Ile de Man


Ile de Man

Île de Man

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Île de Man
Ellan Vannin (gv)
Isle of Man (en)
Drapeau de l’île de Man Armoiries de l’île de Man
Drapeau Armoiries
Carte de localisation de l’île de Man
Administration
Statut politique Dépendance de la Couronne
Capitale Douglas
54°09′N 04°29′W / 54.15, -4.483
Gouvernement
-

 · Seigneur de Man
 · Lieutenant
   gouverneur

 · Premier deemster
 · Président du
   Tynwald

 · Ministre en chef

Autonomie interne
parlementaire

Élisabeth II
Paul Haddacks

Michael Kerruish
Noel Cringle

James Anthony Brown

Géographie
Superficie 572 km²
Démographie
Population  (2006) 80 058 1 hab.
Densité 140 hab./km²
Langue(s) anglais, mannois
Économie
PIB (2003)
 · PIB/hab.
2 113 millions de $US
28 155 $US
Monnaie Livre mannoise
Autres
Fuseau horaire UTC +0
Domaine internet .im
Indicatif téléphonique +44
Hymne Arrane Ashoonagh dy Vannin
Devise {{{devise}}}
1 (en) Isle of Man Government - Census 2006

L’île de Man, Isle of Man en anglais, Ellan Vannin en mannois, ou Mann, Mannin en mannois, est un territoire britannique formé d’une île principale et de quelques îlots situés en mer d’Irlande, au centre des îles Britanniques. L’île de Man forme une dépendance de la Couronne britannique, c'est-à-dire que l’île n'appartient ni au Royaume-Uni ni à l’Union européenne mais relève directement de la propriété du souverain britannique, actuellement la reine Élisabeth II. Ce statut n’en fait toutefois pas un État reconnu indépendant mais celui-ci dispose d’une large autonomie politique et économique.

L’île de Man est une terre celte depuis la protohistoire, puis devient un royaume viking au Moyen Âge, soumis à l’influence anglo-saxonne. Les dominateurs scandinaves y ont fondé un système politique fondé sur le principe des « citoyens libres » et s’organisant autour du Tynwald qui serait le plus ancien parlement en fonctionnement continu du monde. L'île de Man fait aujourd'hui partie des 6 Nations Celtiques (avec l'Irlande, les Cornouailles, la Bretagne, l'Écosse et le Pays de Galles).


Sommaire

Géographie

Carte de l’île de Man
L'île de Man - Ramsey, Kirk Michael
Le mont Snaefell, point culminant de l'île de Man
Article détaillé : Géographie de l'île de Man.

L’île de Man est située dans la mer d’Irlande, à égale distance des côtes d’Irlande, d’Angleterre et d’Écosse.

L’île de Man est relativement grande (572 km2, 53 km de long sur 21 de large) mais peu élevée avec 621 m d’altitude maximale au Snaefell. Elle est entourée par quelques petites îles comme Calf of Man et Saint-Patrick. Sa végétation est principalement formée de landes et de prairies.

Comme l'Écosse, elle repose sur un vieux socle hercynien constitué de schistes. Rehaussée par un mouvement tectonique puis rabotée par les glaces du quaternaire, l'île culmine au mont Snaefell à 621 m. Les moraines ont engendré une plaine triangulaire au nord qui contraste avec les montagnes de l'intérieur.

Étymologie

Le nom "Man" (mannois mann) vient du nom du héros légendaire Manannan Mac Lir, dieu-guerrier souverain de l’Autre Monde celtique[1] ; Manannan Mac Lir ne semble être qu'un aspect du dieu-roi Lugh.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'île de Man.

Préhistoire

Des recherches récentes tendraient à démontrer qu'avant 8500 av. J.-C., Man était reliée à la Cumbrie au moyen d'une bande de terre qui a progressivement été envahie par la mer[2]. Il n'existe pas de preuve pourtant qu'à cette époque Man était habitée.

L'arrivée de groupes humains sur l'île de Man semble toutefois antérieure d'au moins mille années aux principaux vestiges du Néolithique que l'on trouve sur plusieurs sites.

C'est le Néolithique qui a laissé le plus de vestiges sur l'île de Man[3]. Le site de Minorca, près de la petite ville de Laxey, abrite un cairn, dénommé la « Tombe du roi Orry » et attribué à tort au héros mannois Godred Crovan (mort en 1095). Cette tombe de 12 mètres de long lui est très antérieure et date de -4000 environ[4]. On date de la même période le site de Mull Hill, au sud de l'île, cercle de pierres de 18 mètres de diamètre[5]. Le site de Cashtal yn Ard[3], dans la paroisse de Maughold, lui, est plus récent (-2000)[6].

Cette époque marque aussi le début des structures militaires défensives, comme sur la colline de South Barrule. Deux remparts circulaires fortifiés laissent supposer que la communauté y ressentait la nécessité de s'unir pour faire face à l'adversité[7].

Période celte

Ruines de la cathédrale Saint-German, sur l'île de Saint-Patrick.

L’installation des peuples celtes remonte vers 500 av. J.-C.. La langue mannoise, appartenant à la branche gaélique des langues celtiques, ne se différenciera de l'erse qu'à partir du XVe siècle.

Il est communément admis que le christianisme fut importé sur l’île de Man par le moine irlandais saint Patrick et que, par la suite, des moines venus de pays celtiques, et de l’Irlande en particulier, effectuèrent des voyages missionnaires à partir de l’an 500.

Ces missionnaires contribuèrent à l’édification de petites chapelles dans lesquelles ils priaient. Mais l'exiguïté des lieux obligeait à pratiquer les baptêmes et la prédication à l’extérieur.

On recense sur l’île 35 croix celtiques (nommées keeills) remontant probablement à cette époque, mais il en existait au moins 174 que des documents anciens citent. Ces croix étaient généralement érigées sur des monuments funéraires. De nombreuses églises et chapelles ont été édifiées sur l’emplacement de keeills.

Période scandinave

Le château de Peel.

On peut dissocier deux époques durant la domination scandinave de l’île de Man : avant la conquête de l'île par Godfred IV Crovan, en 1079, et après cette conquête. La première période a été marquée par la guerre, alors que la seconde est plus pacifique.

Entre 800 et 815, les Vikings sont venus à Man essentiellement pour le pillage. Entre 850 et 990, ils s’établissent sur l’île et cette dernière passe sous le contrôle des rois scandinaves de Dublin. Entre 990 et 1079 enfin, l’île est sujette des puissants jarls des Orcades.

Durant toute la période scandinave, l’île a été nominalement sous la suzeraineté des rois de Norvège, mais ces derniers n’ont eu que rarement l’occasion de faire valoir leurs droits, à l’exception de Harald Ier de Norvège en 885, de Magnus III de Norvège, à la fin du XIe siècle, et de Håkon IV de Norvège, à partir de 1217.

Peu de choses sont connues sur Godfred IV, qui a conquis Man en 1079. Il aurait établi sa domination sur Dublin et la plus grande partie du Leinster. Il est resté dans les traditions de l’île de Man sous le nom de Roi Gorse, ou Orry. Les îles placées sous son contrôle sont appelées Sudr-eyjar, les îles du Sud (île de Man et toutes les petites îles à l’ouest de l’Écosse), par opposition aux Nordr-Eyjar, les îles du Nord (Orcades et Shetlands).

Le fils de Godfred IV, Olaf Ier de Man, exerce un pouvoir considérable et son alliance avec les rois d’Irlande et d’Écosse est si bien établie que l’île connaît la paix pendant l’ensemble de son règne (1137-1152). Durant les années 1130, l’Église envoie Wimund sur l’île de Man pour qu’il y fonde le premier évêché. Peu de temps après, il abandonne son épiscopat et se lance dans la piraterie à travers l’Écosse et les îles voisines.

Le fils d’Olaf Ier, Godfred V de Man, règne momentanément sur Dublin, avant de perdre une partie des îles, à l'exception de celles situées sur la côte d’Argyll.

Au début du XIIIe siècle, Ragnald IV de Man prête hommage au roi d’Angleterre Jean sans Terre. C’est la première fois que l’Angleterre s’immisce dans les affaires de l’île. Il faudra toutefois une longue période de domination écossaise avant que l’île ne devienne vraiment anglaise.

Période britannique

James Stanley, 7e comte de Derby, dit « le Grand Stanley », seigneur de Man de 1627 à 1651.

Les décennies qui suivent sont le théâtre de rivalités entre Écosse et Angleterre pour la domination de l'île de Man. Mais la dynastie écossaise s'affaiblissant dès la fin du XIIIe siècle, c'est sans opposition que le roi d'Angleterre Édouard Ier revendique l'île et en prend possession en 1290.

En 1333, le nouveau roi, Édouard III, remet l'île à William Montagu, premier comte de Salisbury. Plusieurs souverains à la solde de l'Angleterre vont dominer l'île de Man, mais il faudra attendre 1405 pour voir une dynastie s'y installer à long terme : les comtes de Derby. Leur représentant emblématique, James Stanley, dotera l'île d'infrastructures défensives et politiques de qualité. La dynastie des Derby se poursuivra jusqu'à James Stanley, 10e comte de Derby, qui mourra le 1er février 1736 sans héritier mâle. Si son titre de comte de Derby passe à son cousin Edward Stanley, celui de seigneur de Man et de Baron Strange reviennent en revanche à la maison d'Atholl, représentée par James Murray.

James Murray meurt en 1764 à Dunkeld (Écosse), sans avoir de descendant mâle survivant. Pour cette raison, c'est son neveu, John Murray[8] qui hérite du titre de duc d'Atholl et de la seigneurie de l'île de Man. L'Angleterre intervient dans la gestion de l'île alors que John Murray est à la tête d'un réseau de trafic illicite de marchandises. Pour cette raison, la Couronne le persuade de vendre l'île de Man pour 70 000 livres sterling[3] (1765). Alors que le quatrième duc d'Atholl mène campagne pour que la Couronne finance davantage la présence de la famille des Atholl sur l'île[9], celui-ci est subitement nommé gouverneur, ce qui l'apaisera définitivement (1793 à 1828).

Période contemporaine

En 1866, l’île de Man obtient un gouvernement local autonome ; cette autonomie n'est d'abord que formelle, mais a peu à peu été étendue. Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement britannique interne sur l’île de Man les civils ressortissants des puissances ennemies.

Au début du XXe siècle, on a pu observer un renouveau de la musique et des danses traditionnelles, ainsi que, dans une moindre mesure, de la langue mannoise — ce qui n'empêcha pas le dernier locuteur, Ned Maddrell, de s’éteindre dans les années 1970.

Dans les années 1960–1970, le tourisme en provenance des îles Britanniques commença à péricliter, en partie à cause de l’essor de l’aviation civile et de l’attrait nouveau exercé par l’Espagne. Le gouvernement mannois réagit à cette situation en faisant de l’île un paradis fiscal, ce qui stimula l’économie, en dépit de quelques affaires de corruption.

Depuis les années 1990 et le début du XXIe siècle, la culture mannoise est l’objet d'une plus grande reconnaissance, ce que tend à montrer l’ouverture de la première école primaire dont les cours sont donnés en mannois ; la croissance économique reprend.

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de l'île de Man.
Carte des subdivisions de l’île de Man.

Historiquement, l’île de Man était divisé en 2 zones (nord et sud) modifiées plus tard en côtés (nord-ouest et sud-est) subdivisé en 17 paroisses dites « insulaires » (Insular Parish, encore utilisée de façon traditionnelle, principalement pour les besoins géographiques ou culturels), et qui comprennent 15 anciennes paroisses religieuses et les deux districts actuels). Les limites des paroisses et même de certains sheadings ont varié avec le temps (ainsi les 2 districts actuels étaient des paroisses auparavant).

Sheadings

La subdivision administrative principale actuelle se compose de 6 sheadings, listés dans l’ordre traditionnel mannois dans le sens des aiguilles d’une montre :

  • du côté nord-ouest (essentiellement rural) :
    • le sheading de Glenfaba (où se situe la ville de Peel),
    • le sheading de Michael (à ne pas confondre avec le village ou district homonyme),
    • le sheading d’Ayre ;
  • du côté sud-est (le plus peuplé aujourd‘hui) :

Deux des sheadings actuels, Garff et Middle, sont différents de leur définition historique depuis 1796, date à laquelle la paroisse de Onchan (devenue alors village) a été déplacée du premier vers le second.

Paroisses administratives

Les sheadings sont eux mêmes subdivisés administrativement en 24 entités généralement désignées par le terme de « paroisses administratives » (pour les distinguer des 17 paroisses traditionnelles) ou très souvent simplement par « paroisses » (parish, au pluriel parishes) ; en fait ces paroisses administratives sont de 4 types différents (en fonction de leur densité de population, et non de leur superficie ou population totale) :

  • 4 villes (towns) (dont la capitale Douglas) parfois appelées aussi « paroisses urbaines » (town parishes) dans certains documents officiels ;
  • 5 villages (villages) (dont les 2 districts, dénomination préférée dans les documents actuels pour les villages les moins peuplés, formés de bourgs ruraux) ;
  • et 15 autres paroisses (parishes) rurales (dont la définition actuelle est parfois différente, plus petite, de celle des anciennes paroisses insulaires, dont ont été exclues les villes actuelles).

Circonscriptions électorales

Pour les besoins électoraux, l’archipel est découpée en 23 circonscriptions électorales (qui peuvent comprendre des parties de plusieurs sheadings) regroupant les entités ci-dessus, sans franchir toutefois l’ancienne division traditionnelle entre les côtés nord-ouest et sud-est :

  • 4 circonscriptions subdivisent la ville capitale (le centre historique est dans la circonscription de Douglas Ouest),
  • 19 autres circonscriptions regroupent les 23 autres subdivisions administratives.

Faune

Un chat manx.

Une célèbre race de chat originaire de l’île de Man, le manx, a pour caractéristique d’avoir une queue très courte, voire absente.

Autre race typique de l’île, le mouton loaghtan.

Flore

Gouvernement

Structure

La rivière Glass, qui a donné son nom à la capitale de l'île, Douglas.

Les bailliages de Jersey, Guernesey et de l’île de Man sont considérés par le Conseil de l'Europe (par le bureau des traités et ses services juridiques) comme des territoires dont le Royaume-Uni assure les relations internationales. Ces territoires n’ont pas la personnalité juridique internationale qui leur permettrait d’être partie à des traités du Conseil de l’Europe. En revanche, lorsque le Royaume-Uni est partie à un traité du Conseil de l’Europe, il peut, en accord avec les territoires concernés, déclarer que ledit traité s’applique (ou pas) à ces territoires. Les citoyens de Man sont des citoyens britanniques mais n'ont pas la citoyenneté européenne.

L’absence de personnalité juridique ne veut pas dire pour autant qu’ils sont assimilés au Royaume-Uni, dont l’État a été formé par l’union des anciens royaumes d’Angleterre et du duché du pays de Galles (Acte d'union de 1536), puis d’Écosse (acte d'union de 1707) et enfin d'Irlande (Acte d'union de 1800). Mais, historiquement, le duché de Normandie n’a jamais formellement cessé d’exister en tant qu’État (devenu indépendant du royaume de France) alors même qu'il ne subsistait plus ensuite que sur ses dernières terres insulaires. Il en est de même ici avec l’ancien royaume de Man, devenu duché de Man lorsqu’il est devenu vassal de la Couronne, mais qui n’était pas partie au traité formant l’Union des royaumes d’Angleterre et d’Écosse et du duché de Galles dans un seul État, ni plus tard lors de la conquête et du rattachement de l’Irlande (ou de son indépendance partielle).

Bien qu’auparavant regroupés sous l'appellation "îles britanniques" (British Isles, à ne pas confondre avec British Islands), les bailliages ont acquis une autonomie plus importante avec la création des États comme ici à Man, indépendant des États de Jersey et de ceux de Guernesey.

La question se pose donc aujourd’hui quant à la reconnaissance des bailliages de la Couronne en tant qu’État, même dépourvus de personnalité juridique au plan international (ce qui semble ne plus être le cas depuis la création des "États de Jersey", "des États de Guernesey" et de "ceux de Man" — noter le pluriel), et la modernisation en cours de l'ancienne législation médiévale fondée sur les titres honorifiques, et droit de sang des anciennes grandes familles mannoises, dont certaines n’ont plus aucun résident sur l’île depuis plusieurs générations et ne participent plus à l’administration territoriale de l’île).

Gouvernement local

Politique

Article détaillé : Politique de l'île de Man.

L’archipel jouit d’un statut particulier : il ne fait partie ni du Royaume-Uni (formellement) ni de l’Union européenne mais dépend de la Couronne d’Angleterre. Son gouvernement autonome décrète les lois, prélève les taxes et gère le budget.

Économie

Article détaillé : Économie de l'île de Man.

L’archipel dispose de sa propre monnaie, la livre mannoise. Le régime d’impôts mannois, favorable aux entreprises, a fait de l’île un refuge pour ceux qui veulent éviter de payer les taux fiscaux britanniques. Pour faire face aux abus et aux soupçons engendrés par cette situation, le gouvernement de l'île de Man a signé des accords d'échange de renseignements à des fins fiscales afin de gagner une notoriété internationale[10],[11].

Selon Christian Chavagneux et Ronen Palan (2007)[12], l'île de Man serait en pointe sur le développement d'un marché de l'assurance, celui du blanchiment d'argent de la drogue par le moyen de contrats d'assurance-vie.

L'approvisionnement en électricité est en partie assuré par un câble sous-marin qui relie Douglas à Blackpool en Angleterre.

Démographie

Article détaillé : Démographie de l'île de Man.

L’archipel compte environ 76 000 habitants. Sa population est nettement en hausse depuis quelques années, grâce surtout à l’immigration en provenance d’Angleterre.

Culture

Article détaillé : Culture mannoise.

L’île de Man fait partie des six nations celtes reconnues par le Congrès celtique et la Ligue celtique.

Emblèmes

Langue

Les langues officielles sont l’anglais et le mannois, une langue celtique du groupe gaélique, proche de l’irlandais et même plus proche du gaélique écossais. L’usage du mannois par le gouvernement est surtout symbolique, mais un nombre croissant de militants linguistiques font revivre la langue dont le dernier locuteur réputé l’avoir parlée comme langue maternelle, Ned Maddrell, est mort le 27 décembre 1974. Aujourd'hui, on estime qu'un peu plus de 2 % de la population de l'île peut s'exprimer en mannois. Cette situation fait du mannois une langue en péril.

La Société du gaélique mannois informe aussi l’opinion publique sur la culture mannoise en générale (livres, musique, chansons mannoises) et diffuse des messages destinés à encourager l’emploi du mannois ainsi que son enseignement. Actuellement il y a environ 2 000 mannophones, dont une soixantaine parle la langue comme langue maternelle (tous des enfants à une maternelle). D’après un sondage récent, 50 % des enfants mannois ont exprimé le désir d’apprendre la langue.

La population en général paraît d’accord avec cette promotion du bilinguisme symbolique, mais reste très réticente à toute forme de coercition à ce sujet, car plus de la moitié des insulaires ne sont pas nés dans l’île, ces derniers venant essentiellement d’Angleterre, d’Irlande, du pays de Galles ou d’Écosse.

Religion

Anglicanisme

Sport

Article détaillé : Sport à l'île de Man.

Une course célèbre (et dangereuse) de motos se déroule sur l’île la dernière semaine de mai et la première de juin depuis 1907 : le Tourist Trophy de l'île de Man.

Mark Cavendish, cycliste professionnel, est originaire de cette ile.

Gastronomie

Informatique

L'île de Man est la domiciliation de la société Canonical Ltd qui finance le projet Ubuntu.

Codes

Plaque d'immatriculation de l'île de Man.

L'île de Man a pour code :

Anecdotes

L'île de Man est le seul territoire au monde à ne pas avoir de limitations de vitesse sur les routes nationales. Il n'y a pas d'autoroutes. Les limitations de vitesse sont, en revanche, très strictes en agglomérations.

Annexes

Articles connexes

Références

  1. Manannan mac Lir, par Micha F. Lindemans, Encyclopedia Mythica.
  2. A New History of the Isle of Man Volume 1 - The Evolution of the Natural Landscape. éd. Richard Hiverrell et Geoffrey Thomas p. 295-296, 1re édition, 2006, Liverpool University Press - ISBN 0-85323-587-2
  3. a , b  et c (en) The Isle Of Man. Celebrating A Sense Of Place, Vaughan Robinson, Danny McCarroll, Liverpool University Press, 1990, ISBN 0-85323-036-6.
  4. (en) IOM Guide : King Orry's Grave.
  5. (en) Description du cercle de Meayll.
  6. (en) IOM Guide : Cashtal yn Ard.
  7. Voir South Barrule Hill Fort, Archaeology in the Isle of Man, 1999.
  8. John Murray était le fils de Lord George Murray, un général jacobite écossais qui prit part à la rébellion jacobite.
  9. Malgré l'apaisement de la situation et la nomination de Murray au poste de gouverneur, l'Angleterre investira de fortes sommes sur l'île pour le maintien des ducs d'Atholl (417 000 livres sterling en 1828 par exemple). Voir (en) The Isle Of Man. Celebrating A Sense Of Place, ibid.
  10. (en) Tax Information Exchange Agreements (TIEAS), OCDE.
  11. L'Ile de Man signe avec les pays nordiques des accords d'échange de renseignements à des fins fiscales, OCDE, 30 octobre 2007.
  12. C. Chavagneux, R. Palan Les Paradis fiscaux, Repères, La découverte, 2007

Liens externes

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