Saint-Martin-Villenglose

Saint-Martin-Villenglose

Saint-Denis-d'Anjou

Saint-Denis-d'Anjou
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Bierné
Code Insee abr. 53210
Code postal 53290
Maire
Mandat en cours
Roger Guédon
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Château-Gontier
Démographie
Population 1 460 hab. (2006 [1])
Densité 35 hab./km²
Gentilé Dionysien, Dionysienne
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 30″ Nord
       0° 26′ 23″ Ouest
/ 47.7916666667, -0.439722222222
Altitudes mini. 20 m — maxi. 103 m
Superficie 41,89 km²

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Saint-Denis-d'Anjou est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire.

Sommaire

Géographie

Anciennes communes

Saint-Denis d'Anjou dispose d'un territoire communal assez vaste parce qu'il résulte de la fusion de trois anciennes communes : Saint-Denis-d'Anjou, Varennes-Bourreau (anciennement Varannes-Bourrel) et Saint-Martin-Villenglose (ou de Villenglose), fusion décidée durant le Premier Empire.

Géologie

La commune appartient, dans ses deux tiers occidentaux, au Massif Armoricain, et pour son tiers est, en vallée de la Sarthe, au Bassin Parisien. Il y a donc du schiste ardoisier à environ 2 mètres de profondeur sous le bourg de Saint-Denis mais aussi des calcaires coquilliers qui affleurent à moins d'un kilomètre à l'ouest.

Points culminants

Les points culminants sont la Guérouillère, en direction de Bouère, la Pilardière, qui domine le bourg de St-Denis vers l'ouest, et la colline du Ray et de Beaumont, qui surplombent le bourg vers le nord.

Hydrographie

L'hydrographie est marquée par plusieurs ruisseaux affluents visibles de la Sarthe, rive droite, notamment les ruisseaux de Baraize, de la Morinière, des Vallées et d'Ingrande, limitrophe du département de la Sarthe et de la commune de Souvigné (ancienne limite Maine-Anjou). Le ruisseau du Goëleux qui arrose le bourg de Saint-Denis-d'Anjou prend sa source près des Nouillères mais a été largement détourné depuis les années 1960 à des fins privées et est souvent à sec l'été. Il ne se jette pas dans la Sarthe mais s'enfonce dans les terres à l'est du bourg, après un cours d'un ou 2 kilomètres, dans le secteur limite entre les schistes armoricains et le calcaire du Bassin parisien.

La commune de Saint-Denis possédait aussi quelques terres rive gauche de la Sarthe, du côté de Beffes, qui ont été rattachées à la commune de Pincé.

Les précipitations, comme dans le Sud de la Mayenne, sont assez faibles et l'alimentation en eau provient surtout du ruissellement.

Histoire

Préhistoire

L'histoire de Saint-Denis-d'Anjou, comme de celle de la plupart des communes de France, remonte à la nuit des temps. On a trouvé des vestiges d'une présence humaine dès le Néolithique moyen-récent (outils en pierre polie, dont certains sont exposés au Musée d'histoire naturelle à Angers) et il résulte d'une récente étude communiquée au Service régional d'archéologie que ce peuplement était celui d'un groupe occupant la région de Saint-Denis-Bierné-Miré, et qui a laissé notamment le dolmen funéraire de Miré (VIe-IVe millénaires avant notre ère). Mais en val de Sarthe, on connaît la trace d'un peuplement sans doute antérieur (couteaux de silex) dont la datation est très délicate.

Époque gallo-romaine

Le peuplement dense, avec une agriculture de défrichement important, de l'élevage et des céréales, date de la période gauloise, mais a dû commencer dès l'Âge du Bronze avec la phase ultime du groupe néolithique de Miré. Les principaux habitats celtiques pressentis, en raison d'indices au sol et de la toponymie, se situent au bourg même de Saint-Denis-d'Anjou, et sur sa frange méridionale. La colline du Ray semble avoir servi de camp-refuge pour les bestiaux et les premières tribus locales du peuple gaulois des Andes, ancêtres des Angevins. C'était aussi vraisemblablement, un peu plus vers l'est, du côté de Beaumont, un sanctuaire druidique. Un autre sanctuaire à Denais n'est pas à exclure. La zone occidentale de la Guérouillère semble avoir été principalement boisée à l'époque. L'essentiel des échanges sur moyenne distance, notamment avec les Aulerques Cenomans voisins de Sablé-sur-Sarthe et les Aulerques Diablintes de Bouère, passait apparemment par les voies d'eau, la Sarthe, les ruisseaux de Baraize et du Béron vers Miré et Bierné, et à Souvigné, la Taude. On n'a cependant pas découvert à ce jour de vestige marquant de cette époque, en l'absence de prospection.

L'époque gallo-romaine voit le changement d'habitat (avec la construction de villas romaines comme celle de Martigné, sans doute aussi deux autres plus au sud, et une présence romaine au bourg de St-Denis aussi) qui commence vers le milieu du Ie siècle, après la dernière révolte des Andes écrasée près d'Angers par le légat Aviola venu de Lyon (Lugdunum). L'importation d'huile et de vin, produits romains typiques, transite par Angers (Juliomagus) et la Sarthe. Un port fluvial dessert le pays, le Port de Gras. On n'a pas découvert de voie romaine importante, le tronçon passant à Chemiré-sur-Sarthe et signalé par C. Port restant incertain (il se peut que la voie n'ait jamais été achevée). Le développement de la vigne et du vin pourrait remonter à la seconde moitié du IIe siècle, notamment sur les pentes des Parentières au nord-est du bourg.

Il semble y avoir eu une première influence chrétienne vers la fin du IVe siècle (poteries paléo-chrétiennes) juste avant les grandes invasions barbares. Toutefois il n'est pas sûr que le secteur ait été le théâtre de guerres violentes. L'abandon des villas romaines semble avoir été graduel et plus dicté par des facteurs économiques et sociaux.

Le premier sanctuaire chrétien serait, à l'emplacement de l'église romane, l'église actuelle de St-Denis d'Anjou, une crypte ou une chapelle mérovingienne consacrée par Cardulphe évêque d'Angers, en 607. Certaines pierres de maçonnerie de la nef romane ultérieure sont en effet réemployées de constructions antérieures probablement romaines et rue de l'Église on voit deux murs gallo-romains sous les murs de l'église.

Comme toute la région, Saint-Denis-d'Anjou souffrit beaucoup des conflits régionaux entre Francs et Saxons, puis entre Francs et Bretons, enfin entre les premiers comtes d'Anjou et les barons de Sablé. L'église romane est le premier édifice significatif légué par le Moyen Âge ; elle possède un chœur Plantagenêt caractéristique, comme l'abbaye de Fontevraud.

La châtellenie de Saint-Denis-d'Anjou et de Chemiré-sur-Sarthe, mouvante du chapitre de l'église cathédrale Saint-Maurice d'Angers, remonterait selon Célestin Port, à la fin du Xe siècle.

Moyen Âge

Au Moyen Âge, l'évêque d'Angers reconstruit l'église (mentionnée en 1177) et le chapitre de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers entre en possession du fief et châtellenie de Saint-Denis-d'Anjou et Chemiré-sur-Sarthe. Cependant, une multitude de fiefs laïcs lui disputent le territoire : Villenglose, Varennes-Bourreau, Beffes ou Baïf, la Morinière, Morton, Martigné, notamment.

Le bourg se développe à l'abri de la protection épiscopale et grâce à la présence massive du haut clergé angevin, notamment l'été, qui ne se dément pas jusqu'à la Révolution française. La domination du chapitre d'Angers explique que les armes de Saint-Denis d'Anjou qui figurent à la clef de voûte de l'église de Saint-Denis sont en fait celles de la cathédrale et du chapitre du diocèse d'Angers. La rue du chapitre, la maison du chapitre, la rue de l'évêché témoignent de cette forte présence du clergé dans le bourg ; de plus le développement de la vigne semble avoir été encouragé par le clergé, notamment pour les vignobles situés au sud du bourg.

Le château de Saint-Martin possédait jusqu'à la Révolution française un puissant donjon dont certains murs sont inclus dans l'actuel édifice ; de plus le château de Beaumont semble aussi avoir compris un donjon et un mur circulaire d'enceinte, sur le modèle des châteaux destinés à résister aux Normands.

Vers 1350, Saint-Denis-d'Anjou subit un coup d'arrêt dans son développement, et Chemiré-sur-Sarthe est cité en tête dès 1370 dans la mention de la châtellenie, dont la possession par le chapitre de Saint-Maurice-d'Angers est confirmée par le roi Charles V en 1373.

On ne sait pas si les premières fortifications du bourg précèdent ou non la guerre de Cent Ans. Il existe dans le bourg plusieurs tourelles octogonales actuellement englobées dans des maisons particulières. Il est possible qu'une partie de ces édifices, notamment la tout ronde adossée au clocher de l'église, aient été réalisée avant le conflit.

En 1441 a lieu une des dernières grandes batailles de la guerre de Cent Ans, avec la déroute anglaise jusque dans les vignes. Les chevaliers des environs étaient arrivés au secours de la population assiégée dans l'église. Le village actuel de Saint-Denis a été reconstruit à partir de cette époque, avec l'encouragement de Jeanne de Laval, duchesse d'Anjou, femme de René (la maison de la reine Jeanne, ainsi nommée en raison du royaume de Jérusalem et de Naples, est devenue la maison du roi René) et du chapitre d'Angers (la maison du chapitre est l'actuelle mairie).

La construction des halles s'achève après de nombreuses années de travaux en 1509. Au XVIe siècle, qui voit la décoration intérieure des églises de Saint-Denis et de Saint-Martin avec des fresques hagiographiques intéressantes, la région semble paisible à l'exception des guerres de religion, avec un assassinat commis à St-Denis et la présence de l'armée de la Ligue qui s'abreuve rue de l'église au café du « vin sans eau » (20-100-0). Henri IV vient dormir à Saint-Denis en s'en allant recevoir les clés de Sablé-sur-Sarthe.

La population de St-Denis s'accroît régulièrement jusqu'à la Révolution française, avec le développement de l'agriculture (closeries ou petites fermes), d'une poste à chevaux (maison du Pigeon blanc), des activités liées au commerce du vin (tonneliers, bac sur la Sarthe à Varennes, à l'époque propriété des ursulines d'Angers).

La Révolution française

À la Révolution française, la population rejette en bloc les excès révolutionnaires et soutient massivement, conseil municipal en tête, la chouannerie. Marie Ferret ne craint pas de braver publiquement le comité révolutionnaire local. Un recueil de prières clandestin est caché dans le registre d'état civil. Saint-Denis-d'Anjou a fourni à la Chouannerie mayennaise plusieurs officiers et de nombreux soldats de valeur, depuis août 1792 jusqu'à la levée des armes de 1832. Les populations civiles de Varennes-Bourreau et celle de Saint-Martin-Villenglose sont pratiquement éliminées par les révolutionnaires, et leurs bourgs quasi rasés. Les habitants de Saint-Denis sont également frappés par une tuerie perpétrée par les gardes nationaux de Sablé-sur-Sarthe et de Morannes à la sortie d'une messe de la Fête-Dieu 1795. Un moment donné, la Terreur débaptise cette commune résistante et la dénomme Mont-Vainqueur ou Bourg-la-Montagne-sur-Goëleux. À la Saint-Louis 1799, au Pré-Vignon, a lieu une prise d'armes de l'Armée catholique et royale avant la prise du Mans. Au XIXe siècle, la commune est massivement légitimiste. Le phylloxéra, au tournant de 1890-1900, va décimer le vignoble dionysien.

Époque contemporaine

Avec les guerres révolutionnaires, la crise du vignoble stoppe net le développement économique et démographique de Saint-Denis-d'Anjou. Il faudra attendre le début du XXIe siècle pour assister à une reprise démographique.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 en cours Roger Guédon -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
1 445 1 445 1 316 1 279 1 278 1 337 1 460
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Le château-folie de la Bouquetière

Le mini château de la Bouquetière avant restauration
Le mini château de la Bouquetière après restauration

Ce petit bâtiment est situé en lisière du Bois d'Anjou, sur un domaine privé : voir les horaires d'ouverture pendant les « Journées du Patrimoine ». Sa façade, véritable décor de théâtre, est ornée de deux niches et de quatre ouvertures, elle est accompagnée de deux fausses tours latérales et surmontée d’un fronton avec médaillon gravé NG (Naveau Gruau). Ce château folie a été construit vers 1829-1848 et restauré en 2007.

Auguste Naveau est né en 1807 à Saint-Denis-d’Anjou, il était marchand de draps. Son épouse Marthe Gruau est née à Saint-Denis d’Anjou en 1800, elle était la fille d’un ciergier (cirier). Ils étaient propriétaires de la Bouquetière à Saint-Denis-d’Anjou. Ils sont enterrés dans le cimetière de Saint-Denis en 1866 et 1875

Les Naveau étaient alliés des Bouttier eux-mêmes alliés des Bessonneau (Corderies d’Angers). En 1849 leur fille unique Joséphine se mariera à 20 ans avec Eugène Richou industriel de la meunerie, ils habiteront la Saulaie puis le château de la Maison Blanche à Brain-sur-Longuenée. Les Richou étaient marchands meuniers, banquiers, architectes, constructeurs de fermes, ils seront maires de leur commune ; ils étaient alliés des Raffray du Grand Saultray.

Auguste Naveau et son épouse Marthe Gruau se sont-ils crus obligés de se mettre à la hauteur d’une éventuelle belle-famille aussi illustre… et pourquoi pas un mini château folie dans la corbeille de la mariée.

Ce mini-château a été restauré en 2007 par la famille BERON.


Références :

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Sources

  • Chroniques d'Anjou, Jehan de Bourdigné
  • Histoire de Saint-Denis d'Anjou, André Joubert
  • Annales dionysiennes, Société d'histoire de Saint-Denis-d'Anjou
  • L'Hagiographie de Saint-Denis d'Anjou et de Saint-Martin-Villenglose, Thierry Aubert (à paraître)
  • Les Mégalithes du Haut-Anjou et leur contexte néolithique, Hubert La Marle (communication au service régional d'archéologie)

Issus de la bibliothèque municipale de Saint-Denis-d'Anjou.

Liens externes

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