Histoire de l'exploration européenne du Tibet

Histoire de l'exploration européenne du Tibet

Histoire de l'exploration européenne du Tibet

Le "Grand Lama ou Père éternel", gravure de la China illustrata d'Athanasius Kircher (Amsterdam, 1667), d'après un dessin de Johann Grueber, qui a probablement reproduit un portrait tibétain du Dalaï Lama.[1]

On dénombre un certain nombre d'Européens qui ont pu visiter le Tibet, relativement isolé du monde avant 1950. Les explorations débutèrent au moyen âge. Il s'agissait au départ surtout de missionnaires chrétiens et d'explorateurs. A partir du milieu du XIXe siècle les autorités tibétaines suivirent pour règle de refouler tous les Occidentaux, qui ne purent dès lors gagner Lhassa que par ruse, ou par la force.

Sommaire

Moyen Age

XVIIe siècle

  • Les deux suivants furent deux missionnaires européens, Johann Grueber et Albert Dorville, qui ont pu résider à Lhassa pendant un mois à deux mois en 1661. Ils ont rapporté des récits parfois troubles d'un monde à l'époque inconnu des Européens. Les propos de ces missionnaires ont été reproduits à la fin du XVIIe siècle par Athanasius Kircher dans sa China illustrata[2] et à la fin du XVIIIe siècle par J.F. Laharpe. On n'hésite pas alors à écrire que "d'après tous les voyageurs", "tous les prêtres tibétains, mongols et kalmouks s'accordent à dire que les excréments et l'urine du Dalaï Lama sont regardés comme des choses sacrées; les excréments, réduits en poudre, se portent au cou dans des reliquaires, servent à faire des fumigations dans les maladies, et sont même employés comme remèdes internes par les dévots. (...) Les lamas tirent un profit considérable de ces déjections sacrées."[3] Cependant le père Évariste Huc, missionnaire catholique dans le secteur de 1844 à 1846, est obligé de reconnaître après enquête qu'il s'agit là d'une légende ridicule qui ne fait pas honneur à la géographie européenne[4]. L'origine de la légende est expliquée par Jean Dif.[5] Le Tibet et sa culture ont longtemps été méconnus en Occident et il est probable que ces voyageurs n’aient en réalité vu que de l’eau safranée et des pilules confectionnées à base de plantes qui sont souvent utilisées dans les rites bouddhistes[6].

XVIIIe siècle

  • Le 17 mars 1716 les pères jésuites Emmanuel Freyre et Ippolito Desideri arrivèrent à Lhassa, où Desideri demeura treize ans (Selon Candler, cité par Alexandra David-Néel)[7]. Desideri quitte le Tibet en 1721, et à son retour rédigea un rapport qui ne sera publié qu’en 1904[8]. Il y décrit le mode de gouvernement et l’intense activité commerciale régnant à Lhassa.
  • La même année 1716, arrivèrent également à Lhassa Orazio Della Penna et la mission des capucins. Première marque de relations inter-religieuses qui réapparaitront au XXe siècle, le pape Benoît XIV avait écrit une lettre pour le 7e Dalaï Lama, Kelzang Gyatso, qu'il avait remise au père Orazio Della Penna. Les capucins bâtirent un hospice, une chapelle, et convertirent plusieurs personnes (Selon Candler, cité par Alexandra David-Néel)[7]. Malgré les dissensions entre les deux ordres, Desideri et Della Penna se mirent à étudier ensemble le tibétain, au monastère de Sera, près de Lhassa, sous la direction d'un lama. Della Penna vécut pendant seize années au Tibet et commença un premier dictionnaire du tibétain en italien, qui en 1732 comprenait déjà 33.000 mots. Il traduisit plusieurs ouvrages tibétains en italien, et inversement quelques ouvrages de doctrine chrétienne en tibétain. Il était connu et respecté pour ses travaux et sa science dans tout le Tibet sous le surnom du Lama au cheveux blancs. Cependant, à partir de 1720, les Mandchous incitèrent les moines tibétains à se méfier des Occidentaux et les missions fermérent les unes après les autres. Un incident accéléra les choses : 7e Dalaï Lama avait accordé aux missonnaires la liberté de culte et de prosélytisme; mais lorsque trente Tibétains et Tibétaines se furent convertis, ils refusèrent d'accepter la bénédiction du dalaï lama et de prendre part aux prières obligatoires. Après un long procès, le 22 mai 1742, cinq Tibétains chrétiens furent flagellés. Della Penna fut reçu en audience par le dalai Lama, mais le sort de la mission était dès lors joué : il dut partir pour le Népal, où il mourut en 1745. En 1996, l'actuel 14e Dalaï Lama a visité et a été reçu officiellement par le maire de Pennabilli, village natal d'Orazio Della Penna[9].
  • En 1720 Samuel van der Putte (1690 - 1745), explorateur néerlandais, se rendit au Tibet, où il séjourna à Lhassa quelques années (Selon Candler, cité par Alexandra David-Néel)[7] mais aussi en Chine et en Indonésie[10].

XIXe siècle

  • Entre 1811 et 1812, l'explorateur anglais Thomas Manning visita le Tibet. Il atteint Lhassa en 1812 parmi la suite d'un général chinois (Selon Candler, cité par Alexandra David-Néel)[7], a décrit sa rencontre avec le 9e Dalaï Lama, âgé alors de sept ans.
  • De 1844 à 1846, le père Évariste Huc (1813 - 1860), religieux français de l'ordre des Lazaristes, avec son collègue Joseph Gabet, missionnaires en Chine, effectua des missions d'exploration à travers la Mongolie (Tartarie) jusqu'au Tibet, dont il rendit compte dans un récit à grand succès, naturellement partisan, mais sincère, honnête et bien informé, qui fit beaucoup pour faire connaître le Tibet réel en France, Souvenir d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine pendant les années 1844, 1845 et 1846. Cet ouvrage en deux volumes, dans sa deuxième édition de 1853, a été mis en ligne par la BNF, ainsi que par l'Université de Québec[11]. Lorsqu'il visita le monastère de Kumbum construit en l'honneur de Tsongkhapa en 1560, Évariste Huc pu observer l'arbre de santal blanc qui avait poussé selon la tradition du sang de la naissance Tsongkapa, et dont les feuilles étaient marquées de lettres tibétaines [1]  ; Alexandra David-Neel a pu voir cet arbre lorsqu'elle vint à Kumbum, bien que l'arbre fût déjà mort et ne portât plus de feuille[12].
  • Vers 1860, la Société des missions étrangères de Paris possédait des propriétés dans la province de Tsarong[7]. Le pape Grégoire XVI lui avait confié en 1846 la tâche d'évangéliser le Tibet. Dès 1855 une mission avait été établie à Bonga dans le Szechuan à la frontière du Tibet oriental. Persécutés par les Tibétains, ils envoyèrent en 1867 des lettres au colonel Ramsay, British Resident à Kathmandou, demandant l'intervention des Népalais en leur faveur. Sir Jang Bahadur adressa en ce sens une lettre à Lhassa, qui n'eut pas d'effet. En 1887 plusieurs des établissements frontaliers des missionnaires furent détruits par les Tibétains[13].
  • En 1868, Thomas Cooper essaya de gagner l'Assam, depuis la Chine, via le Tibet oriental dans l'espoir d'ouvrir une nouvelle route commerciale pour les Britanniques. Malgré l'aide des missionnaires français, il fut refoulé par les Tibétains à Batang. En 1869, il tenta la même aventure en partant d'Assam[14].
  • En 1876 Nina Mazuchelli a publié le récit d'une expédition qu’elle fit en Himalaya avec son mari et l’un des amis de celui-ci, tous deux membres de l’administration coloniale en Inde[15].
  • En 1892-1893, Annie Taylor (1855 - 1920), missionnaire en Chine, passa 7 mois au Tibet. Elle tenta de gagner l'Inde depuis la Chine en passant par Lhassa, déguisée en nonne, mais dut faire demi-tour à quelques jours de marche de cette ville et regagna l'Inde par Tachienlu. Elle s'installa plus tard dans la Vallée de Chumbi[14].
  • En 1893, le « Tibet Trade Regulation » autorise aux Britanniques le commerce au Tibet et leur permet d’ouvrir un comptoir commercial à Yatung, en territoire tibétain. Il prévoyait notamment la présence permanente en ce lieu d'un détachement militaire, et eut effet jusqu'en 1954[16].
  • Fanny Bullock Workman, (1859 - 1925), américaine, avec son époux William Workman, après de nombreux voyages à vélo, commença à pratiquer l'alpinisme d'une manière quasi-professionnelle : elle mena huit expéditions dans l'Himalaya de 1898 à 1912.

XXe siècle

Le palais des dalaï-lamas à Lhassa au tournant du XXe siècle.
  • De 1899 à 1902 Sven Hedin (1865-1952), explorateur et savant suédois, visita l'Asie Centrale et cartographia le Tibet, mais ne réussit pas à gagner Lhassa. De 1905 à 1909, c'est-à-dire lors de sa troisième expédition en Asie centrale, il passa un certain temps au Tibet, où il semble être le premier à avoir reconnu le réseau trans-himalayen. Après avoir traversé le Tibet occidental, il atteignit Simla à la frontière indienne. On lui doit plusieurs ouvrages[17].
  • En 1906, Jacques Bacot (1877-1965), géographe, linguiste, ethnologue, explorateur et orientaliste français du début du XXe siècle, traversa la province de Tsarong et visita Menkong, au sein d'une expédition partie du Tonkin. Il suivit un itinéraire traditionnel de pèlerinage qui le mit en contact intime avec la vie religieuse des Tibétains. A son retour à Paris en 1908, il se consacra à l'étude du tibétain auprès de Sylvain Lévi. Il retourna dans l'Himalaya à deux reprises, en 1913-1914, puis en 1930-1931. Il voyagea beaucoup, notamment dans les régions frontalières du Tibet, et fut le premier scientifique européen à étudier la grammaire tibétaine traditionnelle. Il fut l'un des premiers à déchiffrer les manuscrits de Dunhuang en vieux tibétain. En 1936 il fut nommé directeur d'études de tibétain à l'École pratique des hautes études et dirigea la Société asiatique 1945 à 1954. Les peintures et les bronzes qu'il rapporta de ses différentes expéditions, ainsi que ses notes, sont aujourd'hui conservés à Paris au Musée Guimet.
Alexandra David-Néel en 1924, à son retour de Lhassa
  • Vers 1911, le capitaine britannique Bailey releva une carte d'une partie du Tsarong[7]. Il a publié deux récits de ce voyage[19].
  • En 1911 puis 1914, le capitaine anglais Frank Kingdon-Ward (en), naturaliste qui a laissé des relations de ses voyages, visita aussi la province de Tsarong[20]; en 1924 il visita le pays de Pemakoichén[7]. Une nouvelle expédition en 1933 est racontée dans son ouvrage Plant Hunter in Tibet[21]. Un botaniste et missionnaire français, Pierre Jean Marie Delavay, avait lui aussi précédemment exploré et résidé en dans une région région proche du Tibet, Kunming, qui fut sous influence tibétaine à l'époque du Royaume de Nanzhao, où il a décrit de nombreuses espèces de plantes.
  • Dans les années 30 et 40, Brooke Dolan II (mort en 1945), fils d'un richissime industriel de Philadelphie, Brooke Dolan I, se fit connaître comme aventurier et naturaliste. Il mena d'abord deux expéditions en Chine et au Tibet oriental pour le compte de l'Académie des sciences de Philadelphie en 1931 puis en 1934-1935. La première expédition comprenait Ernst Schäfer, Gordon Bowles, Otto Gneiser et Hugo Weigold. La seconde, le même Schäfer et une missionnaire américaine Marion Duncan. En octobre 1942, il gagna Lhassa avec Ilia Tolstoy (fils de Léon Tolstoï) en temps que membre de l'Office of Strategic Services (OSS); il rencontra alors le jeune Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, et le gouvernement tibétain. Tolstoy et Dolan passent pour avoir donné à croire au gouvernement tibétain, de leur propre autorité, que les Etats-Unis avaient reconnu l'indépendance du Tibet.
  • Dans les années 30, Ernst Schäfer (1910-1992), chasseur et zoologue allemand spécialisé en ornithologie, s'est aussi surtout fait connaître par ses trois expéditions au Tibet, la première en 1931, la deuxième en 1934-1935, et la troisième en 1938-1939. Les deux premières se firent sous la conduite de l'Etatsunien Brooke Dolan II. Lors de la deuxième expédition, il rencontra en juillet 1934, le 9e Panchen Lama, Thubten Chökyi Nyima, alors en exil à Hangzhou, en Chine. Enrôlé parmi les SS dès 1933, il dirigea personnellement la troisième, sous le patronage de l'institut pseudo-scientifique fondé par Himmler, Ahnenerbe («Héritage des Ancêtres»), expédition dont l'objectif délirant était de trouver la preuve que le Tibet était le berceau de la race aryenne. Il a laissé plusieurs ouvrages[22] et conseillé la réalisation du film Geheimnis Tibet (Le Tibet secret).
  • En 1942, un certain Slavomir Rawicz, polonais qui se serait échappé d'un camp de concentration stalinien de Sibérie en 1941, serait arrivé à pied au Tibet avec quelques compagnons. Mais le récit à succès de cette aventure extraordinaire, publié en 1956[23], est actuellement soupçonné d'être inexact, voire totalement imaginaire.
  • Heinrich Harrer, alpiniste autrichien évadé du camp de prisonniers anglais de Dehradun, où il était prisonnier de guerre, arrive au Tibet en 1944 et à Lhassa en 1946. Il réussit à franchir l'Himalaya et à traverser les déserts du plateau central, ce qui constitue un véritable exploit. Il quittera le Tibet en 1951 devant l'invasion de l'armée chinoise.

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. a  et b Le Tibet - De Marco Polo À Alexandra David-Néel, Michael Taylor, Payot, Office du Livre, Fribourg (Suisse), 1985, ISBN 2-82640-026-6
  2. Athanasius Kircher, China illustrated with sacred and profane monuments, as well as various spectacles of nature and art, and arguments concerning other noteworthy subjects (en latin), Amsterdam, apud Jacobum à Meurs, 1667. Dont une édition numérique en ligne par l'Université de Stanford . Voici le texte en question: Unde tantis venerationis onditiis ab omnibus colitur, ut beatum ille se reputet, cui Lamarum (quos summis et pretiosis muneribus cum in finem, non sine magno eorum lucro corrumpere solent) benignitate aliquid ex naturalis secessus sordibus aut urina Magni Lamæ obtigerit; ex hujusmodi enim collo portatis, urina quoque cibis commixtâ, ô abominandam fœditatem! contra omnium infirmitatum insultus tutissimos ac probè munitos se fore, stolidissimè sibi imaginantur.
  3. J.F. Laharpe, Abrégé de l'histoire générale des voyages (première édition 1780), édition de 1820, tome VIII, p.332 (mise en ligne par Google).
  4. Évariste Huc, Souvenir d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine pendant les années 1844, 1845 et 1846, Paris, Le Clere, 1853, tome II, pp. 344-345: "Ces assertions, qu'on lit dans certaines géographies, sont entièrement dénuées de fondement. Pendant notre séjour à Lha-Ssa, nous avons beaucoup interrogé à ce sujet, et tout le monde nous a ri au nez. A moins de dire que, [p.435] depuis le Régent jusqu'à notre marchand d'argols, tout le monde s'est entendu pour nous cacher la vérité, il faut convenir que les relations, qui ont donné cours à ces fables, ont été écrites avec bien peu de circonspection."
  5. Chrono de Jean Dif citation : 1667: Publication en latin de "China Illustrata" d'Athanasius Kircher. Il y est fait état du voyage au Tibet, en 1661, d'un jésuite autrichien Johannes Grueber accompagné d'un missionnaire belge Albert d'Orville. Il y aurait deux rois à Lhassa: un temporel et un spirituel. Le second resterait enfermé dans son palais où il serait adoré par les fidèles. La vénération que ces derniers lui vouent serait telle qu'ils porteraient son urine et ses excréments en sautoir autour du cou et qu'ils les mélangeraient à leur nourriture! Le rituel du culte rendu au Dalaï lama ferait parfois penser aux pratiques chrétiennes. Les Tibétains boiraient du thé au beurre et feraient dévorer leurs morts par les bêtes sauvages. Les deux derniers points sont rigoureusement exacts, pour le reste, il faut le rapprocher d'allégations analogue relatives au roi du Bhoutan.
  6. La vie de Dilgo Khyentsé Rinpoché « Il tendit à ma mère un cordon de protection et des pilules de Manjoushri, le bouddha de la sagesse, pour le moment de ma naissance. Ce jour-là, avant même que j’aie pu boire une goutte du lait maternel, un lama écrivit sur ma langue dhi, la syllabe germe du mantra de Manjoushri, au moyen des pilules réduites en poudre et mêlées à de l’eau safranée »
  7. a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k  et l Alexandra David-Néel, Voyage d'une Parisienne à Lhassa, édition Omnibus de 1994, p. 280-282.
  8. Voyez notamment An Account of Tibet, the travels of Ippolito Desideri of Pistoia, 1712-1727, edited by Filippo de Filippi, with an introduction by C. Wessels, London, G. Routledge and sons, 1937.
  9. , Elio Marini, "Pennabilli and Tibet", 1998.
  10. B. Le Calloc’h, «Samuel Van de Putte, premier géographe du Tibet et du Népal», in Revue de la Société de Géographie, n°107, 3ème trim.1996, pp.35-56.
  11. Paris, Le Clere, 1853, 2 volumes. La BNF a mis en ligne sur son site Gallica, en mode image, le tome 1 et le tome 2; l'Université de Québec en a mis de son côté en ligne une belle et commode édition au format pdf.
  12. Jean Chalon, Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, Librairie académique Perrin, 1985.
  13. Résumé par Julie G. Marshall, Britain and Tibet 1765-1947. A Select Annotated Bibliography of British relations with Tibet and the Himalayan states including Nepal, Sikkim en Bhutan, revised and updated to 2003, London & New York, Routeledge Curzon, vers 2003, pp. 272-273, avec une Bibliographie très détaillée du n°1964 au n°1979, pp. 273-275.
  14. a  et b Bibliographie très détaillée in Julie G. Marshall, Britain and Tibet 1765-1947. A Select Annotated Bibliography of British relations with Tibet and the Himalayan states including Nepal, Sikkim en Bhutan, revised and updated to 2003, London & New York, Routeledge Curzon, vers 2003, du n°1946 au n°1954, pp. 270-271.
  15. The Indian Alps and how we crossed them: being a narrative of two years’ residence in the eastern Himalaya and two months’ tour into the interior. By a lady pioneer. Illustrated by herself, New York & London, Dodd, Mead, and Company, 1876.
  16. Selon un article en ligne de The Hindu (Thursday, Oct 07, 2004), qui donne la date erronée de 1910.
  17. In Asia (1903); Scientific Results of a Journey in Central Asia 1899-1902 (dont il fut co-auteur en 1904-1907); Transhimalaya (1909); My Life as an Explorer (1925); A Conquest of Tibet (1934).
  18. Christopher Hale, Himmler's Crusade, Hoboken (New Jersey), John Wiley & Sons, 2003, pp. 149-151.
  19. F. M. Bailey, China-Tibet-Assam. A journey, 1911, London, Jonathan Cape, 1945; No passport to Tibet, London, Rupert Hart-Davis, 1957.
  20. Maurice Zimmermann, "Exploration de F. Kingdon Ward sur les fleuves du Tibet oriental", in Annales de Géographie XXIII/127 (1914), pp. 92-93, aticle mis en ligne par le site Persée.
  21. Frank Kingdon-Ward, A Plant Hunter in Tibet, London, Jonathan Cape (The Odissey Library), 1937. Voir aussi Frank Kingdon Ward´s Riddle of the gTsang po Gorges. Retracing the Epic Journey of 1924-25 in South-East Tibet, Woodbridge (Suffolk), Antique Collectors´ Club, 2001.
  22. Dont Berge, Buddhas und Bären (Des montagnes, des Bouddhas et des ours).
  23. The long Walk, ouvrage qui se vendra à plus de 500 000 exemplaires et sera traduit dans 25 langues, en français sous le titre A marche forcée.
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