Groupe islamique armé


Groupe islamique armé
Groupe islamique armé
الجماعة الإسلامية المسلحة, GIA
Idéologie Islamiste
Objectifs Remplacer le gouvernement algérien par un régime islamiste
Statut ?
Fondation
Date de formation juin 1992
Fondé par Mansour Meliani et Abdelhak Layada
Pays d'origine Drapeau d'Algérie Algérie
Actions
Victimes (morts, blessés) Au moins 1 017 morts et 1 172 blessés[1]
Zone d'opération Drapeau de France France, Drapeau d'Algérie Algérie
Période d'activité 1992-1999
Organisation
Chefs principaux Mansour Meliani, Abdelhak Layada, Cherif Gousmi, Djamel Zitouni, Antar Zouabri et Nourredine Boudiafi
Membres quelques milliers[réf. nécessaire]
Financement Impôt révolutionnaire
Groupe relié Al-Qaida[réf. nécessaire], anciens liens avec le FIS
Répression
Considéré comme terroriste par Canada, Etats-Unis d'Amérique, Royaume-Uni
Guerre civile algérienne

Le Groupe islamique armé (arabe : الجماعة الإسلامية المسلحة, al-Jama'ah al-Islamiyah al-Musallaha, GIA) est une organisation armée dont le but apparent est de renverser le gouvernement algérien pour le remplacer par un État islamique.

L'organisation est une nébuleuse placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada[2], des Etats-Unis d'Amérique[3] et du Royaume-Uni[4]. Le GIA est classé organisation terroriste par la France[réf. nécessaire]. Le gouvernement algérien fait toujours apparemment pression aujourd'hui sur l'Union européenne (UE) pour qu'elle inscrive sur sa liste des organisations terroristes le GIA. L'organisation est considérée par l'ONU comme proche d'al-Qaida et à ce titre sanctionnée par le Conseil de sécurité des Nations unies[5]. Un courant dissident, suite à l'affaire de l'assassinat des moines du monastère de Tibhirine impute désormais les manoeuvres terroristes du GIA à des barbouzes du FLN dans le but de mobiliser l'opinion internationale en faveur du gouvernement algérien.

Sommaire

Histoire

En 1992, le Front islamique du salut (FIS) remporte le premier tour des élections législatives, mais le gouvernement annule ce résultat. Le GIA se lance dans la lutte armée, ses activités se caractérisent par la violence, les attentats et par une position intransigeante exprimée dans sa devise « Pas de dialogue, pas de réconciliation, pas de trêve ». L'organisation est une fusion entre deux groupes, celui de Mansouri Meliani et celui de Abdelhak Layada en octobre 1992 .

Le GIA est une organisation non centralisée et morcelée. Le GIA est dirigé par un émir, Abou Abd Ahmed (ou Mourad Si Ahmed, surnommé « Djafaar al-Afghani ») et Djamel Zitouni. Les effectifs du GIA, même s'ils demeurent difficiles à déterminer précisément, tournent aux environs d'une dizaine de milliers de combattants, divisés en plusieurs clans.

Tout comme le FIS, le GIA est divisé en deux clans, les salafistes qui cherchent à mettre au point une révolution islamique mondiale et les djazaristes qui cherchent à prendre le pouvoir en Algérie.

Le GIA est composé essentiellement d'anciens volontaires algériens formés à la guérilla dans les maquis d'Afghanistan, ou d'autres qui ont combattu en Bosnie-Herzégovine.

En 1993, le GIA fait paraitre un journal en Angleterre, Al-Ansar.

Via son mouvement "Unité de la Mort" Katiba al-Maout, il commet plusieurs actions violentes partout en Algérie. En 1996, le GIA enlève puis - selon les médias de l'époque - exécute les 7 moines français de Tibhirine et fait assassiner Monseigneur Pierre Claverie, évêque d'Alger, juste avant de disparaître.

Le canal médiatique du GIA :

Les communiqués du GIA sont adressés par fax et par appel téléphonique à la radio marocaine arabophone Médi 1 par un homme se présentant comme Mohamed Redouane, chargé des «relations extérieures» du mouvement.

La devise du GIA

« du sang, du sang, De la destruction, de la destruction, Ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation!».


le GIA une organisation puissante :

Grâce à des réseaux de soutien de toute sorte à partir de l’étranger (notamment les États-Unis, la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Allemagne,la Suisse et des pays arabes tel que le Maroc, l'Arabie Saoudite ou le Yémen), le GIA est devenu l’organisation la plus puissante au sein de la sphère du terrorisme islamiste mondial. Il entendait rester le seul à conduire le «djihad» en Algérie. Il ne tolérait aucune autre organisation concurrente et n’hésitait plus à exécuter quiconque qui se permettait la moindre incartade par rapport à ses décisions. Dans cet esprit, Djamel Zitouni n’a pas hésité à envoyer son «officier exégète» au Soudan pour en avertir Ben Laden à la fin de l’année 1995. Cet émissaire, Radouane Makadour, dit Abou Bassir, lui a signifié que le GIA «égorgera quiconque présentera une aide quelle que soient sa nature et son volume à n’importe qui en dehors de lui. Personne ne doit s’ingérer en Algérie sans passer par lui» .

L'engagement de l'Armée nationale populaire face au terrorisme :

Au cours des dix dernières années, l’Algérie a vécu une agression du terrorisme islamiste dont le but était la destruction de la République, l’anéantissement de la démocratie naissante, la suppression des libertés pour instaurer une théocratie islamique au nord de l'Afrique. Le terrorisme islamiste a commencé à se manifester depuis les années 80, avec le MIA de Bouyali, dans un pays n'ayant que 20 ans d'indépendance, au sein d'une société en pleine mutation et désorientée par les échecs d'un régime, certes nationaliste, mais miné par les problèmes d'après-indépendance. Dans ce contexte, l’Armée Nationale Populaire à développée une stratégie pour combattre et vaincre les différents groupes terroristes qui ont sévi en Algérie depuis les année quatre-vingt-dix.

Rapport GIA et FIS

L'objectif et les méthodes du GIA et de l'Armée islamique du salut (l'AIS) (la branche armée du FIS) sont sensiblement les mêmes, pourtant il n'en reste pas moins que ce sont [réf. nécessaire]deux organisations concurrentes qui se combattent entre elles.

L'AIS a condamné plusieurs fois les actions particulièrement violentes du GIA. Cependant un rapprochement avec l'aile modérée du FIS semble exclue, les responsables du FIS partisans du dialogue avec le gouvernement ont été "condamnés à mort" par le GIA.

Le GIA est aujourd'hui largement marginalisé suite aux initiatives d’amnistie générale du président Abdelaziz Bouteflika après les années 2000, qui a permis à des milliers de combattants de retrouver une vie normale. Quant à l'armée, elle affirme avoir pratiquement anéanti l'organisation.

Le GIA manipulé ?

Selon l'étude menée par Nafeez Mosaddeq Ahmed, le GIA aurait vu sa création instrumentalisée par le régime algérien pour discréditer les milieux islamistes et contrôler la population qui avait porté le FIS au pouvoir en décembre 1991[6].

Les divers témoignages et sources avancent que ces massacres étaient soit perpétrés par le GIA, à l'instigation d'agents du DRS infiltrés ou d'islamistes « retournés », soit directement organisés par le DRS et ensuite revendiqués par la publication de faux communiqués du GIA. Le journal Al Ansar, publié à Londres, était le premier à recevoir et diffuser ces communiqués, et son responsable s'est montré incapable de distinguer les vrais communiqués du GIA des faux.

Action du GIA en France

Le 24 décembre 1994, un commando du GIA détourne le vol AF 8969 qui s'était envolé d'Alger, avec pour but de le faire s'écraser sur Paris si les autorités algériennes ne libéraient pas deux des responsables du FIS : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l'avion à l'aéroport de Marseille-Marignane en tuant les quatre preneurs d'otages.

Le 11 juillet 1995, le cheikh Abdelbaki Sahraoui est abattu d’une balle dans la tête dans la salle des prières de la mosquée de la rue Myrha ainsi que l'un de ses proches tentant de s'interposer[7]. C'est le début des attentats qui toucha la France en 1995.

En 1995 le GIA organise une série d’attentats. Celui de la station Saint-Michel fera huit morts et une centaine de blessés. L'objectif aurait été de faire participer la France plus activement dans la lutte anti-islamiste, et ainsi couper le mouvement de son principal soutien à l'étranger[8].

En 1998, pour prévenir d'éventuels attentats lors de la Coupe du monde de football, une centaine de membres du Groupe islamiste armé sont arrêtés.

Le 11 juin 1999, par une lettre de menaces adressée à la presse, le GIA annonce un djihad sur le territoire français. Les raisons ne sont pas connues avec certitude, mais cela est probablement dû à la politique française en Algérie.

Le GIA est aussi implanté en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, aux États-Unis, en Suède au Maroc ainsi que dans de nombreux pays d'Afrique du Nord et subsaharienne.

Action du GIA en Algérie

Le 8 mai 1994, deux religieux français sont assassinés dans le quartier de la Casbah à Alger[9].

Le 3 août 1994, Assassinat à Alger de trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France[10].

Le 27 décembre 1994, Quatre Pères Blancs, dont trois Français, sont assassinés à Tizi-Ouzou, en Kabylie[11].

Le 5 mai 1995, 5 coopérants dont 2 Français sont assassinés dans les locaux d’une société algérienne[12].

Le 23 mai 1996, 7 trappistes français sont enlevés dans leur monastère de Tibehirine, ils sont retrouvés morts[13].


L'affaire des moines assassinés

(21 et 22 juin, 15 juillet) Le Groupe Islamique Armé (GIA) dirigé par Djamel Zitouni a adressé en mai et juin, via la radio franco-marocaine de Tanger "Médi", une série de messages impliquant le gouvernement français dans l'"affaire" des sept moines trappistes de Tibéhirine enlevés le 27 mars et assassinés le 21 mai. Le 18 juin, un communiqué du GIA relate une entrevue entre un émissaire du groupe et des diplomates de l'Ambassade de France à Alger, le 30 avril, soit près d'un mois avant l'enlèvement des moines.

Le 16 avril, un message aurait été adressé aux autorités françaises par Djamal Zitouni. Ce message aurait fait part aux Français du désir du GIA de parlementer, et leur aurait annoncé l'arrivée d'un émissaire dont la sécurité serait gagée par la vie des moines. Le 30 avril, une rencontre se serait déroulée à l'Ambassade de France entre un émissaire du GIA ("Abdullah") et des diplomates français, lesquels auraient reçu la preuve que les moines étaient toujours en vie, et une lettre précisant les modalités de négociation.

Les autorités françaises auraient remis à "Abdullah" une lettre indiquant deux numéros de téléphone de contact et exprimant le souhait de maintenir ce contact. L'émissaire du GIA aurait ensuite été reconduit dans le quartier de Hussein Dey par une voiture de l'Ambassade, en compagnie du diplomate Clément et du Consul français.

Le porte-parole du Ministère français des Affaires étrangères a confirmé la rencontre avec le GIA de Zitouni mais a démenti que ce contact ait impliqué le Consul général et toute tractation entre le France et les ravisseurs des moines. De telles tractations ont cependant été évoquées par le prieur du monastère d'Aiguebelle (Maison-mère du monastère de Tibéhirine). Le prieur a ensuite été désavoué par le supérieur de la communauté, lequel a été lui-même limogé et remplacé à son poste.

Dans une interview au journal Al-Hayat du 18 janvier 2003 paraissant à Londres, Ali Benhadjar a affirmé : «Des membres connus du GIA, que je connais, étaient présents lors de l’enlèvement. Ils nous ont demandé, en 1995, de kidnapper les moines et de les leur remettre, mais nous avons refusé. C’était avant qu’on se sépare d’eux.»

En réalité, il ne les connaissait pas seulement, mais il était aussi en guerre contre eux. En sa qualité d’«émir» de la katibat Es-Salafiyyat de Médéa, il a signé un communiqué en date du 12 février 1996, soit le mois précédent l’enlèvement des moines. Il menaçait de «punition » quiconque apporterait une aide à douze terroristes du GIA, listés et qualifiés de «brigands» et d’«hérétiques».

Il se trouve qu’au moins trois terroristes de cette liste ont été formellement identifiés comme faisant partie du groupe auteur de l’enlèvement des moines : Baghdad Meziane, Missoum Rabhi, et Ali Djouablia. La même nuit de l’enlèvement des moines, vers 4h, une localité non éloignée de Tibhirine a été investie par un groupe terroriste qui a enlevé deux membres d’une même famille, les frères Larbi et Mohamed B., avant de se diriger vers le domicile de leur tante pour enlever son fils Azeddine B., puis un autre cousin, Cherif B., habitant un peu plus loin.

Arrivés sur les lieux, les terroristes ont fracassé la porte et ouvert le feu sur les occupants de l’habitation, tuant sur le coup Mohamed Cherif B. et blessant Azeddine. Le groupe terroriste a quitté les lieux vers 4h30 en emmenant, ligotées, les trois personnes enlevées, à savoir Mohamed, Azeddine et Larbi.

Ces derniers ont été conduits jusqu’à la route nationale Médéa-Blida où les attendait un véhicule conduit par Missoum Rebahi, qui les a emmenés à Guerouaou. Ils ont été séquestrés dans une habitation où se trouvait une autre victime, Sid Ali M. M. Sept terroristes les ont harcelés de questions, parmi lesquels Missoum Rebahi, Baghdad Meziane Bettahar, Ali Djouablia, Bensaâd Mahdjoub, avant d’être transférés, à bord d’un autre véhicule, dans une autre habitation de la même localité où se trouvaient, justement, les moines enlevés.

Larbi a, lui-même, vu le père Paul Gabriel Dochier, que connaissait personnellement sa famille à la faveur de visites. Durant leur séquestration, les membres de cette famille, enlevés ont été interrogés par les terroristes qui voulaient connaître leurs liens familiaux avec Ali Benhadjar.

C’est, d’ailleurs, la raison de leur enlèvement. Dans la journée du 27 mars, à la nuit tombante, Sid Ali M. M. a été emmené dans une autre pièce pour subir un interrogatoire. A ce moment-là, l’un des séquestrés, Azeddine, a pu défaire ses liens et détacher ses compagnons.

Saisissant un moment propice, ils se sont évadés, aussitôt poursuivis par les terroristes qui ont ouvert le feu sur eux, atteignant mortellement Azeddine et Mohamed. Larbi, quant à lui, a pu fuir, à la faveur de l’obscurité, et se cacher dans des buissons jusqu’au matin avant de rejoindre son domicile et alerter les forces de sécurité.

Parmi les terroristes identifiés par Larbi, trois sont des évadés de Tazoult, Baghdad Meziane Bettahar, Missoum Rebahi et Ali Djouablia, alors que le quatrième, Bensaâd Mahdjoub, était recherché depuis mars 1994. Ils ont été abattus au courant de l’année 1997, mis à part Ali Djouablia qui demeurait recherché à l’époque.

Il se trouve qu’ils figuraient dans la liste diffusée par Ali Benhadjar dans son communiqué du 12 février 1996, où il les a qualifiés de «brigands» et de «khawaredj». L’étape de Guerouaou où ont été séquestrés les moines n’a été qu’un transit avant de les conduire au QG du GIA dans les monts de Chréa (Blida). D’autant que les ravisseurs ont été obligés de décamper avant l’arrivée des forces de sécurité, alertées par Larbi qui les a guidés sur les lieux.

Ali Benhadjar confirmera, dans une interview, qu’il a appris par des transfuges du GIA qui l’on rallié que le groupe qui a enlevé les moines s’est caché au lever du jour à Guerouaou, sur le chemin des crêtes qui mène vers Chréa, là où justement se trouve la base principale de l’organisation terroriste.

Ce QG central, dont ont parlé des terroristes «repentis» était une véritable forteresse. Déjà naturellement difficile d’accès, le terrain était truffé d’explosifs. Tous les terroristes n’étaient pas autorisés à y accéder. Un système concentrique de protection permettait aux guetteurs d’avoir une vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. Les abris naturels et les caches aménagées étaient consolidés de manière à résister à des attaques aériennes.

C’est dans ce QG que fut enregistré le message confirmant le rapt des religieux, adressé à l’ambassade de France à Alger, lu par le «chef de cabinet» de Zitouni, Hassen Beladaci dit Ayoub, identifié par sa voix. Originaire de Birkhadem (Alger), comme Cherif Gousmi et Zitouni et dont il était très proche et avec qui il a activé au sein du bureau local du FIS.

Il n’a jamais quitté Zitouni dont il a coordonné les groupes quand il était encore «émir «des katibat El-Mawt, puis Ech-Chouhada. Il l’a suivi quand il est devenu «conseiller militaire «du GIA, avant de devenir enfin son «chef de cabinet», une fois devenu «émir national». Les «repentis» le présentent comme un sanguinaire, en grande partie responsable de toutes les «dérives» du GIA.


L’assassinat des moines par le GIA a été annoncé par la radio marocaine Médi.I, le 23 mai 1996. Un journaliste de cette station a confirmé qu’à la rédaction on a jugé risqué, faute de preuve irréfutable, d’annoncer l’exécution des sept moines sur un simple coup de téléphone du GIA. Ce n’est qu’à midi (12h GMT, 23 mai) que la radio a reçu un fax sur la base duquel elle a décidé de donner l’information avec beaucoup de précautions.

Le même jour, El-Ansar publie le communiqué signé de Zitouni annonçant l’horrible assassinat. Les têtes des victimes, séparées des corps, ont été découvertes par les usagers de la RN 1, le 30 mai 1996, au bord d’un champ agricole exploité en association par deux agriculteurs.

C’est l’associé qui, en se rendant à son travail, a été attiré par une longue file de voitures et un attroupement de plusieurs personnes non loin de la maison du propriétaire du champ. En se rendant sur place, il a fait la découverte macabre de têtes décapitées accrochées à la clôture.

Il a attendu le retour de son associé qui pour aller avec lui aussitôt informer la gendarmerie de Médéa. La pratique du GIA de la décapitation des victimes dont seules les têtes sont retrouvées n’a pas commencé avec les moines de Tibhirine.

Ce fut par exemple le cas d’un des premiers Patriotes, enlevé en septembre 1994 dans la région, entre Aïn Chadjera et Aïn Kercha, dans la wilaya d’Oum-El- Bouaghi. Il avait été décapité et sa tête sera découverte le surlendemain, accrochée à l’entrée du marché hebdomadaire de Aïn-El-Beïda, dans la même wilaya.

Le reste de son corps ne sera découvert qu’en mars 2009. Il en a été de même en juillet 1995 à Soumaâ (Blida) pour un menuisier qui ne s’était pas laissé racketter. La tête sera exposée également à l’entrée du marché, le surlendemain de son enlèvement de son domicile.

C’est également le cas d’un conscrit de l’armée en octobre 1999 dont la tête sera trouvée sur le seuil du domicile parental à La Casbah (Alger). Et les exemples sont nombreux où la barbarie ne s’est pas suffise d’«exposer» uniquement les têtes mais également un bras ou une jambe, sans le reste du corps, comme le cas d’un «repenti»dans la région d’El-Milia (Jijel) en août 2002.

Le but recherché est de raviver au maximum la terreur pour faire parvenir un message qui n’a pas été entendu : un Patriote qui a pris les armes contre le terrorisme, un commerçant qui refuse de payer l’«impôt religieux», un jeune homme qui ne s’est pas plié à l’interdiction d’effectuer le service militaire, un «repenti» qui a répondu à l’«appel du pardon».

Il ne fait aucun doute que pour les moines, c’était une manière de rappeler aux «étrangers» le communiqué du GIA d’octobre 1993 qui leur donnait un délai d’un mois pour quitter l’Algérie.

Qu’il y ait eu entre les «services» français ou entre eux et le GIA n’importe quelle justification que ce dernier a prise au vol pour «justifier» son abominable crime, cela ne peut être qu’un prétexte. La guerre qu’il avait déclarée aux étrangers devait un jour ou l’autre atteindre Tibhirine.


Modes d'action de GIA

  • Assassinats des policiers,
  • Assassinats des gendarmes,
  • Assassinat des militaires
  • Assassinat des Gardes communales et les éléments des groupes d'autodéfense (patriote)(milices armées)
  • Sabotages des usines, fabriques ;
  • destruction des écoles, lycées et établissements culturels ;
  • destruction et sabotage des installations d'énergie et d'eau ;
  • destruction et sabotage des voies ferrées, ponts, trains, bus, camions
  • des vols et opérations de racket ;
  • assassinats d'intellectuels, écrivains, artistes, chercheurs, professeurs d'université
  • assassinats de ressortissants étrangers .
  • assassinats de populations des zones semi-urbaines (massacres) ;
  • assassinat de populations lors de faux barrages ;
  • emploi systématique des véhicules piégés dans les cités urbaines et bombes pour faire le maximum de victimes ;
  • enlèvements de femmes, considéré comme un butin de guerre ;
  • assassinats spécialement des Algériens ayant exécuté leur Service national ou ayant répondu au rappel de mobilisation.

Leaders du GIA

  • 1990 : Mohamed El Kheir
  • 1990 : Noureddine Selamna, abattu par les forces de sécurité en février 1992
  • 1992 : Moh Léveilly, de son vrai nom Mohamed Allel abattu en août 1992.
  • 1992 : Mansouri Meliani arrêté en 1992 à Draria lors d’un accrochage avec les forces de sécurité,
  • septembre 1992 - juin 1993 : Abdelhak Layada émir national connu sous le nom de guerre de Abou Adlène arrêté au Maroc en 1993
  • juin -juillet 1993 : Aissa Ben Amar tué dans un accrochage avec des forces de sécurité.
  • juillet 1993- février 1994 :Si Ahmed Mourad, alias Seyf Allah Djaâfar El-Afghani tué à Bouzaréah Alger le 26 février 1994 dans un accrochage avec des forces de sécurité.
  • (mars 1994 - octobre 1994) : Cherif Gousmi dit Abou Abdellah Ahmed, abattu le 26 septembre 1994 a Birkhadem Alger dans un accrochage avec des forces de sécurité.
  • (16 octobre 1994): Mahfoudh Tadjine, alias Abou Khalil, détrôné par Djamel Zitouni,
  • octobre 1994- juillet 1996 : Djamel Zitouni dit Abou Abd al-Rahmane Amine tué par ses acolytes le 16 juillet 1996 dans une embuscade dans la région de Bougara (Blida).
  • 14 juillet 1996 : Mouloud Hebbi, alias Hassan Abou Walid, détrôné par Antar Zouabri
  • 18 juillet 1996 - 2002 : Antar Zouabri alias Abou Talha tué le 8 février 2002 par l’armée à Boufarik
  • (mars 2002- juillet 2004) : Oukali Rachid, dit Abderrachid Abou Tourab intronisé le 12 février 2002, tué par certains de ses proches en juillet 2004.
  • [ (août 2004-décembre 2004)] : Nourredine Boudiafialias Hakim RPG neutralisé le 5 novembre 2004 à Bab-Ezzouar
  • (décembre 2004) : Chaâbane Younès dit Lyès, « fraîchement intronisé à la tête du GIA », a été abattu à son tour le 1er décembre 2004 à Chlef. Il sera le dernier émir du GIA.

Emirs régionaux et membres du GIA :

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.
  • Mokhtar Belmokhtar alias “Belaouer” (le borgne) né en 1972. Ancien djihadiste en Afghanistan (ancien “émir” de GIA puis de la région Sahara-Sahel du-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), aujourd’hui appelé “Al-Qaïda au Maghreb islamique”, Mokhtar Belmokhtar, condamné à mort par contumace pour le meurtre, en février 2006, de treize douaniers par le tribunal de Ghardaïa Belmokhtar a refusé l’allégeance du GSPC à Al Qäida en septembre 2006. Pour cette raison, le chef de l’AQMI, Abdelamalek Droukdal, a donné l’ordre de l’exécuter. Il a été remplacé par un certain Yahyia Abou Ammar à la tête de la zone Sahara-Sahel.
  • Rachid Abou Tourab l'assassinat par ses proches en juillet 2004
  • Nabil Sahraoui tués fin juin 2004 près de Béjaïa (Petite Kabylie, 260 km à l'est d'Alger), devenu émir national de GSPC
  • Abdelmalek Dourkdal, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud. Artificier de GIA devenu émir de GSPC qui a fait allégeance à Al-Qaïda
  • Amari Saïfi, dit Abderrezak Le Para, ancien parachutiste, ancien numéro 2 du GSPC livré à l'Algérie par la Libye
  • Abdelmadjid Broche, alias Ikrima, émir (chef) de la région de Skikda (500 km à l'est d'Alger)
  • Hassan Hattab emir de la zone est d’alger
  • Abou el-Haïtham, bras droit de Hacène Hattab.
  • Zerabib Ahmed (alias Abou el-Bara), originaire de Boudouaou, idéologue du GSPC. Il signe les décrets appelant au Djihad, supervise les actions de propagande et de diffusion idéologique du mouvement dans les couches populaires.
  • Abdelkader Souane (alias « Abou Thoumama », alias « Hadj Belkacem »), ex-émir de la katibat « er-Rabbania » du GIA, qui serait mort de maladie en juillet 2002.
  • Mohammed Houti
  • Mohamed Berrachad
  • Yacine Napoli émir local
  • Moh Flicha émir local
  • Halouane Amrane, alias Handallah, 36 ans, natif de la ville de Thénia (w. de Boumerdès) éliminé au cours d’un ratissage que mènent les services de sécurité dans le massif de Boukhenfer, région montagneuse enclavée entre le nord-est de Thénia et l’ouest de la ville de Si-Mustapha, il était un redoutable «émir» qui était monté au maquis en 1994. Il faisait fonction d’«émir» de la «loudjna el askaria» (commission militaire) au sein de la seriat qui écume la région Thénia-Si- Mustapha. Cette seriat fait partie de katibat El Arkam.
  • Sid-Ali Rachid alias Abou Amine originaire de Aïn-El-Hamra dans la commune de Bordj- Menaïel.
  • Handallah .
  • Ali Benhadjar (émir de la « katiba Wafa’» de Médéa et qui dirigera peu après la Ligue islamique de la daawa et du djihad, LIDD),
  • Anouar Heddam membre du GIA
  • Omar Eulmi membre du GIA
  • Saïd Makhloufi
  • Hocine Kobbi
  • Aït Bouali Abdelkrim
  • Boutaf Ammar
  • Selmane Djamel,
  • Mahdi Chemseddine,
  • Azzouz Mokrane,
  • Laalaoui Salim,
  • Rahali Tahar
  • Mehdid Mohamed
  • Djelloul Bouhamdi, alias Abou Oubeïda, membre du GIA
  • Mohamed Saïd ancien dirigeant du FIS devenus membres du GIA,
  • Abderrezak Redjam, ancien dirigeant du FIS devenus membres du GIA,
  • Djamel Zitouni, émir national du GIA,
  • Antar Zouabri émir national du GIA
  • Ali Benhadjar, émir régional du GIA candidat du FIS aux élections législatives de 1991, il a bénéficié de la loi sur la « concorde civile » et vit aujourd’hui à Médéa. Il a été d’abord membre du GIA avant de fonder, en 1997, son propre mouvement armé, la LIDD.
  • Kada Benchiha de la zone 4 (chef du GIA pour l’Oest)
  • Amor Habchi emir régional du GIA pour le Centre,
  • Ahmed Benaïcha de l’AIS
  • Chérif Gousmi émir national du GIA
  • Farid Achi, dhabit charîi [officier légal, exégète] du GIA.
  • Redouane Mohammed, dit Abou Bassir ou Makador [officier légal, exégète] du GIA.
  • Anouar Haddam, réfugié à Washington
  • Mahfoud Tajin alias Abou Khalil émir national du GIA
  • Hassen Kobbi, dit Abou Mossaâb,
  • Kerkar Rachid
  • Rachid Oukali, dit Abou Thourab, émir national du GIA
  • Chebouti abattu. en février 1994.
  • Rabah Kebir, président de l’instance exécutive du FIS à l’étranger
  • Abderezak Redjem, membre de la direction du FIS, qui avait rejoint le GIA en mars 1994,
  • Habchi Mohamed
  • Mahieddine Djamal, dit Merouan,
  • Mourad Dhina, leader du FIS
  • Sayah Attia dit «El Khan», ou «Abou Younès» émir de la katibat EKhadra de Médéa neutralisé, en 1993,
  • Belhout alias Abou Mouraïra. l’émir de la katibat EKhadra de Médéa
  • M’hamed Houti émir de la katibat EKhadra de Médéa éliminé, sur les hauteurs de Ksar El-Boukhari.
  • Kamareddine Kherbane
  • Abdelkrim Ould Adda,
  • Rabah Kebir,
  • Moussa Kraouche,
  • Ahmed Zaoui
  • Anouar Haddam.
  • Rabah Kébir.

Bibliographie

  • Louis Aggoun, Jean-Baptiste Rivoire, Françalgérie crimes et mensonges d'états., éditions La Découverte, (ISBN 2707137855)
  • Habib Souaïdia, Le procès de "La sale guerre", édition La Découverte, collection Cahiers libres, 2002, 516 pages (ISBN 9782707139009)
  • Riadh Sidaoui, FIS, armée, GIA : vainqueurs et vaincus, éd. Publisud, Paris, 2002[14]

Notes et références

Liens internes

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