Jacques Offenbach


Jacques Offenbach
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Jacques Offenbach
J. Offenbach par F. Grünewald (1881)
J. Offenbach par F. Grünewald (1881)

Surnom Le Petit Mozart des Champs-Élyseés
Nom de naissance Jacob Offenbach
Naissance 20 juin 1819
Cologne, Allemagne
Décès 5 octobre 1880 (à 61 ans)
Paris, France
Lieux de résidence Paris, Étretat
Activité principale Compositeur, Violoncelliste
Style Musique classique
Activités annexes Directeur de la musique à la Comédie-Française, directeur de théâtre
Lieux d'activité Paris, Vienne, Baden-Baden
Années d'activité 1838 - 1880
Collaborations Ludovic Halévy, Henri Meilhac
Éditeurs Brandus, Heugel, Choudens
Formation Conservatoire de musique de Paris
Élèves Léo Delibes
Œuvres principales
Scènes principales

Jacques Offenbach est un compositeur et violoncelliste français d'origine allemande[1], né à Cologne le 20 juin 1819 et mort à Paris le 5 octobre 1880.

Sommaire

Biographie

Jacques Offenbach naît en Allemagne en 1819. Son père, Isaac Judas Eberst, est cantor de la synagogue de Cologne. Originaire d'Offenbach am Main près de Francfort, celui-ci adopte le patronyme d'Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808.

Le jeune Jacob révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre ses études musicales à Paris. Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris, où il est admis à titre dérogatoire à l'âge de quatorze ans, et débute parallèlement une carrière de soliste virtuose. Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Opéra-Comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française en 1847, grâce au succès d'une série de chansonnettes. En 1855, il crée son propre théâtre, les Bouffes-Parisiens, alors situé sur les Champs-Élysées, afin qu'y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autres avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy et y engage ses interprètes fétiches Hortense Schneider et Jean Berthelier.

Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l'opéra-bouffe français, que l'on confondit par la suite avec l'opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival - et néanmoins ami - le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers en 1858, son premier grand succès grâce notamment à son « galop » infernal[2], aux Contes d'Hoffmann, en passant par La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, La Vie parisienne ou Les Brigands (et le fameux « bruit de bottes » des carabiniers qui arrivent « toujours trop tard. »).

La guerre franco-prussienne de 1870 met brutalement fin à cette « fête impériale » dont Offenbach est devenu en quinze ans l'une des figures emblématiques. Cible d'attaques virulentes des deux côtés du Rhin en raison de son origine germanique (les uns l'accusant d'être un traître, les autres un espion), il quitte Paris quelques jours avant que l'armée prussienne n'en débute le siège (19 septembre 1870). Durant l'année qui suit, on le retrouve à Bordeaux, Milan, Vienne, Saint-Sébastien[3].

Il est de retour à Paris en mai 1871, mais l'heure n'est plus à l'humour bouffon et son Boule-de-neige, créé aux Bouffes-Parisiens (d'après Barkouf), en fait les frais tout comme son opéra-comique Fantasio, d'après la pièce homonyme de Musset. Il lance alors vers un nouveau genre : l'« opéra-bouffe-féerie » : Le Roi Carotte sur un livret de Victorien Sardou attire à nouveau les foules au théâtre de la Gaîté, dont Offenbach prend la direction en juin 1873. Ses capacités de gestionnaire sont néanmoins inversement proportionnelles à ses qualités artistiques : le coût exorbitant des productions (par exemple le canon géant dans Le Voyage dans la Lune ou les costumes de La Haine) le conduit à la faillite en 1875. Il règle ses dettes grâce à sa fortune personnelle et une tournée de concerts aux États-Unis en 1876.

Toujours à l'affût des aspirations du public, il adopte avec succès la mode de l'opéra-comique patriotique ou historique dans lequel Charles Lecocq est passé maître depuis l'immense succès de La Fille de madame Angot en 1873, en créant Madame Favart (1878) et La Fille du tambour-major (1879), qui est encore à ce jour une de ses œuvres les plus populaires.

Il meurt dans la nuit du 4 au 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte, quatre mois avant la création de son opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann, alors en répétitions à l'Opéra-Comique[4], sans imaginer que cet ouvrage lui apportera enfin la reconnaissance officielle à laquelle il avait aspiré tout au long de sa carrière, devenant l'un de opéras français les plus joués au monde[5].

Il est enterré au cimetière de Montmartre (division 9) et sa tombe a été réalisée par Charles Garnier.

Postérité

La popularité d'Offenbach s'est manifestée, dès son époque, par l'adaptation de nombre de ses thèmes musicaux par d'autres compositeurs. Une importante quantité de musiques de danse (quadrilles, polkas, valses) a ainsi été fournie par les « arrangeurs » de l'époque, parmi lesquels Arban, Louis-Antoine Jullien, Olivier Métra, Philippe Musard, Léon Roques ou Isaac Strauss.

D'autres arrangements ont été réalisés dans des circonstances particulières, comme les ouvertures « de concert », bien plus développées que les originales, souvent spécialement composées pour les créations autrichiennes des œuvres d'Offenbach, ou Les Contes d'Hoffmann, laissés inachevés à la mort du compositeur et « complétés » par plusieurs musiciens tels Ernest Guiraud, Raoul Gunsbourg, Karl-Fritz Voigtmann ou Fritz Œser avant que les partitions d'origine ne soient retrouvées par les musicologues Michael Kay et Jean-Christophe Keck dans les années 1990.

Cette habitude ne s'est pas démentie au fil des siècles, notamment pour le ballet, le plus célèbre étant la Gaîté parisienne composé par Manuel Rosenthal pour les Ballets russes en 1938.

Parmi les principales adaptations, on peut citer :

  • Ouvertures de concert :
    • Barbe-Bleue, La Grande-duchesse de Gérolstein, Vert-Vert, arrangées par Fritz Hoffmann entre 1867 et 1870 ;
    • La Belle Hélène, arrangée par Friedrich Lehner ;
    • Orphée aux Enfers, arrangée par Carl Binder en 1860 ;
    • La Vie parisienne, arrangée par Antal Dorati puis par Bernhard Wolff.
  • Suites orchestrales :
    • Offenbachiana : pot-pourri orchestral composé en Autriche vers 1869, sans parenté avec l’Offenbachiana de Rosenthal ;
    • Offenbach in der Unterwelt (Offenbach aux Enfers) : suite pour orchestre d'harmonie contenant, entre autres, deux extraits de Fantasio, l'opéra-comique qu'Offenbach composa d'après l'œuvre de Musset[réf. nécessaire] ;
    • Les Nuits parisiennes : suite pour orchestre de René Leibowitz et Janet Maguire.

Œuvre

Principales œuvres scéniques
Mélodies
Musique symphonique
  • Grande scène espagnole, op. 22 (1840, manuscrit inédit)
  • Concerto pour violoncelle et orchestre « Concerto militaire » (1847-1848)
  • Polka des mirlitons pour cornet, trois mirlitons et orchestre (1857)
  • Offenbachiana, pot-pourri (1876)
  • Offenbach-Waltz ou American Eagle Waltz pour cornet à pistons et orchestre (1876)
Musique pour violoncelle
  • Cours méthodique de duos pour violoncelles, op. 49 à 54 (éd. Schoenberger, 1847)
  • Fantaisies sur :
  • La Course en traîneau dédiée à Mme Léon Faucher, pour violoncelle et piano (1849)
  • Les Chants du crépuscule, op. 29
  • Musette, musique de ballet du dix-huitième siècle pour violoncelle et orchestre à cordes, op. 24 (1842)[3]
Musique pour piano
  • Le Décaméron dramatique, « album du Théâtre-Français », danses pour piano dédiées aux comédiennes de la Comédie-Française (1854) [3]
  • Les Arabesques (1841-1852)
  • Les Roses du Bengale, six valses sentimentales (1844)

Analyse de l'œuvre

Peut-on effectuer aujourd'hui une analyse de l'œuvre du compositeur ? Jean-Christophe Keck préconisait la parution critique des ouvrages puisque « Ce n’est qu’à ce moment que les musicologues auront en main un matériel leur permettant de s’exprimer sérieusement sur Offenbach. »[7]

Étendue de l'œuvre

Tombe d'Offenbach au Cimetière de Montmartre

D'après le musicologue Jean-Christophe Keck, directeur de l'Offenbach Edition Keck (OEK)[8], le catalogue de Jacques Offenbach compte plus de 650 opus[9], dont environ 100 ouvrages lyriques[10] mais aussi « de nombreuses pièces de musique de chambre, de musique de danse, ou encore de grands tableaux symphoniques ou concertants »[9]. Parmi celles-ci on peut citer, par exemple, sa mélodie Espoir en Dieu (1851, réécrite plus tard pour soprano solo et chœur), son ballet Le Papillon (1860) ou encore sa musique de scène pour La Haine (1874), drame de Victorien Sardou.

État des sources

À la mort de Jaques Offenbach, c'est à son fils Auguste que revenait naturellement la charge de veiller sur l'œuvre de son père mais il meurt le 7 décembre 1883, 3 ans après son père. À la mort d'Herminie, l'épouse de Jacques Offenbach, les manuscrits restent dans la famille, cachés, jusqu'à ce qu'en 1938 Jacques Brindejont-Offenbach en fasse un rapide inventaire dans sa biographie Offenbach, mon grand-père. L'accès à ces archives a donc été longtemps impossible et Jean-Claude Yon dans sa biographie note que « La situation actuelle est du reste à peine plus favorable. »[11].

Nombre de partitions originales d'Offenbach n'ont pas survécu, ce qui explique la diversité des orchestrations utilisées au cours du XXe siècle, la seule référence étant la partition chant-piano, quand celle-ci était publiée et qui servait traditionnellement de conducteur pour le chef d'orchestre. Depuis les années 1990, les éditions Boosey & Hawkes ont entrepris la publication de l'intégralité des œuvres du compositeur (partitions d'orchestre, chant-piano et livret) au travers de l'Offenbach Edition Keck (OEK). Ces matériels critiques donnent également des indications sur la genèse et les différentes versions de chaque œuvre. En 2010, seules 26 œuvres lyriques ont été éditées[12].

Le 15 juillet 2004, alors qu'on la croyait détruite, la partition d'orchestre de l'opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann a été retrouvée dans les archives de l'Opéra national de Paris. Cette partition, créée le 10 février 1881, avait disparu dans l'incendie de la salle Favart, le 25 mai 1887 ; la partition de la version allemande fut également réduite en cendres lors de l'incendie du Ringtheater de Vienne, en décembre 1881, conférant à l'œuvre une réputation « maudite ».

Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales de Cologne, où étaient conservés plusieurs manuscrits originaux d'Offenbach ainsi que la partition autographe du Tristan und Isolde de Richard Wagner, s'effondre causant la perte de nombreux documents[13].

Thématiques

Hortense Schneider (1833-1920), créatrice de La Belle Hélène

Les ouvrages scéniques d'Offenbach reflètent la joie de vivre et l'insouciance du Second Empire[citation nécessaire]. Sous le couvert de l'humour, ils n'en véhiculent pas moins une certaine critique politique (La Périchole, Le Roi Carotte, Barkouf) et des propos souvent[citation nécessaire] immoralistes (apologie du cocufiage réciproque dans Orphée aux Enfers[citation nécessaire] ; du ménage à trois dans La Belle Hélène et du ménage à deux dans Vert-Vert) :

« Quand on est deux, l'hymen est une chaîne
Dont il est malaisé de supporter le poids ;
Mais on la sent peser à peine
Quand on est trois. »

— Ludovic Halévy et Henri Meilhac, La Belle Hélène (1864)

« Lorsque l'on est amoureux
C'est bien assez d'être deux ;
Nous voilà trois… il faut bien
Aimer cela mieux que rien »

— Charles Nuitter et Henri Meilhac, Vert-Vert (1869)

Offenbach, grâce aux livrets de Meilhac et Halévy, utilise de manière dérisoire la mythologie grecque – dans deux œuvres seulement –, faisant des dieux et des héros des êtres superficiels, idiots ou débauchés, reflets à peine voilés de la haute société et de ses mœurs légères :

« Et quand je traverserai la foule, du haut de mon char, j'entendrai, comme tout à l'heure, une voix qui sortira des rangs du peuple et qui dira : « ce n'est pas une reine, c'est une cocotte[14] ! »

— Hélène (acte I, sc. 5), La Belle Hélène, op.cit.

« Allons, çà, dépêchez, ça presse
Regardez l'état de la Grèce.
C'est une immense bacchanale
Et Vénus, Vénus Astarté
Anime la ronde infernale
Tout est plaisir et volupté !
Vertu, devoir, honneur, morale
Par le flot tout est emporté ! »

— Agamemnon (acte III, sc. 5), La Belle Hélène, op.cit.

Dans La Belle Hélène, le détournement de l'Antiquité leur permettent ainsi de faire de violentes[citation nécessaire] critiques de l'hypocrisie, du décorum (« Tout pour le décorum ! », mot d'ordre de Jupiter) et de la bêtise de l'époque :

« Rois et peuple de la Grèce, il ne s'agit pas aujourd'hui, comme dans nos luttes habituelles, de lancer le disque d'une main sûre, ou de diriger un char dans la carrière. Cette journée est spécialement consacrée aux choses de l'intelligence... Des hommes forts, nous en avons : le bouillant Achille est fort, les deux Ajax sont forts. Et moi-même... Ce que nous n'avons pas, ce sont des gens d'esprit. »

— Agamemnon (acte I, sc. 11), La Belle Hélène, op.cit.

C'est sans doute parce que les opéras-bouffes d'Offenbach font rire des travers humains, qui ne sont pas seulement propres à cette époque, que certaines de ses œuvres ont conservé cette même force comique de nos jours. Mais son œuvre contient également des morceaux lyriques d'une rare perfection, d'autant plus étonnants qu'ils se placent souvent au milieu de bouffonneries. Ces passages évoquent souvent avec une grande tendresse ou avec malice l'amour éprouvé par ses héroïnes, souvent de charmantes « cocottes », jouets de la « fatalité » (le fatum de la tragédie classique), telle la blonde Hélène :

« Là, vrai, je ne suis pas coupable
Et, ma foi, je n'y comprends rien,
Rien, car il était adorable,
Roi des rois, ce prince troyen !
De Vénus il était l'élève,
Et cependant j'ai résisté ! »

— Hélène (acte III, sc. 4), La Belle Hélène, op.cit.

Citations et avis

  • En 1869, Richard Wagner - qui, après avoir loué son confrère, s'est fâché avec lui suite aux caricatures dont il avait fait les frais - écrit dans ses Souvenirs sur Auber : « Offenbach possède la chaleur qui manque à Auber ; mais c'est la chaleur du fumier ; tous les cochons d'Europe ont pu s'y vautrer. »[16]
  • En 1876, Albert Wolff écrit dans la préface de Notes d'un musicien en voyage, publié par Offenbach à son retour des États-Unis : « [...] Il y a de tout dans son inépuisable répertoire : l’entrain qui soulève une salle, les gros éclats de rire qui plaisent aux uns, l’esprit parisien qui charme les autres et la note tendre qui plaît à tous, parce qu’elle vient du cœur et va droit à l’âme. »[17]

Bibliographie

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  • Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, 1877
  • Arnold Mortier, Les Soirées parisiennes de 1874, 1875 - Préface de J. Offenbach
Biographies
  • André Martinet, Offenbach, sa vie et son œuvre, Dentu, Paris, 1887[18].
  • Siegfried Kracauer, Offenbach ou le Secret du second Empire, Paris, 1937.
  • Florian Bruyas, Histoire de l'opérette en France, 1855-1965, E. Vitte, 1974.
  • Claude Dufresne, Offenbach ou la Joie de vivre, Perrin, 1998.
  • Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, coll. « Biographies », Gallimard, Paris, 2000.
  • Philippe Luez, Jacques Offenbach, musicien européen, Anglet, Séguier, 2001.
  • Jean-Claude Yon, « Jacques Offenbach » in Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle (Joël-Marie Fauquet, dir.), Fayard, 2003 (ISBN 2-213-59316-7),

Discographie sélective

Bien des œuvres d'Offenbach ne sont plus jouées en France. Les « grands classiques » mis à part, seuls des extraits sont en général disponibles. Certaines ne sont même disponibles que dans des adaptations en langue étrangère tel Robinson Crusoé, une des rares œuvres du compositeur créée à l'Opéra-Comique, uniquement en version anglaise (direction Alun Francis chez Opéra Rara).

Néanmoins, depuis la mise en chantier de l'édition critique chez Boosey & Hawkes, on assiste à la publication de nouveaux enregistrements ou d'enregistrements historiques, la plupart réalisés par l'ORTF dans les années 1950-1960, jusque lors indisponibles.

Œuvres originales

Parmi les enregistrements historiques reparus en CD dans les années 1980, la plupart sont des productions de l'ORTF. Parmi elles :

  • Barbe-Bleue avec Henri Legay, Christiane Gayraud, Aimé Doniat, René Terrasson, Jean Doussard (dir.) – Bourg
  • Barbe-Bleue avec Anna Ringart, Janine Capderou, Michel Sénéchal, Jean Giraudeau, Luis Masson, Michel Fusté-Lambezat (dir.) et Pépito avec Mady Mesplé, Yves Bisson, Albert Voli. Catherine Comet (dir.) – UORC
  • Les Bavards et Ba-ta-clan avec Lina Dachary, Huguette Boulangeau, Aimé Doniat, Raymond Amade, René Terrasson, Marcel Couraud (dir.) – Erato, 1967
  • La Belle Hélène avec Danièle Millet, Charles Burles, Jean-Christophe Benoît, Michel Dens, Jean-Pierre Marty (dir.) – EMI, 1970
  • La Chanson de Fortunio, Lischen et Fritzchen et La Leçon de chant électromagnétique avec Lina Dachary, Freda Betti, Michel Hamel, Joseph Peyron, Jean-Claude Hartemann (dir.) – Bourg
  • La Chanson de Fortunio et Madame l'Archiduc avec Lina Dachary, Jeannette Levasseur, Dominique Tirmont, Pierre Miguel, Jean-Claude Hartemann (dir.) – Musidisc
  • Le Château à Toto et L'Île de Tulipatan avec Lina Dachary, Monique Stiot, Raymond Amade, Dominique Tirmont, Joseph Peyron (dir.) – EJS
  • La Créole avec Huguette Boulangeot, Lina Dachary, Aimé Doniat, Michel Hamel, Marcel Cariven (dir.) – Bourg (version révisée par George Delance et Albert Willemetz en 1934[19])
  • Croquefer ou le Dernier des paladins et Tromb-al-ca-zar, Alfred Walter (dir.) – TPL
  • L'Île de Tulipatan ; Pomme d'Api, Emmanuel Koch (dir.) – TPL
  • Croquefer ou le Dernier des paladins, Les Deux Aveugles et Le Violoneux, Louis-Vincent Bruère (dir.) – Bourg
  • Geneviève de Brabant, Marcel Cariven (dir.) – Bourg
  • La Fille du tambour-major, avec Christiane Harbell, Étienne Arnaud, Louis Musy, Richard Blareau (dir.) – Accord, 1962
  • Madame Favart, avec Suzanne Lafaye, Lina Dachary, Camille Maurane, Joseph Peyron, Marcel Cariven (dir.) – Musidisc
  • La Périchole avec Suzanne Lafaye, Raymond Amade, Raymond Noguera, Igor Markevitch (dir.) – EMI, 1959
  • Le Pont des soupirs avec Claudine Collart, Monique Stiot, Michel Hamel, Aimé Doniat, Joseph Peyron, Jean Doussard (dir.) – Bourg

Une Anthologie d'enregistrements rares (début du XXe siècle) en 4 volumes est parue également aux éditions Forlane en 1997.

Le chef d'orchestre Michel Plasson a été le premier à réenregistrer avec des distributions prestigieuses les grandes œuvres d'Offenbach dans les années 1970-1980, la plupart chez EMI :

Parmi les autres enregistrements « modernes », on peut citer :

Le chef d'orchestre Marc Minkowski a entrepris depuis une dizaine d'années l'enregistrement de plusieurs œuvres-maîtresses, mises en scène par Laurent Pelly et basées sur le travail de l'édition critique OEK :

Parmi les œuvres instrumentales, on peut citer :

  • Concerto pour violoncelle et orchestre « Concerto militaire », Jérôme Pernoo (violoncelle) – Archiv Produktion, 2006
  • Ballade symphonique, Jean-Christophe Keck (dir.), Orchestre national de Montpellier – Accor, 2006
Ouvertures, préludes et mélodrames (La Vie parisienne, Barbe-Bleue, Les Bergers, Ba-ta-clan, La Périchole, Orphée, Sur un volcan, Souvenirs d'Aix-les-Bains).
  • Le Papillon, Richard Bonynge (dir.) – Decca, 1973
  • Cello Concertos – CPO, 2004, (ISBN 7-61203-70692-1).
Les miniatures Deux âmes au ciel, Introduction et Valse mélancolique et La Course en traîneau, originellement pour piano, sont orchestrées par Heinz Geese.
La plupart des œuvres de ce disque sont des réductions pour piano.

Adaptations

La Gaîté parisienne est certainement l'adaptation la plus enregistrée (d'où généralement une confusion du public avec l'œuvre originale d'Offenbach).

On peut citer :

  • Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, EMI Classics ;
  • Arthur Fielder (dir.), Boston Pops Orchestra, RCA, 1954 ;
  • Herbert von Karajan (dir.), Philharmonia Orchestra, EMI Classics ;
  • Lorin Maazel (dir.), Orchestre national de France, Sony, 1980 ;
  • Charles Münch (dir.), New Philharmonia Orchestra, Decca, 1964 ;
  • André Previn (dir.), Orchestre symphonique de Pittsburgh, Philips Classics, 1994 ;
  • Yutaka Sado (dir.), Orchestre philharmonique de Radio-France, Warner, 2006 ;
Autres adaptations
  • Offenbachiana (+ Gaîté parisienne), Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre de l'Opéra de Monte-Carlo, Naxos, 1997
  • Offenbachiana, Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre de l'Opéra de Paris, Accord, 2002
  • Operetten Zauber, Josef Drexler (dir.), Orchester der Wiener Staatsoper, Elite Special, 2005 – Enregistrement de l’Offenbachiana de 1869.
  • La Belle Hélène, ballet (+ Gaîté parisienne), Robert Blot (dir.), Orchestre de l'Opéra de Paris, EMI Classics, 1957
  • Offenbach Overtures, Bruno Weil (dir.), Wiener Symphoniker, Sony, 1993 – Ouvertures de concert et ouvertures originales.
  • Offenbach in America, Arthur Fielder (dir.), Boston Pops Orchestra, RCA, 1956 – Ouvertures de concert et musique de danse.
  • Folies dansantes chez Jacques Offenbach, Jean-Christophe Keck (dir.), Solistes de l'Orchestre Pasdeloup, Orphée 58, 2008 – Quadrilles et fantaisies par Strauss, Métra, Marx et Dufils.
  • Christopher Columbus, opéra-bouffe en 4 actes, livret en anglais de Don White, Opera Rara, 1977
    Pastiche reprenant des extraits d'œuvres rares d'Offenbach (entre autres, Le Docteur Ox, La Princesse de Trébizonde, Fantasio, La Boîte au lait, Maître Peronilla, Vert-Vert, Les Bergers, Les Braconniers, La Boulangère a des écus, La Créole, Les Trois Baisers du Diable, Dragonnette, etc.) auxquels les paroles sont substituées pour illustrer l'intrigue.

Liens internes

  • Synagogue Nazareth à Paris. Le compositeur Jacques Offenbach, à son arrivée à Paris, y a été chargé, avec son frère, « de la formation et de la direction du chœur » durant 6 mois à partir du 1er décembre 1833[21].

Liens externes

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Sources

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  • Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, coll. « Biographies », Gallimard, Paris, 2000.

Notes et références

  1. Il obtient sa naturalisation le 14 janvier 1860.
  2. Détourné plus tard en french cancan, danse spectacle totalement étrangère à Offenbach.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach.
  4. D'où les modifications radicales subies par l'œuvre dès sa création sur ordre du directeur de l'Opéra-Comique. Il faudra près d'un siècle et les travaux de plusieurs musicologues pour retrouver la forme originelle voulue par le compositeur (cf. article détaillé).
  5. Tout comme Georges Bizet, découvert par Offenbach et mort avant d'assister au triomphe de Carmen (1875).
  6. Pièce J100 du catalogue FRAD071_J1-1149 Archives d'origine privée, petits fonds et pièces isolées (J 1 - 1149), Archives départementales de Saône et Loire
  7. Offenbach Edition Keck, rubrique Pourquoi ?
  8. Édition monumentale critique publiée chez Boosey & Hawkes
  9. a et b Jean-Christophe Keck, « Guide d'écoute », Les Contes d'Hoffmann, L'Avant-scène opéra n°235, p.81.
  10. Lors de la création de La Fille du tambour-major en 1879 (la dernière œuvre créée de son vivant), les journalistes évoquaient la « centième [pièce] d'Offenbach ». Cf. « La Soirée Théâtrale » Le Figaro, 25e année, n°344, mercredi 10 décembre 1879.
  11. Jean-Claude Yon, op. cit., page 645.
  12. Offenbach Edition Keck, rubrique Œuvres théâtrales
  13. « Deux disparus dans l'effondrement des archives de Cologne », Le Monde (03/03/09)
  14. Hélène est la fille de Jupiter, qui séduisit Léda en prenant l'apparence d'un cygne
  15. Léon Tolstoï, Journaux et Carnets, tome I : 1847-1889, La Pléiade, Gallimard, 1979, p. 413, cité dans Jean-Claude Yon, op. cit.
  16. Louis Schneider cité in Jean-Claude Yon, op. cit.
  17. Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, Calmann-Lévy, 1877.
  18. Livre disponible sur Internet Archives
  19. Cette version passe de 17 numéros musicaux à 30.
  20. L'édition critique de Jean-Christophe Keck (la plus récente à ce jour) n'a quant à elle pas encore été enregistrée bien que représentée, entre autres, à l'Opéra de Lyon sous la direction de Marc Minkowski, mise en scène de Laurent Pelly. La publication d'une édition commune Kaye/Keck est prévue par les éditeurs Schott/Boosey & Hawkes.
  21. Jean-Claude Yon, , op. cit., pp. 25-28.


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