Alerte terroriste

Alerte terroriste

Terrorisme

Le terrorisme est l'emploi de la violence (attentats, assassinats, enlèvements, ...) à des fins politiques, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper l'opinion publique concernée. Si un accord existe sur le concept, la délimitation du phénomène terroriste reste complexe. Ses différentes définitions mobilisent de nombreux enjeux et notamment les intérêts, légitimes ou non, de ceux qui entreprennent des actions qualifiées de terroristes. Les auteurs d'acte qualifiés de terrorisme considèrent généralement leurs actions comme une résistance ou une rébellion légitime. Il est généralement admis que le terrorisme est une arme des faibles contre les forts (guerre asymétrique) mais les États ont aussi recours à cette méthode et l'on parle alors de terrorisme d'État.

Si l'on suit Gérard Chaliand, les actions de terrorisme se confondent parfois avec la guerre, la guérilla ou le banditisme. Les tentatives pour élaborer une typologie du recours au terrorisme butent sur l'hétérogénéité des terroristes. Des classifications (action individuelle ou organisée, type de doctrine, moralité du choix des cibles...) existent mais ne suffisent pas à rendre compte du phénomène.

Le terrorisme a parfois montré qu'il pouvait parvenir à ses fins, que ce soit dans le cadre de luttes anticoloniales (indépendance de l'Irlande) ou d'autres (médiatisation de la cause de la Palestine après des années d'attentats, libérations anticipées de prisonniers, versements des rançons demandées).

Sommaire

Concept

Histoire du mot

Le mot « terrorisme » est attesté pour la première fois en novembre 1794, il désigne alors la « doctrine des partisans de la Terreur »[1], de ceux qui, quelque temps auparavant, avaient exercé le pouvoir en menant une lutte intense et violente contre les contre-révolutionnaires. Il s'agit alors d'un mode d'exercice du pouvoir, non d'un moyen d'action contre lui. Le mot a évolué au cours du XIXe siècle pour désigner non plus une action de l'État mais d'une action contre lui. Son emploi est attesté dans un sens antigouvernemental en 1866 pour l'Irlande et en 1883 pour la Russie. Selon François-Bernard Huyghe, l'attentat de la rue Saint-Nicaise en 1800, la machine infernale du boulevard du Temple en 1835, les complots de carbonari « restent encore dans la tradition du tyrannicide » ; « le terrorisme au sens moderne naît avec les médias modernes »[2].

Il a acquis une connotation péjorative et désigne aujourd'hui les actions violentes destinées à répandre la terreur et ainsi faire pression sur un État. Elles visent souvent les populations civiles, afin de détruire, tuer et de mutiler. Ces attaques ont pour but de promouvoir des messages à caractère idéologique, politique ou religieux par la peur et la publicité médiatique.

Tentatives de définition

Article détaillé : Définition du terrorisme .

Le terme de terrorisme est aujourd'hui très fréquemment employé en droit international et par les institutions internationales, mais il ne donne pas lieu à une définition unique et universelle[3].

Certains éléments semblent faire consensus, le philosophe Jacques Derrida écrit ainsi : « Si on se réfère aux définitions courantes ou explicitement légales du terrorisme, qu’y trouve-t-on ? La référence à un crime contre la vie humaine en violation des lois (nationales ou internationales) y implique à la fois la distinction entre civil et militaire (les victimes du terrorisme sont supposées être civiles) et une finalité politique (influencer ou changer la politique d’un pays en terrorisant sa population civile) ».[4]

Dans le cadre d'une guerre conventionnelle, il existe en effet un cadre juridique précis, le droit de la guerre. Les actes violant le droit de la guerre sont alors qualifiés de crimes de guerre. Les notions de terrorisme et d'acte terroriste servent donc à qualifier des actes en dehors du cadre bien défini de guerre conventionnelle et du droit de la guerre, même si leur définition précise n'est pas bien établie d'un point de vue strictement juridique, ou plus exactement, même si un usage peut en être fait à des fins d'intérêts politiques.

Pourtant, même une fois exclus les crimes de guerre, le terrorisme reste difficile à définir avec une précision satisfaisante. Une définition proposée par le Groupe de personnalités de haut niveau et le Secrétaire général de l'ONU en 2004 est soutenue par la France, elle précise : « toute action […] qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir »[5].

Pour Laurent Bonelli, il est préférable de parler de « violence politique » et non de « terrorisme » car cela « permet d’éviter les impasses auxquelles conduit immanquablement l’usage de ce terme politiquement et moralement connoté. En effet, « terrorisme » ne décrit pas une réalité objective, qui s’imposerait à tous »[6].

Terrorisme et résistance

On distingue le terrorisme des actes de résistances sur des critères "techniques" ou tactiques :

En effet, les résistants s'attaquent à des "cibles" précises, ils détruisent des moyens militaires afin d'enrayer l'effort de guerre ennemi (par exemple : sabotage des voies ferrées ou destruction de convois, qui permettaient l'acheminement de vivres, de munitions et de carburant aux soldats allemands sur le front de l'est) ; les résistants ne tuent pas au hasard, et encore moins des civils (non-combattants), s'ils sont amenés à tuer, ils ciblent des autorités militaires ou administratives ennemies, toujours dans le but de décapiter le potentiel d'effort de guerre d'un ennemi. Les résistants peuvent également organiser l'assassinat de « collaborateurs », et cela dans le but de contrer les actions de l'ennemi.

Les différents courants durant la Seconde Guerre mondiale comme les Francs-tireurs et partisans (FTP) qui se regrouperont pour former les Forces françaises de l'intérieur (FFI) que de Gaulle organise en un front uni de résistance à l'occupant nazi et au gouvernement de Vichy, la guerre d'Algérie comme une guerre d'indépendance contre la France qui connut en son sein des actes de terrorisme par le FLN pendant la bataille d'Alger et celui de l'Organisation armée secrète [OAS], ou plus récemment en Grande-Bretagne avec la lutte de l'Irlande du Nord.

Jacques Derrida encore rappelle de manière précise que la définition du terrorisme dépend de la possibilité de distinguer différents types de guerres, d'actions armées et de combattants, conformément aux analyses de Carl Schmitt qui font référence en la matière. Il précise :

« Une lecture critique de Carl Schmitt, par exemple, serait fort utile [...] pour prendre en compte, aussi loin qu’il est possible, la différence entre la guerre classique (confrontation directe et déclarée entre deux États ennemis, dans la grande tradition du droit européen), la « guerre civile » et la « guerre des partisans » (dans ses formes modernes, encore qu’elle apparaisse, Schmitt le reconnaît, dès le début du XIXe siècle). »

Il est parfois difficile de distinguer entre des actes de résistance et des actes de terrorisme car les différents termes renvoient à une forme de légitimité supposée des objectifs politiques qui justifierait en partie les actes de violence commis. La perception de cette légitimité varie largement selon les protagonistes et observateurs ce qui complique grandement l'établissement d'une définition objective et acceptée universellement de la notion de terrorisme. Un cas d'autant plus complexe qu'il fait partie de l'actualité est celui de l'Irak, où diverses tendances de l'Islam sont en guerre larvée et certains groupuscules armés recourent à des actes violents contre des civils irakiens ou étrangers. Se considérant résistants à l'occupation de leur pays par les États-Unis d'Amérique les auteurs de ces actes prétendent trouver dans ce statut la justification de leurs actions. Si par contre on refuse d'accorder ce statut de résistant, soit par déni de l'objectif politique (ne considérant pas que l'Irak soit occupé) soit parce qu'on considère que la violence extrême utilisée dépasse toute forme de justification, on parlera alors de ces actes de violence comme d'actes de terrorisme. Ainsi, l'appellation de terroriste sous-entend une complète illégitimité de ces actions alors que la définition de résistant sous-entend une légitimité à résister à l'envahisseur. Cette idée serait plus intelligible dans la globalité de la relation entre "terrorisme et propagande".

Les différents types de terrorisme

Il existe quatre grands types de terrorisme :

  • le terrorisme individuel, provoqué par des rebelles, des anarchistes, ou des nihilistes (admettant une liberté morale)
  • le terrorisme organisé, prôné par des groupes défendant des idéologies différentes (ex : extrême gauche, extrême droite...)
  • le terrorisme d'État
  • cyber terrorisme

Terrorisme individuel

Le terrorisme individuel est une pratique qui s'est développée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ce terrorisme a été pratiqué par quelques anarchistes, comme Ravachol vengeant la Répression de Fourmies en 1891 et Santo Geronimo Caserio, vengeant la répression exercée sur les anarchistes en assassinant en 1894 le Président Sadi Carnot) ou autrement par des nihilistes dans divers pays (Russie, France, Espagne, Italie, etc.).

Les attentats des nihilistes ou des anarchistes visaient (souvent pour venger la mort d'un de leurs anciens camarades due à la répression) des personnalités de la sphère politique ou proche (le riche, le militaire, le prêtre, le policier, l'homme politique, etc.) ayant participé à réprimer la population ou d'un de leurs camarades. L'idée étant qu'une fois supprimés les acteurs de cette répression, celle-ci s'estomperait dû à la peur des autres acteurs de la sphère politique répressive. Ce terrorisme avait un caractère spontané, et une base sociale.

Terrorisme organisé

Lorsqu'il est pratiqué par un groupe de personnes ne représentant pas un gouvernement, on le nomme simplement terrorisme. Dans les années 1960 et 1970, le terrorisme d'extrême gauche et d'extrême droite[7] était le plus important, ayant des buts politiques différents, menant à une lutte directe ou indirecte avec l'État, dans le but (pour l'extrême gauche) de radicaliser politiquement la société vers des questions sociales, ou (pour l'extrême droite) d'imposer le débat nationaliste et/ou, dans une stratégie de tension, de créer une situation amenant l'État à faire descendre la police ou l'armée dans les rues.

Le type de terrorisme d'extrême gauche est souvent appelé lutte armée par ceux qui le pratiquent. Les membres des groupes terroristes s'appellent eux-mêmes généralement des résistants — ou des combattants, des partisans —, car ils considèrent qu'ils résistent à l'oppression du pouvoir politique en place, où qu'ils mènent des actions de libération, qu'ils comparent à celles menées par les Résistants à l'occupation nazie en Europe durant la Seconde Guerre mondiale.

Les terroristes se réclamant de l'islamisme se considèrent quant à eux comme des combattants de Dieu, menant une guerre sainte (traduction littérale qui ne fait référence qu'à la lutte physique incluse dans le terme Jihad, terme possédant d'autres significations). Depuis les années 1990, le terrorisme islamiste a pris une place croissante sur la scène internationale. Ses auteurs le justifient notamment comme une réponse apportée à la situation politique en Israël-Palestine et en Irak suite à l'intervention américaine.[réf. nécessaire]. Cependant, il a touché aussi bien des pays comme l'Algérie, l'Egypte, l'Indonésie, etc., où il n'y a pas de troupes occidentales et où il est difficile de parler de domination impérialiste. Dans ce cas là, son objectif est tout autre : c'est une démonstration de force contre des Etats où le pouvoir religieux extrémiste tente de renverser les gouvernements (établissement d'un califat demandé par le Hizbut Tahrir Indonesia en Indonésie par exemple).

L'OAS, créée chez les Français d'Algérie au début des années 1960, mène une stratégie de terreur contre les musulmans supposés favorables au FLN. Elle essaie ensuite d'exporter la violence en métropole, contre les représentations du FLN et du PCF, puis contre le pouvoir gaullien, accusé de trahison. Aux États-Unis d'Amérique le Ku Klux Klan mène un terrorisme constant contre la population noire jusque dans les années 60[8], ou bien dans d'autres groupements comme les auteurs des attentats des jeux d'Atlanta.

Les adversaires de ces groupes ou factions utilisent souvent le terme terrorisme pour désigner ces actions souvent meurtrières. Il faut donc être prudent car taxer ses adversaires de terroristes est une arme politique usuelle.

Terrorisme d'État

Article détaillé : Terrorisme d'État.

On parle de terrorisme d'État dans le cas où des actions terroristes ont été mises en œuvre, commanditées, manipulées ou complaisamment ignorées par un État (i.e. pas de mesure pour le stopper). Les méthodes employées sont strictement les méthodes du terrorisme (enlèvement, séquestration et assassinat) mais sous couvert de la raison d'État, les agents de l'État impliqués bénéficient de la part de ses autorités de l'assentiment nécessaire à outrepasser le droit et du support logistique et/ou financier nécessaire à leurs actions. Cette absence de cadre légal représente donc une entorse aux fondements de la démocratie, quels que soient les objectifs recherchés.

Un exemple de terrorisme d'État est la « guerre sale » conduite par des services de l'État Espagnol à l'encontre du groupe armé nationaliste basque ETA. Les Groupes antiterroristes de libération (GAL) furent impliqués dans l'élimination physique de 37 personnes considérées comme appartenant ou soutenant l'ETA. L'affaire impliqua le gouvernement socialiste de Felipe González dont le ministre de l'intérieur José Barrionuevo et d'autres responsables furent finalement jugés et reconnus coupables dans le cadre de l'affaire "Marey" (du nom d'un citoyen franco-espagnol séquestré par erreur par le GAL). En dépit de cette décision initiale, ces commanditaires d'actions terroristes bénéficièrent d'une relative clémence de l'appareil judiciaire, comparativement aux membres de l'ETA qui arrivent en fin de peine initiale et dont la justice espagnole cherche actuellement à prolonger les condamnations.

L'expression « terrorisme d'État » est parfois utilisée pour décrire des agressions ouvertement commises par un État contre un groupe particulier. La terreur à la source du « terrorisme d'État » (des faits) peut aussi relever du « crime contre l'humanité » (un jugement).

Le terrorisme d'État est pratiqué par des services secrets à des fins politiques. Dans les années 1930, les services secrets soviétiques et italiens ont ainsi éliminé plusieurs de leurs opposants réfugiés en France. Pendant la guerre d'Algérie, les services français ont mené plusieurs centaines d'« actions homicides » contre des responsables du FLN et de l'OAS et contre leurs fournisseurs d'armes. Constantin Melnik parle d'une centaine de tués par an pour la période de la Ve République[réf. souhaitée]. Après les indépendances, des dictatures comme celle de Saddam Hussein ont aussi pratiqué la liquidation de leurs opposants à l'étranger[réf. nécessaire]. Les démocraties modernes peuvent être accusées de terrorisme pour des actes comme le dynamitage du bateau de l'organisation Greenpeace en Nouvelle-Zélande par les services secrets Français en 1984, ou le financement des Contras au Nicaragua par la CIA dès 1981.

Le noyautage d'organisations contestataires par des agents aux ordres directs du pouvoir permet d'en manipuler les actes à des fin d'auto-discréditation, tout comme la fausse revendication d'attentats, accréditant ces derniers à des groupes non directement impliqués. Le réseau stay-behind mis en place par les États-Unis en Europe après-guerre est suspecté d'avoir servi à des opérations false flag (voir Gladio en Italie par exemple).

Terreur

Article détaillé : Terreur (Révolution française).

La conceptualisation de la Terreur fut l'œuvre de la Révolution française mais a aussi été revendiquée par Lénine en Russie[9].

Terrorisme économique

Article détaillé : Terrorisme économique.

Le concept de terrorisme économique est controversé et le plus souvent utilisé de façon polémique ou démagogique pour associer le terme « terrorisme » à un pays, une entreprise ou un groupe accusé de pratiques abusives.

Il est néanmoins également utilisé de façon plus strictement définie pour désigner une tentative de déstabilisation économique par un groupe. Plus précisément, le Centre de politique de sécurité de Genève a défini en 2005 le terrorisme économique de la façon suivante :

« Contrairement à la "guerre économique", qui est menée par des États contre d'autres États, le "terrorisme économique" serait mené par des entités transnationales ou non-gouvernementales. Elle supposerait des actions variées, coordonnées et sophistiquées, ou des actes massifs de déstabilisation pour désorganiser la stabilité économique et financière d'un État, d'un groupe d'États ou d'une société (telle une société occidentale à l'économie de marché) pour des motifs idéologiques ou religieux. Ces actions, si menées, pourraient être violentes ou non. Elles pourraient avoir des effets immédiats ou infliger des effets psychologiques qui à leur tour peuvent avoir des conséquences économiques. »

« Cyberterrorisme »

L'influence de plus en plus grande des réseaux informatiques dans l'activité des populations et des États et leur dégradation par des « cyberattaques » a fait naître l'idée d'un possible « cyberterrorisme ».

En avril 2007, le déplacement d'une statue à Tallinn, capitale de l'Estonie, provoque une émeute d'un millier de jeunes issus de la minorité russophone[10]. L'émeute sera suivie au cours du mois de mai par une attaque par déni de service des principaux sites de l'administration estonienne, de banques et de journaux estoniens vraisemblablement par des pirates au service du gouvernement russe[11]. Moscou dément formellement toute implication du gouvernement et du principal service secret, le FSB.

Le conflit qui oppose l'Inde et le Pakistan se reporte régulièrement sur Internet depuis 2001, et se manifeste par des défacements de sites Internet[12] et par la diffusion de virus informatiques[13].

Le National Center for Digital Intrusion Response (NCDIR) a été fondé en 2007 par le FBI avec un budget de soutien de 3 millions de dollars pour traiter le problème de la cybercriminalité. L'objectif est de protéger la cyberinfrastructure des États-Unis

Exemples de terrorisme

Article détaillé : Liste d'attentats meurtriers.

Voici une liste non-exhaustive d'actes terroristes :

Terrorisme d'État

  • Dépôts de mines dans les ports et organisation d'une lutte armée de para-militaires ("Contras") par les États-Unis au Nicaragua entre 1982 et 1988.
  • Les différents gouvernements colombiens ont souvent recours au terrorisme d'Etat, ainsi dans les années 80, 4000 militants de l'Union Patriotique (Force de gauche regroupant entre autres les FARCS, qui avaient alors déposés les armes) ont été assassiné.
  • Le Rainbow Warrior, navire faisant route vers l'atoll de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français, fut coulé en Nouvelle-Zélande en 1985 par une opération des services secrets français, ce qui déclencha l'affaire du même nom.
  • L’Attentat de Lockerbie organisé par la Libye contre un vol transcontinental et qui causera la mort de 270 personnes.
  • L’Attentat contre le DC10 d'UTA vol 772 UTA organisé par la Libye contre un vol Brazzaville-Paris et qui causera la mort de 170 personnes. (Voir le site de l'association Les familles du DC10 d'UTA ou Association française des Victimes du Terrorisme).
Article détaillé : Terrorisme d'État.

Terrorisme politique

Autres appellations

Terrorisme à composante confessionnelle

Terrorisme séparatiste ou d'indépendance

« Terrorisme criminel » ou mafieux

Méthodes terroristes

Désarmement d'une voiture piégée à Mossoul en Irak.
Articles détaillés : Attentat et Guerre asymétrique.

Si le terrorisme se définit par sa finalité, il peut aussi se caractériser par des modes opératoires qui lui sont propres. C'est ainsi que les objectifs d'un attentat sont avant tout de marquer les esprits et non d'offrir un avantage stratégique comme lors d'opérations militaires d'une guerre conventionnelle.

Listes officielles

Certains États et organisations internationales tiennent à jour une liste officielle d'organisations terroristes et de terroristes :

Notes et références

  1. Paul Cadroy cité par le Trésor de la langue française ([1])
  2. F.B. Huyghe, « Message et terreur, acteurs et vecteurs », note 4 pour les premières attestations du sens moderne de « terrorisme », page 2 pour la citation.
  3. (en) ONU
  4. « Qu'est-ce que le terrorisme international ? », Le Monde diplomatique, février 2004.
  5. « Nouvelles menaces : les propositions du Groupe de personnalités », Centre de Nouvelles ONU, 2004.
  6. Laurent Bonelli, « Un ennemi « anonyme et sans visage ». Renseignement, exception et suspicion après le 11 septembre 2001 », Cultures & Conflits, 58, été 2005. [lire en ligne]
  7. essentiellement un « fantasme » selon le Que sais-je ? consacré à la question, édition 2002 [réf. nécessaire] . En Italie, les groupes Ordine Nero et les Noyaux Révolutionnaires Armés fomentèrent des attentats sanglants, dont le plus célèbre, et le plus meurtrier, reste l'attentat contre la gare de Bologne, qui causa la mort de 84 personnes en août 1980 (cf. Ariel Merari, « Du terrorisme comme stratégie d'insurrection », in Gérard Chaliand et Arnaud Blin (dir.), Histoire du terrorisme, Bayard, Paris, 206, p.45.). Au contraire, Anne Schimel (Ceriep) rapporte que, selon des statistiques établies par le Ministère de l'Intérieur italien, 67,5% des violences (bagarres, actions de guérilla et destructions de biens) qui ont eu lieu en Italie de 1969 à 1980, pendant les années de plomb, sont imputables à l'extrême droite; 26,5% à l'extrême-gauche, et les 5,95% restants à d'autres. De plus, 150 personnes ont été tuées par des actions terroristes imputables à l'extrême droite, durant cette période, en Italie, et 94 morts sont imputables à des attentats d'extrême-gauche. Voir Anne Schimel, Justice "de plomb" en Italie, Le Monde diplomatique, mars 1998.
  8. Il existe toujours aujourd'hui, très affaibli
  9. Ici, on mettra en prison une dizaine de riches, une douzaine de filous, une demi-douzaine d'ouvriers qui tirent au flanc (...). Là, on les enverra nettoyer les latrines. Ailleurs, on les munira, au sortir du cachot, d'une carte jaune afin que le peuple entier puisse surveiller ces gens malfaisants jusqu'à ce qu'ils se soient corrigés. Ou encore, on fusillera sur place un individu sur dix coupables de parasitisme dans "Comment organiser l'émulation" de Lénine 1918 consultable sur http://trotsky.org/francais/lenin/works/1917/12/vil19171227.htm
  10. Estonie : Le déplacement d'un mémorial provoque une émeute sur Wikinews
  11. Test Site eSStonia par Hillar Aarelaid du CERT-EE, 23 octobre 2007
  12. En Inde, on prend des coups au cybercafé, juillet 2001
  13. Les créateurs de virus se chamaillent sur un terrain de jeu virtuel, mars 2003 : « Selon le groupe The Indian Snakes, le ver W32/Yaha-Q a été écrit en réponse aux hackers pakistanais qui ont modifié l'apparence de sites Web situés en Inde. »
  14. BBC News, « China issues 'terrorist' list », 15 décembre 2003 http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/3319575.stm
  15. http://www.state.gov/s/ct/rls/other/des/123085.htm
  16. [pdf] [2]
  17. RIA Novosti, « L'OTSC élargit sa liste des organisations terroristes » 07/ 05/2009, http://fr.rian.ru/world/20090507/121482012.html
  18. http://www.nationalsecurity.gov.au/agd/www/nationalsecurity.nsf/AllDocs/95FB057CA3DECF30CA256FAB001F7FBD?OpenDocument
  19. http://security.homeoffice.gov.uk/legislation/current-legislation/terrorism-act-2000/proscribed-groups
  20. http://nak.fsb.ru/nac/ter_org.htm
  21. http://www.rferl.org/featuresarticle/2006/10/3f4e8cde-2fed-43d0-9859-ed8ca700d3ca.html

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Études

  • (en) Pedahzur Ami, Suicide Terrorism, Polity Press, 2005, 261 pages.
  • (fr) Jacques Baud, Encyclopédie des terrorismes et Violences politiques, Charles Lavauzelle, 2003.
  • (fr) Jacques Baud, La Guerre Asymétrique ou la Défaite du Vainqueur, éditions du Rocher, 2003.
  • (fr) Hoffman Bruce, La mécanique terroriste, Calmann-Lévy, 1999, 301 pages.
  • (fr) Gérard Chaliand et Arnaud Blin (dir), Histoire du terrorisme : De l'Antiquité à al-Qaida, Bayard, 2004.
  • (fr) Noam Chomsky, Pirates et empereurs. Le terrorisme international dans le monde contemporain, Fayard, 2003, 363 pages (ISBN 2-213-61643-4).
  • (fr) François-Bernard Huyghe, Écran/ennemi. Terrorismes et guerres de l'information, éditions 00H00.com, collection Stratégie, 2002.
  • (fr) Martin Kalulambi Pongo, Tristan Landry, Terrorisme international et marchés de violence, Presses Université Laval, 2005, 144 pages.
  • (fr) Claude Moniquet, La guerre sans visage, de Waddi Haddad à Oussama Ben Laden, 2002.
  • (fr) Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2-9525571-5-2).
  • (fr) Léon Trotsky, Terrorisme et communisme, Paris, 10/18, 1963, 315 pages.
  • (en) Laqueur Walter, Voices of terror, Reed Press, 2004, 519 pages.


Revues

Liens externes

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