Rébellion 38-39

Rébellion 38-39

Rébellion des Patriotes

Patriotes 1838
Patriotes à Beauharnois en novembre 1838 par Katherine Jane Ellice (aquarelle) Archives nationales du Canada

La Rébellion des Patriotes, Rébellion du Bas-Canada, ou tout simplement Rébellions de 1837-38 sont trois noms donnés au conflit militaire de 1837-1838 dans la colonie britannique du Bas-Canada (aujourd'hui le Québec). Elle est l'aboutissement d'un conflit politique larvé qui existait depuis le début du XIXe siècle entre la population civile et l'occupant militaire colonial. Simultanée avec la Rébellion du Haut-Canada, dans la colonie voisine du Haut-Canada, les deux constituèrent les Rébellions de 1837.[1]

Sommaire

Origine du conflit

Le drapeau des patriotes du Bas-Canada.

Après la Conquête de la Nouvelle-France par la Grande-Bretagne en 1760, le gouvernement du Bas-Canada (aujourd'hui, le Québec) est assuré par un gouverneur général nommé par Londres et celui-ci assume des pouvoirs absolus. Le Traité de Paris de 1763 confirme la perte de la colonie et le commerce devient exclusivement tourné vers l'Empire britannique, par l'intermédiaire de ses marchands, dont surtout ceux de Boston. L'immigration est limitée aux ressortissants britanniques et seuls ceux qui prêtent serment du test peuvent occuper un poste dans l'administration civile, ce qui implique de renier la religion catholique et l'autorité du pape. Ce changement a donc transformé les anciens colons français en citoyens de second rang.

La Guerre d'indépendance américaine viendra apporter un premier changement à ce statut. L'Acte de Québec de 1774 permet aux habitants de pratiquer la religion catholique et de faire partie de l'administration sans avoir à prêter le serment du test. C'est une importante concession afin de s'assurer la fidélité des canadiens (ex-colons néo-français) face à la menace des colonies américaines. Elle ne met cependant aucun frein à l'absolutisme du gouverneur.

Au cours des décennies suivantes, de nombreux loyalistes et immigrants britanniques gagnent l'actuelle Ontario, ce qui amène la séparation de la colonie en deux: le Bas-Canada demeure majoritairement canadien et le Haut-Canada est britannique. La région autour de Montréal devient un tampon où se rencontrent les deux peuples. Les idées de gouvernement responsable, venant d'Angleterre et des nouveaux États-Unis, font leur chemin et finalement, les deux colonies obtiennent, en 1791, chacune une assemblée législative par l'Acte constitutionnel.

L'Assemblée législative du Bas-Canada obtient le pouvoir de faire les lois, mais le gouverneur colonial britannique demeure le chef de l'exécutif et possède également les cordons de la bourse. Il peut donc totalement rendre inopérantes les lois votées par l'Assemblée, majoritairement canadienne. Comme il fait partie et sert l'oligarchie marchande britannique, qui tenait à conserver sa position dominante, il use de ses pouvoirs discrétionnaires pour nommer ses favoris aux postes de commande des Conseils législatifs et exécutifs, pour influencer les élections et pour bloquer toute réforme.

Dans ce contexte, la politique devint rapidement musclée. Le Parti canadien est formé par les canadiens et s'oppose au parti anglais favorisé par les gouverneurs successifs. Les élections se déroulent dans un climat d'intimidation et le gouverneur n'hésite pas à dissoudre l'Assemblée lorsqu'elle va à l'encontre de ses intérêts. Le mouvement patriote, réformiste, prit officiellement forme vers 1826 lorsque le Parti canadien se transforma en Parti patriote. Son but était d'obtenir la souveraineté de l'Assemblée en limitant les pouvoirs du gouverneur. Ce dernier ne voulant rien céder, met certains des députés patriotes en prison lors des élections pour motif d'agitation populaire. Il espère ainsi que ses partisans contrôleront l'Assemblée. Toutefois, certains patriotes se font élire même depuis leur geôle.

Le conflit, qui a perduré trois décennies, se radicalise durant les années 1830, alors qu'un conflit similaire se développe dans le Haut-Canada. Les rangs des réformistes sont surtout formés de paysans et de sujets britanniques issus des professions libérales (avocats, médecins, notaires, journalistes), opposés aux grands marchands coloniaux et aux membres de l'establishment politique. En 1834, les Quatre-vingt-douze Résolutions sont présentées devant la Chambre d'Assemblée. Parmi les demandes : Un gouvernement responsable, l'élection des membres du conseil législatif et avoir plus de Canadiens à l'administration du pays. Celles-ci sont envoyées au Parlement d'Angleterre, mais sont refusées par le ministre britannique John Russell, qui lui-même proposera, en 1837, ses 10 résolutions. Le tout se transforme finalement en un affrontement armé, au moment même où plusieurs pays européens, comme l'Allemagne, la Grèce ou l'Irlande, subissent eux aussi des insurrections populaires similaires. Les moyens violents choisis pour tenter de régler la crise ne sont donc pas étrangers aux courants de pensée outre-Atlantique.

Déroulement

Les chefs de la rébellion

Les chefs patriotes étaient en majorité des Canadiens, au sens commun d'alors de descendants des colons de Nouvelle-France. Cependant, on retrouve également de nombreux intellectuels francophiles de la minorité anglaise, dont le docteur Robert Nelson. Il est significatif que le bas clergé ait eu des sympathies pour les Patriotes alors que le haut clergé s'est associé au pouvoir britannique.

Rôle du clergé

Jean-Jacques Lartigue, l'évêque de Montréal, a notamment pris le parti des autorités britanniques, en s'appuyant sur l'encyclique Cum Primum de Grégoire XVI, qui avait recommandé l'obéissance civile.

La polémique sur l'influence du clergé dans les rébellions a eu un impact durable, de sorte que Mgr Jean-Marie Fortier de Sherbrooke a dû accorder un pardon aux rebelles patriotes 150 ans plus tard en 1987.

Cependant, certains curés se sont engagés en faveur des patriotes, dont spécialement le père Étienne Chartier.

Forces en présence

Batailles de 1837

Après le rejet des demandes de réformes, une série d'assemblées publiques par les chefs du Parti Patriote enflamme les passions durant l'été de 1837. Elles culminent par une Assemblée à Saint-Charles-sur-Richelieu le 23 octobre. Les affrontements débutent, le 6 novembre par une échauffourée entre les membres des groupes paramilitaires des deux camps, soit les gens du Doric Club et ceux de la Société des Fils de la Liberté. Il y eu trois affrontements d'importance soit à Saint-Denis, Saint-Charles et à Saint-Eustache. Les patriotes réussirent à défaire les troupes et milices britanniques à Saint-Denis le 23 novembre, mais la victoire ne fut que de courte durée, car peu entraînées et mal équipées les forces insurgées ne faisaient pas le poids face aux forces militaires coloniales britanniques plus nombreuses et mieux préparées. C'est ainsi que les rebelles furent vaincus le 25 novembre à Saint-Charles puis le 14 décembre à Saint-Eustache. La loi martiale fut décrétée, il y eu des arrestations par centaines, plusieurs patriotes s'enfuirent aux États-Unis.

Invasions de 1838

Robert Nelson et ses partisans, après l'insurrection manquée de 1837, se sont réfugiés aux États-Unis. Ils y organisent deux invasions en 1838. Une première invasion du Bas-Canada est tentée le 28 février. Les six ou sept cents rebelles, commandés par les docteurs Côté et Nelson, quittent le Vermont dans le but de traverser la frontière. Arrivés au lieu de campement, situé à un mille de la frontière, les rebelles proclament Robert Nelson président de la République du Bas-Canada. Ce dernier lit sa Déclaration d'indépendance du Bas-Canada qui pose des revendications très progressistes pour l'époque. Le Bas-Canada y est auto proclamé république indépendante et le peuple est déclaré absout de toute allégeance à la couronne britannique, jette les bases du nouvel État : séparation de l'Église et de l'État, droits égaux pour les Blancs et les autochtones, abolition du régime seigneurial, liberté de presse, égalité des langues française et anglaise, etc.

Malheureusement pour les rebelles, le gouvernement américain, sous les pressions britanniques, a décidé de rester neutre et de ne pas permettre qu'une telle invasion utilise son territoire comme sanctuaire. Nelson et Côté sont donc refoulés à la frontière et arrêtés pour violation de la neutralité. Ils sont amenés en cour puis relâchés. Suite à cette tentative d'invasion manquée, ils forment une organisation militaire du nom des Frères chasseurs. Nelson met aussi sur pieds un plan pour une insurrection prévue pour le 3 novembre 1838. Le plan d'action s'articule autour de différents camps qui doivent approvisionner les troupes en armes, rechercher un appui des États-Unis et développer des liens avec les rebelles du Haut-Canada.

Le 3 novembre, les Chasseurs doivent emprunter le Richelieu, prendre possession de St-Jean et se diriger vers Montréal sous le commandement de Nelson. Avec 250 fusils, Nelson gagne Napierville le 4 novembre vers les neuf heures du matin. Il est accueilli par le docteur Côté qui le présente aux troupes, 800 ou 900 rebelles, comme chef de la République. Le 7 novembre, Côté envoie des hommes à Rouse's Point (État de New York) afin qu'ils rencontrent des recrues américaines et récupèrent les armes cachées près du quai Vitman, mais tout a disparu. De retour à Napierville, les mandatés font face à l'armée britannique du capitaine Marsh et doivent fuir vers Napierville ou pour les États-Unis.

Au même moment, Nelson apprend que le gouverneur John Colborne prépare une armée de sept ou huit mille hommes dont la mission est d'écraser les insurgés de Napierville. Suite à cette nouvelle, l'armée de Nelson diminue de moitié et le 8 novembre, il choisit de quitter pour Odelltown avec une armée composée de 1200 hommes. Les chasseurs décident de faire une halte à Lacolle afin de voler des armes aux volontaires loyaux aux Britanniques de cette région. Une fois sur les lieux, un petit groupe de chasseurs décide de faire prisonnier Nelson, le soupçonnant de vouloir fuir les lieux de la bataille. Ils ligotent également Trépanier et Nicholas et les envoient tous trois au camp de Lacolle. Ils les libèrent cependant après que ces derniers les aient convaincus de leur fidélité envers le mouvement d'insurrection.

Le 9 novembre, les Chasseurs arrivent à Odelltown et se mettent à attaquer la milice mais des renforts viennent à bout d'eux. Nelson fuit le lieu du soulèvement avant la fin de la bataille craignant d'être assassiné par ses propres soldats. Au moment même où se livre cette bataille, l'armée de Colborne quitte Laprairie en direction de Napierville où elle ne retrouve plus aucun Patriotes. La déconfiture de la révolution est totale.

Les Amérindiens et les Patriotes

Au cours des Rébellions les Iroquois de Kahnawake et de Kanesatake ont tenu un discours de neutralité tout en collaborant avec les Britanniques. Leur geste n'est cependant pas nécessairement une « trahison » envers les Patriotes, ou comme un acte de loyauté aveugle envers la Couronne.

Il s’explique en partie par une alliance militaire de longue date avec le gouvernement. Ces alliances diplomatiques datent du régime français et ont pour but de souder des amitiés politiques entre les gouvernements et les Amérindiens. On peut spéculer également que la menace gouvernementale d’éliminer les cadeaux annuels, une autre tradition qui date du régime français, et rendue très claire à l'aube des Rébellions peut avoir causé l’apparition d’une loyauté « stratégique » chez les Iroquois afin de défendre leurs intérêts. En habiles diplomates, les 23 chefs de Kahnawake et de Kanesatake pétitionnent d’ailleurs le Gouverneur John Colborne quelques années suivant les troubles pour exiger les services d’un « médecin salarié » en soulignant qu’ils ont « montré leur dévouement au gouvernement de Sa Majesté, nommément dans les deux Guerres avec les États-Unis, et encore récemment pendant les dernières Rébellions ».

Enfin, il faut tenir compte de la nature des rapports entre Iroquois et Patriotes, ainsi que des perceptions que les Iroquois ont développées sur les événements se déroulant dans les campagnes environnantes et dans leurs propres villages. Dans un climat de discordes continues relatives à la terre et de rumeurs angoissantes, le péril de se faire exproprier, qu’il soit réel ou exagéré, a joué un rôle important dans le façonnement d’attitudes et des gestes qui en découlent.

Dans ce contexte fort bien documenté dans les archives, les Iroquois de Kahnawake et de Kanesatake ont profité des Rébellions pour rappeler aux autorités coloniales, aux Patriotes et à leurs voisins « Canadiens » que leur identité collective distincte existe toujours et qu’ils n’ont nullement l’intention de se laisser assimiler et exproprier [2]

Conséquences

Suite à la Rébellion du Bas-Canada, la Grande-Bretagne ne pouvait plus ignorer la situation. Le gouverneur Bond Head fut rappelé et remplacé par Lord Durham, qui avait pour mission de faire un rapport sur les mécontentements des colons et trouver une façon de les apaiser.

Son rapport comportait deux volets: unir le Haut et le Bas Canada et donner une plus grande autonomie à la nouvelle colonie. Le Canada-Uni fut ainsi créé en 1840 à la suite de l'Acte d'Union. Elle visait à assimiler les canadiens, et donc d'éliminer la possibilité de récidive, en les submergeant dans une mer anglaise toujours en augmentation grâce à l'immigration venant du Royaume-Uni. La plus grande autonomie se traduisit par l'octroi du gouvernement responsable.

Les Canadiens-français réagirent par la revanche des berceaux, sous l'impulsion de l'Église catholique, pour maintenir leur nombre relatif. Ils utilisèrent également les discussions pour la formation du Canada en 1864 (conférence de Charlottetown) pour reformer une province distincte.

Du point de vue politique, ils ont continué d'entretenir une appartenance à leur territoire beaucoup plus forte que les anglophones. Ces derniers se sont considérés jusqu'à récemment davantage comme sujets britanniques, que comme Canadiens.

Bibliographie

  • Marcel J. Rheault et Georges Aubin. Médecins et patriotes, 1837-1838, Québec : Septentrion, 2006, 350 p. (ISBN 2-89448-481-X) (éditeur)
  • Julien S. Mackay. Notaires et patriotes, 1837-1838, Sillery : Septentrion, 2006, 254 p. (ISBN 2-89448-478-X) (éditeur)
  • George Bellemare. Saint-Charles 1837 et la survie d'un peuple menacé, Montréal : Guérin, 2005, 223 p. (ISBN 2-7601-6863-8)
  • François Labonté. Alias Anthony St. John : les Patriotes canadiens aux États-Unis : décembre 1837-mai 1838 : première partie, Sainte-Foy : Presses de l'Université Laval, 2004, 297 p. (ISBN 2-7637-8139-X) (aperçu)
  • Lionel Beauchamp et Jean-René Thuot. Les patriotes de Saint-Roch-de-l'Achigan : idées libérales et agitation politique entre 1830 et 1860, Saint-Roch-de-l'Achigan : Société d'histoire de Saint-Roch-de-l'Achigan, 2004, 90 p. (ISBN 2-9808198-1-6)
  • Gilles Laporte. Patriotes et Loyaux : leadership régional et mobilisation politique en 1837 et 1838, Sillery : Septentrion, 2004, 414 p. (ISBN 2-89448-382-1) (éditeur)
  • Solange Hamel. Les patriotes oubliés de la Montérégie, 1837, Saint-Alphonse-de-Granby : Éditions de la Paix, 2003, 129 p. (ISBN 2-922565-88-2) (éditeur)
  • Pierre Desjardins. Le mouvement patriote à la Pointe-aux-Trembles, 1834-1846, Montréal : Atelier d'histoire de la Pointe-aux-Trembles, 2003, 53 p. (ISBN 2-9808103-0-4)
  • Alain Messier. Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes (1837-1838), Montréal : Guérin, 2002, 500 p. (ISBN 2760163458)
  • Gérard Filteau. Histoire des Patriotes, Montréal : Septentrion, 2003[3], 664 p. (ISBN 2-89448-341-4) (éditeur)
  • Gilles Boileau. 1837 et les patriotes de Deux-Montagnes : les voix de la mémoire, Montréal : Méridien, 1998, 200 p. (ISBN 2-89415-235-3)
  • Allan Greer. Habitants et patriotes : la rébellion de 1837 dans les campagnes du Bas-Canada, Montréal : Boréal, 1997, 370 p. (ISBN 2-89052-855-3) (compte-rendu)[traduit de l'anglais par Christiane Teasdale]
  • Elinor Kyte Senior. Les habits rouges et les patriotes, Montréal : VLB, 1997, 310 p. (ISBN 2-89005-665-1) (compte-rendu)
  • Joseph Schull. Rébellion : le soulèvement patriote de 1837 au Bas-Canada, Montréal : Éditions Québec Amérique, 1997, 303 p. (ISBN 2-89037-903-5) [traduit de l'anglais par Dominique Clift et Claude Frappier]
  • Pierre Lambert. Les Patriotes de Beloeil : le mouvement patriote, les insurrections de 1837-1838 et les paroissiens de Beloeil, Sillery : Septentrion, 1994, 189 p. (ISBN 2-89448-000-8) (aperçu)
  • Paul Rochon. Les derniers patriotes : les exilés de 1840 vous parlent, Montréal : Éditions du Taureau, 1993, 287 p. (ISBN 2-9800845-3-0)
  • Henri Bergevin. Les Patriotes exilés en Australie en 1839, Joliette : Société nationale des Québécois de Lanaudière, 1989, 52 p. (ISBN 2921246163)
  • Paul Rochon. 1839 : la lente agonie des patriotes, Montréal : Éditions du Taureau, 1989, 287 p. (ISBN 2980084522)
  • Jacques Lacoursière et Denis Vaugeois (dir.). Courte histoire des patriotes de 1837-1838 : synthèse, Saint-Denis-sur-Richelieu : Comité de la fête des patriotes Saint-Charles & Saint-Denis, 1987, 16 p.
  • Micheline Clément. Le discours patriote : égalitarisme agraire ou projet de démocratie de petits producteurs, Sainte-Foy : Université du Québec, 1986,
  • Paul Rochon. 1837 : la petite histoire des Patriotes, Montréal : Éditions du Taureau, 1987, 283 p. (ISBN 2980084506)
  • Paul Rochon. 1838 : l'histoire oubliée des Patriotes, Montréal : Éditions du Taureau, 1987, 287 p. (ISBN 2980084514)
  • Jean-Paul Bernard. Les Rébellions de 1837-1838 : les patriotes du Bas-Canada dans la mémoire collective et chez les historiens, Montréal : Boréal Express, 1983, 349 p. (ISBN 2890520838)
  • John Hare. Les Patriotes, 1830-1839. Textes, Ottawa : Éditions Libération, 1971, 232 p.
  • Jacques Lacoursière et Denis Vaugeois (dir.). Les troubles de 1837-1838, Montréal : Fides, 1969, 2 vol.
  • Robert-Lionel Séguin. Le Mouvement insurrectionnel dans la presqu'île de Vaudreuil, 1837-1838, Montréal : Librairie Ducharme limitée, 1955, 144 p.
  • Aegidius Fauteux. Patriotes de 1837-1838, Montréal : les Éditions des Dix, 1950, 433 p.
  • Jean-Baptiste Richard. Les Événements de 1837 à Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Hyacinthe : Société d'histoire régionale de Saint-Hyacinthe, 1938, 47 p.
  • Emile Dubois. Le Feu de la Rivière-du-Chêne : étude historique sur le mouvement insurrectionnel de 1837 au nord de Montréal, Québec, 1937, 340 p.
  • Laurent-Olivier David. Les Patriotes de 1837-1838, Montréal : Eusèbe Senécal & fils, imprimeurs-éditeurs, 1884, 297 p. (en ligne)
  • Charles Auguste Maximilien Globensky. La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache : précédé d'un exposé de la situation politique du Bas-Canada depuis la cession, Québec : Imprimerie A. Coté et cie, 1883, 334 p. (en ligne)
  • Louis-Napoléon Carrier. Les événements de 1837-38 : esquisse historique de l'insurrection du Bas-Canada, Québec : Imprimerie de l'Evénement, 1877, 194 pages (en ligne)

Filmographie

  • 15 février 1839 : de Pierre Falardeau, 2001, 120 min. Après les soulèvements des Français du Bas-Canada en 1837-1838, plusieurs patriotes sont faits prisonniers par l'armée britannique. Certains sont exilés et d'autres sont condamnés à mort. Le film relate les 24 dernières heures de Marie-Thomas Chevalier de Lorimier ainsi que quatre de ses compatriotes.[4]
  • Quand je serai parti... vous vivrez encore est un film québécois sorti en 1999. Réalisé par Michel Brault.

Notes et références

  1. http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/index.shtml
  2. (en)Matthieu Sossoyan, « The Kahnawake Iroquois and the Lower-Canadian Rebellions, 1837- 1838 », juillet 1999, Collections Canada. Consulté le 2007-07-08
  3. édition originale en 1938 et remaniée en 1975
  4. Page consacrée au film "15 février 1839" sur le site films.qc.ca

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Les rébellions des patriotes de 1837-1838, site Web réalisé en décembre 2001 par David Milot et Daniel Thibault (chronologie, analyse, lexique, tests)
  • Les patriotes de 1837@38. Les rébellions du Bas-Canada, site Web édité par l'historien Gilles Laporte depuis 1995 (actualité, analyses, bibliographie, chronologie, biographies, atlas, débats, diaporama, jeux etc.)
  • À la mémoire des patriotes de Saint-Eustache (Québec) de 1837 est un site web créé en 2001 par le Patriote et Fleurs de Lys Jean Jolicoeur qui fut décoré par la ville de Saint-Eustache en 2007. Ce site qui est toujours édité et hébergé par Jean Jolicoeur est devenu le site internet officiel de la Section Jean-Olivier Chénier de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lors de son Assemblée Générale Annuelle, tenue à Saint-Eustache, le 2 février 2003.
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