d’une nouvelle iconographie, celle de la première apparition du fantôme sur les murailles d'Elseneur (Hamlet, acte I, sc. iv)[21]. En 1744 parut une nouvelle édition des œuvres complètes, illustrée par Francis Hayman et Hubert François Gravelot[22] qui firent le choix d’une autre scène : celle de la représentation donnée par les acteurs itinérants devant le roi et la reine (Hamlet, acte III, sc. ii).

Premières peintures

Article détaillé : Boydell Shakespeare Gallery.

Les illustrations de Hayman étaient si populaires que le propriétaire de « Vauxhall Gardens », Jonathan Tyers, lui avait commandé des toiles de très grand format pour décorer le « Pavillon du Prince de Galles » ; parmi elles figurait la scène de la pièce de théâtre de l'acte III[23]. L’époque se passionnait pour le théâtre et les artistes, comme Hayman et William Hogarth, se spécialisèrent dans l’illustration des pièces mais également les portraits d’acteurs célèbres sur scène. Il existe ainsi plusieurs portraits de l’acteur David Garrick, notamment dans la scène du fantôme (I, iv) où il s’était particulièrement illustré[24]. La popularité du théâtre shakespearien incita alors le graveur et éditeur John Boydell à se lancer dans un ambitieux projet qui comportait l’ouverture d’une galerie d’exposition, la Boydell Shakespeare Gallery qui devait ouvrir le 4 mai 1789 et possédait alors 34 tableaux.

De cette entreprise restent des œuvres de Benjamin West (1792), et Richard Westall.

Le XIXe siècle

Une représentation de Hamlet en France en 1827 inspira les peintres romantiques Achille Devéria et Eugène Delacroix (1830, 1835 et 1839). Le succès de la pièce fut tel qu’Hamlet fut adapté à l'opéra par Ambroise Thomas en 1868. La mise en scène montrait pour la première fois la pièce d’eau où se noie Ophélie, donnant lieu à une nouvelle iconographie de ce personnage[25].

Les artistes qui se sont notamment illustrés dans la représentation d’Hamlet sont Heinrich Füssli (1780-5), Thomas Lawrence (1802), John Everett Millais (1850), Gustave Moreau, Mikhaïl Vroubel (1883), Edwin Austin Abbey (1897).

Au cinéma

Sarah Bernhardt dans le rôle d'Hamlet
Article détaillé : en:Shakespeare on screen.

La première adaptation de la pièce pour le cinéma est un film français intitulé Le Duel d'Hamlet ; il est réalisé par Clément Maurice avec Sarah Bernhardt dans le rôle d'Hamlet. De nombreuses adaptations[26] suivront, notamment Hamlet de Svend Gade et Heinz Schall en 1920, avec encore une femme, Asta Nielsen dans le rôle titre. Dans son Hamlet de 1948, Laurence Olivier utilise les ressources propres à ce nouveau médium pour donner du célèbre monologue une version en voix off qui renouvelle la scène; en URSS, en 1964, pour le 400e anniversaire de la naissance de Shakespeare, Grigori Kozintsev en tourne une version romantique et moins « glacée » que la précédente, dans un décor monumental. En 1969, Tony Richardson donne sa version de l’œuvre Hamlet suivi en 1990 par Franco Zeffirelli (Hamlet), en 1996 par Kenneth Branagh (Hamlet) et en 2000 par Michael Almereyda (Hamlet).

À côté des adaptations de la pièce pour le grand écran, des films comme To be or not to be (1942) d'Ernst Lubitsch qui met en abyme la pièce de Shakespeare et Django porte sa croix (1968) d'Enzo G. Castellari qui en transpose l’intrigue dans le monde du Western, sont des exemples de la popularité de l'œuvre de Shakespeare. On peut également relever Les salauds dorment en paix d'Akira Kurosawa qui s'inspire de l'intrigue, dans une histoire se déroulant dans le Japon d'après-guerre. En 1995, Kenneth Branagh avait déjà approché la pièce dans A Midwinter's Tale (Jeu de mots sur les titres de The Winter's Tale et Midsummer's Night's Dream) où un metteur en scène au chômage accepte de monter un Hamlet comme spectacle de Noël dans une petite église de la province anglaise.


Mises en scènes notables

Notes et références

  1. La monarchie est élective, et non héréditaire au Danemark
  2. Hamlet, I, 2
  3. Un acte considéré comme incestueux par les canons religieux de l'époque
  4. Ann Thompson 2006, p. 66
  5. Ann Thompson 2006, p. 67
  6. (en) Le récit de Saxo Grammaticus
  7. Ann Thompson 2006, p. 69
  8. Ann Thompson 2006, p. 68
  9. Ann Thompson 2006, p. 70
  10. Ann Thompson 2006, p. 141
  11. Laertes dans la version originale. Graphie reprise dans la traduction de François-Victor Hugo.
  12. Two clowns dans la version originale.
  13. Queen Gertred dans les premières éditions
  14. Hamlet, III. 1, traduction de François-Victor Hugo
  15. Le Jour des meurtres - opéra de Pierre Thilloy - Documentaire de Jean Balczesakl 1re critique
  16. Voir (en) Alan R. Young, Hamlet and the Visual Arts, 1709-1900, Newark, University of Delaware Press, 2002, 405 p. (ISBN 978-0-87413-794-1) (LCCN 2002024020) 
  17. Young_2002, p.167
  18. Young_2002, p.17
  19. a et b Young_2002, p. 21
  20. Young_2002, p. 27
  21. Young_2002, p. 28
  22. Young_2002, p. 30
  23. Young_2002, p. 34
  24. Young_2002, p.35 sq.
  25. Young_2002, p. 118
  26. Le British Universities Film & Video Council (Bufvc) a dressé une liste quasi exhaustive de toutes les adaptations (films, télévisions etc.) de pièces de Shakespeare, dont Hamlet. (en) An International Database of Shakespeare on Film, Television and Radio

Bibliographie

Éditions

  • (en) Ann Thompson (dir.) et Neil Taylor (dir.), Hamlet, London, Methuen Drama, coll. « The Arden Shakespeare / Third Serie », 2006 (1re éd. 1899), 613 p. (ISBN 978-1-904271-33-8) [présentation en ligne] 
    Ouvrage de référence : important appareil critique
  • (en) Ann Thompson (dir.) et Neil Taylor (dir.), Hamlet : The Texts of 1603 and 1623, London, Methuen Drama, coll. « The Arden Shakespeare / Third Serie », 2006, poche, 368 p. (ISBN 978-1-904271-80-2) [présentation en ligne] 
  • (en) Stanley Wells (dir.) et G. R. Hibbard (préf. G. R. Hibbard), The Oxford Shakespeare : Hamlet, Oxford, Oxford University Press, 2008 (1re éd. 1987), 406 p. (ISBN 978-0-19-953581-1) (LCCN 2008274365) 
    Important appareil critique
  • (en) Jonathan Bate (dir.) et Eric Rasmussen (dir.), William Shakespeare : Complete Works, Macmillan, coll. « RSC », 2007 (1re éd. 2007), 2846 p. (ISBN 978-0-230-00350-7), « Hamlet » 

Traductions en français

Annexes

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