Cathédrale Notre Dame de Rodez


Cathédrale Notre Dame de Rodez

Cathédrale Notre-Dame de Rodez

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Cathédrale Notre-Dame de Rodez
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Latitude
Longitude
44° 21′ 03″ Nord
       2° 34′ 26″ Est
/ 44.350833, 2.57389
 
Pays France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Ville Rodez
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Diocèse de Rodez et Vabres (siège)
Début de la construction 1277
Fin des travaux 1531
Architecte(s) Jean Deschamps
Autres campagnes
de travaux
Cathédrale de Clermont-Ferrand
Cathédrale de Narbonne
Cathédrale de Limoges
Style(s) dominant(s) Gothique
Classé(e) Monument historique (1862)

La Cathédrale Notre-Dame de Rodez (Aveyron) est le siège de l'évêché de Rodez et de Vabres.

Sommaire

Dimensions

  • Longueur : 102 m
  • Largeur : 37 m
  • Hauteur de la nef : 30 m
  • Hauteur du clocher : 87 m

Histoire

Rodez fut christianisée à partir des IVe et Ve siècles et les premières traces de la cathédrale remontent à l'époque de l'évêque saint Dalmas, vers 516. Il semble cependant que l'ensemble de l'édifice fut reconstruit vers l'an 1000. De cette époque, il ne reste que peu de vestiges (essentiellement lors de fouilles) car l'effondrement du clocher de la cathédrale romane en 1276 entraîna une totale reconstruction de celle-ci qui durera plus de trois siècles.

La première pierre de la cathédrale actuelle fut posée en 1277 par l'évêque Raymond de Calmont d’Olt. Cependant, la guerre de Cent Ans, puis les épidémies et notamment la peste noire de 1348 ainsi que diverses querelles au sein du diocèse provoquèrent une longue interruption de ce monumental chantier.

Photographie de l'intérieur de la cathédrale
L'intérieur de la cathédrale

À la fin du XIVe siècle, un clocher purement défensif fut érigé, couronné d'une flèche de bois. Au XVe siècle, les travaux furent repris de plus belle avec l'achèvement du chœur et de sa voûte, puis le lancement de la construction du transept et des premières travées de la nef.

Pour l'accomplissement de ces travaux, les plus grands artistes de l'époque furent sollicités dont le sculpteur bourguignon Jacques Morel. Ceci explique l'origine de ce nouveau style médiéval qualifié de flamboyant à Rodez.

Au XVIe siècle, François d'Estaing et Georges d'Armagnac donnèrent un nouvel élan à la construction de la cathédrale. Après l'incendie du clocher en 1510, sa reconstruction telle qu'elle existe aujourd'hui, fut entreprise par une centaine de tailleurs de pierre, sous la direction d'Antoine Salvan de 1513 à 1526. L'achèvement du clocher et de la cathédrale intervinrent vers 1531.

Bien que les travaux de construction durèrent de 1277 jusqu’à la fin du XVIe siècle, la cathédrale bénéficie d’une remarquable unité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En effet, le parti général de l’édifice fut fixé dès l’origine. Il est attribué à l’architecte Jean Deschamps, qui a mis en pratique dans le Midi les principes de l’architecture gothique définis dans la France du Nord. Le plan et l’élévation de l’édifice permettent d’établir une filiation entre Rodez et Limoges, Clermont-Ferrand ou Narbonne.

Le visage sévère de la façade occidentale témoigne de sa vocation défensive : elle est flanquée de deux tours massives qui étaient incorporées aux remparts. Seule « anomalie » à la rigueur flamboyante de l’ensemble : un frontispice classique, placé au faîte de la façade au milieu du XVIe siècle. Le clocher, surmonté d'une lanterne ajourée portant une statue de la Vierge, entourée de quatre anges thuriféraires, présente une exubérance ornementale flamboyante qui se retrouve dans la sculpture des portails du transept et dans le mobilier (jubé et stalles du XVe siècle).

Orgue

Photographie de l'orgue
L'orgue de la cathédrale

La cathédrale abrite un superbe buffet renaissance d'un équilibre parfait, s'inscrivant dans l'arc du transept nord. Cet orgue a été construit en 1629 par Antoine Vernholes, de Poitiers, avec le concours de Raymond Gusmond, maître sculpteur de Périgueux.

Vernholes a réemployé des parties de boiseries d'un orgue plus ancien, gothique, sur les côtés et à l'arrière. L'ensemble de la tribune et du buffet a 63 pieds de haut et 32 pieds de large, le tout en noyer poli. En partie haute, des anges et des armoiries étaient rehaussées de couleurs vives.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle le grand buffet pouvait être caché par un rideau et le positif était équipé de volets. C'est tout ce qui nous reste de l'orgue de Vernholes.

  • En 1676 Jean de Joyeuse entreprend une restauration complète. Il y introduira la mode parisienne. Il y privilégie la finesse et l'élégance plutôt que la puissance : peu de jeux d'anches mais des plein-jeux et des jeux de tierce à tous les claviers.
  • En 1728 François L'Espine, de Toulouse, refait la montre à neuf, remplace la voix humaine de l'écho par un cromorne, ajoute un bourdon 16, une grosse tierce et un cromorne au grand orgue, remet en état les sommiers, refait à neuf celui de « l'écho de cornet » sur 3 octaves ainsi que les 3 claviers.

Il baissera l'ensemble de l'orgue d'un demi ton, en si bémol, celui de Jean de Joyeuse étant en si.

  • En 1775, Joseph Isnard refait les sommiers du Grand orgue en 4 parties, celui du positif en 2 parties, ceux de pédale et place le cornet d'écho en récit, et ajoute en 1776 un clavier de bombarde et porte l'étendue des claviers à 50 notes.

L'orgue fut laissé à l'abandon pendant la période révolutionnaire et fut peu restauré au XIXe siècle. L'instrument aborde le XXe siècle avec une grande majorité de tuyaux du XVIIe et du XVIIIe siècle, mais la mécanique montre de grands signes de fatigue, à tel point qu'en 1902 le chanoine Servières parle « d'un orgue fossile ».

Face à la réticence du ministère des cultes à entreprendre à nouveau des travaux, l'évêque de Rodez prend à sa charge la réfection de l'orgue par Charles Anneessens, d'Halluin qui pose une traction entièrement tubulaire. Cette intervention radicale sonne la mort de l'instrument de Jean de Joyeuse. Entretenue périodiquement, la traction tubulaire fonctionnera jusqu'en 1970, date à laquelle elle rendra l'âme.

Enfin, en 1975 Paul Manuel démonte entièrement l'orgue et reclasse la tuyauterie, avant que la maison Maison J.G. et Y. Koenig ne le restaure entièrement en 1986, de manière à retrouver une conception sonore dans l'esprit des Anciens pour obtenir les qualités de toucher et les sonorités adéquates au répertoire français des XVIIe et XVIIIe siècles, tout en permettant une utilisation plus large de l'instrument par ses étendues.

Cathédrale vue de l'extérieur

Vitraux

La conception et l'élaboration des 7 nouveaux vitraux mis en place dernièrement :

Les 7 nouveaux vitraux .(Photographiés le 16/09/07 - Journée du patrimoine)


Voir aussi

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Liens externes

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