Titanic (1912)


Titanic (1912)

Titanic

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Titanic
Le Titanic le 10 avril 1912 à Southampton
Le Titanic le 10 avril 1912 à Southampton
Type : Paquebot transatlantique, classe Olympic
Histoire
Quille posée : 31 mars 1909[1]
Lancement : 31 mai 1911[2]
En service : 10 avril 1912[3]
Statut : Naufrage dans la nuit du 14 au 15 avril 1912
Caractéristiques techniques
Longueur : 269 m[4]
Maître-bau : 28,50 m[4]
Tirant d'eau : 10,54 m
Tirant d'air : 45,5 m
Déplacement : 52 250 t[4]
Tonnage : 46 328 tjb[5],[6]
Propulsion : Mixte : 2 machines alternatives à vapeur, 1 turbine à basse pression, 3 hélices
Puissance : 45 000 ch[4]
Vitesse : 23 à 24 nœuds[4] (vitesse de croisière)
Ponts : 10[4]
Autres caractéristiques
Passagers : 2 603[4]
Équipage : 900[4]
Chantier : Harland and Wolff, Belfast
Armateur : White Star Line
Pavillon : Royaume-Uni Royaume-Uni (Liverpool)
Coût : 7,5 millions d'USD[7] (soit 150 millions aujourd'hui)

Le RMS Titanic est un paquebot transatlantique britannique de la White Star Line, construit sous l'initiative de Joseph Bruce Ismay en 1907. Il a été conçu par l'architecte Thomas Andrews des chantiers navals Harland & Wolff. La construction débute en 1909 à Belfast et se termine en 1912. C'est le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement. Il appartient à la classe Olympic avec ses deux sister-ships, l’Olympic et le Britannic. Le Titanic est pourvu de seize compartiments étanches servant à protéger le navire d'avaries importantes. Les médias lui ont ainsi donné une réputation de navire fiable.

Lors de son voyage inaugural de Southampton à New York, il percute un iceberg sur le flanc tribord le 14 avril 1912 à 23 h 40 et coule le 15 avril 1912 à 2 h 20 au large de Terre-Neuve. Entre 1 490 et 1 520 personnes périssent, ce qui fait de cet événement une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus grande pour l'époque.

Son épave est localisée le 1er septembre 1985 par le professeur Robert Ballard. Elle gît à 3 843 mètres de profondeur à 650 km au sud-est de Terre-Neuve. L'histoire du paquebot a marqué les mémoires, entraînant la rédaction de nombreux ouvrages (historiques ou de fiction) et la réalisation de films dont Titanic de James Cameron, sorti en 1997, qui a entraîné un regain d'intérêt considérable au sujet du navire.

Sommaire

Histoire

Projet et conception

Les employés des chantiers navals Harland & Wolff finissent leur journée de travail. On aperçoit au fond le Titanic et son échafaudage.

Durant la fin de l'été 1907, pour concurrencer le Lusitania et le Mauretania, deux rapides paquebots de la Cunard Line, Lord William James Pirrie, associé de la société des chantiers navals Harland & Wolff à Belfast, et Joseph Bruce Ismay, directeur général de la compagnie maritime White Star Line, prennent la décision de construire une série de trois paquebots capables de surpasser en confort, sécurité et élégance ceux des autres compagnies maritimes concurrentes, qu'elles soient britanniques ou allemandes[8],[9]. Leurs noms, Olympic, Titanic et Gigantic (rebaptisé Britannic après le naufrage de son jumeau[10]) sont choisis par la suite.

Les plans de l'Olympic et du Titanic (la construction du Gigantic doit débuter plus tard) sont dessinés dans les bureaux des chantiers navals Harland & Wolff sur Queen's Island à Belfast, en Irlande du Nord[11]. À la tête des opérations se trouvent Alexander Montgomery Carlisle, directeur général des chantiers navals et responsable des aménagements, de la décoration et des dispositifs de sauvetage des paquebots et Thomas Andrews, chef du Département Dessin et architecte naval[12]. Au départ en retraite d'Alexander Montgomery Carlisle, en 1910, Thomas Andrews prend sa place et devient ainsi Directeur Général des chantiers et de la conception.

Le 31 juillet 1908, Joseph Bruce Ismay approuve le projet lors d'un déplacement à Belfast et signe une lettre d'accord avec les chantiers navals[12]. Aucun contrat officiel n'est signé, les liens entre les deux firmes étant très forts depuis plusieurs décennies[d 1]. Conscient de l'importance de l'événement, Pirrie engage le photographe Robert Welch qui est chargé d'immortaliser les moments forts de la construction. La qualité n'est pas négligée, et les meilleurs matériaux sont commandés[d 2].

Construction et essais

Construction de la coque

À l'automne 1908, les plans sont achevés et les approvisionnements spéciaux ainsi que les équipements non réalisables par les chantiers Harland & Wolff sont commandés. Lord Pirrie fait agrandir les chantiers navals, notamment par la construction d'un immense portique qui est le plus grand échafaudage du monde à l'époque (256 m de long, 82 m de large et 52,60 m de haut ainsi que des grues de 69,50 m)[c 1]. Le 16 décembre 1908, la quille de l’Olympic est posée sur la cale de construction no 2. Elle porte le numéro de chantier 400, la 400e commande reçue par Harland and Wolff[b 1].

Le 22 mars 1909[9], la quille du Titanic est posée sur la cale no 3, le numéro de chantier étant le 401. Les travaux avancent très vite et deux ans plus tard, au printemps 1911, la coque du Titanic est achevée. Elle est constituée de 2 000 tôles de trois centimètres d'épaisseur maintenues par 3 millions de rivets[b 1],[13].

Lancement

L’Olympic est lancé le 20 octobre 1910 et le Titanic le 31 mai 1911[9], jour de l'anniversaire de Lord et Lady Pirrie qui assistent à la mise à l'eau du paquebot avec plus de 100 000 personnes : les employés des chantiers et leurs familles, des visiteurs, quelques personnalités et la presse sont présents[c 2]. Pour aider le Titanic à « glisser » dans l'eau, 20 tonnes de suif, d'huiles de vidange, de graisse de baleine et de savon sont étalés sur 2 cm le long des cales[14].

Le Titanic, après avoir réussi son lancement, est stoppé par six ancres retenues elles-mêmes par vingt-trois aussières en acier de 80 tonnes chacune et remorqué à quai par cinq remorqueurs[14]. Après le lancement, invités, représentants de la presse et personnalités sont conviés à un déjeuner donné au Grand Central Hôtel de Belfast. Au menu, pas moins de six plats et cinq desserts ou mises-en-bouche de cuisine française sont servis. Quant à Joseph Bruce Ismay et John Pierpont Morgan[Note 1], ils quittent le repas pour se rendre sur l’Olympic qui doit subir ses essais en mer[d 3].

Armement

La poupe du Titanic dans les chantiers navals Harland & Wolff

Entre juin 1911 et mars 1912, plus de 3 000 professionnels (mécaniciens, électriciens, plombiers, ébénistes, peintres, décorateurs, etc.) équipent le Titanic des dernières techniques navales et l'aménagent avec des éléments décoratifs et un mobilier somptueux. Le 18 septembre 1911, on annonce la date du voyage inaugural du paquebot, le 20 mars 1912[14].

Mais, le 20 septembre, suite à une collision entre le croiseur de la Royal Navy, Hawke[14] et l’Olympic lors de sa cinquième traversée transatlantique, le Titanic doit être déplacé et les 14 000 ouvriers travaillant à sa construction sont affectés aux travaux de réparation de l'Olympic, ce qui retarde considérablement la construction du paquebot. La White Star Line reporte le voyage inaugural au 10 avril. Le 30 novembre, une fois les réparations de la coque de l’Olympic terminées, celui-ci reprend son service et le Titanic rejoint sa cale sèche où son armement se poursuivit. En janvier 1912, on installe les 4 cheminées et le 3 février, les 3 imposantes hélices sont posées sur le navire. Le 24 mars 1912, le Titanic est immatriculé à Liverpool, son port d'attache[b 1].

Essais

Essais en mer le 2 avril 1912.

Le 2 avril 1912, 78 chauffeurs et soutiers ainsi que 41 officiers et membres d'équipage se trouvent à bord. À 6 h 00, le Titanic quitte son dock, tiré par quatre remorqueurs appartenant à la Red Funnel Line, sous le commandement d'Edward Smith, précédemment commandant de l’Olympic[d 4]. Toute la journée, le Titanic procède à des essais de vitesse et de manœuvrabilité (arrêts d'urgence, mesures des qualités manœuvrières à différentes vitesses). Durant ces essais, le navire montre qu'il peut stopper sur une distance de seulement trois fois sa longueur[b 1].

À midi, les ingénieurs, les représentants du chantier et les représentants du ministère du commerce britannique inaugurent, en y déjeunant, la salle à manger de 1re classe. Après d'autres essais, le Titanic rentre à Belfast vers 18 h 00. Le nouveau paquebot ayant rempli toutes les exigences du gouvernement britannique, Francis Carruthers, inspecteur du Board of Trade, signe le certificat de navigabilité no 131428, valable pour une durée d'un an[d 5]. Vers 20 h 00, le paquebot vire de bord et met le cap sur Southampton où il est attendu dans la nuit du 3 au 4 avril[d 6].

À Southampton

Après avoir parcouru les 570 milles qui l'en séparent, le Titanic arrive, peu avant minuit, au port de Southampton où six remorqueurs de la Red Funnel Line l'attendent. Le navire accoste le quai no 44. Pour accueillir les nouveaux navires, le port de la ville a dû subir de nombreux travaux[c 3]. Durant l'escale les cheminées sont repeintes ainsi que le flanc bâbord de la coque. Une fois achevé, le Titanic a coûté 1,5 millions de livres soit 7,5 millions de dollars américains à l'époque (150 millions aujourd'hui)[b 1].

Traversée inaugurale

Article détaillé : Cargaison du Titanic.

Embarquement des passagers

Le Titanic et le New York

Le 10 avril 1912, à 12 h 15, le Titanic appareille de Southampton en Angleterre avec à son bord 953 passagers dont 31 trans-Manche et 886 membres d'équipage. Lors de son départ, il manque de peu de heurter le paquebot New York amarré à un quai[e 1]. Les remous causés par les hélices du Titanic font rompre les amarres du New York, et ce dernier se rapproche rapidement du Titanic jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que 2 mètres qui les séparent[e 1]. Le commandant Edward Smith donne alors l'ordre de mettre les machines en arrière toute, ce qui a pour effet de repousser le New York[e 1]. Beaucoup ont associé le nom du navire et la destination finale du Titanic. Le Titanic quitte enfin Southampton avec une heure de retard[c 4]. À 18 h 35, arrivé à Cherbourg en Normandie, 24 passagers trans-Manche débarquent et 274 embarquent, principalement des 1re classes. Cependant le Titanic ne peut pas atteindre le port, car celui ci n'est pas assez profond pour la taille du paquebot[e 2]. Ce sont donc deux navettes de la White Star Line, le Nomadic et le Traffic, qui se chargent de transborder les 274 passagers qui embarquent sur le Titanic[e 2],[c 5]. À 20 h 10, le paquebot appareille de Cherbourg pour Queenstown (aujourd'hui Cobh) en Irlande[15].

Le 11 avril 1912, à 11 h 30, le Titanic arrive à Queenstown où débarquent sept passagers inter-ports. 120 passagers embarquent[d 7]. Les passagers qui embarquent à ce moment là sont en grande majorité des passagers de 3e classe immigrant vers les États-Unis. À 13 h 30, le RMS Titanic quitte Queenstown pour New York avec à son bord 1 324 passagers et 889 membres d'équipage[Note 2],[d 8]. Le capitaine Edward Smith envisageait de prendre sa retraite après cette traversée ; il ne devait donc assurer le commandement du Titanic que pour cette unique fois[b 2]. Il est cependant parfois considéré que Smith n'avait encore rien décidé[d 9].

Le voyage

Itinéraire prévu pour le Titanic.

Le 12 avril 1912, à 19 h 45, le Titanic reçoit un message de La Touraine lui signalant un brouillard dense, une couche de glace épaisse, des icebergs et un navire abandonné sur plusieurs points de l'Atlantique Nord. Ce message a été immédiatement remis au commandant Edward Smith.

Dans la journée du 13 avril 1912, le Titanic reçoit plusieurs messages lui signalant des icebergs, des growlers (petits icebergs de 1 mètre par 5) et quelques champs de glace. Dans l'après-midi, un incendie est éteint dans la salle des chaudières no 5. Il faisait rage depuis plusieurs jours (peut-être depuis le 2 avril) et avait été décelé le jour du départ. Il ne s'agissait pas d'un fait inhabituel sur les navires de l'époque mais celui-ci était d'une rare intensité et une douzaine d'hommes ont été nécessaires pour le maîtriser[b 3]. À 22 h 30, le paquebot reçoit un avis du Rappahannock lui signalant un épais champ de glace et plusieurs icebergs, la réception de ce message est confirmée par un officier[b 4].

Naufrage

Article détaillé : Naufrage du Titanic.

Déroulement

L'un des icebergs soupçonnés d'être celui qui a été heurté par le Titanic[16].
Le canot de sauvetage pliable D à l'approche du Carpathia.
Dessin de Willy Stöwer sur la catastrophe.
La nuit de la collision

Le 14 avril 1912 vers 9 h 00, le Titanic a déjà parcouru 1 451 milles (2 335 kilomètres). Durant cette journée, le Titanic reçoit une dizaine de messages venant de plusieurs navires, parmi lesquels le Baltic et le Californian, lui signalent des avis de glace[17]. À 22 h 55, le Californian, alors pris dans la glace à 20 milles au nord du Titanic, envoie un message à tous les navires alentour, parmi lesquels le Titanic : à bord de ce dernier, Jack Phillips l'interrompt en lui demandant de se taire, ce qui pousse son correspondant à couper sa radio pour se coucher[d 10].

À 23 h 40, par 41°46' N et 50°14' O[18], alors que le Titanic avance à 22,5 nœuds (41,7 km/h)[19], le veilleur Frederick Fleet aperçoit un iceberg droit devant et le signale à la passerelle. Le 1er officier William Murdoch, alors de quart, essaie de faire virer le navire vers bâbord et fait stopper les machines ou demande une marche arrière[c 6]. Quelque 37 secondes plus tard, le navire vire mais heurte l'iceberg par tribord et le choc fait sauter les rivets ouvrant ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison[20]. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau.

L'évacuation des passagers

À 0 h 05, le commandant fait enlever les tauds des embarcations et rappeler l'équipage[d 11]. À 0 h 15, le premier appel de détresse est envoyé en signal CQD[21]. À 0 h 25, l'ordre est donné de faire monter les femmes et les enfants en premier dans les canots de sauvetage[b 5]. À 0 h 45, le premier canot est affalé avec 28 passagers contre 65 possibles[b 6] et le signal CQD est transformé en SOS[d 12]. Les officiers s'occupent de faire monter les femmes et les enfants en priorité dans les canots, et les premières et secondes classes, étant plus près des canots, y ont plus facilement accès. Mais la capacité des canots n'est que de 1 178 personnes au total[c 7],[Note 3] et il y a environ 2 200 personnes à secourir. À 2 h 05, le canot pliable D est le dernier mis à la mer avec succès contenant 24 personnes à son bord contre 49 possibles. À intervalles réguliers, jusqu'à 1 h 40, des fusées de détresse sont envoyées. Il en est de même pour les SOS qui sont envoyés jusqu'à 2 h 17, heure à laquelle l'eau atteint la cabine radio[d 13].

À 2 h 17, l'orchestre s'arrête de jouer juste avant la chute de la cheminée avant selon la plupart des témoignages. D'autres, comme Archibald Gracie, ont cependant déclaré que les musiciens ont cessé de jouer plus tôt dans la soirée[b 7]. Peu après, la grande verrière se brise en entraînant la destruction du Grand Escalier et donnant accès à l'eau à toutes les pièces de l'avant. À 2 h 18, les lumières du Titanic clignotent une dernière fois puis s'éteignent[22]. Un instant plus tard, le paquebot se brise en deux[c 8]. Alors que la partie avant coule, la partie arrière flotte pendant quelques instants et se remplit d'eau lentement jusqu'à ce qu'elle sombre à 2 h 20[23],[24],[25]. La température de l'eau est alors de -2 °C[b 8]. Beaucoup plus tard, à 3 h 30, les passagers des canots aperçoivent les feux du Carpathia[26]. À 5 h 30, le Californian prévenu par le Frankfürt arrive sur les lieux du désastre. Le dernier canot, est récupéré à 8 h 30, le second officier Charles Lightoller est le dernier à monter à bord[c 9]. Le Carpathia met ensuite le cap sur New York à 8 h 50.

Bilan

Le naufrage du Titanic fait environ 1 500 morts, les chiffres variant entre 1 491 et 1 513[21],[27] naufragés. Il y a donc environ 700 rescapés[c 10]. Les membres d'équipages sont les plus touchés puisque 76 % d'entre eux sont morts. Également 75 % des troisièmes classes ont trouvé la mort[e 3]. D'une façon plus générale, la principale différence se situe entre les hommes et les femmes. Seul 25 % des femmes sont mortes dans le naufrage contre 82 % des passagers masculins. Cependant, plus de la moitié des rescapés sont des hommes. Les enfants sont davantage victimes que les femmes, 53 des 109 enfants à bord ayant péri[e 3].

Causes

Le naufrage du Titanic a de nombreuses causes, tant naturelles qu'humaines. Son bilan, qui est l'un des plus lourds de l'histoire maritime, s'explique également par plusieurs facteurs. Les circonstances du naufrage sont en effet particulières. Il est en effet rare de trouver des icebergs dans cette région de l'Atlantique au mois d'avril, mais la présence de nombreuses glaces cette année là s'explique par un hiver particulièrement doux[28]. Ceci explique que le Titanic, qui navigue pourtant plus au sud que la route conseillée[29], se soit dirigé droit vers un champ de glaces. De plus, la nuit est sombre, sans Lune et sans vent, ce qui rend plus difficile le repérage des icebergs[e 4]. Ceci est aggravé par l'absence de jumelles dans le nid-de-pie, suite à une négligence des officiers : selon Frederick Fleet, le veilleur qui a aperçu et signalé l'iceberg, des jumelles auraient permis de le voir à temps[30].

De plus, les compartiments étanches ne montent pas assez haut pour empêcher la progression de l'eau, et l'acier composant certaines parties de la coque est très cassant[31]. La vitesse du navire au moment du choc était également trop élevée pour les circonstances (bien qu'en accord avec les règles de l'époque)[e 5]. Malgré une tentative de la part de la commission américaine qui enquêta sur le naufrage, il n'a pu être prouvé qu'Ismay a poussé le commandant à aller plus vite[e 6]. Enfin, le nombre élevé de morts s'explique par le faible nombre de canots de sauvetage du navire, qui ne peuvent contenir que 1 178 personnes[b 9], mais aussi par le manque d'organisation dans leur chargement. Certains canots, comme le no 1[b 10], partent presque vides et refusent de revenir sur les lieux du naufrage. Ceci explique que les canots sont, au final, remplis au deux tiers.

Conséquences

L'iceberg n'a pas fait directement de trous dans la coque du Titanic, mais l'onde de choc fait sauter les rivets et ouvre une voie d'eau[32].

Le désastre est un choc pour la communauté internationale car il prouve à tous les peuples que l'homme et ses réussites technologiques peuvent être dépassés par les puissances de la nature[e 7]. Il met également la lumière sur les insuffisances techniques de l'époque : les examens modernes montrent en effet que l'acier de la coque et encore davantage les rivets autres que sur la partie centrale de la coque, contiennent trop de soufre mais pas assez de manganèse, ce qui le rend trop cassant. La commission britannique de Lord Mersey a fait de nombreuses propositions sur la sécurité en mer, de même que la commission américaine du sénateur Smith. L'attitude jugée désinvolte et insouciante de ceux qui décident de la route et de la vitesse, contribue fortement à la perte du navire, selon les deux commissions sur le naufrage[Note 4],[c 11].

Pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise, la communauté internationale prend plusieurs mesures. La première est la création d'une patrouille internationale des glaces le 20 janvier 1914. Depuis, aucune mort suite a un naufrage dû à un iceberg n'est à déplorer[e 8]. De plus, la procédure à appliquer en vue d'une collision avec un iceberg est changée. Désormais, il est considéré que les dégâts seront moindres en cas de collision frontale. La chose est prouvée en 1914 lorsque survient la collision du Royal Edward avec un iceberg, qui ne fait aucune victime parmi les 800 passagers[d 14].

Concernant les moyens de communication, il est décrété que la veille radio doit être assurée 24h/24 (ce qui était le cas sur le Titanic, mais ni sur le Californian ni sur le Carpathia) et devra bénéficier de batteries de secours[33]. Cependant, la conséquence la plus importante du naufrage concerne les embarcations de sauvetage. Désormais, tout navire se doit d'être équipé de canots en nombre suffisant. La loi demandait jusqu'alors un équipement selon le tonnage, et n'avait pas suivi la rapide augmentation de la taille des navires. Dès la commission américaine, Ismay déclare que tous les canots de l'IMM Co. seront équipés de canots en nombre suffisant[d 15].

Caractéristiques

Comparaison de la taille du paquebot avec différents éléments dont le Queen Mary 2 et l'Airbus A380
Le Grand Escalier arrière à la hauteur du Pont B de l’Olympic, identique à celui (arrière) du Titanic.

Le Titanic est long de 269 mètres, large de 28 mètres et haut de 53 mètres, de la quille aux cheminées. Son tonnage brut est d'environ 46 000 tjb, soit 1 000 de plus que l’Olympic[b 11]. Il nécessite environ 885 membres d'équipage, et peut transporter 2 371 passagers répartis en trois classes[c 12]. Le paquebot transporte également du courrier. C'est pour cette raison qu'il porte parfois le sigle RMS[Note 5],[34].

Les ponts

Les dix ponts du Titanic permettent de l'élever au rang de plus grand paquebot jamais construit à son époque[21],[35]. Sept de ses ponts (les ponts abritant des cabines destinées aux passagers) sont désignés par des lettres, de A à G (A étant en haut et G en bas). Au-dessus du pont A se trouve le pont des embarcations (ou pont supérieur). Le pont des ballasts sert de base au navire, ainsi qu'aux salles des chaudières et des machines qui s'étendent jusqu'aux ponts Orlop et G. Ces deux ponts comprennent également les cales et les réserves d'eau et de nourriture du navire[36].

Caractéristiques techniques

La timonerie de l’Olympic, de conception semblable à celle du Titanic

Le Titanic, comme ses sister-ships de classe Olympic, est propulsé par une combinaison de deux types de machines. On trouve dans les profondeurs du paquebot 29 chaudières regroupées dans six salles[d 16], qui alimentent en vapeur les machines alternatives à triple expansion situées dans la salle des machines (à l'arrière des salles des chaudières), puis la turbine de la salle suivante. Les premières actionnent les deux hélices latérales à trois pales du paquebot, tandis que la turbine fait tourner l'hélice centrale à quatre pales. L'énergie électrique nécessaire au fonctionnement des différents équipements du navire est fournie par quatre dynamos de 400 kW[37]. La vapeur est ensuite évacuée par les trois cheminées avant. La quatrième, factice, sert quant à elle à améliorer l'esthétique du paquebot et à évacuer la vapeur des cuisines[b 12],[Note 6].

La passerelle de navigation du Titanic se trouve sur le pont supérieur, à environ 60 mètres de la proue. Elle s'étend sur toute la largeur du navire, et comprend deux timoneries (une fermée et une seulement couverte), deux ailerons de manœuvre, une salle de navigation et la salle des cartes. En arrière de la passerelle se trouvent les quartiers des officiers qui bénéficient de logements proportionnels à leur rang : le commandant Edward Smith bénéficie pour sa part d'une suite avec salon et salle de bains[b 13]. À l'arrière de la première cheminée se trouve une salle de radiotélégraphie sans fil dont la veille est assurée par deux opérateurs radio (Jack Phillips et Harold Bride lors de l'unique traversée du paquebot) dont les quartiers sont attenants[c 13]. Les quartiers des chauffeurs et soutiers se trouvent quant à eux dans la proue du navire, et ceux-ci accèdent à leur lieu de travail par un tunnel[c 14].

La veille est assurée depuis le nid-de-pie situé sur le mât avant, et le navire dispose également d'une passerelle d'accostage sur le pont de poupe[b 14]. Une ligne téléphonique permet de communiquer entre le nid-de-pie, la timonerie, la plage arrière, la salle des machines et le compartiment arrière, améliorant la rapidité des manœuvres du navire. Une autre ligne permet à certains passagers de première classe de communiquer avec différents services, notamment les offices[b 15].

Dispositifs de sécurité

Le pont des embarcations (section des deuxièmes classes)
Article détaillé : Canots de sauvetage du Titanic.

La coque du Titanic est divisée en seize compartiments étanches[e 9]. La fermeture des douze portes étanches, situées aux endroits ou un passage est nécessaire à la bonne marche du navire, peut se faire par le biais d'un interrupteur situé sur la passerelle[c 15]. Elle peut également se faire automatiquement en cas de voie d'eau. Cependant, si les compartiments avant et arrière montent jusqu'aux ponts D à B, les compartiments centraux ne dépassent pas le pont E. Ainsi, il est considéré que si deux compartiments adjacents sont inondés, le navire peut rester à flot. Cette limite va jusqu'à quatre compartiments si ce sont les compartiments avant du navire[Note 7],[c 16].

Le navire est également équipé d'un double-fond[Note 8] De plus, huit pompes capables d'évacuer 400 tonnes d'eau par heure se trouvent à bord[38]. Tout ceci entraîne des rumeurs d'une prétendue « insubmersibilité » du navire que la compagnie ne dément pas[39]. Cependant, de telles rumeurs sont loin de ne concerner que le Titanic : la compagnie avait déjà qualifié le Cedric, neuf ans plus tôt, de « pratiquement insubmersible »[c 17]. La rumeur veut également qu'au moment de son lancement, un employé ait déclaré : « Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce paquebot »[40].

Le Titanic est également équipé de 20 canots de sauvetage : 16 canots d'une capacité de 65 personnes, deux canots « de secours » pour 47 personnes[Note 9] et quatre radeaux pliables de type Engelhardt ayant également une capacité de 47 personnes. Les vingt canots peuvent ainsi contenir un total de 1 178 personnes, soit un tiers de la capacité du navire[b 9]. Ce faible nombre est toutefois supérieur à ce que demandent les lois de l'époque. L'idée de mettre des canots supplémentaires a été envisagée par Alexander Carlisle, l'un des concepteurs du navire, mais Ismay rejeta l'idée, pour ne pas encombrer le pont supérieur, et ne pas affaiblir l'image de fiabilité de la compagnie[Note 10]. Cependant, pour éviter un coût supplémentaire lors d'un éventuel changement de réglementation, Carlisle réussit à convaincre Ismay d'installer des bossoirs de type Wellin capables de faire descendre successivement plusieurs canots[d 17]. Lors du naufrage, le 15 avril 1912, les canots de sauvetage n'embarquent que 711 des 2 200 personnes qui se trouvent à bord. Par la suite, les lois sont modifiées pour obliger toutes les compagnies maritimes à avoir des canots de sauvetage en nombre suffisant.

Installations destinées aux passagers

Une cabine de première classe à bord du Titanic

Le Titanic présente un luxe et un confort inégalés pour l'époque. Les installations de première classe s'étendent du pont des embarcations au pont E, et comprennent gymnase, fumoir, Restaurant à la Carte, Café véranda, piscine, bains turcs et salon de lecture et de correspondance, ainsi qu'une promenade couverte. Certaines cabines sont équipées de salles de bains, et deux d'entre elles disposent même d'une promenade privée[Note 11],[b 16]. Toutes ces cabines et installations sont reliées par deux somptueux escaliers, celui situé à l'avant étant associé à trois ascenseurs desservant les ponts A à E. La vaste salle à manger de première classe se situe sur le pont D.

Les passagers de deuxième classe ne sont pas en reste et bénéficient de cabines souvent équivalentes à la première classe d'autres navires, à l'arrière des ponts D à G. Un escalier et un ascenseur desservent la totalité de la hauteur du navire, leur donnant accès au pont des embarcations, à leur fumoir (pont B), leur bibliothèque (pont C), et leur salle à manger (pont D). Ils disposent également d'une promenade couverte.

La troisième classe offre également un bon niveau en comparaison des autres navires, avec des cabines proposant de 4 à 8 couchettes, et de petits dortoirs pour les hommes célibataires, à l'avant. Les femmes seules voyagent quant à elles à l'arrière, et les familles sont regroupées au centre. La salle à manger de troisième classe se trouve au pont F et dispose de sa propre cuisine (les deux autres classes partagent la leur), et les passagers disposent de deux espaces communs et d'un fumoir, ainsi que du pont de poupe.

Les passagers du Titanic

Sur les 1 316 passagers, 325 font partie de la première classe, 285 de la seconde et la dernière accueille 706 personnes, 922 passagers embarquent à Southampton (Angleterre Angleterre), 274 à Cherbourg (France France) et 120 à Queenstown (Irlande Irlande).

Les huit musiciens de l'orchestre (tous morts dans le naufrage) ne font pas partie de l'équipage mais sont comptés comme passagers de seconde classe[41].

Personnalités

Le Titanic embarque à son bord un nombre important de personnalités. Ainsi voyagent à bord Joseph Bruce Ismay (président de l'international Mercantile Marine Company et de la White Star Line)[a 1],[b 17] et Thomas Andrews (concepteur du navire)[a 2],[b 18], tous deux dans le but d'apprécier les qualités et défauts du navire. Plusieurs grands noms américains de la finance voyagent à bord : John Jacob Astor IV, l'homme le plus riche à bord (colonel, écrivain, inventeur, propriétaire d'hôtels)[a 3],[b 19], Benjamin Guggenheim, le « Roi du Cuivre »[a 4],[b 20], Charles Hays, président d'une compagnie de chemin de fer canadienne[a 5],[b 21], George Widener (héritier de la plus grande fortune de Philadelphie)[a 6], Isidor Straus, propriétaire du grand magasin Macy's de New York[a 7],[b 22], John Tayer, vice-président d'une chemin de fer de Pennsylvanie[a 8],[b 23], Henry Birkhardt Harris, producteur de théâtre[a 9], Charlotte Cardeza, riche épouse d'un procureur[a 10],[b 24] et Margaret Brown, militante des droits de la femme et épouse (séparée) d'un propriétaire de mines[Note 12],[a 11],[b 25].

Des aristocrates britanniques sont également du voyage, comme Sir Cosmo Duff Gordon[a 12],[b 26] et son épouse, Lucy, créatrice de mode[a 13], ainsi que la comtesse de Rothes[a 14],[b 27]. Des militaires de carrière sont également présents, comme les Américains Archibald Gracie (colonel et historien de la Guerre de Sécession)[a 15],[b 28], Archibald Butt (major, aide de camp des présidents Roosevelt et Taft)[a 16],[b 29], ainsi que le Suédois Mauritz Hakån Björnström-Steffansson[a 17].

Des artistes et hommes de lettres sont également à bord, comme Jacques Futrelle, auteur de nouvelles policières[a 18],[b 30], Dorothy Gibson, actrice de cinéma muet[a 19],[b 31], Francis Davis Millet, peintre[a 20] et Helen Churchill Candee, écrivain[a 21], tous Américains, ainsi que Paul-Romain Marie Léonce Chevré sculpteur français[a 22]. Le prêtre irlandais Francis Browne passe également une nuit à bord avant de débarquer à Queenstown. Devenu par la suite un photographe de renom, les clichés qu'il a pris du navire sont une véritable source d'information sur les aménagements du Titanic[42]. Enfin, des sportifs participent également au voyage : les Américains Richard Norris Williams[a 23] et Karl Howell Behr[a 24]. Le journaliste William Thomas Stead se trouve également à bord[a 25],[b 32].

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Équipage

Le 2e officier Lightoller (à droite) et le 3e officier Pitman (à gauche).

Parmi les 885 personnes constituant l'équipage du Titanic, 66 appartiennent à l'équipage de pont (officiers, matelot, veilleurs, quartier-maîtres)[b 33], 325 sont des mécaniciens (soutiers, chauffeurs, graisseurs, mécaniciens)[b 34], et 471 hommes et 23 femmes font partie du personnel hôtelier du navire (commissaires, stewards, opérateurs radio etc.)[b 35],[b 36].

Le Titanic est commandé par Edward John Smith, 62 ans[b 2]. Smith est le capitaine qui, de par sa popularité, est affecté aux traversées inaugurales des grands navires de la White Star Line depuis 1904[c 18]. Son commandant en second, Henry Tingle Wilde, a été muté à bord à la veille du départ, entraînant un décalage dans la hiérarchie de l'état major du navire[a 26]. William McMaster Murdoch, à l'origine commandant en second, devient de fait le premier officier du navire[a 27]. De fait, Charles Herbert Lightoller, à l'origine premier officier, devient deuxième officier à la place de David Blair qui quitte le navire[a 28].

Le reste de la hiérarchie reste inchangé. Herbert John Pitman occupe le poste de troisième officier [a 29], Joseph Groves Boxhall celui de quatrième officier[a 30]. Harold Godfrey Lowe occupe quant à lui le poste de cinquième officier[a 31]. Enfin, James Paul Moody est le sixième officier du Titanic[a 32].

Parmi eux, seuls Lightoller, Pitman, Boxhall et Lowe survivent au naufrage, et participent par la suite aux différentes commissions d'enquête.

D'autres membres d'équipage ont joué un rôle important durant le naufrage. Ainsi, Frederick Fleet[a 33] et Reginald Robinson Lee[a 34] sont les deux veilleurs (sur les six qui se relaient à bord) qui ont aperçu l'iceberg. John George Phillips[a 35]et Harold Sydney Bride[a 36]. Les six veilleurs du navire ont survécu, de même que Bride. Phillips a quant à lui disparu dans le naufrage.

Postérité

La découverte de l'épave

La proue de l'épave du Titanic

De nombreux projets d'expéditions pour retrouver le navire englouti ont vu le jour sans connaître le succès.

L'épave est finalement localisée le 1er septembre 1985[43] à 1 h 05 par une expédition franco-américaine dirigée par Jean-Louis Michel de l'IFREMER et le Dr Robert D. Ballard[43] de l'Institut océanographique de Woods Hole, expédition dont le but original était de couvrir les recherches de deux sous-marins nucléaires américains, le Tresher et le Scorpion[Note 13],[d 18]. Elle est localisée à une profondeur de 3 821 m[44], à 41°43′55″N 49°56′45″O / 41.73194, -49.94583, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve[b 37]. Le navire est brisé en deux énormes morceaux qui reposent sur le fond à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, séparés par un champ de débris[e 10]. Des scientifiques affirment que l'énorme pression de l'eau dans les compartiments avant a commencé à casser le bateau en bas vers le milieu, la section avant se remplissant d'eau et coulant en premier, l'arrière flottant encore avant de couler un peu plus tard. La partie arrière du bateau (30 000 tonnes), qui n'avait pas été conçue pour supporter un tel poids, a cassé net là où le navire est le plus fragile : au niveau de la salle des machines et du Grand Escalier arrière[e 11].

Le Dr Ballard et son équipe n'ont enlevé aucun objet du site, considérant que cela équivalait à un pillage de tombes[e 12]. Pour la loi maritime internationale cependant, la récupération des objets est nécessaire pour établir les droits de sauvegarde pour une épave. Dans les années suivant la découverte, le Titanic est l'objet de nombreux arrêts juridiques concernant la propriété des objets et le site du naufrage lui-même. Beaucoup d'objets ont été sauvés et sont visibles actuellement de façon permanente dans le musée maritime de Greenwich au Royaume-Uni[e 13].

Les scientifiques affirment que les nombreuses plongées depuis la redécouverte du bateau en 1985 ont accéléré la dégradation de l'épave. La National Oceanic and Atmospheric Administration estime que « la coque et la structure du navire pourraient s'effondrer dans les cinquante prochaines années »[b 38].

Une polémique a lieu entre les découvreurs français et américain. En effet, selon Paul-Henri Nargeolet, ancien responsable des moyens d'intervention de l'Ifremer et pilote du Nautile, l'épave aurait été détectée en 1977, durant la Guerre froide, par un navire hydrographique de la Royal Navy et figurait depuis sur les cartes secrètes de la marine britannique que connaissait Robert Ballard. Finalement, après la déclassification de certains dossiers militaires américains, Robert Ballard révéla que le Titanic a été découvert suite à la recherche de deux sous-marins américains perdus durant la Guerre froide[d 18].

La découverte et l'étude scientifique de l'épave permettent de mieux comprendre les circonstances exactes du naufrage, tout d'abord en donnant raison aux quelques témoins qui ont affirmé avoir vu le navire se casser en deux juste avant le plongeon final. Plus récemment, en 1996, un sonar ultra-puissant a permis de voir les dégâts causés par l'iceberg dans la coque à l'avant du navire, à travers les sédiments du plancher océanique dans lesquels celle-ci est profondément enfoncée, d'au moins 20 mètres. Contrairement à ce que l'on croyait jusqu'alors, ce n'est pas une brèche de 100 mètres de long mais six petites entailles à peine plus épaisses qu'un bras humain, réparties approximativement le long du premier tiers avant du navire, qui ont causé sa perte. Une étude plus récente menée par deux chercheurs américains[31] s'appuyant sur des analyses scientifiques de pièces extraites de l'épave et sur l'examen des archives des chantiers navals Harland & Wolff conservées à Belfast, met en cause la qualité des rivets utilisés pour fixer les plaques d'acier de la coque à l'avant du navire. En effet, ceux-ci sont en fer et non en acier comme dans la partie centrale, en raison de l'impossibilité des fournisseurs à suivre les rythmes et les quantités imposés par le constructeur. La moindre résistance de ces rivets en fer explique que de nombreuses tôles se sont disjointes au contact de l'iceberg. Les auteurs de l'étude supposent que des rivets en acier, plus résistants, auraient peut-être, sinon sauvé le navire, du moins accordé un délai suffisant pour permettre aux secours d'arriver à temps.

Une « malédiction » ?

William Thomas Stead, auteur de plusieurs nouvelles sur le manque de canots de sauvetage, est mort à bord du Titanic.

Il existe un certain nombre de légendes à propos du Titanic. Certaines ne relèvent probablement que de l'invention ou de la « folie », mais d'autres sont des coïncidences troublantes qui ont prêté à polémique[b 39].

Écrits prémonitoires

Quatorze ans avant le naufrage, l'écrivain Morgan Robertson écrit Le Naufrage du Titan, une nouvelle parue dans un ouvrage intitulé Futilité. Après le naufrage du Titanic, ce livre regagne en réputation, apparaissant comme étonnamment prémonitoire et est réédité la même année[c 19]. Il existe en effet de grandes similitudes entre l'histoire du livre et la réalité : le navire, nommé Titan, est le plus imposant au monde, est présenté comme insubmersible grâce à ses 19 compartiments étanches. De fait, il ne dispose que du nombre minimum de canots de sauvetage requis par la loi[45]. Il heurte un iceberg, coule et la majorité des passagers sont victimes du naufrage.

Le journaliste britannique William Thomas Stead a mené, durant sa carrière, de nombreux combats par le biais d'articles et de nouvelles. L'un d'entre eux concerne le manque de moyens de sauvetage à bord des paquebots. Il publie une première nouvelle en 1886 intitulée Comment le Paquebot Poste sombra au milieu de l'Atlantique, par un Survivant, racontant une collision entre deux navires dont les passagers ne sont pas tous sauvés, faute de moyens de sauvetage. Stead conclut : « C'est exactement ce qui se produira si les paquebots sont lancés avec trop peu de canots »[46]. Six ans plus tard, il publie De l'Ancien Monde au Nouveau, nouvelle dans laquelle il raconte un voyage fictif qu'il aurait fait à bord du paquebot (bien réel) Majestic de la White Star Line sous le commandement d'Edward Smith. Au cours de la traversée, le navire s'arrête pour repêcher les naufragés d'un paquebot ayant heurté un iceberg. Stead conclut cette fois-ci en disant que « les océans parcourus par de rapides paquebots sont jonchés des os blanchis de ceux qui ont embarqué comme nous et qui ne sont jamais arrivés à bon port »[46]. Le 15 avril 1912, Stead se trouve à bord du Titanic, commandé par Edward Smith, et meurt dans le naufrage[Note 14].

Peurs et prémonitions durant la traversée

Lors de son départ de Southampton, le Titanic manque d'entrer en collision avec le New York. Cet événement a entraîné, comme le raconte Lawrence Beesley (passager de seconde classe ayant par la suite raconté son histoire dans un ouvrage), des rumeurs et superstitions parmi les passagers et certains membres d'équipage. Celles-ci sont amplifiées lors de l'escale de Queenstown par l'apparition d'un soutier couvert de suie en haut de la quatrième cheminée. Beesley raconte même avoir rencontré une Américaine qui lui a expliqué que le naufrage était dû au fait d'avoir vu le soutier en question. Cependant, il écrit lui-même que ce ne sont que des « superstitions malsaines »[47].

La légende de la momie

Une légende affirme que John Jacob Astor IV aurait ramené de son voyage de noces en Égypte une momie à bord du Titanic, déclenchant ainsi la colère des dieux[48]. Une variante de la légende veut qu'une momie maudite ait été, après avoir été cachée dans un grenier pendant un certain temps, revendue à un riche américain qui l'aurait embarquée sur le Titanic, entraînant sa perte. Cependant, lors de la redécouverte de l'épave, aucune trace de momie n'a été retrouvée à bord, et aucune momie n'est mentionnée dans le manifeste du navire[c 20].

Le Titanian

Le 13 avril 1935, un cargo britannique, transportant du charbon de Newcastle à Halifax, se trouve en pleine nuit près de la zone où le Titanic a sombré. Un des veilleurs, William Reeves, raconte en 1967 avoir été soudainement saisi d'une angoisse, comme alerté par un sixième sens. Il n'aurait pu s'empêcher de crier « Obstacle droit devant ! ». Un iceberg aurait alors jailli de l'obscurité et le cargo se serait arrêté devant lui, avant d'être bloqué par les glaces. Selon Reeves, le navire se trouve alors à la position exacte du naufrage du Titanic. En réalité, ce cargo, qui par coïncidence s'appelait le Titanian, était assez éloigné de la position du naufrage, et les rapports font état de dégâts lors d'une collision avec la glace[a 37].

La même année, le Titan de la Blue Funnel Line entre en collision avec un ponton flottant dans le port de Hambourg[a 37].

Le Titanic dans la fiction

Films, téléfilms et documentaires

Affiche de Saved from the Titanic avec Dorothy Gibson, survivante du naufrage

L'histoire du Titanic a été illustrée dans un très grand nombre de films et de téléfilms. Le premier est Saved from the Titanic, un film américain d'Étienne Arnaud mettant en scène Dorothy Gibson, rescapée du naufrage. Sorti en 1912, il n'en reste aucune trace suite à l'incendie des studios où il était entreposé, en 1914[b 40]. La même année sort In Nacht und Eis, un film muet allemand de Mime Misu[49] qui présente cependant une histoire assez éloignée de la réalité[Note 15]. L'année 1915 voit également la production de Titanic, un film muet italien de Pier Angelo Mazzolotti avec Mario Bonnard, Giovanni Casaleggio et Luigi Duse[50].

En 1943, Joseph Goebbels demande le tournage de Titanic, une superproduction destinée à la propagande nazie, réalisée par Werner Klingler et Herbert Selpin avec Sybille Schmitz et Hans Nielsen[51]. Le film, tourné sur le Cap Arcona (un paquebot allemand dont le naufrage entraîne 5 000 morts en 1945), est marqué par l'emprisonnement et la mort de son premier réalisateur, Herbert Selpin. Il ne sort finalement pas en Allemagne, Goebbels craignant de démoraliser la population qui subit de nombreux bombardements britanniques.

En 1953 sort Titanic, un film américain de Jean Negulesco avec Barbara Stanwyck et Robert Wagner[52]. L'année 1958 voit l'arrivée sur les écrans du film Atlantique, latitude 41° (A Night to Remember), film britannique de Roy Ward Baker avec Kenneth More et Ronald Allen[53]. Adapté du livre de l'historien Walter Lord, il a été réalisé avec l'aide de certains acteurs du drame, dont le quatrième officier Joseph Boxhall, ce qui en fait un des films les plus proches de la réalité.

En 1979 sort S.O.S. Titanic, téléfilm américano-britannique de William Hale avec David Janssen, Cloris Leachman et Susan Saint James[54]. Le film est très inspiré de l'ouvrage de Lawrence Beesley The Loss of S.S. Titanic, et celui-ci est interprété par David Warner qui joue également dans le film Titanic de 1997. L'année suivante sort La Guerre des abîmes (Raise the Titanic), film américain de Jerry Jameson adapté du roman de Clive Cussler, avec Jason Robards et Richard Jordan[55].

En 1996, Le Titanic, un téléfilm américain de Robert Lieberman avec George C. Scott, Peter Gallagher et Catherine Zeta Jones est produit[56]. Mais le plus célèbre des films concernant le Titanic est le film de James Cameron, Titanic, sorti en 1997. Mettant en scène Leonardo DiCaprio, Kate Winslet et Billy Zane le film remporte 11 Oscars et 1 845 034 188 $ de box office mondial[57]. Ce film ravive l'intérêt pour le Titanic, entraînant la parution (et parfois la réédition) de nombreux ouvrages, ainsi que des expositions, et la création de nombreux sites internet[d 19]. Cameron produit également, en 2007, le documentaire Les fantômes du Titanic concernant l'épave du navire.

En 2003 est également sorti un film d'animation italien, À la recherche du Titanic, par Orlando Corradi.

Romans

Le naufrage du Titanic a également inspiré de nombreux romans s'inspirant plus ou moins fortement de son histoire.

  • Elisabeth Navratil, Les enfants du Titanic, Livre Poche, 1998 
  • Djana Pascal, Michel Pascal, Titanic Au-delà d'une malédiction, Anne Carriere Eds, 2004, 213 p. (ISBN 2-84337-245-3) 
  • Patrick Besson, La Titanic, Mille Et Une Nuits, coll. « 1001 Nuits Petite Collection, numéro 511 », 2003 (ISBN 2-84205-954-9) 
  • Max Allan Collins, Les meurtres du Titanic, Rivages, coll. « Rivages Noir, numéro 43 », 2001, 261 p. (ISBN 2-74360-839-0) 
  • Joëlle Quentin-Doucet, Le mystérieux bébé du Titanic, Cheminements, coll. « Une Histoire Pour L'histoire », 2006, 624 p. (ISBN 2-84478-484-4) 
  • Philippe de Baleine, Dernière conversation sur le Titanic, Presses de la Renaissance, 1998, 127 p. (ISBN 2-85616-717-9) 
  • Didier Decoin, La femme de chambre du Titanic, Points, coll. « Points Grand Roman », 2006 (ISBN 2-02090-373-3) 
  • Gert Hoffman, Conversation à bord du Titanic lors de son naufrage entre Sir John Jacob Astor et son coiffeur, Actes Sud, 2001, 165 p. (ISBN 2-86869-955-3) 
  • (en) Clive Cussler, Renflouez le Titanic !, Lgf, coll. « Ldp Thriller, numéro 17202 », 2001 (ISBN 2-25317-202-2) 
  • Morgan Robertson, Le Naufrage du Titan, Corsaire Éditions, 2000, 170 p. (ISBN 2-91047-514-X) 
  • Danielle Steel, Un si grand amour, France Loisirs, 1991, 372 p. 

Bandes dessinées

Deux bandes dessinées ont également été écrites sur le sujet.

  • À la recherche de Sir Malcolm, par Floc'h et Rivière, Dargaud.
  • Corpus Hermeticum : Titanic, album scénarisé par Richard Nolane et dessiné par Patrick Dumas, coll. Terres Secrètes, Éditions Soleil, avril 2009.

Autres médias

Le Titanic a également réussi à s'imposer sur d'autres supports que le papier et les écrans. Ainsi, une comédie musicale a tenu l'affiche entre 1998 et 2000. Des jeux vidéo ont également été bâtis sur et autour de ce sujet, comme Titanic : une aventure hors du temps qui offre une reproduction fidèle du navire[58].

L'histoire du Titanic a également inspiré une œuvre au compositeur britannique Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic (1969). Elle reprend notamment l'hymne Autumn qui a peut-être été joué par les musiciens au moment du naufrage[59]. Une pièce de théâtre de Jean-Pierre Ronfard, Titanic, raconte l'histoire de personnages existant comme Hitler ou Charlie Chaplin n'ayant jamais été sur le paquebot. Titanic est enfin le nom d'un poème de Benjamin Fondane, dans le recueil Le Mal des Fantômes.

Notes et références

Notes

  1. Morgan est le propriétaire de l'International Mercantile Marine Company, un trust dont Ismay est le président et qui comprend plusieurs compagnies maritimes dont la White Star.
  2. Ces chiffres sont cependant contestables, des désistements ayant pu avoir lieu. De même, ils ne prennent pas en compte les passagers clandestins et chauffeurs engagés en dernière minute.
  3. Des études ont cependant montré que les canots pouvaient supporter une dizaine de passagers de plus. La capacité pouvait ainsi être poussée à 1 318 passagers.
  4. Cependant, la plupart des marins expérimentés de l'époque considèrent que, par temps clair, il est plus sûr de naviguer vite
  5. RMS signifiant « Royal Mail Steamer », c'est-à-dire « Paquebot des Postes Royales ».
  6. Le nombre de cheminées sur un paquebot donne en effet une impression de fiabilité dans l'imaginaire de l'époque. Les premiers « quatre cheminées », de fabrication allemande, n'avaient en réalité besoin que de deux, et des conduits en forme de « Y » permettaient d'alimenter les quatre cheminées en fumée. Cependant, la mode des quatre cheminées passe rapidement, et ce concept est abandonné peu avant la Première Guerre mondiale.
  7. Le naufrage du Titanic s'explique donc par le fait que l'iceberg a ouvert plusieurs voies d'eau dans les cinq compartiments avant. Un tel accident n'avait tout simplement pas été envisagé par les concepteurs.
  8. Il ne faut pas confondre double fond et double coque : la seconde se comporte comme une seconde peau du navire (les sous-marins en sont par exemple équipés) tandis que le double-fond est une double épaisseur dans le fond du navire.
  9. Ces canots, portant les numéros 1 et 2, se situent à l'avant du pont supérieur et sont suspendus à leurs bossoirs, découverts, prêts à être utilisés pour repêcher un homme tombé à la mer par exemple.
  10. De plus, offrir un nombre de canots suffisant sur les navires de classe Olympic aurait entraîné une prise de conscience de l'insuffisance des moyens de sauvetage, et le besoin de rajouter des embarcations sur tous les navires de la compagnie.
  11. Ces suites, situées sur le pont B, sont une exclusivité du Titanic, résultant, de même que le Café parisien, de changements de dernière minute.
  12. Contrairement à la légende, Margaret Brown n'a jamais été surnommée Molly de son vivant. Le surnom lui a été donné par la suite par Hollywood.
  13. Le véritable but des expéditions n'a été révélé qu'en 2008 par Robert Ballard lui-même.
  14. Amateur de spiritualisme, Stead aurait également reçu d'un médium le conseil d'éviter de prendre la mer.
  15. Ainsi, les chaudières du navire explosent durant la nuit, et on ne dénombre qu'une victime.

Références

  1. (en) Joseph Bruce Ismay, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  2. (en) Thomas Andrews, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  3. (en) John Jacob Astor, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  4. (en) Benjamin Guggenheim, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009.
  5. (en) Charles Melville Hays, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  6. (en) George Dunton Widener, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  7. (en) Isidor Straus, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  8. (en) John Borland Thayer, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  9. (en) Henry Birkhardt Harris, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  10. (en) Charlotte Drake Martinez-Cardeza, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  11. (en) Margaret Brown, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  12. (en) Cosmo Edmund Duff Gordon, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  13. (en) Lucy Christina Duff Gordon, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  14. (en) Comtesse de Rothes, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  15. (en) Archibald Gracie, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  16. (en) Archibald Willingham Butt, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  17. (en) Mauritz Hakån Björnström-Steffansson, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  18. (en) Jacques Futrelle, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  19. (en) Dorothy Winifred Gibson, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  20. (en) Francis Davis Millet, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
  21. (en) Helen Churchill Candee, Encyclopedia Titanica. Consulté le 4 mars 2009
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  14. (fr)La passerelle de navigation, le Site du Titanic. Conulté le 6 aût 2009
  15. (fr) L'installation téléphonique du Titanic, le Site du Titanic. Consulté le 6 août 2009
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  17. (fr) Que sont ils devenus ? : Bruce Ismay, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  18. (fr) Que sont ils devenus ? : Thomas Andrews, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
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  20. (fr) Que sont ils devenus ? : Benjamin Guggenheim, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  21. (fr) Que sont ils devenus ? : Charles Melville Hays, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  22. (fr) Que sont ils devenus ? : Isidor Straus, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  23. (fr) Le témoignage de Jack Thayer, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  24. (fr) Que sont ils devenus ? : Charlotte Martinez-Cardeza, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  25. (fr) Que sont ils devenus ? : Margaret Brown, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  26. (fr) Que sont ils devenus ? : Cosmo Duff Gordon, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
  27. (fr) Que sont ils devenus ? : Comtesse de Rothes, le Site du Titanic. Consulté le 9 mars 2009
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Annexes

Articles connexes

Bibliographie

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  • (fr) Archibald Gracie, Rescapé du Titanic, Ramsay, 1998 (ISBN 2-84114-401-1) 
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  • (fr) Philippe Masson, Le drame du Titanic, Tallendier, 1998, 264 p. (ISBN 223502176X) 
  • (fr) Gérard Piouffre, Le Titanic ne répond plus, Larousse, 2009, 317 p. (ISBN 9782035841964) 
  • (fr) Beau Riffenburgh, Toute l'histoire du Titanic, Sélection du Reader's Digest, 2008, 69 p. (ISBN 2709819821) 

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