Hermann Goring


Hermann Goring

Hermann Göring

Hermann Göring
Hermann Göring en 1945
Hermann Göring en 1945

Naissance 12 janvier 1893
Rosenheim, Allemagne
Décès 15 octobre 1946 (à 53 ans)
Nuremberg, Allemagne
Nationalité Allemagne Allemagne
Profession(s) Aviateur
Homme politique
Autres activités Ministre du plan de quatre ans

Hermann Wilhelm Göring (ou Goering) (12 janvier 1893, Rosenheim - 15 octobre 1946, Nuremberg) est un aviateur et un homme politique allemand de premier plan du gouvernement du Troisième Reich. Il fut condamné à mort lors du procès de Nuremberg.

Sommaire

Les jeunes années

Hermann Göring en 1907

Hermann Göring, fils d'Heinrich Ernst Göring et de Franziska Tiefenbrunn est né à Rosenheim en Bavière le 12 janvier 1893. Son père étant juriste, Otto von Bismarck l'avait nommé premier commissaire du Reich en Afrique du Sud-Ouest, charge qu'il exercera de 1885 à 1888. Göring a deux frères, Karl Ernst et Albert (celui-ci aidera des personnes persécutées par le régime nazi), et deux sœurs, Olga Therese Sophie et Paula Elisabeth Rosa.

À partir de 1901, Hermann Göring vit avec sa mère et ses quatre frères et sœurs sur les terres de son parrain Hermann von Epenstein, un homme d'origine juive. C'est chez Epenstein, dans le (de)château Veldenstein, à 30 km au nord-est de Nuremberg, ou Göring passera la plus grande partie de son enfance. Souvent séparé de ses parents, il est éduqué à l'école d'Ansbach et de Fürth. En 1912, il est expédié à l'École des Cadets de Karlsruhe, puis accède à l'École militaire de Gross-Lichterfelde, près de Berlin. Lorsqu'il sort de l'école, il rejoint le 12e régiment d'infanterie de Bade "Prinz Wilhelm" à Mulhouse.

La Première Guerre mondiale

En 1914, Göring est envoyé dans les Vosges avec une section d'infanterie en tant que lieutenant ; du fait de l'humidité et du froid, il est terrassé par une crise de rhumatisme qui affecte les articulations des jambes. Il introduit une demande de transfert pour l'aviation.

En 1915, il effectue son apprentissage près de Sedan à la Feldfliegerabteilung 25 ; il servira d'observateur aérien lors de la bataille de Verdun. En récompense pour son excellent travail, il reçoit la Croix de fer de première classe (Eiserne Kreuz Erster Klasse).

Le 16 novembre 1915, il revient sur le front en tant que pilote et obtient sa 1re victoire. Il intègre comme lieutenant l’escadrille de chasse Jasta 11, créée en septembre 1916. Il vole avec Manfred von Richthofen, le célèbre Baron rouge.

Le 8 juillet 1918, il devient le dernier commandant de l'escadron de chasse de Richthofen (Jagdgeschwader 1). Goering stationne avec son escadron à Metz-Frescaty au début d'octobre 1918, avant de se replier plus tard sur Darmstadt. Il termine la guerre comme as de l'aviation, avec 22 avions confirmés abattus, ce qui lui vaut la médaille de l’Ordre « Pour le Mérite » et celle de la Croix de fer, réalisant ainsi sa plus grande ambition.

Son grade, ses décorations et ses qualités d'aviateur, voilà tout ce qu'il retirait de quatre années de service pour la cause allemande. Mais ni le rang, ni les médailles, ne représentaient un bagage suffisant dans l'Allemagne d'après-guerre.

L’après-guerre et l’engagement dans le nazisme

Son mariage avec Emmy Sonnemann. On peut apercevoir Hitler assis à l'arrière-plan.
Adolf Hitler et Hermann Göring en 1934

En 1919, il décide donc de se rendre au Danemark, puis en Suède pour pouvoir continuer à piloter. C'est en Suède qu'il rencontre sa première femme, la baronne von Kantzow, née Carin, baronne von Fock, liée aux milieux de l'aristocratie et de la finance, et qu'il épousera en février 1923 à Munich.

Hermann Göring milita dans plusieurs organisations de droite, ainsi que dans des associations philosophiques et politiques comme l'Ordre de Thulé.

En automne 1921, Göring retourne en Allemagne et fréquente des cours de sciences politiques à l’université de Munich, cours qu’il ne termine pas. Impatient de lancer un défi au traité de Versailles et de venger l'Allemagne vaincue, l’ambitieux Göring adhère au NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei), devenant un des principaux collaborateurs de Hitler, qui lui confie en décembre 1922 le commandement des SA (Sturmabteilung), les « chemises brunes ». Sa rencontre avec le Führer va complètement transformer Göring.

Le 9 novembre 1923, lors du Putsch de la brasserie manqué de Munich, il est grièvement blessé à la jambe lors de la fusillade entre nazis et forces de l'ordre. Il est emmené dans la cour du numéro 25 de la Residenzstraße où il est recueilli par Robert Ballin, propriétaire juif (Göring l'épargnera par la suite lors des déportations). Il a alors recours à la morphine et devient dépendant de cette substance. Un mandat d’arrestation est lancé contre lui et il se réfugie en Autriche. Il demeure plusieurs semaines dans une clinique d’Innsbruck, gagne ensuite l'Italie où il rencontre Mussolini, puis la Suède où il restera quatre ans. L'ancien as se laisse aller - il devient obèse et aigri, les douleurs de sa blessure ne lui laissaient aucun répit, sauf quand la morphine la lui faisait oublier. Le besoin insatiable de drogue prend fermement racine en lui[1]; la folie le guette et il sera même interné en septembre 1925.

En automne 1927, l'amnistie prononcée par Hindenburg lui permet de retourner en Allemagne où il va aider Adolf Hitler à conquérir le pouvoir. Par son contact personnel avec l’industrie, il collecte des fonds pour subventionner le Parti nazi. En 1928, il sera l'un des douze premiers députés nazis au Reichstag.

En 1934, il épouse en secondes noces Emmy Sonnemann, une actrice allemande. Hitler est le témoin officiel du marié.

Carrière politique

Document signé de Göring donnant pour mission à Heydrich de se charger de l'organisation et de la mise en place de la Solution Finale

En 1932, il devient président du Reichstag. La nuit du 27 au 28 février 1933, le Reichstag est incendié par un militant hollandais, Marinus Van der Lubbe ; selon les antinazis d'Allemagne et d'Europe, toutes les pistes remontent à Göring comme organisateur du complot, bien qu'aucune preuve formelle ne puisse être avancée, suite à la vague d'assassinats qui suivit cet événement. Si Göring, à en croire Hermann Rauschning, s'est parfois vanté en privé d'être le responsable de l'incendie les historiens actuels tels Ian Kershaw pensent qu'il s'agit là de ses fanfaronnades habituelles, et que les nazis ont exploité l'incendie du Reichstag par un déséquilibré sans l'avoir organisé eux-mêmes.

Ministre de l'Intérieur pour la Prusse dans le premier gouvernement Hitler le 30 janvier 1933 (l'un des deux seuls ministres nazis alors avec Wilhelm Frick), Göring ouvre les vannes de la violence en déchaînant les SA contre les opposants, avant comme après l'énigmatique incendie du Reichstag. Il aide à l'ouverture des premiers camps de concentration et crée la Gestapa, police politique en Prusse, ancêtre de la Gestapo dont il cède la responsabilité à Himmler en 1934.

En 1933, Göring devient aussi ministre de l'Air (Reichsluftfahrtminister). En juin 1934, il dirige avec les SS la rafle et le massacre des SA lors de la nuit des Longs Couteaux.

Il est nommé en 1935 commandant en chef de la Luftwaffe au sein du ministère de l'air (Reichsluftfahrtministerium). Il soutient en Espagne le général Franco par l’envoi de la Légion Condor célèbre de par le bombardement sur Guernica (1937), le premier de l'Histoire.

Dès 1936, il prépare économiquement l'Allemagne à la guerre en qualité de responsable du Plan de Quatre Ans (Vierjahresplan) et devient le responsable de l'autarcie et du dirigisme économique[2]. En 1937, il fonde les Reichswerke Hermann-Göring ; ce cartel comprendra par exemple 228 sites sidérurgiques et sera en 1944 la plus grande firme sidérurgique en Europe, et la plus vaste entreprise publique du monde. Dès 1938-1939, Göring organise pour ce faire la mainmise sur les industries stratégiques des pays annexés (Autriche, Tchécoslovaquie), prélude à la mise en coupe réglée des pays conquis.

Actif dans les « questions juives », Göring joue un rôle très important dans les persécutions antisémites et en particulier dans l'aryanisation (spoliation) des biens juifs, accélérée en 1938-1939. Après la nuit de Cristal organisée par Goebbels (9 novembre 1938), il s'efforce de ne pas être en reste et inflige cyniquement une amende exorbitante de un milliard de marks aux Juifs pour les « désordres » et les dégâts matériels du pogrom. Il encourage leur émigration forcée. C'est sur son initiative que sont créés les premiers camps de concentration. Il missionne Heydrich par un ordre du 31 juillet 1941 de prendre toutes les mesures nécessaires à la mise en place de la Solution Finale et de travailler à un projet.

Il est nommé au grade de Feldmarschall suite à l'affaire Blomberg-Fritsch[3]. En 1938, il négocie ensemble avec l’Angleterre, la France, la Hongrie, l’Italie et la Pologne l’Anschluss avec l’Autriche.

La Seconde Guerre mondiale

Tract largué au dessus de l'Allemagne par la RAF en 1942 et ridiculisant Göring (les bombardements aériens ont changé de camp)
Paul Conrath et Hermann Göring en 1942

En 1940, Göring devient Reichsmarschall des Großdeutschen Reiches, titre qu'il est le seul à posséder. Il est le seul durant la Seconde Guerre mondiale à recevoir la Grand Croix de l'ordre de la croix de fer (Grosskreuz), l'une des plus hautes distinctions allemandes, que ne s'étaient vu décerner que des chefs du prestige de Blücher ou d'Hindenburg. Il est toujours chef suprême de l'aviation et de l'économie de guerre. À l'entrée en guerre, il est le successeur désigné d’Hitler. On le surnomme « l'Homme de fer » et il jouit d'une très grande popularité dans la population allemande.

Paradoxalement, Hermann Göring était opposé à la guerre, qu'il jugeait trop risquée tant que l'Angleterre restait en lice. Or, lorsque Hitler commet la folie de sacrifier les chasseurs aux bombardiers, l'ancien pilote de chasse ne fait aucune objection : en fait, il n'osait s'opposer de front à son chef. Il multiplie les vantardises et les échecs. Fin mai 1940, il obtient qu'Hitler stoppe ses blindés aux portes de la poche de Dunkerque[réf. nécessaire], promettant que son aviation suffira à liquider les forces franco-britanniques massivement encerclées : en réalité, la RAF britannique perd deux fois moins d'appareils que la Luftwaffe, qui se montre impuissante à empêcher le rembarquement spectaculaire de 400 000 soldats britanniques et français[4]. En 1941, après son échec dans la bataille d'Angleterre qui oppose frontalement la Luftwaffe à la chasse anglaise, le Maréchal du Grand Reich reste quelque temps dans l'ombre.

Un jour, il déclare dans une interview qu'aucun bombardier ennemi ne peut même espérer franchir la frontière du Reich : « Si une seule bombe ennemie tombe sur le sol allemand, je veux bien m'appeler Meier[5] » (équivalent allemand de manger son chapeau). Quelques mois plus tard, des bombes américaines et britanniques vont pleuvoir sur le Grand Reich. Même les Berlinois, qui ne l'appelleront plus que « Hermann Meier » par ironie, n'ont cependant pas retiré leur sympathie à ce personnage haut en couleurs et fanfaron dont ils ignorent ou négligent les actes criminels, au point que Hitler, conscient de la popularité de Göring au sein de la population allemande, se gardera de jamais le disgracier publiquement malgré son irritation croissante envers ses échecs répétés[6].

Le 31 juillet 1941, Göring charge Reinhard Heydrich, chef de la sécurité du Reich, de prendre toutes les mesures nécessaires à une « solution globale de la question juive », c'est le passage à la déportation et à l'élimination massive des Juifs dans les pays européens occupés : étoile jaune, camps d'extermination (voir conférence de Wannsee).

En janvier 1943, il se vante encore en assurant à Hitler que sa Luftwaffe peut continuer à approvisionner par la voie des airs l'armée assiégée dans Stalingrad ; son erreur de jugement aura des conséquences désastreuses pour l'Allemagne. Göring traite de lâcheté et d'incapacité les généraux et « les héros de la bataille d'Angleterre » ; plusieurs officiers vont alors se révolter contre celui qu'ils surnomment le « bouffi » et demander sa disgrâce.

Cependant, même à ce moment où tout ce qui l'entourait commence à craquer, le Reichsjägermeister (grand "veneur" de l'Empire) continue à vivre dans son univers personnel, se consacrant à la chasse ; comme « grand amateur de l’art de la Renaissance », spécialement fasciné des peintures de Lucas Cranach. Avec l'aide d'intermédiaires comme Bruno Lohse, il pille les trésors artistiques des territoires occupés de l'Europe occidentale. Il est aussi, au moins jusqu'en 1942-1943, un des organisateurs essentiels du pillage économique des pays occupés, et du transfert forcé de travailleurs civils dans le Reich ; le gauleiter Fritz Sauckel, « négrier de l'Europe », lui est nommément subordonné à partir de 1942.

Dans les derniers jours de la guerre, le 25 avril 1945, Göring sera définitivement désavoué, et même condamné à mort (ainsi que sa femme et sa fille dont Hitler était le parrain) par son Führer après avoir tenté de prendre le pouvoir alors que celui-ci s'était enfermé dans le Führerbunker dans Berlin assiégé. Hitler lui fait néanmoins grâce au vu de ses services passés, et se contente de le faire assigner à résidence par les SS. Dans son testament, le 30 avril, le Führer exclut Göring du Parti nazi, ainsi que Himmler, avant de se suicider. Quelques jours plus tard, en Bavière, Göring se rend aux Américains.

Le procès de Nuremberg

Hermann Göring lors du procès de Nuremberg.
Göring suicidé.

Le 21 mai 1945, il est interné dans le camp américain à Mondorf-les-Bains : cet homme lourd de 140 kilos est alors presque impotent et a perdu une partie de ses facultés intellectuelles d'après les témoignages du médecin de la prison. En effet, lorsqu'il fut blessé lors du putsch manqué, il absorba des doses massives de morphine, puissant opiacé, bien connu pour ses vertus antalgiques et anesthésiantes. Cependant, il s'avéra qu'il devint dépendant à cette substance, dépendance qu'il gardera jusqu'à son arrivée à la prison où il sera sevré. Par ce sevrage il perdit une grande partie de sa surcharge pondérale et retrouva toutes ses facultés. Il affirma son ascendant sur ses codétenus et se présenta à la barre comme le plus haut responsable nazi après Hitler, assumant les actes du IIIe Reich.

Pendant le procès de Nuremberg, comme Göring maîtrise la langue anglaise, il fait rectifier les mauvaises traductions pendant l'interrogatoire et déstabilise le procureur américain Jackson, notamment en se lançant dans des discours fleuves en réponse aux questions posées par ce dernier. Plus patient et plus concret, le procureur britannique, Sir David Maxwell-Fyfe, a plus de succès dans son contre-interrogatoire (21 mars) : ce dernier fit allusion à l'exécution sommaire de 50 prisonniers de la Royal Air Force, attaquant directement son honneur de soldat qui lui tenait très à cœur. Göring est condamné à mort pour plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerres et crimes contre l'humanité.

Le 15 octobre 1946, pour échapper à l'humiliation de la pendaison (après avoir demandé à être fusillé, ce qui lui fut refusé), Hermann Göring s'empoisonne dans sa cellule à l’aide d’une capsule de cyanure, probablement fournie par un jeune garde américain, abusé par des individus. En effet, en février 2005, un des gardes de Göring âgé de 19 ans à l'époque, Herbert Lee Stivers, a avoué lui avoir transmis un stylo contenant un soi-disant médicament. Celui-ci lui aurait été remis par deux Allemands qui prétendaient que le condamné était malade. Jeune, crédule et amouraché d'une Allemande qu'il voulait impressionner, Stivers accepta de transmettre le stylo et ne révéla ce geste que 58 années plus tard[7].

Le corps d'Hermann Göring fut incinéré et ses cendres dispersées dans l'Isar, un affluent du Danube.

Son frère Albert

  • Albert Göring (1900-1966), le frère cadet de Hermann, rejeta toute l'idéologie nazie et, usant de l'influence de son frère, permit à de nombreux dissidents d'échapper au régime. Ses actes de résistance ne furent jamais publiquement reconnus. Selon une autre version (retrouvée dans les archives du KGB et citée dans le livre de Julian Semenov 17 moments du printemps), Albert a utilisé sa position de frère cadet de Hermann, mais dans le but de libérer les gens qu'il trouvait sympathiques. Une fois, il a envoyé une demande de libération à un chef de camp de concentration, en signant juste « Göring ». Par peur, le chef de camp a fait sortir un ami d'Albert et également un dissident allemand qui avaient les mêmes noms. Cela provoqua un énorme scandale et la SS ouvrit une enquête. Hermann Göring dû user de tout son pouvoir pour faire libérer son frère.

Citations

  • « Évidemment, les gens simples ne veulent pas la guerre. [...] Mais, après tout, ce sont les chefs d’un pays qui déterminent la politique, et c’est toujours facile d’entraîner les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement ou une dictature communiste. [...] On peut toujours manipuler les gens pour qu’ils appuient leurs chefs. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire est de leur dire qu’ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Ce stratagème marche de la même façon dans tous les pays. »[8]
  • « Puisqu'on brûle les Juifs, ils ne pourront plus profiter de leurs tableaux, autant les avoir chez moi[réf. souhaitée]. »
  • «Je suis ce que j'ai été depuis toujours, le dernier homme de la Renaissance. »
  • Une citation est très souvent attribuée, à tort, à Göring : « Quand j'entends le mot "culture", je sors mon revolver » (en allemand : Wenn ich "Kultur" höre, nehme ich meine Pistole). Cette phrase, souvent attribuée à un autre nazi, Baldur von Schirach, qui l'a effectivement prononcée[9], vient d'une pièce de théâtre allemande jouée en 1933, Schlageter, de Hanns Johst[10], et était devenue une plaisanterie récurrente en Allemagne.
  • «Si une seule bombe touche Berlin, appelez moi Meier. » Il prononça cette phrase après le déclenchement de la bataille d'Angleterre pour assurer la protection de la ville contre toute riposte Anglaise[5].

Bibliographie

  • Ewan Butler, Gordon Young, Marshall without glory : the troubled life of Herman Göring, London, Hodder & Stoughton, 1951 traduit en français sous le titre:
    * Goering, tel qu'il fut; paru aux Editions "J'ai lu leur aventure" n°A98/99
  • Joachim C. Fest, Hermann Göring. Der zweite Mann in : Das Gesicht des Dritten Reiches. Profile einer totalitären Herrschaft (11. Auflage). Piper, Munich et Zurich 1993, p.103-119. (ISBN 3492118429)
  • Heinrich Fraenkel/Roger Manvell: Hermann Göring. Verlag für Literatur und Zeitgeschehen, Hanovre, 1964.
  • Andreas Gautschi: Der Reichsjägermeister. Fakten und Legenden um Hermann Göring (3. Auflage). Nimrod, Hanstedt 2000. (ISBN 3927848204)
  • Emmy Göring, Göring, le point de vue de sa femme, Paris, Presses Pockett, 1963.
  • David Irving, Göring: A Biography, New York, Morrow, 1989. (ISBN 0688066062)
Ouvrage d'un auteur négationniste
  • Ian Kershaw, Hitler, 2 vol., Paris, Flammarion, 2000. (ISBN 2082125289)
  • Guido Knopp, "Göring", in Les complices de Hitler, 1996. (ISBN 2733906399)
  • Ella Leffland, The Knight, Death and the Devil, New York, Morrow, 1990. (ISBN 0688058361)
  • Roger Manvell, Heinrich Frankel, Herman Göring, Paris, Stock, 1963.
  • Werner Maser, Hitlers janusköpfiger Paladin: die politische, 2000. (ISBN 38-6124-509-4)
  • R.J. Overy, Göring, The iron man, London, Routledge & Kegan Paul, 1984.
  • Robert Wistrich, Wer war wer im Dritten Reich, Fischer, 1993. (ISBN 3596243734)
  • Dieter Wunderlich, Göring und Goebbels. Eine Doppelbiografie, Pustet, Regensburg, 2002. (ISBN 3-7917-1787-1)

Divers

Voir aussi

Liens externes

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  1. Procès d'Hermann Göring sur Trial Watch
  2. Portrait audio (16 minutes) d'Hermann Göring sur Canal Académie par Fabrice d’Almeida, directeur de l’Institut d’histoire du temps présent (Ihtp-Cnrs)

Notes et références

  1. Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours, Paris, 1999, p.643.
  2. Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours, Paris, 1999, p.675.
  3. Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours, Paris, 1999, p.692.
  4. Raymond Cartier, La Seconde Guerre mondiale, Larousse, 1964, p. 116
  5. a  et b « Göring passait pour avoir dit au début de la guerre que si les Alliés étaient un jour en mesure de bombarder Berlin, il "voudrait s’appeler Meier", et ce fut, à partir de 1942 environ, un sobriquet largement utilisé pour le désigner. » (François Delpla, Nuremberg face à l'histoire, ch. 31, en ligne, qui renvoie (par exemple) au journal de Rudolf Semmler, cité par Manvell et Fraenkel, Hermann Göring, Londres, Heinemann, 1962, tr. fr. Paris, Stock, 1963, p. 397.
  6. Guido Knopp, Les Complices de Hitler, 1998, chapitre consacré à Hermann Göring
  7. POOL Bob, "Former GI Claims Role in Goering’s Death", Los Angeles Times, 7 février 2005
  8. Nuremberg Diary, Gustave Gilbert, éd. Da Capo Press, 1995 (Réédition) (ISBN 978-0306806612), p. 278
  9. On le voit dans le film De Nuremberg à Nuremberg
  10. « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ! » (Hermann Göring)
Précédé par Hermann Göring Suivi par
-
Ministre de l'Air sous le IIIème Reich
Remplacé par Albert Speer (Mars à Avril 1945
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