John Hancock


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John Hancock

John Hancock, né le 12 janvier 1737 à Braintree (Massachusetts) où il est mort le 8 octobre 1793, fut le président du second Congrès continental, au cours duquel il signa en premier la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique. De 1780 à 1785, il fut le premier gouverneur de l’État du Massachusetts.

Sommaire

Jeunesse et famille

John Hancock est né à Braintree (Massachusetts) dans un quartier qui fait aujourd’hui partie de la ville de Quincy. Très jeune, il devient orphelin de père et est adopté par son oncle paternel, Thomas Hancock, un riche marchand de Nouvelle-Angleterre. Après avoir suivi les cours de la Boston Latin School, il entre à Harvard où il obtient son diplôme en 1754, à 17 ans. Il travaille ensuite pour son oncle. De 1760 à 1764, Hancock vit en Nouvelle-Angleterre où il tisse des liens avec les clients et les fournisseurs des chantiers navals de son oncle. Peu après son retour d’Angleterre, son oncle meurt et il hérite de sa fortune et de ses affaires, devenant ainsi l’un des hommes les plus riches de Nouvelle-Angleterre à cette époque. À la mort de sa tante en 1776, il hérite également du Hancock Manor.

Hancock épouse Dorothy Quincy (la tante de Dorothy Quincy, qui portait le même nom que sa nièce était l’arrière-grand-mère du poète américain, Oliver Wendell Holmes) avec laquelle ils auront deux enfants, Lydia Hancock, en 1777, qui ne vivra que 10 mois et John George Washington Hancock, en 1778, qui ne verra pas son neuvième anniversaire.

En raison de la célébrité de Hancock et de la fréquence de son nom de famille, nombre d’Américains persistent à croire qu’ils sont ses descendants, parmi eux, on peut citer l’écrivain Ernest Hemingway[1]. Les deux seuls enfants connus de Hancock étant morts avant l’adolescence, ceci est impossible.

Début de sa carrière révolutionnaire

John Hancock, vers 1776

En tant que membre de l’exécutif de la ville de Boston, représentant à l’assemblée législative du Massachusetts et riche commerçant, Hancock, tout naturellement se doit de résister au Stamp Act de 1765, qui impose une taxe sur tous les contrats commerciaux.

Le Stamp Act est rejeté, mais de nouvelles lois (comme le Townshend Acts) conduisent à la taxation des biens de consommation. Hancock commence alors à intégrer la pratique de la contrebande du verre, du plomb, du papier et du thé, dans son commerce. En 1768, lors d’un retour d’Angleterre, son sloop Liberty est saisi par les douanes britanniques pour violation de la loi sur les droits de douane. Une émeute, déclenchée par des Bostoniens qui attendent ces marchandises, éclate alors.

Ses activités commerciales légales et moins avouables servent à financer la résistance à l’autorité britannique dans la région, ce qui mène à une plaisanterie de la part des habitants de Boston disant :

« Sam Adams écrit les lettres (aux journaux) et John Hancock en paie les timbres[2]. »

La révolution américaine

N’étant alors que le financier de la rébellion, Hancock devient ensuite un critique influent du mode de gouvernement britannique. Le 5 mars 1774, lors du quatrième anniversaire du massacre de Boston, il fait un discours, condamnant vivement les Britanniques. La même année, il est élu à l’unanimité président du Congrès provisoire du Massachusetts (anglais : Provisional Congress of Massachusetts), puis il en préside son Conseil de sécurité. Sous la présidence de Hancock, le Massachusetts lève des troupes de Minutemen et lance un boycott du thé, importé par la Compagnie anglaise des Indes orientales, qui mènera à la fameuse Boston Tea Party.

En avril 1775, les intentions des Britanniques étant évidentes, Hancock et Samuel Adams quittent Boston pour ne pas être arrêtés, ils résident alors à Hancock-Clarke House à Lexington, Massachusetts. C’est là que Paul Revere vient les chercher aux environs de minuit avant que n’arrivent les troupes britanniques pour la bataille de Lexington et Concord. C’est alors que, le général Thomas Gage ordonne l’arrestation de Hancock et Adams pour trahison. Après la bataille, une proclamation promet le pardon à tous ceux qui démontreront leur loyauté à la Couronne, à l’exception de Hancock et Adams.

Le 24 mai 1775, Hancock est élu président du Second Congrès continental, succédant à Peyton Randolph. Il occupera ce mandat jusqu’au 30 octobre 1777, lorsque lui succèdera Henry Laurens.

Lors du premier mois de sa présidence, le 19 juin 1775, Hancock commissionne George Washington en tant que Commander in Chief de l’Armée continentale. Un an après, il envoie à Washington une copie de la résolution du Congrès, du 4 juillet 1776, appelant à l’indépendance (Lee Resolution) ainsi qu’une copie de la Déclaration d’indépendance.

Hancock est le seul à signer la Déclaration d’indépendance le 4 juillet, les 55 autres membres du Congrès ne la signeront que le 2 août. Il demande également que Washington fasse lire la déclaration à l’Armée continentale. Selon une légende populaire, il signa son nom en gros et le plus clairement possible, afin de s’assurer que le roi George III puisse le lire sans ses lunettes, ce qui fit de son nom aux États-unis un éponyme de « signature ». Cependant, d’autres sources montrent que Hancock signait toujours de la même façon.

De 1780 à 1785, il est gouverneur du Massachusetts. Les talents d’orateur de Hancock font l’admiration de ses contemporains, mais lors de la révolution, il fut surtout reconnu pour son habileté à lever des fonds et obtenir des provisions pour les troupes américaines. Malgré ses talents commerciaux, il eut cependant quelques difficultés à assurer les requêtes pressantes, en bétail, du Congrès continental visant à nourrir les bouches affamées de l’Armée. Le 19 janvier 1781, le général Washington avertit Hancock :

« Je ne devrais pas ennuyer votre Excellence, avec de telles requêtes réitérées concernant l’approvisionnement, si la sécurité de nos postes sur cette rivière, et par conséquent l’existence même de l’armée n’étaient en jeu. De par les extraits, ci-joints, d’une lettre du major-général Heath, vous comprendrez notre situation actuelle et nos perspectives. Si la fourniture en bétail réclamée par les réquisitions du Congrès de votre État, n’est pas régulièrement livrée à l’Armée, je ne puis plus me considérer comme responsable du maintien des garnisons en dessous de West Point, New York, ou du maintien du moindre régiment sur le terrain. » (United States Library of Congress, 1781.)

Hommages posthumes et anecdotes

Un des principaux gratte-ciels de Chicago (le John Hancock Center) et une tour de Boston (la John Hancock Tower) portent actuellement son nom. Il était aussi membre de la franc-maçonnerie[3].

Dans le film américain Hancock (2008), le héros du film, interprété par Will Smith, porte le nom de Hancock. On apprend au cours du film que le héros, frappé d’amnésie, a choisi ce nom quand, alors qu’il allait sortir de l’hôpital, l’infirmière lui demanda de signer son bon de sortie, lui disant d’apposer son « Hancock » ; l’expression est commune aux USA pour désigner une signature, une référence à la signature par John Hancock de la déclaration d’indépendance. Cette expression n’existant pas en français, la version traduite lui fait dire qu’au moment de signer le registre, il voit un portrait de John Hancock au mur, il décida d’en faire son nom (séquence visible à la quarante-neuvième minute du film).

Bibliographie

Notes et références

  1. (en) David Bardallis, « Ernest Hemingway and Art Subsidies: A Farewell to Alms », Mackinac Center for Public Policy
  2. Fradin & McCurdy, 2002.
  3. Famous Freemasons



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article John Hancock de Wikipédia en français (auteurs)

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