Jean-Baptiste Chaussard


Jean-Baptiste Chaussard
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Jean-Baptiste Chaussard né le 4 septembre 1729 à Tonnerre (Yonne), mort à Paris le 26 juin 1818, est un architecte français.

Architecte du roi[1], associé de Pierre Contant d'Ivry et de Jean-Michel Chevotet, il est aussi le genre de ce dernier, le neveu du peintre du roi Jean Valade, et le père du révolutionnaire Pierre-Jean-Baptiste Chaussard.

Sommaire

Sa famille

Son père François Nicolas Chaussard fait profession d'arpenteur juré royal[2]. Le fait n'est pas négligeable : c'est sans doute dans l'agence paternelle, au contact des compas, des règles et des relevés, que le jeune Jean-Baptiste prend conscience de sa vocation : il sera architecte. On ignore tout, malheureusement, de sa formation initiale et de ses humanités. Il faut attendre 1752 pour retrouver sa trace à Paris, dans l'agence de Pierre Contant d'Ivry, mais il est aussi élève à l’Académie royale d'architecture. Nul n'ignore l'importance de cette officielle et docte institution, qui règle et mène le goût en France depuis près d'un siècle, et des prix qu'elle décerne à l'occasion de ses concours annuels : c'est là que se font les carrières.

Biographie

Un architecte un peu oublié en 1818

L'entrefilet du Journal de Paris annonçant le décès de Jean-Baptiste Chaussard, le 16 juin 1818, précisera : l’un des plus anciens et des plus laborieux architectes de Paris.... Ce commentaire est aussi sibyllin que son épitaphe au Cimetière de Montmartre : Homme de mœurs antiques, d'un talent distingué et d'un caractère ferme. Il y a tout lieu de croire que pareilles oraisons n'ont guère retenu l'attention des lecteurs, et que la disparition de Chaussard passe inaperçue, dans une indifférence quasi générale. Cet homme de son temps, a pourtant connu une certaine notoriété : les débuts de sa carrière, dans les années 1760, s'inscrivent dans le sillage du grand Pierre Contant d'Ivry (1698-1777) et de Jean-Michel Chevotet (1698-1772), dont il devient le gendre. Son activité se clôt - dans l'état actuel de nos connaissances - auprès de Pierre-Louis Moreau-Desproux, de François-Joseph Bélanger et de La Folie Saint-James, à Neuilly-sur-Seine. Aujourd'hui ses réalisations sont à nouveau étudiées.

Ses débuts

Jean-Baptiste Chaussard assiste Pierre Contant d'Ivry au Palais Royal en 1752

Chaussard est candidat à plusieurs des concours de l'Académie royale d'architecture : le 20 mai 1754 et un an plus tard, le 12 mai 1755. Le premier prix lui échappe, mais il se voit gratifié, pour chacune de ses tentatives, d'une médaille décernée par le marquis de Marigny, directeur de l'Académie.

Près de quinze ans plus tard, cette célèbre et sévère Maison continue d'exercer une réelle attraction sur bien des architectes de talent : en 1767, puis en 1770, Chaussard y brigue un poste de professeur vacant. Il rédige à cette occasion un curriculum vitae qui est, avec la série z1j des Archives nationales, l'une des sources essentielles pour la connaissance de son œuvre, et a le mérite de nous entraîner sur son itinéraire.

Jean-Baptiste Chaussard assiste Pierre Contant d'Ivry à l'église de l'abbaye de Penthemont en 1753.

Jean-Baptiste Chaussard assiste Pierre Contant d'Ivry au Palais-Royal en 1752, et à l'église de l'abbaye de Penthemont, l'année suivante, et à la Ferme des Tabacs, en 1759 : trois édifices majeurs dans l'œuvre de son maître, et qui ont sans doute beaucoup compté dans sa formation. Mais quelle a été sa participation ? Probablement, comme c'est alors l'usage, a-t-il fait office de maître d'œuvre, veillant à la bonne exécution des plans qu'il a peut-être dessinés lui-même sous la conduite de leur auteur ? On imagine difficilement meilleure école.

Chaussard semble se dégager ensuite de la tutelle de Contant, mais sans que les liens soient rompus entre eux, pour connaître dès le début des années 1760 une intense activité personnelle, tant à Paris et en Ile-de-France que dans les provinces parfois les plus reculées du royaume, et tout en travaillant aux côtés de l'architecte Jean-Michel Chevotet, son beau-père. À cette époque il faut obligatoirement avoir des relations et de riches commanditaires pour être architecte. Il travaille pour certains personnages très en vue dans les milieux de la finance, de la magistrature et même de l'Église : les Boullongne[3], les Parseval[4] et les Caze[5], qui sont au nombre des meilleurs contrôleurs ou fermiers généraux, les Ogier[6], les Lévis-Léran[7].

Son mariage (1765)

C'est auprès de cette clientèle richissime et assidue que Chaussard commence sa propre carrière. Dans les années 1760, c’est un jeune architecte rempli de talent, mais ses attaches familiales n’ont pas dû rester étrangères à ce succès. Son mariage le 18 février 1765 avec Anne-Michelle, la fille de Chevotet:, en fait le neveu d'un pastelliste réputé, Jean Valade (1710-1787) à qui l'on doit son portrait. Il est associé avec son beau-père, Jean-Michel Chevotet, et Pierre Contant d'Ivry.

Jean-Baptiste Chaussard travaille sur différents projets, notamment l’église Saint-Wasnon à Condé-sur-l'Escaut (1751), avec Emmanuel de Croÿ-Solre, qui parlera de lui dans ses Mémoires. Strictement contemporaine, mais inconnue il y a peu de temps encore, l'intervention de Pierre Contant d'Ivry à L'Hermitage est plus difficile à cerner : elle concerne surtout l'implantation des deux premiers pavillons de communs et le schéma de l'avant-cour.

Jean-Baptiste Chaussard est l'architecte qui a construit l'église Saint-Denis d'Arnouville-lès-Gonesse

Et si l'architecte promet d'étudier le plan d'une maison carrée, pour le futur château, c'est pour mieux s'en décharger, à son retour de Paris, sur Chaussard. On peut d'ailleurs imaginer que Contant, sollicité par d'autres chantiers, a voulu signifier à son élève l'estime dans laquelle il le tient, lui laissant ainsi l'occasion de faire ses premières armes. En tout état de cause, Chaussard devient, dès lors, l'ami et le conseiller fidèle des Croÿ.

Est-ce à sa demande que Jean-Michel Chevotet est consulté à son tour pour le même château de L'Hermitage, en 1754, ou est ce le fruit du hasard, en l'occurrence les liens étroits qui unissent Emmanuel de Croÿ-Solre et Claude Lamoral II de Ligne ? Toujours est-il qu’à cette date Chevotet, qui ordonne les jardins de Belœil, à quinze kilomètres de là, donne aussi un projet général pour la maison de campagne de Condé.

La participation des trois architectes au château de L'Hermitage est donc bien réelle, quoique à des degrés divers. Elle l'est autant à Arnouville-lès-Gonesse, où l'intendant du Hainaut devenu ministre des Finances, le célèbre Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, lui fait construire un important château de la Muette et l'église Saint-Denis d'Arnouville-lès-Gonesse. Contant et Chevotet y oeuvrent de concert entre 1750 et 1760, et en 1782 c'est à Chaussard que l'on doit l'église paroissiale, à l'entrée de la perspective.

Pour la généalogie de sa famille voir Famille Mottet

Après la mort de son beau-père (1772)

À la mort de Jean-Michel Chevotet en 1772, il reprend son chantier de Mareuil-sur-Ay, près d'Epernay, où il termine peu après le château des Domangeville. Il ressort donc de tout ceci une étroite collusion des principaux acteurs, qui permet de supposer qu'il existe entre eux, au-delà de l'estime et de l'amitié, sinon une identité de vue du moins une parenté d'esprit sans laquelle toute réalisation commune eût été impossible.

Jean-Baptiste Chaussard et la franc-maçonnerie

Leurs liens d’amitié sont-ils plus forts du fait de leur appartenance à la franc-maçonnerie ? Non, Chaussard n’est pas encore à cette époque franc-maçon. Ce n’est qu’après la mort de Chevotet en 1772, puis celle de Contant en 1777, que Chaussard, dont la carrière est pourtant bien assise, se retrouve affilié, dès 1773, à la puissante loge maçonnique de l'Étoile polaire[8], où se réunissent entre autres Dumont et Nicolas Le Camus de Mézières. Trois ans plus tard, on les retrouve parmi les Cœurs simples de l'Etoile polaire, entourés cette fois de Jean-François Chalgrin[9], Augustin Pajou, Charles De Wailly, son associé Pierre-Louis Moreau-Desproux et Henry de Mars[10].

Rien n'indique, bien sûr, que cette affiliation ne répondît à une aspiration profonde, et au désir de la partager au sein d'une société de pensée. Quelle influence cela va-t-il avoir sur son œuvre et sur le parcours politique de son fils et ses idées politiques. Quelles sont ses idées ? Il semble avoir approuvé les idées révolutionnaires de son fils. En tous les cas cela lui évitera la guillotine. Mais ses papiers disparaissent pendant la Révolution, comme il l’explique à la duchesse douairière de Croÿ, dans un de ses rares courriers non détruits.

Ses lectures et ses idées

L’inventaire de ses biens permet à peine d'entrouvrir la porte de sa réserve. Tout au plus les titres de sa bibliothèque permettent-ils de mieux cerner ses goûts, très diversifiés, en matière d'architecture : Oppenort, Dumont, Jacques François Blondel voisinent avec Vitruve, Andrea Palladio et Neufforge, Pierre Patte et Daviler, mais aussi Bullet de Chamblain, Desgodetz, Jean-François Félibien, Jean-Baptiste Courtonne, et encore Chambers. Élève des uns, Chaussard ne reste pas sourd aux appels des autres. Il apparaît finalement comme un éclectique, au talent très souple (juste avant la Révolution, il collabore avec Pierre-Louis Moreau-Desproux) Autant d'atouts qui lui permettent de se plier aux exigences d'une riche clientèle aristocratique, fidèle à la tradition du grand goût, et au service de laquelle il met sa connaissance très approfondie de l'architecture française. Ceci ne l'empêche pas, à l'occasion, de remplir scrupuleusement toute commande d'un type nouveau, réclamant sinon une adaptation, du moins une réelle compréhension des tendances contemporaines.

Il est regrettable que Publicola, son fils aîné, ne croira pas nécessaire de nous livrer un portrait de Chaussard. La chose aurait dû lui être facile, rapprochés qu'ils étaient par un goût commun de l'architecture.

Jean-Baptiste Chaussard sait quel parti on peut en tirer et la concevoir grandiose. À telle enseigne, ses fameux Monuments de l'héroïsme français, vaste projet révolutionnaire qui propose de faire une sorte de voie sacrée depuis le Muséum national d'histoire naturelle jusqu’au pont de Neuilly.

La fin de sa vie

Dans les années 1780, ce sont les réalisations essentielles de l’âge mûr. Il acquiert une jolie fortune, mais sans ostentation.

Il semble ne plus avoir travaillé dès 1789. À cette époque tous ses clients sont morts guillotinés ou assassinés.

En 1802, il acquiert une maison à Paris, rue Taillepied. Il est mort à Paris le 26 juin 1818 et passe à l’Orient éternel.

Sa descendance

  • Pierre-Jean-Baptiste Chaussard
  • Louise Françoise Michelle Chaussard, dont plusieurs descendants seront architectes ou mariés à des architectes.
  • Jean François Chaussard-Maisonneuve

Notes et références de l'article

  1. Biographie universelle, ancienne et moderne, ou, Histoire par ordre ..., Par Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, p.561
  2. CHAUSSARD , Nicolas, François Qualité(s) Les qualités de l'impétrant sont présentées successivement ; la dernière se rapporte à l'office dont il est pourvu. arpenteur priseur mesureur de terres, prés, vignes, bois, eaux et forêts, ville, Tonnerre, Yonne, can.,com. successeur de : HIVERT, Nicolas Date de la lettre de provision (ou de son enregistrement) : 1726/09/29 Cote de la lettre : V/1/ 266 pièce 37
  3. Jean de Boullongne (1690-1769), comte de Nogent, est un magistrat et homme politique français. Conseiller au parlement de Metz, puis intendant des finances, Conseiller d’État, membre du Conseil royal des Finances, il devint Contrôleur Général des Finances.
  4. Le Tribunal a condamné à la peine de mort : Charles René Parseval Frileuse, âgé de 35 ans, natif de Paris, ex-noble, ci-devant Fermier général sans département, demeurant à Paris, rue Thérèse, et dernièrement à Mantes-sur-Seine. Alexandre Philibert Pierre Parseval, âgé de 36 ans, ex-noble, ci-devant Fermier général, commandant du bataillon de la Section de la Bibliothèque, natif de Paris, demeurant à Gonneville, district de Caen, département du Calvados.
  5. Marguerite de Boullongne x 1737 Gaspard Henri Caze de La Bove, Intendant de la généralité d’Auch, maître des requêtes de l’Hôtel du Roi. Gaspard Louis est Intendant du Dauphiné… Jean Paule, âgé de 42 ans, ex conseiller aux requêtes du parlement de Toulouse, né et domicilié à Toulouse, département du Haute Garonne, condamné à mort , le 26 prairial an II, par le tribunal révolutionnaire de Paris.
  6. Descendants d’un secrétaire de Charles V de France, famille de parlementaires et de Secrétaires du roi fait comtes par Louis XVI.
  7. Après le partage de 1329, le domaine de Léran (château et terres) revient à Gaston de Lévis qui prend le titre de Lévis-Léran, alors que son frère prend celui de Lévis-Mirepoix.
  8. Le Bihan Alain, Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, Bibliothèque nationale, 1966. - (Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française ; XIX) 8°C 451 et Loges et chapitres de la grande loge et du Grand Orient de France : 2e moitié du XVIIIe siècle, Alain Le Bihan. - Bibliothèque nationale, 1967. - (Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française ; XX)
  9. Chalgrin, Jean François (1739 1811) Constructeur de l'église Saint-Philippe-du-Roule, du Collège de France et de l'Arc de Triomphe
  10. Henry-Nicolas-Marie de Mars, Conseiller Conseil Supérieur de Pondichéry, Directeur de la Compagnie des Indes, 1787 qui est un ami du cousin de sa femme, Benoît Mottet de la Fontaine, Commissaire de la Marine, Commandant et président du Conseil Provincial de Chandernagor, ordonnateur des Établissements français de l'Inde, cousin qui est député du Grand Orient de La Sage Liberté à Rochefort.

Bibliographie

  • Baritou, Jean-Louis, Chevotet, Contant, Chaussard, Paris, Délégation à l'Action Artistique de la Ville de Paris, La Manufacture, 1987, (ISBN 2-904638-98-9)
  • Gallet, Michel, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, éditions Mengès, Paris (France), (ISBN 2-8562-0370-1), 1995.
  • Klinka-Ballesteros, Les pastels, Amis des musées d'Orléans, 2005
  • Trope Marie-Hélène, Jean Valade, Musée Sainte-Croix de Poitiers, 1993

Ces deux livres sont illustrés par de nombreux portraits de membres des familles Rémond, Valade, Chevotet, Chaussard et Simon.

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