Le Peuple de la liberté


Le Peuple de la liberté
Le Peuple de la liberté
Il Popolo della Libertà
Image illustrative de l'article Le Peuple de la liberté
Logo officiel
Présentation
Président Silvio Berlusconi
Fondation 27 mars 2009
Siège Rome
Secrétaire politique national Angelino Alfano
Coordinateurs nationaux Sandro Bondi
Ignazio La Russa
Denis Verdini
Députés
212 / 630
[1]
Sénateurs
128 / 321
[2]
Députés européens
29 / 72
Idéologie Conservatisme libéral, libéralisme
Affiliation européenne Parti populaire européen
Couleurs Bleu
Site web www.ilpopolodellaliberta.it/

Le Peuple de la liberté (PdL) (en italien : Il Popolo della Libertà) est un parti politique italien de centre-droit, fondé le 27 mars 2009 et présidé par Silvio Berlusconi, ancien président du Conseil.

Sommaire

Historique

Création

Parallèlement à la création du Parti démocrate au centre-gauche, Silvio Berlusconi décide de dépasser le cadre traditionnel de son parti Forza Italia pour rassembler dans un grand parti unitaire la droite[3]. Annoncé le 18 novembre 2007 et lancé en tant que coalition électorale le 28 février 2008 en vue des élections générales, il devient officiellement parti politique lors de son Ier congrès, qui se tient du 27 au 29 mars 2009 à Rome[4].

Le Peuple de la liberté est né de la fusion de deux grands partis italiens : Forza Italia (centre-droit) et Alliance nationale (droite conservatrice), ainsi que de quelques petites formations, à l'exception notable de l'UDC, la principale formation centriste en Italie, jusque-là alliée traditionnelle de Silvio Berlusconi. Avant la formalisation de ce parti unitaire, la plupart de ces partis politiques avaient concouru sous une bannière commune lors de nombreuses élections depuis le milieu des années 1990 : Pôle des libertés et Maison des libertés.

Lors du congrès consacrant la naissance du PDL, Silvio Berlusconi affirme que « la naissance du Peuple de la liberté comble un vide de l'histoire politique italienne », lui offrant « une vraie révolution libérale pour une démocratie inachevée »[5]. Il tracera la ligne politique de sa nouvelle formation : changer la constitution pour s'octroyer plus de pouvoirs au détriment des parlementaires[6], des juges et des syndicats[7]; baisser les impôts ainsi que conforter son ostracisme forcenée à l'égard de toute la gauche[8] et des écologistes[9]. Ce congrès s'achèvera par une désignation (autoproclamation dans les faits) qualifiée d'élection à l'unanimité « par acclamation[10] » de Silvio Berlusconi à la tête du Peuple de la liberté.

Dénomination

Lancé sous le nom de « Parti du peuple de la liberté », le nom du parti a finalement été choisi par référendum, de préférence à « Parti de la liberté ».

Crise interne de 2010

Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés.

En avril 2010, peu avant la réunion de la direction nationale, la toute première depuis la création du mouvement, s'installe une crise profonde entre Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés et officieusement numéro 2, et Berlusconi le leader du parti. Fini est mis en nette minorité (11 membres de la direction s'opposent au texte présenté par la majorité qui interdit toute forme de courant, toute voix discordante à l'intérieur du parti alors que Fini demandait notamment au parti de se démarquer davantage de la Ligue du Nord).

La crise s'aggrave le 29 juillet 2010 : Silvio Berlusconi défère trois des plus fidèles députés alliés à Fini devant une commission d'exclusion et invite celui-ci à abandonner la présidence de la Camera dei deputati (ce qui n'est pas prévu par les textes). Le lendemain, Gianfranco Fini annonce la fondation d'un nouveau parti, assurant néanmoins vouloir rester « fidèle au gouvernement et aux engagements pris avec les électeurs du PdL »[11]. En plus de Fini, 32 députés et 10 sénateurs quittent le PdL pour adhérer à un nouveau groupe parlementaire à la Chambre des députés et au Sénat, Futur et liberté pour l'Italie[12]. Ce groupe parlementaire décide de se constituer en mouvement politique et demande la démission de Berlusconi (et obtient le retrait des 3 représentants de FLI au sein du son gouvernement). Le 14 décembre 2010, la défection de trois membres de FLI permet à Berlusconi d'obtenir de justesse la confiance à la Camera dei deputati.

Nouvelle organisation en 2011

Après l'échec de la droite aux élections municipales et provinciales (avec notamment la perte de Milan) et la victoire du « oui » au référendum abrogatif, Silvio Berlusconi nomme Angelino Alfano numéro deux du PdL et déclare qu'il souhaite le voir lui succéder à la présidence du Conseil. Le 8 juillet 2011, lors d'un entretien accordé à La Repubblica, Berlusconi annonce qu'il ne briguera pas à nouveau la tête du gouvernement en 2013, ni la présidence de la République, notamment en raison de son âge. Le gouvernement Berlusconi IV n'obtenant plus que la majorité relative (308) en novembre 2011, il démissionne, le PdL n'ayant plus que 212 députés, en forte baisse depuis le début de la législature. Cependant Berlusconi et Alfano annoncent leur appui au gouvernement Monti, nommé le 13 novembre 2011, après avoir vainement insisté à ce que Gianni Letta en fasse également partie. Après l'investiture de Mario Monti, les sondages (Demos, Atlas politique n° 31) ne lui donnent moins 25 % (à comparer aux 35 % obtenus aux européennes en 2009 et aux 37 % aux législatives en 2008).

Composantes

ainsi que d'autre petits groupes, qualifiés de « partis mineurs » par les instances dirigeantes :

La Démocratie chrétienne (1997) de G. Pizza, les Populaires libéraux, l'Action sociale d'Alessandra Mussolini, le Parti des retraités (qui a quitté depuis le parti) ainsi que Fortza Paris en font également partie.

Le comité constitutif (en italien, Comitato costituente) est composé de 100 membres, tous parlementaires, ainsi répartis[13] :

Organigramme

Silvio Berlusconi, actuel président du Conseil et président du Peuple de la liberté.

Notes et références

Liens externes


Wikimedia Foundation. 2010.

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