Daniel Cohn-Bendit


Daniel Cohn-Bendit
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Daniel Cohn-Bendit
Europe Ecologie closing rally regional elections 2010-03-10 n14.jpg
Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting d'Europe Écologie,
le 10 mars 2010.

Mandats
Député européen
Actuellement en fonction
Depuis le 19 juillet 1994
Élection 12 juin 1994 (Allemagne)
Réélection 13 juin 1999 (France)
13 juin 2004 (Allemagne)
7 juin 2009 (France)
Coprésident du groupe Verts/ALE
Actuellement en fonction
Depuis le 8 janvier 2002
En tandem avec Monica Frassoni (2002-2009)
Rebecca Harms (depuis 2009)
Prédécesseur Heidi Hautala et Paul Lannoye
Biographie
Nom de naissance Marc Daniel Cohn-Bendit
Date de naissance 4 avril 1945 (1945-04-04) (66 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Montauban (France)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemand
Parti politique Alliance 90 / Les Verts (Allemagne)
Europe Écologie - Les Verts (France)
Profession Éducateur
Journaliste

Daniel Cohn-Bendit, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un homme politique de nationalité allemande, principalement implanté politiquement et médiatiquement en France. Favorable à la mise en place d'une Europe fédérale, il a fait l'essentiel de sa carrière politique au sein des institutions de l'Union européenne, comme député européen depuis 1994 et coprésident du groupe Verts/ALE au Parlement européen depuis 2002[1]. En septembre 2010, il co-fonde le Groupe Spinelli, initiative fédéraliste au Parlement européen[2].

S'il fut dans sa jeunesse engagé à l'extrême-gauche et l'un des principaux acteurs du mouvement étudiant au mois de mai 68 en France, Daniel Cohn-Bendit est aujourd'hui favorable au capitalisme et à « une écologie qui prenne acte de l'économie de marché pour mieux la réguler »[3]. Membre des Verts Allemands depuis 1984, il a déclaré dans L'Humanité à l'occasion de la campagne pour les élections européennes de 1999 prôner un « réformisme écologico-social lié à une tradition libertaire qui est effectivement non étatique ». Il a revendiqué à cette même occasion l'étiquette de « libéral-libertaire »[4].

Sommaire

Biographie

Une jeunesse contestataire

Né d'un père allemand avocat et d'une mère française intendante de lycée, frère de Gabriel Cohn-Bendit, il naît à Montauban de parents juifs réfugiés en France en 1933 pour fuir le nazisme, ayant l'intention d'émigrer aux États-Unis, raison pour laquelle ils ne l'inscrivent pas à l'état civil français. Daniel Cohn-Bendit est apatride jusqu’à l’âge de 14 ans, où il opte pour la nationalité allemande[5] pour, dit-il, ne pas être soumis au service militaire en France. En fait, sa mère et lui rejoignent son père, parti reconstruire sa vie en Allemagne et malade d'un cancer du poumon. Il se définit toutefois comme « citoyen européen ».

Sa mère meurt lorsqu'il a quatorze ans, son père alors qu'il est âgé de dix-huit ans. Inscrit à l'Odenwaldschule, école alternative allemande en pleine campagne à 60 km de Francfort, il y fait son éducation politique[6]. D'après Jean-Marcel Bouguereau, Daniel Cohn-Bendit a relevé à plusieurs reprises que d'être allé dans cette école autogérée et d'avoir fait autant de théâtre avait joué un rôle important dans sa vie.[réf. souhaitée]

Brièvement membre de la Fédération anarchiste, puis du mouvement Noir et Rouge, il est alors proche du communisme libertaire. En 1965-1966, il est inscrit en propédeutique pour étrangers à la Sorbonne-Censier. En 1967, il est étudiant en sociologie à la faculté de Nanterre lorsque commence le mouvement de contestation qui deviendra le Mouvement du 22-Mars en 1968. Il est inscrit sur la liste noire des étudiants de l'université. À la suite de l'évacuation des locaux par la police le 2 mai, il fait partie des étudiants qui vont occuper la Sorbonne le lendemain. Il sera avec Alain Geismar et Jacques Sauvageot l'une des trois personnalités étudiantes invitées par l'ORTF en grève à venir expliquer au pays le « mouvement de Mai ». Le 21 mai, alors qu'il est en voyage à Berlin, il est interdit de séjour en France. Grâce à sa petite amie Marie-France Pisier, il y revient le 28 mai, cheveux teints et lunettes noires, pour un meeting à la Sorbonne où il est acclamé. Le slogan « Nous sommes tous des juifs allemands » résumera ce soutien des jeunes à celui que la presse nomme « Dany le rouge ». Il y reviendra plusieurs fois pour rendre visite à ses amis et son frère à Saint-Nazaire. L'arrêté d'interdiction de séjour ne sera levé qu'en 1978.

Dès la fin des « événements », il s'installe à Francfort-sur-le-Main, où il s'intègre à la mouvance contestataire. Il est successivement aide-éducateur dans une crèche autogérée et employé à la librairie Karl-Marx, mais s'éloigne peu à peu d'une perspective contestataire : bien qu'ayant jusqu'alors dénoncé les « élections bourgeoises[7] », il entame une carrière politique.

Carrière politique

Daniel Cohn-Bendit à Paris, en mai 2005.

En 1981, il soutient la candidature de Coluche à la présidence de la République. Cinq ans plus tard, il officialise son abandon de la perspective révolutionnaire dans un ouvrage-bilan, Nous l’avons tant aimée, la Révolution[8].

En 1984, il adhère au parti écologiste (Die Grünen) et se lie avec Joschka Fischer, qu'il pousse à se présenter aux élections dans le Land de Hesse. Plus tard, Daniel Cohn-Bendit est élu sous l'étiquette des Verts au conseil municipal de Francfort-sur-le-Main (depuis 1989), puis au Parlement européen. En 1989, il est nommé adjoint au maire SPD de Francfort-sur-le-Main, chargé des affaires multiculturelles.

Daniel Cohn-Bendit est député au Parlement européen depuis les élections européennes de 1994[9]. Il a été d'abord élu comme représentant des Verts allemands puis en tant que tête de liste des Verts en France (sa liste obtient 9,72 % des voix en juin 1999, second meilleur résultat des Verts français aux élections européennes après celui d’Antoine Waechter en 1989), à nouveau comme représentant des Verts allemands le 13 juin 2004 et enfin en 2009 en tant que tête de liste d'Europe Écologie en France.

Daniel Cohn-Bendit, en juin 2009.

Porte-parole du Parti Vert européen, créé en février 2004, puis vice-président du Mouvement européen-France depuis février 2007, il soutient Dominique Voynet lors de l'élection présidentielle de 2007.

Lors de la législature 2004-2009, Daniel Cohn-Bendit a été présent à près de 93 % des sessions du Parlement européen (278 jours sur 299)[10]. Plus de 96 %[10] des votes enregistrés (4 283 sur 4 400) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, dont il est le président, Groupe des Verts/Alliance libre européenne. Par rapport aux autres députés de l'un de ses deux États, l'Allemagne, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux plus d'une fois sur deux (52,25 %)[10].

En juin 2009, il se présente aux élections européennes en France, au sein de la liste Europe Écologie, qui rassemble les Verts et des personnalités proches des idées écologistes, notamment Malika Benarab-Attou, Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot, José Bové, Yannick Jadot, Michèle Rivasi. Il est en tête de la liste Europe Écologie pour la circonscription Île-de-France, l'ancienne magistrate Eva Joly y figurant en deuxième position. Dans sa circonscription, Daniel Cohn-Bendit et Europe Écologie réalisent 20,86 %[11], ce qui place sa liste en seconde position, derrière l'UMP mais largement devant le Parti socialiste. Au niveau national, Europe Écologie recueille 16,28 %[12] des voix, soit le meilleur score jamais réalisé par une liste écologiste lors d'élections européennes et qui place ce parti en troisième place sur l'échiquier politique français, talonnant le Parti socialiste.

En août 2009, Daniel Cohn-Bendit affirme qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle française de 2012, car il « ne rêve pas » d'être président depuis qu'il est « petit ». Bien que de nationalité allemande, il pourrait faire une demande de double nationalité qui l'autoriserait à se porter candidat mais il réfute par avance cette idée[13].

Prises de position politiques

Pour une Europe fédérale

Opposé au nationalisme et partisan d’un fédéralisme européen, Daniel Cohn-Bendit s’engage dans le processus constitutionnel européen initié par le discours de son ami Joschka Fischer sur « la finalité de l’intégration européenne[14]». Lorsque la Convention sur l'avenir de l'Europe remet ses travaux, il adresse une lettre[15] aux gouvernements se réunissant dans une conférence intergouvernementale dans laquelle il les adjure :

  • de peser de tout leur poids pour éviter que le texte final du traité établissant une Constitution pour l'Europe ne contienne des reculs par rapport au texte de la convention ;
  • d’introduire dans la troisième partie de la Constitution une procédure de révision moins lourde, qui ne repose pas sur l’unanimité et qui prévoit l’entière participation du Parlement européen ainsi que la ratification par celui-ci ;
  • de révolutionner le mode de ratification utilisé jusqu’ici en organisant un référendum européen pour que tous les citoyens européens puissent s’exprimer sur cette Constitution européenne et afin que les enjeux européens prennent le pas sur les considérations de politiques intérieures, ceci sans que le refus d’un seul pays puisse bloquer tous les autres.

Ces propositions trouvent relativement peu d’échos à l’époque et ne sont pas retenues par les gouvernements, mais se retrouvent au cœur des polémiques lors de la campagne précédant le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe. Malgré la position officielle des Verts français et européens[16] en faveur du oui au traité de Constitution pour l'Europe, la campagne référendaire est marquée par les débats tendus entre les partisans d'un « oui de raison » défendu par Daniel Cohn-Bendit, le parti des Verts européens et l'ensemble des députés et des sénateurs écologistes (comme Alain Lipietz, Gérard Onesta ou Dominique Voynet) contre une importante minorité favorable à un « non de gauche » au sein des Verts français mais aussi des autres partis de gauche comme le parti communiste français et lutte ouvrière. Les premiers participent, malgré les reproches que cela déclenche, à des meetings communs avec des membres du Parti socialiste français ou de l’UDF afin d'expliquer et défendre les apports qu'ils attendent de ce traité.

En septembre 2011, il annonce soutenir le Parti fédéraliste pour la promotion du fédéralisme dans la campagne présidentielle des élections de 2012 en France[17].

Pour une économie « sociale-libérale »

Ses options économiques « sociales-libérales[18] » et son soutien à la privatisation de certains services publics[19] l’éloignent d'une partie des écologistes européens qui considèrent que le dogme libéral est incompatible avec les moyens que nécessitent la préservation de la planète et le combat pour la justice sociale. Ainsi, le mensuel La Décroissance, qui présente régulièrement Daniel Cohn-Bendit comme un « éco-tartuffe », le décrit également comme « le Canada Dry de la politique : ça a la couleur de la rébellion, l'odeur de la rébellion, le goût de la rébellion, mais ce n'est pas de la rébellion ; c'est juste l'idéologie capitaliste classique sous une face souriante et décoiffée. Un produit marketing redoutable »[20]. Il est intervenu à l’université d’été du Medef (patronat français) en 2000[21] et en 2006[22].

Pour une politique d'immigration « ouverte »

Premier adjoint au maire de la ville de Francfort pour les affaires multiculturelles dans les années 80-90, Daniel Cohn-Bendit plaide pour une politique d'immigration « ouverte »[23]. Il s'oppose publiquement aux propos de la chancelière allemande Angela Merkel selon lesquels le modèle multiculturel en Allemagne aurait « totalement échoué ». Il avance : « Dans les prochaines années, l’Europe aura besoin d’immigration en raison de son évolution démographique et de son vieillissement »[24].

Pour la dépénalisation des drogues dites « douces »

Il est connu également pour ses prises de position en faveur de la dépénalisation des drogues dites « douces » (cannabis)[25].

Polémique autour du Grand Bazar (1975)

En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar[26], dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Certains passages de cet ouvrage théorisent l'éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques ambigus (il parle notamment de « caresses » qu'il donnait, et d'attouchements qu'il recevait, de façon explicite[27]) que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux. Il avait également évoqué cela de manière provocante lors de l'émission Apostrophes du 23 avril 1982[28],[29].

En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages pouvant être alors considérés, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie. Des citations du livre venaient en effet d'être diffusées à la presse internationale[30] par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d'Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s'en prenait à d'anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn-Bendit[31]. De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d'ombre, notamment Marine Le Pen en 2004[32], François Bayrou à deux reprises en 2009[33], le conservateur suisse Oskar Freysinger[34], et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen[35].

Daniel Cohn-Bendit s'est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 70 »[36], étaient à replacer dans le contexte des années 1970[37]. Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient alors apporté leur soutien au leader écologiste[38]. Daniel Cohn-Bendit déclare : « Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. » Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n'avait pas fait scandale à l'époque, est aujourd'hui insoutenable[39] », et qu'il nourrit « des remords d'avoir écrit tout cela[40] ».

Par-delà la polémique politique, perce également l'un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l'idée de « libération sexuelle » de l'enfant[41],[42].

Ouvrages

Notes et références

  1. Fiche de Daniel Cohn-Bendit sur le site du Parlement européen
  2. site du Groupe Spinelli - Liste des membres
  3. Une envie de politique, 1998, La Découverte. Cité par Politis, 23 mai 2009.
  4. « Cohn-Bendit : “Je suis un libéral-libertaire” », L'Humanité, 7 janvier 1999
  5. Selon ses dires dans le reportage de Serge July diffusé le 28 mars 2008 sur France 5, ainsi que son interview à LaTéléLibre.
  6. Emeline Cazi, Le vrai Cohn-Bendit, Editeur Plon, 2010.
  7. Cité par Lucien Rioux et René Backmann, L'Explosion de mai, Robert Laffont, 1968, p. 503.
  8. Barrault Éditions, 1986 (ISBN 978-2-7360-0037-0).
  9. Vos députés : Présentation : Daniel Cohn Bendit
  10. a, b et c Statistiques sur l'activité de Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen sur le site VoteWatch.
  11. Résultats pour l'Ile-de-France sur le site du ministère de l'Intérieur
  12. Résultats nationaux sur le site du ministère de l'Intérieur
  13. Réponse donnée à 37:0è, dans Les Questions du mercredi sur France Inter et Dailymotion, le 2
  14. Discours de M. Joschka Fischer sur la finalité de l’intégration européenne, prononcé le 12 mai 2000 à Berlin.
  15. « Pour un référendum sur la Constitution à l’échelle européenne », 14 mai 2004.
  16. http://lipietz.net/?breve38
  17. http://blog.lesfederalistes.eu/?p=813
  18. « Hue/Cohn-Bendit : le libéralisme en plat de résistance », L'Humanité, 3 décembre 1998.
  19. « Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État. » (Libération, 6 janvier 1999) ; « Cohn-Bendit et Besancenot s'affrontent sur l'Europe et les services publics », 6 juin 2009.
  20. dossier sur Daniel Cohn-Bendit, La Décroissance, n° 56, février 2009, p. 8.
  21. Guylain Chevrier, « Le PS à La Rochelle : des primaires pour en finir avec le peuple et une gauche authentique », Riposte laïque, publié le lundi 31 août 2009, [1], consulté le 1er septembre 2009.
  22. http://www.medef13.com/main/core.php
  23. « Il y a une vraie folie ambiante ». Entretien exclusif avec Daniel Cohn-Bendit. », Presse et Cité, 11 mai 2011
  24. « "Stupidité et malveillance" : le sarkozysme selon Cohn-Bendit ». Propos recueillis par Luc Bronner et Gérard Courtois. », Le Monde, 16 août 2010
  25. Présentation sur Canal-U.
  26. Éditions Belfond, 1975 (ISBN 978-2-7144-3010-6).
  27. Il écrit à ce propos : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : “Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?” Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » Et ailleurs : « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. » (Le Grand Bazar, Éditions Belfond, 1975).
  28. Au cours de cette émission, intitulée « Quelles valeurs pour demain ? » et où il présentait le livre d'Ingolf Diener et Eckard Supp Ils vivent autrement. Les Alternatifs de la RFA (Stock, 1982), il déclare, entre autres : « Je viens à 9 heures du matin retrouver mes huit petits gosses entre 16 mois et 2 ans. Je vais leur torcher le cul, Je vais… les chatouiller, ils me chatouillent, on se fait des papouilles. (…) Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. (…) Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque ! »
  29. Arrêt sur images, Cohn-Bendit et les accusations de pédophilie, une histoire ancienne de 34 ans
  30. Les extraits du livre seront ainsi publiés par la presse allemande (Bild), britannique (The Independent) et italienne (La Repubblica).
  31. Libération du 8 mars 2001.
  32. Lors de l'émission France Europe Express du 25 mai 2004.
  33. Au cours de la campagne pour les élections européennes de 2009, cf. « Insultes sur un plateau télé entre Cohn-Bendit et Bayrou », Le Figaro, 5 juin 2009
  34. « Gros clash entre Freysinger et Cohn-Bendit sur la TSR », 20 minutes (Suisse), 3 décembre 2009
  35. Jean-Marie Le Pen rappelle à Daniel Cohn-Bendit son passé pédophile, TF1, 14 septembre 2011
  36. Insultes sur un plateau télé entre Cohn-Bendit et Bayrou, Le Figaro, 5 juin 2009
  37. Daniel Cohn-Bendit justifie en 2001 ses propos tenus dans Le Grand Bazar (1975), où il décrivait des contacts clairement pédosexuels, comme étant une « provocation intolérable », due au contexte de l'époque, et non des actes s'étant réellement déroulés. L.D. et J.-P. M., « Pédophilie. Polémique autour de propos " insoutenables " de l’ancien leader étudiant. », dans L'Humanité, 24 février 2001
  38. « Nous savons qu’il n’a jamais porté atteinte à nos enfants », écrivent-ils. Les enfants eux-mêmes rejettent dans cette lettre « toute tentative de rapprochement entre Daniel Cohn-Bendit et des personnes coupables d’abus sexuels sur enfants ». « L'affaire Cohn-Bendit ou le procès de mai 68 », article de Paul Quinio dans Libération, 23 février 2001 ; voir aussi « L'innocence, on l'avait rêvée », Marie Guichoux, Libération, 24 février 2001 ; « Retour sur les polémiques autour de la génération 68 », Jean-Michel Helvig, Libération, 8 mars 2001, etc.
  39. Daniel Cohn-Bendit sur RTL, mars 2001.
  40. Le Parisien, 6 juin 2009.
  41. « Que reste-t-il de la révolution sexuelle de mai 68 ? » Le Monde, 28 février 2001.
  42. Pour le journal L'Express, « la complaisance de l'époque pour les excès de langage — et parfois d'actes — des militants de la libération sexuelle s'accompagnait d'un véritable aveuglement : l'enfant, croyaient-ils, ne demandait qu'à exprimer sa sexualité, et c'était l'interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d'alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l'infantilisme d'une mouvance. » (« Le remords de Cohn-Bendit », L'Express, 22 février 2001).

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Paul Ariès et Florence Leray, Cohn-Bendit, l'imposture, Max Milo, 2010.
  • Emeline Cazi, Le vrai Cohn-Bendit, Editeur Plon, 2010.
  • Daniel Cohn-Bendit "Que faire ?", éditeur : Pluriel, 2010

Scénariste

Articles connexes

Liens externes



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