La Ligne verte (film)


La Ligne verte (film)
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La Ligne verte

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Titre original The Green Mile
Réalisation Frank Darabont
Scénario Frank Darabont
Acteurs principaux Tom Hanks
David Morse
Michael Clarke Duncan
Sociétés de production Castle Rock Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Drame
Sortie 1999
Durée 188 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Ligne verte (The Green Mile) est un film dramatique américain réalisé par Frank Darabont sorti en 1999 adaptant le roman-feuilleton éponyme de Stephen King.

Sommaire

Résumé

En 1932, Paul Edgecombe est gardien-chef au bloc E (surnommé la ligne verte), celui des condamnés à la chaise électrique, du pénitencier de Cold Mountain en Louisiane. Un jour, un nouveau détenu arrive. Il s'agit de John Coffey, un colosse, condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes, sœurs jumelles. Cependant, ces faits offrent un contraste très troublant avec la douceur et la gentillesse de John qui est, semble-t-il, doté de pouvoirs surnaturels. De leur côté, à part le jeune et cynique Percy Wetmore, toujours prêt à satisfaire ses instincts sadiques, Edgecomb et son équipe doutent que John soit coupable.

Dans le bloc E, celui des condamnés à morts, que Paul Edgecomb dirige il tient à ce que les prisonniers jouissent malgré tout d'un environnement paisible et humain. Percy, nouveau gardien sous les ordres de Paul, perturbe cette organisation bien huilée, notamment par la perversité dont il fait preuve envers les détenus. Mais, ni Paul ni Hal Moores, le directeur du pénitencier, ne peuvent agir contre lui, car il est « protégé » par sa famille, en particulier sa tante, dont le mari est le gouverneur de l'État de Louisiane.

Hal, ami intime de Paul, lui apprend que sa femme a une tumeur cérébrale, inopérable. Paul souffre quant à lui d'une infection urinaire qui, non seulement le fait terriblement souffrir, mais en plus met à mal sa vie de couple. Un jour, John le soigne d'une manière miraculeuse : il l'empoigne et pose sa main sur l'endroit atteint, puis recrache le « mal » sous forme de particules noires. John lui explique qu'il a ce don depuis tout petit, et qu'il ne sait pas d'où il vient. C'est le début des doutes de Paul, il commence à penser que John n'est pas coupable. Un prisonnier, Édouard Delacroix, se lie d'amitié avec une souris, qu'il nomme Mister Jingles. Percy profite de la première occasion qui s'offre à lui pour écraser sauvagement le malheureux compagnon d'infortune d'Édouard. Mais John le ressuscite, faisant preuve une seconde fois de ses pouvoirs surnaturels.

Paul et son équipe vont chercher un prisonnier particulièrement dangereux, William Wharton, qui se surnomme lui-même « Billy the Kid », condamné à mort pour le meurtre de trois personnes dont une femme enceinte dans un hold-up. Quand ils le prennent en charge, William semble complètement anéanti, probablement drogué par une forte dose de calmants. En réalité il simule, et en arrivant dans le bloc « E », il se jette sournoisement sur un gardien, Dean Stanton, pour l'étrangler. Alors que Percy pourrait maîtriser William Wharton, il ne fait rien, de toute évidence tétanisé par sa lâcheté. Heureusement, les autres gardiens font preuve de plus de sang froid et réussissent finalement à délivrer leur collègue et à maîtriser le nouveau venu.

William attrape Percy, profitant que celui-ci passe trop près des barreaux de sa cellule. Percy vient de brutaliser une nouvelle fois Édouard, et a tellement peur qu'il en mouille son pantalon sous le regard éberlué de ses collègues. Paul intervient. Percy les menace alors tous de les faire renvoyer grâce à ses relations, s'ils ébruitent la nouvelle. En contrepartie, Paul fait jurer à Percy de demander sa mutation à l'hôpital psychiatrique de Briar Ridge dans un poste administratif, Percy accepte si Paul le laisse diriger la prochaine exécution.

Lors de l'exécution de Delacroix, Percy prend donc les commandes. Poussé par sa méchanceté perverse, il s'abstient de mouiller l'éponge, que l'on pose habituelle sur le crâne des condamnés afin que la décharge électrique aille directement au cerveau et les tue le plus rapidement possible. Delacroix meurt finalement carbonisé, après de très longues minutes d'une torture inhumaine, provoquant l'indignation des témoins de l'exécution, la haine de tous ses collègues et l'immense douleur de John (qui, grâce à ses pouvoirs, a ressenti toute la douleur de Delacroix).

La maladie de la femme de Hal mettant en péril de plus en plus sévèrement sa vie, Paul a l'idée d'utiliser les pouvoirs de John pour la soigner. Paul, aidé par ses collègues qu'il a convaincus de l'innocence de Coffey, entreprend alors d'emmener John, de nuit et clandestinement, au chevet de la femme de Hal. John guérit Melinda Moores, sous les yeux de son mari, mais cette fois, il ne recrache pas le « mal ». En effet, juste avant cette expédition, William Wharton a attrapé John par le bras, à travers ses barreaux, et ce contact a permis à Coffey d'avoir la révélation suivante : Wharton est coupable du double viol et assassinat pour lequel John a été condamné. Ayant conservé en lui le « mal » de la femme de Hal Moores, John le transmet alors à Percy, prenant ainsi le contrôle sur lui : Percy abat alors sauvagement William Wharton. Percy finit par recracher le « mal », mais ne s'en remettra pas : il restera toute sa vie dans un état catatonique et finira à l'hôpital psychiatrique de Briar Ridge... non pas en tant qu'employé, comme prévu après l'exécution de Delacroix, mais en tant que patient.

Paul ne peut se résoudre à l'idée d'exécuter John, qu'il sait dorénavant, de manière certaine, innocent. Il est hanté par l'idée du jugement dernier, celui au cours duquel il devra lui-même rendre compte de ses actes. La veille de son exécution, Paul et ses collègues demandent donc à John s'il veut qu'ils le fassent évader. Mais John refuse. Il déclare ressentir la haine de l'humanité, qui lui provoque des effets semblables à « des bourdonnements d'abeilles » ou des « bouts de verre dans la tête », ce qui lui procure une souffrance physique et morale atroce. Il pense que seule la mort peut le délivrer de ces maux. Sur la chaise électrique, John refuse la cagoule que l'on pose sur la tête des exécutés. Il a toujours peur du noir. Paul accepte cette dernière volonté et lui serre une dernière fois la main. Paul et ses collègues du bloc E n'accepteront plus jamais de tenir le rôle de bourreaux. Paul et Brutus demandent leur mutation dans une maison pour jeunes délinquants, préférant dorénavant éduquer les enfants plutôt que d'avoir à les exécuter une fois devenus criminels.

Paul, à 108 ans et en excellente santé (ce qui est présenté comme un effet secondaire du contact de John Coffey), vit dans une maison de retraite du nom de Pines Georgia où il se lie d'amitié avec une patiente du nom d'Elaine. Un jour Paul décide de lui en apprendre plus sur sa vie et lui montre Mister Jingles qui a alors environ 70 ans. Il était encore vivant et nichait dans une boîte de cigare. Paul, qui trouve parfois que la ligne verte, celle qui est tracée pour chacun de nous et qui relie notre naissance à notre mort, est bien longue, n'a plus qu'à patienter que son heure vienne, en se demandant combien de temps il peut encore vivre si une souris vit depuis plus de 70 ans.

Fiche technique

Distribution

Réception

Le film a rapporté 286 801 374 $ au box-office mondial (dont 136 801 374 aux États-Unis), ce qui en fait le plus grand succès commercial d'un film adapté d'une œuvre de Stephen King[1]. Il a attiré dans les salles de cinéma 1 714 080 spectateurs en France, 313 321 en Belgique et 279 969 en Suisse[2].

Il a également reçu un bon accueil critique, recueillant 80% de critiques positives, avec une note moyenne de 6,8/10 et sur la base de 132 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[3]. Il obtient un score de 61/100, sur la base de 36 critiques, sur Metacritic[4]. En France, les critiques ont été plus mitigées. Côté positif, Le Figaroscope évoque « un plaidoyer pour l'amour et la compréhension des autres », L'Écran fantastique « une étonnante chronique humaniste », Le Parisien souligne « l'excellence de l'interprétation », et Le Nouvel Observateur que « l'émotion est au rendez-vous ». Côté négatif, Les Cahiers du cinéma trouve le film « écœurant au plus haut point », Première évoque « une fable christique qui s'avère longuement ridicule » et Télérama regrette que le réalisateur ne remette jamais en question la peine de mort[5].

Le film figure dans le Top 250 du classement des meilleurs films de l'Internet Movie Database, basé sur les votes du public, avec une note moyenne de 8,4/10[6]. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la 331e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[7].

Distinctions

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[8].

Récompenses

Nominations

Autour du film

Différences entre le roman et le film

  • Dans le livre, l'histoire se déroule en 1932 ; dans le film, cela se passe en 1935.
  • Les noms des prisonniers diffèrent parfois.
  • Le moment où John Caffey soigne l'infection urinaire de Paul Edgecombe : dans le livre, John demande à Paul de venir dans sa cellule s'asseoir et Paul le fait, dans le film John attrape Paul et le plaque contre les barreaux de sa cellule.
  • le moment où Percy Wetmore tue de plusieurs balles William Wharton : dans le livre, il est dit que Wharton est allongé sur son lit, endormi à cause des puissants somnifères donnés quelques heures plus tôt par Paul. Dans le film, celui-ci a une conversation avec Percy avant qu'il ne le tue.
  • La scène où John Caffey regarde un film n'est pas présente dans le livre.
  • La fin est également différente (le livre contient des informations supplémentaires sur la vie de Paul avant la maison de retraite, et une scène concernant le Mr Jingles vieillissant).

Voir aussi

Références


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article La Ligne verte (film) de Wikipédia en français (auteurs)

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