Jack Lang

Jack Lang
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Jack Lang
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Jack Lang, en 2008.

Mandats
Député de la 6e circonscription du Pas-de-Calais
Actuellement en fonction
Depuis le 19 juin 2002
Prédécesseur Dominique Dupilet
Successeur -
Ministre de l'Éducation nationale
27 mars 20006 mai 2002
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Claude Allègre
Successeur Luc Ferry
Député européen
19 juillet 19941er aout 1997
Ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale et de la Culture
4 avril 199229 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Bérégovoy
Prédécesseur Lionel Jospin (Éducation nationale)
Lui-même (Culture)
Successeur François Bayrou (Éducation nationale)
Jacques Toubon (Culture)
Porte-parole du gouvernement
17 mai 19912 avril 1992
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Prédécesseur Louis Le Pensec
Successeur Martin Malvy
Maire de Blois
20 mars 198927 mars 2000
Prédécesseur Pierre Sudreau
Successeur Bernard Valette
Ministre de la Culture et de la Communication
Chargé du Bicentenaire et des Grands travaux de 1988 à 1991
13 mai 19882 avril 1992
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard I
Michel Rocard II
Édith Cresson
Prédécesseur François Léotard
Successeur Lui-même
Député de la 1re circonscription du Loir-et-Cher
12 juin 199727 avril 2000
Prédécesseur Michel Fromet
Successeur Michel Fromet
2 avril 19939 décembre 1993
Prédécesseur Michel Fromet
Successeur Michel Fromet
2 avril 198628 juillet 1988
Prédécesseur élection à la proportionnelle par département
Successeur Michel Fromet
Ministre de la Culture
Ministre délégué à la Culture de 1983 à 1984
22 mai 198120 mars 1986
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I
Pierre Mauroy II
Laurent Fabius
Prédécesseur Michel d'Ornano
Successeur François Léotard
Biographie
Nom de naissance Jack Mathieu Émile Lang[1]
Date de naissance 2 septembre 1939 (1939-09-02) (72 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Mirecourt, Vosges
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Faculté de droit et Centre universitaire d'études politiques de l'Université de Nancy, Institut d'études politiques et faculté de droit de l'Université de Paris

Jack Lang, né le 2 septembre 1939 à Mirecourt (Vosges), est un homme politique français.

Sommaire

Famille, études et carrière académique

Issu, du côté paternel, d'une riche famille juive laïque[2] de Nancy, son père Roger Lang est le directeur commercial de l'entreprise familiale fondée et dirigée par le grand-père de Jack, Albert. Roger et Albert sont tous deux francs-maçons. Sa mère, Marie-Luce Bouchet, catholique, né en 1919, est la fille d'Émile Bouchet, mort en 1926, et de Berthe Boulanger, infirmière également franc-maçonne. Dès 1938, en raison du risque de guerre avec l'Allemagne, Albert et Roger avaient envoyé leurs épouses à Vichy. Après l'invasion allemande, Albert Lang et sa femme s'installent à Brive la Gaillarde en Corrèze. Le tout jeune Jack et sa mère partent à Cholet chez son arrière-grand-mère, la mère de Berthe Boulanger, puis à Bordeaux, alors que son père Roger est tout d'abord mobilisé à Lunéville puis rejoint ses parents et son beau-frère Luc Bouchet à Brive. Jack et sa mère rejoignent également Brive après le bombardement de Bordeaux. Son père est condamné par le tribunal de Brive pour non-déclaration de ses enfants comme juifs, avant d'être relaxé par la cour d'appel du fait que la mère des enfants soit catholique. Roger Lang est cependant placé en résidence surveillée. Berthe Bouchet vient voir la famille Lang en avril 1942 alors que sa fille est sur le point d'accoucher de son troisième enfant, Marianne. Berthe, vénérable d'une loge maçonnique, est arrêtée en 1943 à Nancy par la Gestapo pour fait de propagande et de résistance, déportée à Ravensbruck et gazée au printemps de 1945[3].

Jack Lang fait des études secondaires au lycée Henri Poincaré de Nancy. Entré en sixième en 1949, il redouble cette classe, puis est envoyé deux ans en pension au collège de Lunéville. Il revient en classe de quatrième au lycée Poincaré. Placé en section scientifique au premier trimestre de la classe de seconde, il demande à passer en section économique et sociale en cours d'année. Jack Lang perd son père à l'âge de 15 ans en 1955. Il obtient le baccalauréat en 1957, puis s'inscrit à la faculté de droit de l'université de Nancy et au centre universitaire d'études politiques, dépendant de l'institut d'études politiques de l'université de Paris. Ayant réussi avec mention ses deux premières années d'études au centre, il peut rentrer directement en 1959 en deuxième année d'études à l'institut d'études politiques de l'université de Paris, section service public, dont il est diplômé en 1961. Il continue en parallèle ses études de droit à la faculté de droit de l'université de Paris et y obtient la licence également en 1961.

C'est au Conservatoire d'art dramatique de Nancy, en 1957, qu'il fait la connaissance de Monique Buczynski, issue d'un milieu juif polonais, fille de Jacques Buczynski, né en Lithuanie en 1900[4]et d'Elvire Kahn[2], qu'il épousera le 13 mars 1961. Ils auront deux filles, Caroline née en 1961 et la comédienne Valérie Lang, née en 1966, compagne de Stanislas Nordey, fils de Jean-Pierre Mocky. Au sujet de ses origines, dans un entretien à Tribune juive en 1983, Jack Lang déclare se considérer comme « juif par sédimentation : mon père était un juif laïc et ma femme, d'origine polonaise, vient d'un milieu beaucoup plus religieux (...) Nos enfants ont reçu une véritable éducation juive et ont été très actifs au sein de la communauté juive de Nancy»[5].

Après ses études à Paris il entame une carrière universitaire à la faculté de droit de l'université de Nancy. Il devient assistant du professeur de droit international Charles Chaumont, obtient en 1964 les diplômes d'études supérieures en sciences politiques[6] et en droit administratif[7]puis, après l'obtention du doctorat en droit en janvier 1967[8], il devient chargé de cours. Après deux échecs successifs, il est lauréat du concours d'agrégation de droit public et sciences politiques et est nommé maître de conférences le 1er janvier 1971 à l'université Nancy II. Il est nommé professeur titulaire de droit international en 1976 et est doyen de l'unité d'enseignement et de recherche de sciences juridiques et économiques de 1977 à 1980. Il obtiendra ensuite sa mutation à l'université Paris X.

Théâtre et débuts dans l'exécutif culturel

Très tôt attiré par la scène théâtrale, Jack Lang fonde, en 1958, avec Edouard Guibert, la troupe universitaire de Nancy[9], la première année, il interprète le rôle-titre de Caligula. Il suit également des cours durant trois ans au conservatoire d'art dramatique de Nancy. Dès 1964 il obtient la permission de recevoir des équipes d'amateurs étrangers et crée le festival de théâtre universitaire de Nancy, qu'il présidera jusqu'en 1977. Rapidement, l'évènement dépasse la sphère artistique lorraine, pour acquérir une réputation nationale et mondiale, qui accueille notamment Roland Grünberg, le Bread and Puppet Theatre, Bob Wilson, El Theatro Campesino.

En 1972, il est appelé par le président Georges Pompidou à la direction du théâtre de Chaillot. Jugé subversif, il se voit retirer la direction de Chaillot[10], en octobre 1974 par le nouveau secrétaire d'État à la Culture, Michel Guy, au prix d'un scandale médiatique.

Carrière politique

Débuts

Dans sa jeunesse, Jack Lang est, à la suite de son père radical franc-maçon[11], un fidèle de Pierre Mendès-France. Il s'engage à partir de 1974 aux côtés de François Mitterrand, le faisant profiter de son carnet d'adresses international[12]. Il entre au Parti socialiste en 1977, et devient secrétaire national à la culture en 1979[13]. Élu en 1977 conseiller municipal du 3e arrondissement de Paris, il milite contre le réaménagement des Halles de Paris.

Élection présidentielle de 1981

Il est révélé au grand public en 1981 quand il est nommé ministre de la Culture, poste qu'il occupera pendant dix ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand. C'est à ce poste qu'il institutionnalise en 1982 la Fête de la Musique qui existait auparavant sous forme associative. Cette fête populaire, qui est l'occasion de concerts de rue gratuits et de manifestations culturelles, connut rapidement un grand succès en France au point que de nombreux pays en reprirent l'idée. De même, en 1984 avec les Journées nationales du patrimoine (actuelles journées européennes du patrimoine).

Pendant les années d'alternance (1986-1988 et 1993-1995), il retrouve son poste de professeur de droit à l'Université de Paris X Nanterre. En 1988, Lang revendique un grand ministère « de la Beauté et de l'Intelligence »[14].

L'action à la Culture

Durant les deux mandats de Jack Lang, de mai 1981 à mars 1986, puis de mai 1988 à mars 1993, le ministère connait d'importantes transformations. Il va accélérer sa modernisation et s'ouvrir à la société contemporaine : augmentation du budget, élargissement de son champ d'action à de nouvelles formes d'art, insertion dans le monde économique, développement de l'audiovisuel. Le ministre de la Culture bénéficie du soutien constant du Président de la République, notamment dans la réalisation des Grands Travaux à Paris (Grand Louvre, Arche de la Défense, Opéra Bastille, Bibliothèque Nationale de France,...) et en province, qui donneront un nouvel élan à l'architecture contemporaine en France (Christian de Portzamparc, Jean Nouvel, Dominique Perrault, ...).

Le budget du ministère est doublé en 1982 puis progressivement mis à niveau afin de tendre vers 1 % du budget de l'Etat, passant de 2,6 milliards de francs en 1981 à 13,8 milliards en 1993. Cette croissance budgétaire, à un rythme double de celle de l'Etat, touche tous les domaines du ministère et favorise leurs actions : monuments historiques dont le budget double également, aide aux créateurs, recherche (AGLAE), décentralisation théâtrale (La Criée, etc...) et de la danse (création des Centres chorégraphiques nationaux), outre de nombreuses nominations telles que celles de Patrice Chéreau, Rudolf Noureev, etc..., archéologie (généralisation des fouilles préventives, suite à celle du Louvre, grâce à la consultation des Conservateurs régionaux de l'archéologie sur les permis de construire[15]), jardins (Festival de Chaumont), arts plastiques (création du Centre national des arts plastiques, des 22 fonds régionaux d'art contemporain ou FRAC, dotations exceptionnelles d'acquisition du Musée national d'art moderne de 1981 à 1984, relance de la commande contemporaine auprès des manufactures nationales et appel à de jeunes designers, tels Philippe Starck, etc), musées (création des 22 fonds régionaux d'acquisitions pour les musées, FRAM, qui renouent avec les achats d'art ancien à un rythme inconnu depuis le début du XXème siècle, comme en témoignent désormais les cimaises des principaux musées des beaux arts de province).

La déconcentration du ministère s'accélère parallèlement à la décentralisation, avec l'achèvement du réseau des directions régionales des affaires culturelles ou la création des centres régionaux de l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Une politique de contrats et de conventions Etat-collectivités territoriales est relancée au rythme d'une centaine chaque année. Avec l'aide financière de l'Etat, une modernisation des équipements culturels est alors perceptible à l'échelle du territoire national (rénovation des musées des Beaux arts de Lyon, Lille, Nantes, Rouen, etc..., construction ou rénovation de musées, en particulier d'art contemporain, à Grenoble, Saint-Etienne, Nîmes, Bordeaux...). Plusieurs grandes institutions de formation sont créées ou rénovées : l'École nationale du Patrimoine, La Fémis, l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, les deux Conservatoires nationaux supérieurs de musique (Paris et Lyon), l'École de danse de l'Opéra de Paris à Nanterre, l'École du Louvre,... En 12 ans, plus de 8 000 postes sont créés dans le domaine culturel.

L'éducation artistique en milieu scolaire se modernise, de nouvelles disciplines sont enseignées (théâtre, cinéma, histoire des arts,...), alors qu'est engagée la réalisation du futur Institut national d'histoire de l'art, des opérations de sensibilisation se développent pour les enfants : classes culturelles, collège au cinéma, classes du patrimoine. La lecture est favorisée par l'achèvement du réseau des Bibliothèques départementales de prêt et par l'augmentation de leurs moyens dans le cadre de la décentralisation.

Le champ d'action du ministère s'élargit à d'autres formes d'art : chanson, rock (programme de construction des Zeniths), jazz (orchestre national), cirque (Centre national des arts du cirque), arts de la rue, mode, design, création industrielle, tandis que se créent de nouveaux lieux de diffusion (Centre national de la Chanson, Centre national de la bande dessinée d'Angoulème, ...).

Cette époque sera aussi celle des mutations dans le paysage audiovisuel : multiplication des chaînes, privatisation d'une partie du secteur public, ouverture des ondes, instauration d'institutions de régulation audiovisuelle (Haute autorité).

Tenant compte de la modernité économique, et du développement de la "culture d'appartement", grâce aux bonds en avant de l'électronique le ministère est conduit à se préoccuper davantage des industries culturelles (cinéma, livre, disque, audiovisuel) dans un souci de régulation du marché : mécanisme d'aides à l'industrie cinématographique avec le renforcement de l'avance sur recettes et la création des SOFICA, prix unique du livre, quotas de diffusion de chansons francophones à la radio, etc... Ce rapprochement culture-économie se traduit également par l'encouragement au mécénat (incitations fiscales).

L'accès à la députation

Parallèlement à sa carrière ministérielle, il est conseiller municipal et conseiller de Paris de 1983 à 1989, puis à partir de 1986 il s'implante en Loir-et-Cher et en devient député (réélu en 1988, 1993 et 1997) et maire de Blois de 1989 à 2000, date à laquelle il abandonne son poste de maire à son adjoint, Bernard Valette. Il ambitionne alors ouvertement de se présenter à la mairie de Paris, puissant bastion de la droite. Cependant, quelques jours avant la désignation du candidat socialiste, il est nommé ministre de l'Éducation nationale par Lionel Jospin. Entre 1997 et 2000, il préside la Commission des affaires étrangères[16], et, c'est en 1998 qu'il y invita le Dalaï Lama[17],[18].

Élection présidentielle de 1995

Candidat lors des primaires du Parti socialiste, il doit finalement se retirer sous les critiques de certains socialistes, le rocardien Manuel Valls et une vingtaine de premiers secrétaires fédéraux ayant mené une campagne interne contre lui sous le thème de « Lang ? Jamais ». Daniel Vaillant renchérit en le traitant de « déshonneur de la gauche ». Lang qualifie alors Lionel Jospin de « loser », lequel s'oppose à l'entrée de Jack Lang au gouvernement en 1997, après la victoire de la gauche aux législatives. D'après Valeurs actuelles, Jospin a toujours été exaspéré par Lang, sa futilité, ses approximations, sa grandiloquence, son côté « paillettes », son amour des « love Parade » et des grands travaux, sa soif de gloire, d'honneurs et d'argent[14].

L'action à l'Éducation nationale

En avril 1992, Pierre Bérégovoy lui confie le ministère de l'Éducation nationale en plus de celui de la Culture. Arrivé en pleine période de contestation étudiante et lycéenne, il commence pour « épurer l'atmosphère » par suspendre le projet de réforme universitaire de son prédécesseur, Lionel Jospin. Il assouplit le projet de réforme pédagogique des lycées et propose de faire appel à des appelés du contingent pour lutter contre la violence à l'école. Il reprend aussi les négociations et réussit à trouver un accord avec le père Max Cloupet, alors secrétaire général de l'enseignement catholique, permettant le règlement d'une partie du contentieux sur le paiement de la contribution de l'État aux dépenses de fonctionnement des écoles privées. Il fait aussi retapisser l'antichambre du bureau du ministre de l'Éducation nationale avec un superbe papier peint signé Alechinsky, mais préfère le magnifique bureau d'André Malraux, place Valois.

En mars 2000, à la suite du large remaniement ministériel qui voit le retour des « éléphants » du PS au gouvernement, il succède à Claude Allègre comme ministre de l'Éducation nationale. Le Premier ministre Lionel Jospin le nomme pour son côté consensuel et sa popularité auprès des jeunes, en cette période préélectorale, afin de calmer les esprits : « C’est la hantise de tout ministre d’avoir les lycéens dans la rue », raconte-t-il, nommé à deux reprises (1992-1993 ; 2000-2002) pour pacifier le monde éducatif, calmer les syndicats et les représentants des parents d'élèves. Il est d'autant plus disponible qu'il renonce à solliciter l'investiture socialiste pour les élections municipales de la capitale.

Durant les deux années de son ministère, il fait en sorte de calmer le « mammouth », comme l'appelait son prédécesseur. Il réforme légèrement le baccalauréat et relance le recrutement d'enseignants, en panne depuis 1997. Il crée en novembre 2001 une Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III, présidée par l'historien Henri Rousso.

Battu aux municipales de 2001 par l'UDF Nicolas Perruchot, en vue des législatives de 2002, il quitte définitivement Blois, et réussit son « parachutage » dans le Pas-de-Calais. Il devient député dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais (Boulogne Nord-Calais ouest), circonscription très populaire, qui compte l'un des taux les plus importants de bénéficiaires du RMI en France.

Élection présidentielle de 2002

En 2002, après l'échec de Lionel Jospin, il considère qu'il faut réconcilier les hommes politiques avec les Français en étant d'accord, par exemple, sur le principe d'une émission de télé-réalité où des politiques partageront l'existence de Français moyens. Il est vigoureusement pris à partie par les intermittents du spectacle qui lui reprochent de récupérer leur mouvement.

En 2004, il est nommé porte-parole national de la campagne du PS pour les régionales et les cantonales. À la fin de l'année, il réintègre la direction du Parti socialiste, en étant chargé, avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, du projet socialiste pour 2007. Selon la Sofres, entre 1987 et 2005, sa cote de popularité oscille autour de 45 % d'opinions favorables, avec un taux, au plus bas, de 35 % en 2000[19]. Certains le considèrent comme un possible recours de la gauche à l'élection présidentielle de 2007. Il affiche alors un soutien au PACS et se prononce pour le mariage civil des couples de même sexe.

« Changer » avant 2007

Jack Lang à un meeting du Parti socialiste à Paris, en mai 2005.

Porte-parole du PS durant la campagne pour le référendum du traité pour la Constitution européenne, il défend la ligne du « oui » aux côtés de l'équipe dirigeante du parti. Après l'échec du 29 mai et le rejet de ce traité, il annonce, le 31 mai 2005, la création d'un club de réflexion, Inventons demain, est considérée par certains comme un pas vers l'annonce de sa « candidature à la candidature » lors des primaires qui désigneront, en novembre 2006, le candidat socialiste à l'investiture présidentielle. Après avoir longtemps affirmé qu'il souhaitait être candidat à la candidature, il décide finalement de ne pas se présenter aux primaires le 2 octobre 2006.

Le 1er septembre 2005, il publie un livre-programme en vue de l'élection présidentielle de 2007 : Changer. Se proclamant un « réaliste révolutionnaire », il y propose notamment :

  • un président responsable devant l’Assemblée
  • un mandat de quatre ans
  • la pleine restauration des pouvoirs du Parlement
  • la fin (réelle) du cumul des mandats
  • la suppression de l’actuel Sénat
  • une réforme en profondeur de la justice
  • le pluralisme médiatique
  • une Assemblée aux couleurs de la France
  • la régularisation des sans-papiers.

À l'occasion du 10e anniversaire de la mort de l'ancien Président de la République François Mitterrand, il signe la postface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, aux éditions de l'Archipel.

Parmi tous les hommes politiques français de la Ve République, Jack Lang détient à ce jour le record de longévité en tant que ministre, avec douze ans d'exercice ministériel, partagés entre les portefeuilles de la Culture et de l'Éducation.

Il est aussi reconnu à l'étranger pour être un grand ami des socialistes brésiliens Lula et Gilberto Gil, des Italiens Walter Veltroni et Romano Prodi, de l'Allemand Otto Schily. Il s'est également rendu chez le président cubain Fidel Castro, ainsi que le Vénézuélien Hugo Chávez.

Élection présidentielle de 2007

Jack Lang donnant une conférence à l'IEP de Toulouse, en 2007

Au printemps 2006, Jack Lang prépare un livre (Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi) pour exposer ses points de vue dans le cadre d'une candidature à la primaire socialiste pour la désignation du candidat du parti à l'élection présidentielle française de 2007. Cette primaire l'aurait opposé à Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Dans ce livre, Jack Lang déclare que Ségolène Royal n’a « aucune expérience ni à l’international, ni dans un grand ministère ». « On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente » ». Selon lui, le premier secrétaire François Hollande aurait « manipulé tout le monde, en [le] faisant travailler sur le projet socialiste alors que Ségolène n’était jamais là ». « Ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie » »[20]. « Je n'ai jamais entendu qu'une pensée très ringarde là où on aurait au moins pu espérer un discours à la fois tranché et novateur. Tant qu'à jouer les cavaliers seuls, il serait bienvenu d'avoir des choses intéressantes à dire »[21].

N'ayant que peu d'espace et de chance de remporter cette primaire, il change de stratégie et dit ne soutenir aucun des trois candidats aux primaires du PS, puis il soutient finalement Ségolène Royal qu'il pense être la seule à même de battre Nicolas Sarkozy. À la suite de son ralliement, Jack Lang a renoncé à la publication de son livre d'entretiens devenu obsolète, arguant qu'« on ne peut pas [l]'obliger à l'assumer alors qu'[il] le réfute et ne [s]'y reconnaît plus ». L'éditeur l'attaque en justice pour « rupture de contrat et rétention abusive de droits d'auteur »[22].

Il fait partie de l'équipe restreinte de campagne de la candidate, en qualité de « conseiller spécial ».

Depuis l'élection présidentielle de 2007

Lors des élections législatives de 2007, Jack Lang est réélu député de la sixième circonscription du Pas-de-Calais, obtenant 54,72 % des voix au second tour.

A partir de cette élection, il prend ses distances avec les instances de son parti, et accepte des missions proposées par le Président de la République Nicolas Sarkozy, tout en se défendant de vouloir entrer dans un gouvernement d'ouverture à l'instar des anciens socialistes Bernard Kouchner et Éric Besson[23].

Il rejoint, à titre personnel, le Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions en juillet 2007, ce qui entraine les critiques de Jean-Marc Ayrault et François Hollande et l'amène à quitter le bureau national du Parti socialiste le 11 juillet 2007. Selon Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l'Université de Reims, cette nomination permet à Nicolas Sarkozy de déstabiliser le PS, et à Jack Lang, populaire mais sans courant organisé, de sortir de son isolement hors du parti[24].

Dans le cadre de cette commission, il préconise la suppression du poste de Premier ministre et la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels[25]. Un an plus tard, il est le seul parlementaire socialiste à voter la réforme lors du congrès du Parlement français du 21 juillet 2008 réuni en vue de modifier la Constitution française dans le sens proposé par le comité de réflexion. Le vote, obtenu par deux voix d'écart, entraîne la formulation de nombreuses critiques à son encontre de la part du Parti socialiste[26].

Dans le même temps, il fait des déclarations bienveillantes envers le gouvernement, jugeant par exemple « plutôt positive » la politique internationale du gouvernement, tout en émettant de virulentes critiques des actions de son successeur à l'Éducation nationale, Xavier Darcos[23].

Lors du congrès de Reims du 14 novembre 2008, il prend position en faveur de Martine Aubry, qui sera élue premier secrétaire[23].

Le 25 février 2009, il se rend à Cuba en qualité d'« émissaire spécial du Président de la République » pour relancer le dialogue franco-cubain, cette fois sans critique de la part de la direction de son parti.

Au printemps 2009, il apporte son soutien au projet de loi Hadopi, en désaccord avec les députés de son groupe présents lors des débats[27]. Malgré cette prise de position, il ne participa pas aux débats à l'Assemblée nationale[28]. Le 11 mars, son collègue socialiste Christian Paul affirme par ailleurs dans l'hémicycle que Jack Lang n'aurait pas lu le texte[29]. Le 12 mai, lors du vote solennel à l'Assemblée, Jack Lang est le seul membre du groupe PS à se prononcer pour[30].

Le 1er octobre 2009, Jack Lang se rend en Corée du Nord en tant qu'« émissaire spécial du Président de la République » afin notamment d'explorer une éventuelle reprise des relations diplomatiques entre Paris et Pyongyang.

Pressenti un moment pour le poste d'ambassadeur de France à l'ONU, il est nommé conseiller spécial pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie auprès du secrétaire général de l'ONU l'année suivante, le 26 août 2010.

En 2010, il prend la défense de Roman Polanski, poursuivi pour crime sexuel sur une mineure de 13 ans[31].

En octobre 2010, il s'affiche aux meetings de campagne électorale de son ami Laurent Gbagbo[32], dont il avait d'ailleurs par le passé tenté de réhabiliter l'image auprès des socialistes français[33]. Le 3 décembre 2010, il critique à mots couverts la victoire d'Alassane Ouattara[34]. Quelques jours plus tard, il invite Laurent Gbagbo à reconnaître les résultats[35].

En mai 2011, il dénonce la « tournure politique » prise par l'affaire Dominique Strauss-Kahn, ce dernier étant accusé d'agression sexuelle à New York[36].

Politique culturelle

Jack Lang est désigné secrétaire national du PS à l'action culturelle en 1973. Il devient ministre de la Culture en 1981. Le Parti socialiste, suivi par les autres partis politiques, désire accentuer la démocratisation de la culture, commencée par André Malraux sans qu'il n'ait jamais prononcé ce terme. Cette politique est appuyée par les mouvements associatifs et syndicaux qui prennent conscience de l'importance d'une « cohabitation » socio-politique pour la diffusion de la culture.

Ainsi, au niveau local, les budgets liés à la culture éclatent et deviennent un réel enjeu politique, au même titre que l'économie du pays au profit du Parti socialiste. De la même manière, le budget pour la promotion de la culture passe pour la première fois à 1 % du budget national. Les politiques culturelles, soutenues par le président, François Mitterrand, leur donnent un caractère légitime. Les objectifs principaux de la politique de Jack Lang sont à la fois de diminuer la hiérarchisation traditionnelle qui sépare les « arts majeurs » des « arts mineurs » et d'intégrer aux derniers des activités alors non considérées comme faisant partie du domaine culturel.

Ainsi, Jack Lang permet la mise en avant :

  • du cirque (avec la création d'un Centre national des arts du cirque et d'une association nationale chargée de gérer les subventions du ministère),
  • de la photographie (ouverture d'une École nationale),
  • de la musique autre que classique.
  • l'éducation artistique

Il accorde une place très importante au créateur, dans tous les milieux artistiques :

  • au cinéma, il développe des aides financières à l'écriture ;
  • au théâtre sont créées des subventions pour soutenir les compagnies.

Ces financements sont attribués après une évaluation du projet. Il désire diffuser les actions culturelles en masse mais au moyen d'une production artistique diversifiée et de qualité.

La loi Lang du 1er août 1981 fixe un prix du livre unique en déclarant lutter ainsi contre la monopolisation du marché par les magasins de grande distribution comme la FNAC ou les hypermarchés.

Jack Lang est également à l'origine du concept de Zénith, salle sécurisée de grande capacité destinée à l'organisation de concerts de « rock » (terme employé à l'époque pour désigner tout ce qui n'est pas du classique ou du jazz). Parallèlement, sous pression de l'économie générale qui se libéralise et malgré deux ans de lutte contre l'américanisation, il accorde à la mode, à la publicité et au design une dimension culturelle. Il diffuse la notion de « démocratie du goût », où chacun choisit la culture qu'il veut et est « créateur » de culture. Des œuvres d'art aux gestes de la vie quotidienne, tout est considéré comme « culture ».

Détail des mandats et fonctions politiques

Militantisme

Admirateur de Pierre Mendès France, il adhère au PSU à la fin des années 1960, puis rejoint le Parti socialiste où il occupe plusieurs postes de responsabilité :

  • 1978-1979 : conseiller du premier secrétaire
  • 1979 : directeur de la campagne pour les élections européennes
  • 1979-1981 : délégué national chargé de la Culture
  • 1981 : délégué à la communication pour la campagne présidentielle de François Mitterrand
  • 1987-1988 : secrétaire national à la Culture et à la Jeunesse
  • 2005-2007 : secrétaire national, chargé du développement du parti au pôle vie du Parti socialiste, il gère notamment la vague d'adhésions de 2006. Le 11 juillet 2007, il démissionne du bureau national (et donc du secrétariat national) en raison d'un désaccord avec le Premier secrétaire François Hollande sur l'ouverture impulsée par Nicolas Sarkozy.
  • Membre du conseil national du PS ; président du club « Inventons demain » (depuis avril 2004)
  • Administrateur de l'association des amis de l'Institut François-Mitterrand
  • Membre du conseil national du PS
  • Membre du bureau national du PS
  • Président du club Inventons demain (2004 - 2007)
  • Conseiller spécial auprès de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de mai 2007

Fonctions ministérielles

Carrière élective locale

Conseil municipal
Conseil général
  • 14 mars 1983 - 19 mars 1989 : membre du Conseil de Paris
  • 1992 - 1993 : conseiller général de Loir-et-Cher, canton de Blois IV
Conseil régional
  • 1992 - 1997 : conseiller régional du Centre
  • 1997 - 1998 : conseiller régional du Centre
  • mars 2004- 14 mars 2010 : conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, élu dans le Pas-de-Calais
  • avril 2004 - 14 mars 2010 : vice-président du conseil régional, chargé des universités et de la recherche

Mandats parlementaires

Député

Il est notamment membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[37].

Député européen

Bibliographie

Ouvrages de Jack Lang

  • L'État et le théâtre, 1968, LGDJ bibliothèque de droit public
  • Le plateau continental de la mer du Nord : arrêt de la Cour Internationale de Justice, février 1969 LGDJ bibliothèque de droit international
  • Éclats (avec Jean-Denis Bredin), éditions Jean-Claude Simoën, 1978
  • Demain, les femmes, Grasset, août 1995
  • Lettre à André Malraux, Éditions no 1, novembre 1996
  • François Ier, Perrin, octobre 1997
  • Les Araignées, Pocket, 2000
  • La politique, d'où ça vient ? L'origine de l'État, les fondements de la République, la genèse de l'impôt (avec Odon Vallet et Gaëtan de Séguin des Hons), Flammarion, août 2000
  • Qu'apprend-on au collège ? Pour comprendre ce que nos enfants apprennent (avec Claire Bretécher), XO éditions, janvier 2002
  • Anna au muséum, Hachette Jeunesse, avril 2002
  • Laurent le Magnifique, Perrin, août 2002 (ISBN 978-2-262-01608-1)
  • Une école élitaire pour tous, Gallimard, septembre 2003
  • Un nouveau régime politique pour la France, Odile Jacob, août 2004
  • Nelson Mandela : leçon de vie pour l'avenir, Perrin, janvier 2005 – (ISBN 978-2-262-02194-8)
  • Changer, livre programme pour 2007, Plon, 1er septembre 2005
  • Immigration positive, avec Herve Le Bras, Odile Jacob, 2006.
  • Faire la révolution fiscale, Plon, 2006
  • Demain comme hier, avec Jean-Michel Helvig, Fayard, 2009.
  • La Bataille du Grand Louvre, Réunion des musées nationaux, 2010
  • Ce que je sais de François Mitterrand, Le Seuil, 2011
  • François Mitterrand, fragments de vie partagée, Le Seuil, 2011
  • Pourquoi ce vandalisme d'État contre l'École : lettre au Président de la République, Éditions du Félin, 2011

Ouvrages consacrés à Jack Lang

Sur le Festival de Nancy :

  • Marie-Ange Rauch, Le théâtre en France en 1968, histoire d’une crise, thèse consacrée à l’histoire du théâtre en France (1945-1972), Nanterre, 1995, 475 pages. Voir chapitre 2 : « les étudiants le théâtre et le Festival de Nancy », p. 135-143.

Sur le ministre de la culture :

Ouvrages préfacés par Jack Lang

  • Le Gardien des âmes d’Alain Roullier (France Europe éditions), 1998.
  • 16 ans ou l'avènement de la conscience citoyenne d’Adyl Abdelhafidi
  • Homosexualité : 10 clés pour comprendre, 20 textes à découvrir de Bruno Perreau (Librio), 2005.
  • Mitterrand : une affaire d’amitié de Stéphane Trano (L'Archipel), 2006.

Œuvres sur Jack Lang

Notes et références

  1. Who's Who in France (édition 2006)
  2. a et b Jack Lang: une vie entre culture et politique, Laurent Martin, Complexe, 2008, p. 26
  3. http://vrijmetselaarsgilde.eu/Maconnieke%20Encyclopedie/Franc-M/fra-b-03.htm, une loge maçonnique porte son nom, cf. "Anniversaire La loge maçonnique Paix et Humanité-Berthe Bouchet fête ses 100 ans et rend hommage à celle dont elle a pris le nom après guerre", Est Republicain, 16/06/2010
  4. L'acteur et le roi: portrait en pied de Jack Lang, Jean-Pierre Colin, Georg, 1994, p. 31
  5. Encyclopédie politique française, Emmanuel Ratier, 1992, p.398
  6. Mémoire intitulé : La Pensée politique de Sean O'Casey à travers son œuvre dramatique
  7. Mémoire intitulé : Le régime administratif des conservatoires nationaux de musique
  8. thèse intitulée « l'Etat et le théâtre»
  9. Histoire du théâtre - André Degaine - Editions Nizet -
  10. André Degaine, Histoire du théâtre, Éditions Nizet.
  11. Les jours les plus Lang, Mark Hunter, 1990, p. 40
  12. Emmanuel Wallon, « Scènes de la nation. Le théâtre français et l’étranger au XXe siècle », in François Roche (dir.), La culture dans les relations internationales, Mélanges de l’École française de Rome, Italie et Méditerranée, tome 114, 2002. pp. 121-150
  13. Marianne Filloux-Vigreux, La danse et l'institution : genèse et premiers pas d'une politique de la danse, L'Harmattan, 2001. pp. 115-118
  14. a et b Valeurs actuelles, 31 mars 2000.
  15. Décret n°86-192 du 5 février 1986, Légifrance
  16. Président de la commission des affaires étrangères - du 17/06/1997 au 04/04/2000
  17. Assemblée nationale, Commission des Affaires étrangères, compte rendu n° 40 17 juin 1998
  18. Les cinq piliers de la stratégie du dalaï-lama
  19. Sofres.com, « TNS-Sofres, Cotes de popularité des personnalités politiques 1981-2007 »
  20. lefigaro.fr, « Quand Jack Lang éreintait Royal », 20 novembre 2007
  21. Jérome Dupuis, « Quant Jack taclait Ségolène », lexpress.fr, 11 février 2007.
  22. Raphaëlle Bacqué, « Le manuscrit de Jack Lang victime de son ralliement à Ségolène Royal » Le Monde, 21 novembre 2006.
  23. a, b et c « Jack Lang, une figure des années Mitterrand qui s'est émancipé du PS », AFP, 25 février 2009.
  24. Nouvelobs.com, « Jack Lang a anticipe une victoire durable de la droite », 18 juillet 2007
  25. Le Parisien, 18 juillet 2007
  26. « Les socialistes dénoncent la “faute politique” de Jack Lang », Le Point, 21 juillet 2008.
  27. « Jack Lang confirme qu'il votera la loi Hadopi », nouvelobs.com, 5 mai 2009
  28. Jack Lang n'a fait aucune intervention en séance depuis qu'il est réélu.
  29. "Jack Lang n’a pas lu le texte, il l’a reconnu lui-même !"
  30. Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet
  31. « Jack Lang prend la défense de Roman Polanski », RSR, 16 mai 2010.
  32. Afrik.com
  33. http://www.rue89.com/2008/04/05/jack-lang-les-dirigeants-ps-ont-diabolise-gbagbo Rue89.com]
  34. Le Monde.fr
  35. Le Post.fr
  36. « DSK : Lang dénonce la tournure politique », Le Figaro, 30 mai 2011.
  37. Groupe d'études sur le problème du Tibet

Voir aussi

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