Médecine tibétaine traditionnelle

Médecine tibétaine traditionnelle
Thangka de médecine : Les racines de la santé et de la maladie

La médecine tibétaine traditionnelle est une médecine traditionnelle dont certains aspects empruntés à la médecine indienne, chinoise et perse remonteraient à près de 2500 ans et qui fut codifiée plus tardivement au travers des « Quatre Tantras Médicaux » de Yutok Yonten Gonpo au VIIIe siècle.

Sommaire

Histoire

Les origines ancestrales

Le Tibet avant le Ve siècle était principalement marqué par la culture chamanique correspondant à la tradition bön. La médecine y aurait été alors basée sur la magie, l'exorcisme et des pratiques chamaniques.

Origine indienne et influence bouddhiste

C'est au Ve siècle que deux sages médecins, Vidjaya (Vijay) et Vimala (Belha), originaires d'Inde se rendirent au Tibet. Ils y restèrent plus d'une décennie, s'employant à soigner et transmettre leur savoir[1]. Le roi du Tibet de l'époque, Lha Thothori Nyantsen, fut très touché par leur bonté et offrit une de ses filles en mariage à Vidjaya. Ils eurent un enfant, Dounggui Tor-tcho (Dungi Thorchog), qui devint un médecin célèbre. Il fonda la première lignée médicale dont le plus éminent représentant est Yutok Yonten Gonpo le jeune au XIIe siècle.

Chandranandana, disciple de Vagbhata, écrivit en sanscrit dans la continuité de l'Ayurveda classique, enrichi par les siddhas indiens bouddhistes le texte du rGyud-bZhi qu'il donna au traducteur tibetain Vairotsana[2].

Une des premières personnalités dans le développement de cette médecine fut Yutok Yonten Gonpo l'ancien (708-833), médecin renommé qui reçut de Vairotsana les « Quatre Tantras Médicaux », ouvrage connu sous le nom tibétain de rGyud-bZhi et à la base de la médecine tibétaine[3], intégrant différents éléments des médecines d'Asie, en particulier celles de Perse, de l'Inde et de la Chine. Cet ouvrage comprend un total de 156 chapitres sous la forme de 80 peintures ou thangkas. Il fut modifié et complété par les générations suivantes.

En 1126, naît le 13e descendant de Yutok Yonten Gonpo, Yuthok Sarma Yonten Gonpo. Considéré comme l'un des plus grands médecins après son ancêtre, il étudia longuement la médecine, notamment en Inde et au Népal, et modifia et compléta le rGyud-bZhi. Il fit un tableau décrivant la réparation d'une fracture osseuse et compila une série d'images anatomiques d'organes internes.

Les principes de la médecine tibétaine

Ancient Tibetan Medicine Poster.jpg

La médecine tibétaine est un système médical traditionnel qui repose sur une méthode complexe de diagnostic, incorporant des techniques telles que l'examen du pouls et de l'urine. Le médecin tibétain (amchi) donne des conseils de modification de comportement et d'alimentation. Des médicaments confectionnés à partir de plantes médicinales et de minéraux ; des thérapies physiques comme l'acupuncture tibétaine ou la moxibustion sont utilisées pour traiter le malade.

Le système médical tibétain est basé sur une synthèse des savoirs indien (Ayurveda), persan (), grec, indigène tibétain, et les systèmes médicaux chinois. Il continue à être pratiqué au Tibet, en Inde, au Népal, au Sikkim, au Bhoutan, au Ladakh, en Sibérie, en Chine, en Mongolie et en Bouriatie, de même que plus récemment dans des parties de l'Europe et d'Amérique du Nord. Il est lié à la tradition bouddhiste selon laquelle toute maladie résulte en définitive de « trois poisons » de l'esprit : le désir excessif, la haine et l'ignorance.

La médecine tibétaine met en avant une définition spécifique de la santé dans ses textes théoriques. Pour être en bonne santé il est nécessaire de maintenir un équilibre entre trois éléments ou « humeurs » : RLüng (pron. Loong, le vent), mKhris pa (pron. Tri-pa, la bile), et Bad-kan (pron. Paie-gen, le phlègme).

RLüng est la source permettant à notre corps de faire circuler des substances physiques (par ex. le sang), l'énergie (par ex. les impulsions du système nerveux), et ce qui n'est pas physique (par ex. les pensées).
Il y a cinq catégories distinctes de rLung, chacune avec un emplacement et une fonction spécifique : Srog-'Dzin rLung, Gyen-rGyu rLung, Khyab-Byed rLung, Me-mNyam rLung, Thur-Sel rLung.

MKhris-pa est relié au feu et à la chaleur, c'est la source de fonctions telles que la thermorégulation, le métabolisme, la fonction du foie et l'intelligence discriminative.
Il y a cinq catégories distinctes de mKhris-pa chaque avec les emplacements et les fonctions spécifiques : 'Ju-Byed mKhris-pa, sGrub-Byed mKhris-pa, mDangs-sGyur mKhris-pa, mThong-Byed mKhris-pa, mDog-Sel mKhris-pa.

Bad-kan est relié à la fois à l'eau et à la terre. Il est de nature froide, et est la source de fonctions telles que la digestion, l'entretien de notre structure physique, la santé de nos articulations et notre stabilité mentale.
Il y a cinq catégories distinctes de Bad-kan, chacune avec son emplacement et sa fonction spécifique : rTen-Byed Bad-kan, Myag-byed Bad-kan, Myong-Byed Bad-kan, Tsim-Byed Bad-kan, 'Byor-Byed Bad-kan.

Les traitements

La médecine tibétaine comporte 3 types principaux de traitements :

  • des conseils alimentaires
  • des conseils comportementaux
  • des pilules à base de plantes[4]

Cette médecine traditionnelle utilise jusqu'à deux mille types de plantes et cinquante minéraux[5]

La médecine tibétaine en Chine

Fin 2007, il y avait 14 instituts de médecine tibétaine ainsi que plus de 60 départements de médecine tibétaine dans les hôpitaux des comtés.

Créé en 1977, l'Institut de médecine tibétaine de Lhassa a un service de consultation externe et un service d'hospitalisation, un centre d'enseignement d'astrologie médicale, un atelier de préparations médicales, un musée abritant des tankas médicales[6].

En 2007, a vu le jour la revue China's Tibetan Medicine (« Médecine tibétaine de la Chine »). Les thèmes abordés sont l'histoire de la médecine, de l'astronomie et du calendrier tibétains, les fondements théoriques et la pratique de cette médecine.

La même année, un Institut de recherche sur la médecine tibétaine a été établi dans la Région autonome du Tibet. Il est chargé de mener à bien 17 projets de recherche.

L'administration d'État de la médecine tibétaine a publié un « Nouvel Abrégé de médecine tibétaine » et un « Dictionnaire de la médecine tibétaine »[7].

La médecine tibétaine en Inde

Institut Chakpori de médecine tibétaine

L'ancienne école médicale tibétaine de Chakpori a été fondée par le 5e dalaï-lama et son régent Sangyé Gyatso[8]. Construite sur la colline de Chakpori près de Lhassa, elle vit l'installation de quelques canons par les Tibétains lors du soulèvement tibétain de 1959 et fut détruite par l'artillerie de l’armée populaire de libération[9],[10],[11].

Refondé à Darjeeling en Inde, l'Institut Chakpori de médecine tibétaine forme des médecins tibétains. On y enseigne et développe aujourd'hui la médecine tibétaine en exil[12].

Institut de médecine et d'astrologie tibétaine

Le Men-Tsee-Khang fut fondé en 1916 par le 13e dalaï-lama[13].

Cette même année, il nomma Khyenrab Norbu directeur du Collège médical de Chakpori, et du Men-Tsee-Khang[14].

Il serait issu de la transformation du monastère de Tengyeling par le 13e dalaï lama. Le gouvernement tibétain finança les cours aux étudiants et fournit une médecine gratuite aux personnes pauvres[15].

Les médecins tibétains furent persécutés à partir de 1959. La pratique de la médecine tibétaine fut interdite, et des médecins renommés comme Tenzin Choedrak furent emprisonnés[16]. Détenu à partir de 1959 et pendant près de 22 ans, ce dernier s'enfuit à Dharamsala en 1980, où il rejoignit le 14e dalaï-lama [17]. Le Men-Tsee-Khang a survécu à cette période, permettant à la médecine tibétaine d'être de nouveau enseignée et pratiquée aujourd'hui. Le Gouvernement de la région autonome du Tibet l'a fusionné avec le collège Chagpori pour former l'Hôpital de médecine tibétaine de la région autonome du Tibet.

Après l'intervention militaire de la Chine en 1950 et l'exil de 80 000 Tibétains en 1959 en Inde, une bonne part du savoir médical tibétain a pu être sauvegardée, notamment à Dharamsala. En 1961, le 14e dalaï-lama, fonda à Dharamsala, en Inde, un Institut de médecine tibétaine, le « Tibetan Medical and Astrological Institute » ou TMAI (tibétain : Men-Tsee-Khang). Le Dr. Yeshi Dhonden fut le premier directeur de l'institut. On y enseigne et développe aujourd'hui la médecine tibétaine en exil[18].

Des recherches y sont menées, notamment sur le traitement du cancer, des rhumatismes et du diabète. L'institut abrite également un centre pharmaceutique produisant les médicaments de la pharmacopée traditionnelle. Quarante-sept antennes de l'institut sont réparties sur l'ensemble du territoire indien.

Rapports avec la médecine mongole

Article principal : Médecine mongole traditionnelle.

La médecine mongole traditionnelle s’est développée en remplaçant ses aspects chamaniques par des théories et pratiques de la médecine tibétaine traditionnelle. La médecine tibétaine commença à être connue des Mongols au XVIe siècle, au moment où le lamaïsme est devenu la religion principale des Mongols. Durant les siècles, le bouddhisme tibétain influença non seulement la vie quotidienne et la pratique religieuse des Mongols, mais aussi la formation médicale des médecins mongols[19].

Selon Terry Clifford, l'ayurveda mongol est en fait la médecine tibétaine bouddhique, et il a survécu en URSS[20]. Aujourd’hui, selon Xi Haiming, originaire de Mongolie-Intérieure, diplômé en histoire de l’Inner Mongolia University (en)[21] et président du Parti du peuple de Mongolie intérieure - un parti indépendantiste -, « il n'y a pas vraiment de différence entre la médecine tibétaine et la médecine mongole. »[22].

Usage des « déjections sacrées » ?

Dans son ouvrage The Making of Modern Tibet, A. Tom Grunfeld écrit qu'en plus du recours aux herbes et aux traitements naturels la médecine tibétaine, avant 1950, faisait appel à la saignée, l'exorcisme, l'imposition des mains, la salive de saint homme, et à la croyance répandue que ce qui avait été en contact avec un saint homme avait le pouvoir de guérir[23].

Divers auteurs, entre le XIXe siècle et le début du XXe siècle évoquent un usage religieux ou curatif des excréments ou des urines des Dalaï Lama. Selon Jean-François de La Harpe (1820), « d'après tous les voyageurs », « les prêtres tibétains, mongols et kalmouks s'accordent à dire que les excréments et l'urine du Dalaï Lama sont regardés comme des choses sacrées ; les excréments, réduits en poudre, se portent au cou dans des reliquaires, servent à faire des fumigations dans les maladies, et sont même employés comme remèdes internes par les dévots. (...) Les lamas tirent un profit considérable de ces déjections sacrées » [24].

Le père Évariste Huc, missionnaire catholique dans le secteur de 1844 à 1846, affirme, après enquête, qu'il s'agit d'une légende ridicule qui ne fait pas honneur à la géographie européenne[25]. L'origine de ces allégations serait, selon Jean Dif, la relation du voyage au Tibet, en 1661, du jésuite autrichien Johann Grueber, accompagné du missionnaire belge, Albert Dorville. Jean Dif précise qu'« il est inutile d'insister sur le caractère fantaisiste du témoignage »[26].

Au milieu du XXe siècle, le Britannique Robert W. Ford, envoyé à Chamdo dans le Kham pour assurer une liaison radio avec Lhassa en 1949-1950, écrit dans ses mémoires que « les seuls médecins professionnels au Tibet étaient des moines médecins » et que « le traitement le plus prisé était l'urine du Dalaï Lama » [27]. De même, Heinrich Harrer, qui séjourna au Tibet dans la 2e moitié des années 1940, cite le recours à l' « urine de saint homme » : des lamas administrent aux malades un gruau mélangeant tsampa, beurre et urine de saint homme. Il ajoute que le remède le plus coté est un objet ayant appartenu au dalaï-lama et que les nobles qu'ils fréquentaient lui exhibaient avec fierté des reliques du 13e dalaï-lama qu'ils conservaient précieusement dans de petits sachets de soie[28].

Dans son livre, Lord of the Dance (2001), le spécialiste du bouddhisme tibétain Richard J. Kohn (1948-2000)[29]écrit qu'au Tibet, l'urine et les excréments des grands lamas sont très prisés pour leurs vertus médicales, ajoutant que les habitants du village au pied du Potala[30] étaient connus pour faire autrefois des affaires florissantes avec les excréments du dalaï-lama[31].

Selon cet auteur, à l'occasion de la fête religieuse des monastères tibétains et sherpas du district de Solukhumbu au Népal, les lamas ont pour habitude de remettre, à ceux qui leur demandent audience, des granules brun-foncé, du nom d'ambroisie (Wylie : bdud rtsi, tibétain : བདུད་རྩི་ ). Chaque lama compose lui-même ses granules. Le terme bdub rtsi traduit le terme sanscrit amrta, l'élexir d'immortalité. Dans un contexte tantrique, on parle beaucoup de cinq ambroisies : urine, excréments, semence, chair et sang[32].

Notes et références

  1. Terry Clifford, Lokesh Chandra, La Médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie : La Thérapie de diamant, Dervy, 1998, (ISBN 2850769290), p 79
  2. Terry Clifford, op. cit., p 68
  3. Terry Clifford, op. cit., p 85
  4. La médecine tibétaine par le Dr. Tenzin Kyipa
  5. Les plantes et minéraux dans la médecine tibétaine traditionnelle
  6. (en) Michael Buckley, Tibet, édition No 2, Bradt Travel Guides, 2006, 310 p., p. 132 (ISBN 1841621641).
  7. Section Tibetan Medicine dans la page (en) Healthcare, sur le site Tibet's Past and Present, 11-03-2009.
  8. Histoire de la médecine tibétaine
  9. (en) Travelin Tibet, Going in circles : « The Tibetans placed their few cannon up there and the Chinese destroyed the place. »
  10. (en) Keith Dowman, The Power-Places of Central Tibet: The Pilgrim's Guide, Routledge & Kegan Paul Ltd., London, 1988, p. 49 (ISBN 0-7102-1370-0).
  11. (en) Lhasa - God’s own Land.
  12. (en)Blog consacré à Trogawa Rinpoché, médecin du Chakpori.
  13. (en) History of Tibetan Medicine.
  14. (en) Rev. Khyenrab Norbu (1883-1962 A.D.).
  15. (en) Sanderson Beck, Tibet, Nepal, and Ceylon 1800-1950.
  16. Le palais des arcs-en-ciel : les mémoires du médecin du dalaï-lama, Tenzin Choedrak; Gilles Van Grasdorff, Albin Michel, 2000, (ISBN 9782226106216), 2001, (ISBN 2226127003).
  17. (en) Brief Biography of Dr Tenzin Choedrak.
  18. (en) A Dark Period in Tibetan History.
  19. (en) Kletter Christa, Glasl Sabine, Thalhammer Theresia, Narantuya Samdan, Traditional Mongolian Medicine : A Potential for Drug Discovery, Scientia Pharmaceutica (en), 2008, vol. 76, no 1, pp. 49-63 : « Based on Mongolian folk medicine, Traditional Mongolian Medicine had developed by replacing many shamanistic practices with medical theories, techniques and medication of Traditional Tibetan Medicine. […] Traditional Tibetan Medicine was introduced to the Mongols in the 16th century when Lamaism became the leading religion. For centuries, Tibetan Buddhism had influenced the daily life and the religious practice of the Mongolians as well as the medical education of the Mongolian physicians. »
  20. Terry Clifford, op. cit., p. 88
  21. Song of the grasslands, a New Tang Dynasty Television interview with Temtselt Shobshuud, China Rights Forum N°4 2006
  22. (en) Dissident Detained in Mongolia, RFA, 21 octobre 2009.
  23. (en) A. Tom Grunfeld, The making of modern Tibet, M. E. Sharpe, 1996, 352 pages, en part. chap. Tibet as it used to be, p. 22.
  24. Jean-François de La Harpe, Abrégé de l'histoire générale des voyages (première édition 1780), édition de 1820, tome VIII, p. 332 (mise en ligne par Google) : Unde tantis venerationis onditiis ab omnibus colitur, ut beatum ille se reputet, cui Lamarum (quos summis et pretiosis muneribus cum in finem, non sine magno eorum lucro corrumpere solent) benignitate aliquid ex naturalis secessus sordibus aut urina Magni Lamæ obtigerit; ex hujusmodi enim collo portatis, urina quoque cibis commixtâ, ô abominandam fœditatem! contra omnium infirmitatum insultus tutissimos ac probè munitos se fore, stolidissimè sibi imaginantur.
  25. Évariste Huc, Souvenir d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine pendant les années 1844, 1845 et 1846, Paris, Le Clere, 1853, tome II, pp. 344-345 : « Ces assertions, qu'on lit dans certaines géographies, sont entièrement dénuées de fondement. Pendant notre séjour à Lha-Ssa, nous avons beaucoup interrogé à ce sujet, et tout le monde nous a ri au nez. À moins de dire que, [p.435] depuis le Régent jusqu'à notre marchand d'argols, tout le monde s'est entendu pour nous cacher la vérité, il faut convenir que les relations, qui ont donné cours à ces fables, ont été écrites avec bien peu de circonspection ».
  26. Chrono de Jean Dif : « 1667 : Publication en latin de China illustrata d'Athanasius Kircher. Il y est fait état du voyage au Tibet, en 1661, d'un jésuite autrichien Johannes Grueber, accompagné d'un missionnaire belge, Albert Dorville. Il y aurait deux rois à Lhassa : un temporel et un spirituel. Le second resterait enfermé dans son palais où il serait adoré par les fidèles. La vénération que ces derniers lui vouent serait telle qu'ils porteraient son urine et ses excréments en sautoir autour du cou et qu'ils les mélangeraient à leur nourriture ! Le rituel du culte rendu au Dalaï-lama ferait parfois penser aux pratiques chrétiennes. Les Tibétains boiraient du thé au beurre et feraient dévorer leurs morts par les bêtes sauvages. Les deux derniers points sont rigoureusement exacts, pour le reste, il faut le rapprocher d'allégations analogue relatives au roi du Bhoutan ».
  27. (en) Robert W. Ford, Tibet Rouge. Capturé par l’armée chinoise au Kham, Olizane, 1999, pp. 39-40 (ISBN 2-88086-241-8) (il s'agit de la traduction de la réédition de 1990, préfacée par le dalaï-lama, d'un ouvrage paru pour la première fois en 1957 sous le titre Wind Between the Worlds, publié par la société David McKay).
  28. (en) Heinrich Harrer, Seven Years in Tibet, with a new epilogue by the author. Translated from the German by Richard Graves. With an introduction by Peter Fleming, First Tarcher/Putnam Hardcover Edition, 1997 (ISBN 0-87477-888-3) : « Superstition is the enemy. We found that the people had more confidence in the laying on of hands and faith healing than in the ministration of the monks of the schools of medicine. The lamas often smear their patients with their holy spittle. Tsampa, butter, and the urine of some saintly man are made into a sort of gruel and administered to the sick. (…) Nothing ranks higher as a remedy for illness than objects that have belonged to the Dalai Lama. All the nobles used to show me with pride relics of the thirteenth Dalai Lama carefully sewn up in little silk bags ».
  29. In memoriam, Richard Kohn, 1948-2000.
  30. Il s'agit du village de Shöl.
  31. (en) Richard J. Kohn, Lord of the Dance. The Manu Rimdu Festival in Tibet and Nepal, State University of New York, SUNY series in Buddhist studies, 2001, 366 p., (ISBN 0791448916), p. 114 : « In Tibet, the urine and excrement of great lamas is prized for its medical qualities. Reputedly, the denizens of the village at the foot of the Potala once did a brisk trade in the Dalai Lama's excrement. ».
  32. (en) Richard J. Kohn, Lord of the Dance. op. cit., p. 114 : « Trulshik Rinpoche compounds the pill substances from a variety of blessings (byin brlab). "Blessing" here refers to the hard dark-brown granular substance that lamas regularly give to those who seek audience with them. Each lama compounds his own blessings. They are also called "ambrosia" (bdud rtsi), or "ambrosial religious medicine" (bdud rtsi chos sman). The word bdud rtsi itself translates the Sanskrit term amrta, the divine "elixir of immortality" of Indian legend. It is an ambiguous term. In a Tantric context, there is much talk of five ambrosias: urine, excrement, semen, flesh, and blood. »

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