Cinema quebecois


Cinema quebecois

Cinéma québécois

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Cinéma des Amériques
classification de la catégorie
Culture québécoise
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Le cinéma québécois est l’ensemble de la production cinématographique de la province de Québec, au Canada. À l’image de la société québécoise, il est principalement d’expression française, mais demeure, à un certain point, attaché à la culture nord-américaine. Il est également le second cinéma francophone par l’importance du nombre de productions après le cinéma français[1]. Subventionné par le secteur privé et le secteur public, il comprend les festivals de cinéma qui prennent place au Québec et la conservation de la cinématographie québécoise.

Bien que le cinéma fut introduit à Montréal par les frères Lumière le 27 juin 1896, il faut attendre le début du 20ème siècle pour que Léo-Ernest Ouimet présente ses premières œuvres tournés grâce à son cinétoscope. Elles sont présentées dans le premier cinéma de la province, le Ouimetoscope, en janvier 1906. L’Église catholique s’oppose rapidement à la diffusion du cinéma jusque dans les années 1930 où plusieurs religieux, dont l’abbé Albert Tessier et l’abbé Maurice Proulx, réalisent des documentaires au profit de l’idéologie catholique canadienne-française. Les années 1940 et 1950, avec la création de l’ONF durant la Seconde Guerre Mondiale et son déménagement à Montréal en 1956, marqueront réellement les premiers pas vers l'émancipation du cinéma québécois. Plusieurs membres de l’équipe française de l’ONF (Brault, Jutra, Carrière, Groulx, Perrault, Carle ) se démarquent alors pour leurs innovations et leur maîtrise technique avec le cinéma direct et certains d’entre eux expérimentent l’esthétique de la Nouvelle Vague. Ils marqueront l’orientation du cinéma québécois des années 1960 et 1970 autant sur le plan esthétique que sur les thèmes exploités dans les œuvres de l’époque. C’est durant ces deux décennies que l’industrie cinématographique se développe pour permettre la production et la distribution de long-métrages. Les années 1980, 1990 et 2000 sont marqués par l'exportation du cinéma québécois à l’étranger et la participation de films québécois à de nombreux festivals internationaux.

Le Prix Albert-Tessier est la plus haute décoration pour l’ensemble de la carrière d’un artiste québécois du cinéma. Depuis 1999, les Prix Jutra récompensent les œuvres et les personnalités de l’industrie cinématographique québécoise.

Sommaire

Les origines

Montréal est la métropole économique du Canada à l'invention du cinéma. Le 28 juin 1896, six mois seulement après la naissance officielle du cinématographe des Frères Lumière, Louis Minier et Louis Pupier[2] présentent quelques unes des premières bandes filmées dans cette ville. La première projection en Amérique du cinématographe Lumière a donc lieu à Montréal. Elle sera le début d'une tournée de 10 ans à travers le Québec pour ses opérateurs.

Projectionniste dès 1902, Ernest Ouimet[3] ouvrira son premier cinéma commercial permanent en 1906 sur la rue Sainte-Catherine, le Ouimetoscope. C'est le début de l'exploitation organisée du cinéma au Québec.

Jusqu'en 1940, la structure de production demeure embryonnaire, avec des œuvres très inégales. Le Québec dépend encore à cette époque des capitaux étrangers pour se développer. Les initiatives locales sont mal vues par les métropoles comme Paris, Londres et New York dont elles menacent l'influence. De plus, l'intérêt pour les questions culturelles est très variable au Québec, que ce soit au niveau de l'État ou de la société, car l'argent s'y fait très rare. En effet, la majorité de la population (francophone) est très pauvre et n'a pas les surplus monétaires pour se divertir régulièrement grâce au cinéma, au théâtre ou même pour acheter des livres autres que ceux nécessaires à l'éducation. Dû au récent passé de la province, il y existe très peu d'investisseurs francophones et l'État, fragile économiquement, ne veut pas en devenir un. Durant cette période, le cinéma est donc dominé par la production états-unienne, anglaise ou française.

La Seconde Guerre mondiale vient changer la donne, provoquant notamment l'industrialisation du pays, son développement, tout comme la montée d'un sentiment national, exacerbé par la propagande de guerre, et ce tant au Québec qu'au Canada anglophone. Autre conséquence non négligeable de cette guerre et du blocus allemand, le Québec se voit coupé de son approvisionnement en films de langue française, puisque ceux-ci étaient essentiellement français.

1940-50 : le premier flirt

Deux événements importants dans l'histoire du cinéma québécois interviennent pendant cette période. D'une part le développement de l'Office national du film du Canada qui fournit sans distinction matériel de propagande et information. Le Canada se dote d'une expertise technique solide, en phase avec la production internationale de News reel à la fois documentaire et propagandiste.[réf. nécessaire]

D'autre part, en marge de son industrialisation de guerre, on voit apparaître une industrie québécoise de production qui cherche à combler le vide créé par la disparition des films français. L'Église catholique québécoise (qui détient un pouvoir décisif en matière d'éducation et de censure au cinéma) s'intéresse au projet. Avec cette alliée puissante, une société active et florissante rêve à la création d'une industrie privée du long-métrage « canadienne française ». Ce sont les débuts du cinéma de fiction canadien, qui connaît quelques succès commerciaux, par exemple La Petite Aurore, l'enfant martyre ou Ti-Coq[4].

Mais trois facteurs fragilisent cette industrie privée et mèneront rapidement à sa perte :

  1. D'abord le marché du film québécois ne touche qu'un public de 3 millions d'habitants, ce qui rend très précaire toute rentabilité (l'étude d'époque, toujours pertinente, de la RBC[5] en convient).
  2. Ensuite la plupart des salles sont contrôlées par Hollywood qui limite la sortie des films québécois.
  3. Enfin la télévision est sur le point de prendre son essor, causant la fuite d'une partie du public de cinéma qui diminue de 50% au Québec entre 1940 et 1985, et ce malgré une population qui double.

Les folles années 60-70 et l'Office national du film du Canada (ONF)

Avec la Révolution tranquille, le contrôle de l'Église catholique au Québec n'est plus, ni dans la censure, ni en éducation. L'État canadien est depuis 25 ans de plus en plus interventionniste, marquant grandes réussites et échecs. L'ONF fait partie des réussites.[réf. nécessaire]

En effet au sein de l'ONF, les années 1960-70 seront les années de la plus grande effervescence, à l'image de ce qui se passe dans l'ensemble de la société québécoise. Les accomplissements artistiques se feront principalement dans le documentaire (cinéma direct) et l'animation, dont Pierre Perrault et Norman McLaren sont respectivement les artistes les plus exemplaires. C'est à ce jour la contribution la plus intéressante de la société québécoise au cinéma. Cependant il y a des frictions entre Ottawa et les cinéastes de l'ONF. Il y a des cas de censure, Gilles Groulx et Denys Arcand. Des frictions qui en disent long[style à vérifier] sur la liberté d'esprit des cinéastes d'alors.

Car avec le recul[style à vérifier], il semble que ces succès du Cinéma québécois, particulièrement florissant au niveau artistique dans les années 60-70 soient le fruit de la grande liberté qu'obtiennent après d'âpres luttes ces créateurs, conditions de travail, qui couplées à des moyens techniques novateurs et performants expliquent l'émergence de ces grands cinéastes.[réf. nécessaire]

Réussites techniques et artistiques

L'ONF contribue à l'invention et au perfectionnement du cinéma direct, cela non pas seulement techniquement mais éthiquement et esthétiquement. Cette façon nouvelle de sortir la caméra des studios amène une société qui n'a jamais vu son image à porter un premier regard, une première oreille sur elle-même.[réf. nécessaire]

Plus spécifiquement, au niveau technique, on invente par exemple, un des premiers appareils de prise de son portable, dont le support est un ruban magnétique perforé (le « SprocketapeMD »). Il permettra le tournage des Raquetteurs en son synchrone. Outre sa contribution à l'animation, le cinéma direct marque probablement la contribution la plus importante du cinéma québécois au cinéma mondial.[réf. nécessaire]

En animation les innovations techniques seront encore plus nombreuses : grattage de pellicule, développement de la pixilation, premières animations par ordinateur (avec le CNRC), etc[réf. nécessaire].

Le cinéma miroir

Malheureusement[style à vérifier] le résultat est une grande incompréhension entre ce cinéma québécois, alors un des plus innovants au monde, et son public.[réf. nécessaire][style à vérifier] Car ce public qui ne comprend pas, ne suit pas.

Il faut dire[style à vérifier]qu'outre une courte parenthèse dans les années 1940, les salles de cinéma au Québec sont depuis toujours occupées par le cinéma de fiction de la France et des États-Unis. Et la télévision québécoise propose une vision policée, bien pensante, de la société.[réf. nécessaire] [style à vérifier]

Le choc pour le public, face à ce regard exigeant des cinéastes sur leur société, est donc très grand.[réf. nécessaire] Pendant cette période des cinéastes de grand talent seront donc pour une large part boudés, au profit d'un cinéma populiste, très souvent étranger, moins dérangeant pour le public[style à vérifier].

Jutra

Les années 1960 et 1970 verront aussi le meilleur de la contribution remarquable de Claude Jutra dont Mon oncle Antoine (1971), qui est considéré comme un film majeur de la cinématographie québécoise. L'œuvre singulière et unique de Claude Jutra semble à elle seule ouvrir la voie au cinéma introspectif des années 1980.

Un entre-deux

1967. À l’occasion de son centenaire confédératif, le Canada se veut moderne. Il change sa politique culturelle, qui on l’a compris avec l’ONF, a un impact prépondérant sur la cinématographie québécoise.[réf. nécessaire]

Politique culturelle, privé et public

Le climat social très politisé avait mené des tensions dans l’agence.[réf. nécessaire] C'est ainsi que s'était créée la section française de l'ONF.

On[Qui ?] voit des cas de censure à L'ONF. On[Qui ?] parle de liberté d'expression. Des entrepreneurs[Qui ?] en profitent pour demander à l'État d'aider à la mise en place d’un secteur privé, de la « libre entreprise », dans le domaine du cinéma. Privé que l'on voit alors comme garant d'une plus grande liberté d'expression. On mettra donc en place à cette époque de généreux crédits d'impôt aux particuliers investissant en cinéma, de même que la SDICC par Ottawa.

Avec un optimisme suspect (quand on se rappelle l'étude de la RBC)[style à vérifier], on promet qu'avec son fonds de départ de quelques millions, la SDICC permettra l'émergence d'une industrie du cinéma canadienne parfaitement autonome.[réf. nécessaire] L'échec est à ce niveau bien évidemment[style à vérifier] retentissant.[réf. nécessaire] Quelques fortunes privées en émergent toutefois, base du secteur privé du cinéma québécois et canadien. Un secteur « privé » qui est, il faut le dire, encore et toujours aujourd’hui, financé à 90% par l’État.

C'est ainsi que des films prétextes à magouilles fiscales ou des films raccoleurs d'intérêt très variable verront le jour.[réf. nécessaire] [style à vérifier] C'est l'époque de Valérie et des Deux femmes en or[6] (à ce jour le plus grand succès public du cinéma québécois). Pour un temps, le public du Québec suit, marquant de l'intérêt pour ce que Variety appelle le « Maple syrup porn »[7]. Mais les industriels américains flairent l'occasion, et ils feront demain avec Deep Throat une exploitation bien plus systématique et efficace du genre, jetant de l'ombre sur des films décidément plus paillards que vicelards[style à vérifier], tel que La pomme, la queue et les pépins[8].

L'époque Ni-ni

Cette désaffection du public, couplée à la création de la SDICC (qui deviendra Téléfilm Canada[9]) qui cherche à fabriquer un secteur économique viable, voudra dire pour le cinéma québécois une traversée aride de 35 ans qui mènera au mirage actuel. Trois décennies de cinéma ni hollywoodien, ni québécois, ni d’auteur, ni de commerce : la rentabilité commerciale étant exclue pour des raisons démographiques, le cinéma d’auteur étant lui, craint.[réf. nécessaire] Et pendant ce temps, l'ONF perd des plumes, voyant son financement coupé, année après année. On ne peut s'en surprendre : les cinéastes, on s'en souvient, y prenaient toutes les libertés, critiquant parfois très durement l'État. L'institution en paya le prix politique.[style à vérifier]

Échec 80

Les années 1980 s'ouvrent sur l'échec du référendum québécois de 1980, échec qui, étant donné la nature engagée des cinéastes québécois d'alors, sera un dur coup au cinéma. Le Confort et l'indifférence est emblématique de ce choc.[réf. nécessaire]

En même temps, partout dans le monde, l'interventionnisme d'État devient suspect : ce sera l'époque de Reagan et Thatcher. L'échec du rêve collectif marquera le début d'un cinéma centré sur l'individu, et l'éloge officiel du tout privé dans les médias[réf. nécessaire].

Quebec Shooting Guide

Au profit d'une chute du dollar canadien, et de la mise en place d'un système de crédit d'impôt par Québec au profit des entreprises qui y tournent, on voit une forte montée des productions hollywoodiennes au Québec[10]. L'impact sur les artisans est tel qu'on oublie dans une bonne mesure les acquis du cinéma direct. Cela au point où l'on s'extasie quelques années plus tard devant le radicalisme du Dogme Danois, cela sans voir sa profonde filiation au documentaire et au direct. Le cinéma québécois prend le chemin, parfois tortueux[réf. nécessaire], de sa transformation vers sa forme actuelle, vers une copie des modèles de production et de diffusion hollywoodiens, où le cinéma de genre est garant de diversité.

Il y a bien quelques exceptions, à l'ONF comme au privé. Mais les œuvres des cinéastes paraissent éparpillées dans ce contexte peu propice à la création.[réf. nécessaire]

Un présent plus commercial (1995-aujourd'hui)

Aujourd'hui le cinéma québécois tente, sous l'influence de Téléfilm Canada, une approche clairement populaire de son public, ce grâce à des budgets plus grands et en utilisant des techniques industrielles de production et de distribution. Fondée en 1995, la SODEC a une position moins tranchée. Cet équivalent québécois de Téléfilm agit toutefois tant en cinéma, disque, spectacle, qu'en édition de livres[11].

L'influence seule de la Sodec ne suffit pas à contenir la tendance lourde vers des façons industrielles.

Le cinéma, industrie américaine

Par exemple, aux équipes légères, à l'esthétique d'éclairage léger et inspiré du réel qui faisait école (voir Brault), on pratique maintenant une façon plus hollywoodienne, plus léchée, et nécessitant de grosses équipes, comme celles des Étatsuniens qui passent encore parfois ici.

L'industrialisation de la distribution ira quant à elle de pair, depuis 2000, avec une multiplication par quatre ou cinq des budgets de sortie (frais de marketing dits « prints and ads ») : le battage publicitaire des productions québécoises égalant celui des plus gros films états-uniens, dépassant maintenant parfois le million de dollars, toujours public, par film.[réf. nécessaire]

Des laissés pour compte

Cette politique déplaît à une large part du milieu du cinéma[Qui ?], créateurs et artisans, et semble favoriser uniquement quelques gros joueurs, producteurs vedettes fortement financés[Qui ?]. Certains[Qui ?] de ceux-ci reçoivent automatiquement, de Téléfilm seulement, plus de 5 M$ annuellement.

Cela semble l'opinion de la majorité du milieu du cinéma, comme le démontre en 2002 un rapport commandé par Téléfilm Canada :

« La majorité des répondants ont aussi fait part de leur perception que certains bénéficient d’un traitement de faveur : 71 % croient que les grandes entreprises ont de meilleures chances d’obtenir du financement (...). Nous avons également demandé aux répondants ce que devraient être, pour les trois prochaines années, les priorités de Téléfilm en matière de planification. La suggestion principale (18 % de tous les répondants) est que Téléfilm augmente son soutien aux petites et moyennes entreprises »[12].

Fiançailles de la télé et du cinéma

Cette industrialisation semble aussi relever par certains égards de l'arrimage systématique du cinéma à la télé québécoise, une télé ayant eu historiquement beaucoup plus de succès public que le cinéma. Ainsi nombreux[Qui ?] sont ceux qui soulignent, tout autant, le nombre strict d'adaptations télévisuelles (C't'à ton tour Laura Cadieux, Dans une galaxie près de chez vous, Séraphin, Le Survenant, etc.) dans l'ensemble des grosses productions d'aujourd'hui, que le fait que les vedettes du box-office ciné, vecteur principal du marketing de type « star-system », sont souvent d'abord de la télé.

Box-office

C'est ainsi que la part du cinéma québécois dans le box-office national croît de façon importante : de 4 % qu'il était en 2000, il réussit en 2005 à atteindre 17 % (taux comparable à l'Australie). Mais certains critiques croient que le cinéma québécois, financé par l'État, produit moins de films personnels, dits d'« auteur » et trop de films populaires, perdant sa nature artistique, au fil des années.

On pouvait lire dans le journal Le Devoir en novembre 2006 :

« Parlons d'argent. Puisque plus personne, dans le milieu du cinéma québécois, ne parle de création, parlons d'argent. (...) Si si, l'argent. Qui était autrefois un outil, un moyen. Et qui est, dans l'esprit des spectateurs, qu'on informe au moyen de palmarès, une mesure qualitative. Selon cette logique marchande, le film qui arrive en tête du palmarès est meilleur que celui qui arrive en deuxième position, et ainsi de suite. En dehors du top-10, du top-20 ou du top-40, point de salut. Un phénomène qu'on observe dans les librairies et chez les disquaires, où les best-sellers ont remplacé l'inventaire »[13].

Cet avis n'est cependant pas partagé par tous. Le critique de cinéma Gilles Carignan du journal Le Soleil constate par exemple que les deux cinémas cohabitent et que :

« Un film comme La Neuvaine a trouvé son public, sans l'apport de grosses quincailleries commerciales, en partie grâce à l'intérêt décuplé ces dernières années envers les films d'ici ». C'est ce qui lui fait dire que « Lorsque vient le temps de payer 12 $ pour une soirée au ciné, le produit local est plus qu'une option, c'est un sceau désormais recherché. Doit-on s'en plaindre ? »[14].

Cette opinion est partagée par le critique du journal Voir Martin Girard qui note, en donnant l'exemple de l'année 2005 :

« En 2005, le cinéma québécois a rempli son cahier des charges habituel en livrant son lot de blockbusters destinés à un large public (Le Survenant d'Érik Canuel, Idole instantanée d'Yves Desgagnés, Horloge biologique de Ricardo Trogi, Aurore de Luc Dionne, Maurice Richard de Charles Binamé) et son lot d'œuvres plus personnelles ou indépendantes (C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée, La Neuvaine de Bernard Émond, Les États nordiques de Denis Côté, Manners of Dying de Jeremy Peter Allen, Petit Pow! Pow! Noël de Robert Morin, La Vie avec mon père de Sébastien Rose, Familia de Louise Archambault, Les États-Unis d'Albert d'André Forcier, Saints-Martyrs-des-Damnés de Robin Aubert) »[15].

Les Prix

Cette popularité est catalysée par la création en 1999 d'un gala télévisé sur le modèle des Oscars du cinéma, récompensant le cinéma québécois, La grande soirée du cinéma québécois, où l'on remet les Prix Jutra.

Par ailleurs, le succès du cinéma québécois est confirmé par l'intérêt démontré à l'égard de ses films dans les événements et festivals, tant canadiens qu'internationaux. On tient pour exemple :

Les insuccès de l'avant-industrialisation réparés ?

On notera cependant quant au travail des cinéastes de « l'avant-commercialisation », que la présence québécoise dans les grands rendez-vous internationaux ne date pas d'hier. Le travail, notamment, des Brault, Perreault, Arcand, McLaren, Back, Lauzon et Lanctôt ayant été présenté à Venise, aux Oscars, et à Cannes, où ils récoltèrent maints prix.

L'avenir dira si, avec les moyens qu'on leur donne, les cinéastes d'aujourd'hui sauront, comme les pionniers québécois du direct et de l'animation, trouver une façon de laisser une marque à l'échelle de l'histoire du cinéma mondial.[style à vérifier]

La technique aujourd'hui

De nombreuses entreprises de multimédias[Qui ?] sont toujours établies à Montréal. Montréal demeure, grâce à l'héritage technologique de l'ONF, un lieu de créativité et de recherche dans le domaine des images en mouvement[réf. nécessaire]. Mais cette créativité sert, malheureusement, de moins en moins les cinéastes et créateurs québécois, ou même canadiens, et elle est mise au profit de productions étrangères plus fortunées, surtout en provenance des États-Unis.[réf. nécessaire]

C'est par exemple à l'ONF qu'on invente le IMAX. Plus tard encore, c'est encore grâce au soutien technologique de l'ONF, et de son secteur d'animation que l'on développe la technologie d'imagerie 3D[16] derrière les succès de Softimage[17] puis de Discreet Logic[18]. Ces deux compagnies font des logiciels d'une grande complexité qui permettent de réaliser les effets spéciaux des films hollywoodiens dont Jurassic Park sera le premier exemple célèbre.

Meilleurs films québécois

Cette liste date de 1993 et n'est donc ni exhaustive ni juste à ce jour, plus de quinze ans de films ayant marqué le Québec contemporain et ayant été acclamés à l'international n'y étant pas pris en compte.

  1. Mon oncle Antoine, Claude Jutra, 1971
  2. Les Ordres, Michel Brault, 1974
  3. Les Bons Débarras, Francis Mankiewicz, 1980
  4. Le Déclin de l'empire américain, Denys Arcand, 1986
  5. Pour la suite du monde, Pierre Perrault, Marcel Carrière et Michel Brault, 1963
  6. À tout prendre, Claude Jutra, 1963
  7. Jésus de Montréal, Denys Arcand, 1989
  8. Le Chat dans le sac, Gilles Groulx, 1964
  9. Au clair de la lune, André Forcier, 1982
  10. L'Eau chaude, l'eau frette, André Forcier, 1976

La liste des films québécois nous permet d'accéder à une revue exhaustive des films québécois de 1930 à aujourd'hui tandis que la liste des meilleurs films québécois recense la crème du cinéma selon le public, les experts ou les professionnels du cinéma en 1993.

Top 10 en assistance

Top 10 des films québécois en termes d'assistance en salle au Québec, de janvier 1985 (premières statistiques disponibles) au 31 décembre 2006.

Pour des fins de perspective, les Deux femmes en or (1970) est ajouté.

  1. Séraphin : Un homme et son péché de Charles Binamé (2002) - 1 341 602 entrées.
  2. Bon Cop, Bad Cop de Erik Canuel (2006) - 1 318 801 entrées.
  3. La Grande Séduction de Jean-François Pouliot (2003) - 1 191 818 entrées.
  4. Les Boys de Louis Saïa (1997) - 1 125 182 entrées.
  5. Les Boys II de Louis Saïa (1998) - 1 039 578 entrées.
  6. Les invasions barbares de Denys Arcand (2003) - 913 946 entrées.
  7. Les Boys III de Louis Saïa (2001) - 910 743 entrées.
  8. C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée (2005) - 758 939 entrées.
  9. Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault (2004) - 724 162 entrées.
  10. Aurore de Luc Dionne (2005) - 687 929 entrées.
  11. Elvis Gratton II : Miracle à Memphis de Pierre Falardeau (1999) - 609 463 entrées.

Deux femmes en or de Claude Fournier (1970) - 2 000 000 entrées.

(Source : Compilation de données rendues disponibles par l'Observatoire de la culture[19] de l'Institut de la statistique du Québec[20] et IMDB[21])

La période 1997-2005 compte 72 % des films du top 70, pour 40 % de la période couverte 1985-2005.

Notes et références

  1. http://www.publifarum.farum.it/ezine_articles.php?art_id=48
  2. (en) www.victorian-cinema.net
  3. www.stat.gouv.qc.ca
  4. http://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/evenements/21830.html
  5. rbc.com
  6. Deux femmes en or
  7. (en) Maple syrup porn
  8. (fr+en) Cinéma québécois sur l’Internet Movie Database
  9. http://www.telefilm.gc.ca/01/12.asp
  10. http://www.quebecshootingguide.com/#Dollars
  11. http://www.sodec.gouv.qc.ca/sodec_loi.php
  12. Téléfilm Canada, Enquête sur la satisfaction de la clientèle et sur ses besoins, RAPPORT FINAL rédigé à l’intention de Téléfilm Canada, par Omnia Communications Inc. et POLLARA Inc., Mars 2002
  13. Bilodeau, Martin, Parlons d'argent, Journal Le Devoir, Montréal, 24 novembre 2006.
  14. Carignan, Gilles, La tarte a meilleur goût, Chronique « Contrechamp », Journal Le Soleil, Québec, 7 janvier 2006, p. G3.
  15. Girard, Martin, L'année C.R.A.Z.Y., Journal Voir, Montréal, 15 décembre 2005
  16. http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/502.html
  17. http://www.softimage.com/francais/15/default.htm
  18. http://www4.discreet.com/cdn/fr/company.php?id=65
  19. Observatoire de la culture
  20. Institut de la statistique du Québec
  21. IMDB

Voir aussi

Articles connexes

  • GRAFICS (groupe de recherche sur le cinéma muet au Québec)

Liens externes

Bibliographie

Livres
  • Yves Lever, Histoire générale du cinéma au Québec, Éd. ref. et mise à jour, Boréal, 1995.
  • Dictionnaire du cinéma québécois (nouvelle édition), Boréal, 2006
  • Yves Lever et Pierre Pageau, Chronologie du cinéma au Québec, Les 400 coups, 2006
Revues
  • Objectif (1960-1967)
  • Cinéma Québec (1971-1978)
  • Séquences (1955- )
  • 24 images (1979- )
  • Cine-Bulles (1980- )
Web
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