Garde Côtière Canadienne


Garde Côtière Canadienne

Garde côtière canadienne

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Drapeau de la Garde côtière canadienne.
Le NGCC Sir Wilfrid Laurier, brise-glace léger et baliseur de la Garde côtière canadienne en mission dans l'Arctique

La Garde côtière canadienne ou GCC (Canadian Coast Guard ou CCG en anglais) est la Garde-côtes du Canada. Elle est un organisme du gouvernement fédéral qui tombe sous la responsabilité du ministère des Pêches et Océans. La GCC est chargé de la recherche et du sauvetage en mer, de l’entretien des aides à la navigation (bouée, brise glaces, etc.), de la réponse en cas de déversements polluants (mazout, produits chimiques) et du ravitaillement des communautés arctiques isolées le long des 243 042 kilomètres de côtes du Canada.

Sommaire

Histoire

Formation

Un ensemble de ministères des colonies et la marine britannique s’occupaient à l’origine des différentes fonctions qu’occupe aujourd’hui la GCC avant la confédération canadienne. En 1867, suite à la naissance du Canada actuel, le gouvernement fédéral plaça entre les mains du ministère de la Marine et des Pêches la responsabilité du maintien des aides à la navigation (surtout les phares), de la sécurité maritime et du sauvetage en mer. Il laissa cependant quelques responsabilités de maintien des voies maritimes au Service des Canaux du ministère des chemins de fer du Canada.

Après la division du ministère de la Marine et des Pêches en deux, celui de la Marine prit la responsabilité de la protection des côtes. Après la Première Guerre mondiale, la Marine royale canadienne continuera ce rôle. En 1936, suite à une réorganisation, le ministère de la Marine fusionna avec d’autres ministères pour donner le Ministère des Transports.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le développement rapide du commerce océanique, l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1958 qui augmentait le trafic vers les Grands Lacs et l’augmentation de la présence dans l’Arctique, le gouvernement fédéral décida de consolider tous les services offerts en une seule agence. Le premier ministre John Diefenbaker créera donc, le 28 janvier 1962, la Garde côtière canadienne à partir du service maritime du Ministère des Transports et des services de surveillance de la Marine Royale canadienne, dont le brise-glace Labrador. La responsabilité de la GCC revenant au Ministère des Transports.

Les années de vaches grasses

Entre 1960 et 1980, la GCC vit une rapide expansion de son rôle et procéda au remplacement des navires désuets, à l’achat de douzaines de nouveaux navires, d’avions et d’hélicoptères. Ceux-ci furent construits au Canada autant que possible sous l’impulsion d’une politique d’achat au pays. De nombreuses bases furent crées dans les principaux ports des deux côtes et des Grands Lacs. En 1965, le collège de la Garde côtière canadienne fut ouvert à la base navale de Point Edward, dans le port de Sydney (Nouvelle-Écosse), pour former les officiers de navigation et des machines dont la GCC avait besoin. En 1981, le collège fut déménagé à Westmount dans des installations plus modernes et plus grandes.

Photo du USCGC Polar Sea qui causa un indicent diplomatique entre le Canada et les États-Unis

Durant le milieu des années 1980, le Canada entra dans une dispute avec les États-Unis sur la souveraineté des eaux arctiques. Ce dernier ayant toujours soutenu que ces eaux sont internationales au-delà des côtes des îles arctiques décida de faire traverser le Passage du Nord-Ouest entre le détroit de Davis et la mer de Beaufort par son brise-glace . Le gouvernement canadien accorda contre son gré la permission ne pouvant s’y objecter faute d’une présence suffisante.

Dans la foulée de cet incident, le premier ministre Brian Mulroney annonça la construction d’une série de brise-glaces (type Polar 8) pour assurer la souveraineté du Canada dans ces eaux. Ce projet fut abandonné à la fin de la décennie à cause des difficultés financières que commençait à éprouver le pays et au non renouvellement d’un tel incident.

Durant les années 1990, les conditions budgétaires se sont détériorées et après la prise du pouvoir par les Libéraux de Jean Chrétien en 1993, la GCC fut un des secteurs où les compressions se firent sentir. Ses plus vieux navires furent retirés de la circulation sans renouvellement, les postes de contrôle de la navigation maritime du Saint-Laurent furent consolidés en un plus petit nombre, etc. Cependant, une partie de sa flotte de recherche et sauvetage fut modernisée en achetant des bateaux britanniques d’un type utilisé par la Royal|National Lifeboat Institution (RNLI) et un navire de sauvetage pour les Grands Lacs du même type utilisé par la US Coast Guard.

Structure administrative changeante

Depuis sa formation en 1962, la GCC était sous la responsabilité du Ministère des Transports du Canada (Transports Canada). Ce ministère promulgue les règles de sécurité et les règlements du transport maritime alors que la GCC a le rôle de les faire appliquer, en plus de maintenir les aides à la navigation et la recherche en mer.

Après le budget de 1994, la GCC et les lois qui la concernent furent placées sous la tutelle du Ministère des Pêches et Océans (Pêches et Océans Canada) afin de mettre sous une même autorité les deux grandes flottes du gouvernement canadien et ainsi diminuer les coûts. La GCC reçut donc alors la charge de maintenir le matériel et d’administrer la flotte de navires scientifiques et de patrouille du ministère des Pêches sans accroissement de ses budgets. En fait, ces budgets ont diminué en termes réels.

La GCC étant surtout un organisme de maintien de la navigation et de recherche en mer et le Ministère des Pêches un organisme pour faire respecter les lois des pêches, il était difficile de concilier ces deux missions dans certains cas. Par exemple, l’intervention d’un navire de la GCC aux yeux d’un pêcheur était elle pour sa sécurité ou la vérification de ses filets? Suite à une étude, le premier ministre Paul Martin redonna en 2003 les responsabilités de réglementation du transport maritime, de la sûreté en mer et du contrôle de la pollution au Ministère des Transports tout en laissant à la GCC la charge de leur application. Finalement, le 4 avril, 2005, Pêches et Océans Canada fit l’annonce que la GCC devenait une agence gouvernementale, soit un organisme semi-indépendant du gouvernement sous sa responsabilité.

Cette nouvelle répartition des pouvoirs donne une plus grande liberté d’action à la GCC. Par exemple, tout le matériel, le personnel et les installations de la GCC sont sous la responsabilité unique du Commissaire de la Garde côtière canadienne. Antérieurement, les décisions de cette nature avaient à être approuvés par les autorités de chaque région de Transports Canada ou de Pêches et Océans Canada. La GCC assure toujours le soutien matériel et technique aux navires de recherches scientifiques et de police du Ministère des Pêches.

Cette réorganisation ne donne cependant toujours pas des pouvoirs d’agent de la paix qu’ont d’autres Garde-côtes. L’étude recommandait d’en faire une organisation paramilitaire du même type que la US Coast Guard, sous la responsabilité du Ministère des Transports avec des bateaux armés. Elle doit toujours faire appel à la Marine canadienne ou aux forces de police locale dans les cas de résistance de la part des personnes interceptées.

Agence civile

La GCC est donc une agence civile dont aucun membre n’a la fonction d’agent de la paix. Son personnel se borne donc à faire appliquer les règlements maritimes, l’entretien des aides à la navigation et le sauvetage en mer selon les cinq mandats suivants:

  • sûreté maritime,
  • protection des milieux marins et d'eau douce,
  • facilitation du commerce, des échanges et de l'accessibilité maritime,
  • soutien des sciences maritimes,
  • soutien des priorités maritimes fédérales du Canada.

Le Commandement maritime des Forces armées canadiennes veille à la souveraineté des eaux canadiennes contre les intrusions, la Gendarmerie Royale Canadienne (GRC) est chargé de faire respecter les lois civiles en mer et la Police provinciale de l'Ontario (OPP) se charge du respect des lois sur les Grands Lacs du côté canadien. Les officiers de Pêches et Océans Canada sont, eux, chargés d’arrêter les contrevenants aux lois des pêches. Les bâtiments de la GCC peuvent cependant servir à les transporter et être impliqués dans leur travail.

Structure de commande

La structure de commande de la GCC est donc civile avec un Commissaire à sa tête, le même titre que le chef de la GRC. Elle a trois directions :

  • Direction de la flotte,
  • Direction des services maritimes,
  • Direction des services techniques.

Elle se divise également en cinq régions :

Par ailleurs, on retrouve une composante de la Garde côtière canadienne dans les Centres conjoints de recherche et sauvetage (JRCC) qui sont exploités par les Forces canadiennes. Exceptionnellement, l'effectif de la Garde côtière des JRCC de Victoria (BC), Trenton (ON) et de Halifax (NS), tout comme les deux Centres de sauvetage maritime de la Garde côtière (MRSC) de St-John's (NL) et de Québec (QC) se rapporte administrativement au Ministère des Pêches et Océans Canada et opérationellement au Ministre de la Défense nationale (MDN).


Bases maritimes

La GCC maintient des bases pour ses navires sur les côtes atlantique et pacifique du Canada ainsi que le long du Saint-Laurent, des Grands-Lacs et de certains autres lacs et rivières importants comme le lac Winnipeg et le fleuve Mackenzie. Aucune base maritime n’existe dans l’Arctique bien que ses brise-glaces y opèrent en été. Des avions sont également stationnés dans l’Atlantique et à Iqaluit, Nunavut pour y patrouiller en tout temps.

  • Région de Terre-Neuve
    • Base maritime de la GCC à Saint-Jean
    • Station maritime de la GCC à Saint-Antony
    • Station maritime de la GCC Port au Choix
    • Station maritime de la GCC Lark Harbour
    • Station maritime de la GCC Burgeo
    • Station maritime de la GCC Burin
Brise glace léger NGCC Tracy basé à Québec
Brise glace NGCC Des Groseillers basé à Québec
  • Région centrale et de l’Arctique
    • Base maritime de la GCC à Parry Sound (Ontario)
    • Base maritime de la GCC à Prescott (Ontario)
    • Base maritime de la GCC à Sarnia (Ontario)
    • Base maritime de la GCC à Sault-Sainte-Marie (Ontario)
    • Base maritime de la GCC à Thunder Bay (Ontario)
    • Base maritime de la GCC à Iqaluit (Nunavut)
    • Base maritime de la GCC à Hay River (Territoires du Nord-Ouest)
    • Base maritime de la GCC à Selkirk (Manitoba)
    • Base auxiliaire maritime de la GCC à Amherstburg (Ontario)
    • Base auxiliaire maritime de la GCC à Kenora (Ontario)
    • Station maritime de la GCC à Cobourg (Ontario)
    • Station maritime de la GCC à Burlington (Ontario)
    • Station maritime de la GCC à Port Dover (Ontario)
    • Station maritime de la GCC à Tobermory (Ontario)
    • Station maritime de la GCC à Meaford (Ontario)
  • Région du Pacifique
    • Base maritime de la GCC à Victoria (Colombie-Britannique)
    • Base maritime de la GCC à Seal Cove, Prince Rupert (Colombie-Britannique)
    • Base maritime de la GCC à Patricia Bay, Sidney (Colombie-Britannique)
    • Base maritime de la GCC PBS à Nanaimo (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Sea Island, Richmond (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Kitsilano, Vancouver (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Powell River, Powell River (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Ganges, Saltspring Island (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Tofino (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Bamfield (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Port Hardy (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Campbell River (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Bella Bella (Colombie-Britannique)
    • Station maritime de la GCC à Sandspit (Colombie-Britannique)

Flotte

Brise glace NGCC Pierre Radisson basé à Québec
Hélicoptère Bell (B212) de la GC à Ikaluktutiak (Cambridge Bay), Nunavut

La direction de la flotte est responsable de tous les navires et équipements. La plupart de ceux-ci ont un équipage entre 5 et plus de 30 membres avec un personnel total de 2000. Tous les navires ont une quille rouge avec une bande blanche à un angle de 75 degrés (couleurs du Canada) de chaque côté et une superstructure blanche. Les navires de la recherche et sauvetage en mer ont eu une superstructure jaune dans les années 1960 pour les distinguer et améliorer leur visibilité mais aujourd’hui, ils ne se distinguent que par RESCUE-SAUVETAGE en gros sur la superstructure.

Les navires sont nommés selon des personnages historiques ou lieux très connus au Canada. Le préfixe NGCC (Navire de la Garde Côtière Canadienne) précède le nom du navire sur la quille des navires et sur les radeaux de sauvetage. La flotte comporte des brise-glaces, des baliseurs, des navires hauturiers et fluviaux de recherche et de relevé, des navires multi-tâches, des canots de sauvetage, des aéroglisseurs, des avions et des hélicoptères.

En août 2008, le premier-ministre canadien Stephen Harper annonce la construction d'un nouveau brise-glace, le Diefenbaker pour remplacer le Louis-Saint-Laurent. Il devrait coûter 720 millions de dollars et être opérationnel en 2017.[1][2]

Pour plus de détails sur la flotte, voir les liens externes.

Garde côtière auxiliaire

Les auxiliaires de la Garde côtière (Garde côtière auxiliaire canadienne ou GCAC) est une organisation sans but lucratif de volontaires qui assistent la GCC dans ses missions de recherche et sauvetage ainsi que dans le volet éducation au nautisme sécuritaire. Les membres sont des plaisanciers et des pêcheurs qui ont à cœur la sécurité sur l'eau. La GCC couvre leurs frais d'assurances, les coûts de combustibles et autres dépenses encourues lorsqu'ils sont en mission de sauvetage. Les auxiliaires permettent à la GCC de couvrir des zones peu populeuses ou éloignées sans avoir à y maintenir une base permanente.

Notes et références

  1. Information parue sur le site officiel du gouvernement le 28.08.2008.
  2. La Presse canadienne, consulté le 31 août 2008.

Liens externes

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